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Full text of "Loqmân berbere, avec quatre glossaires et une étude sur la legende de Loqmân"

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LOQMÂN BERBÈRE 



OUVRAGES DU IMÈME AUTEUR : 

Prières des musulmans chinois, trad. sur l'original arabe et persa 

impriini' à Canton. Paris, E. l.uroiix, 1.S7S, in-8. 
Poème de Çabi en dialecte chelh'a, texte, transcription et traductio 

française, l'aris, linp. nationale, IS7!). in-S. 
La poésie arabe antèislamique. l'aris, E. Leroux, 1880, in-IS. 
Un voyage en Tunisie {Bitllftinda la Sociéti-de géoi/raphie de l'Est, 1882 
Études sur l'histoire d'Ethiopie. Paris, E. Leroux, 1882. in-8. 
Relation de Sidi Brahim de Massât, traduite sur le texte chelh'a ( 

annotéi-. Paris, Iv Lei'on^, 18S3, in-8. 
Les manuscrits arabes de deux bibliothèques de Fas. Alger, 188.' 

gr. iii-8. 
Notes de lexicographie berbère, première partie (vocaliulaires du Ri 

de Djerlia, Af. Chat et des Kel Ouï). Paris, E. Leroux; )883, in-S. 
Mission scientifique en Algérie et au Maroc (JJu/letin de la Socirl 

,1e oéii'/i-dpli',' (If rh':>l. 18S.!-S.-1) 
Documents géographiques traduits de l'arabe sur l'Afrique sep 

tentrionale (Bulletin de la Sociéle de (leoqraphie de l'Esl, 188;j-88). 
Contes arabes : Histoire des Dix Vizirs (Bakhtyar-Nameh). Pari: 

E. Lrrouv, ISs:), in-IS. 
Les manuscrits arabes du bach-agha de Djelfa. Alger, 1884, gr. in-t 
Vie d'Abbà Yohanni, texte éthiopien, trad. française et introductior 

Alger, I8.S5, gr. ni-S. 
Notes de lexicographie berbère, deuxième partie (dialecte des Bei 

Menacer). Paris. E. Leroux, 18S5, in-8. 
Notes de lexicographie berbère, troisième partie (Dialecte ties Iv'cou 

du Sud Oi'anais et de Figuig). Pans. !•;. Li'roux. 1886. in-S. 

Les manuscrits arabes des bibliothèques des zaouias de 'Air 

Madhi et Temacin, de Ouargla et de Adjadja. Alger, 1880, gr. in-f 
Mélanges d'histoire et de littérature orientales. I, Une élégi 

amoureuse d'Ibn Saïd en-Nas. Lou\ain, i.s8(i, in-8. 
Une semaine dans le Sahara oranais (Bulletin de la Société o 

r/eof/ra/iliie de l'Est, 18811;. 
Notice sur le Magseph Assetat du P. Antonio- Fernandez, trad. d 

portugais de M. K. M. Esteves Pereira. Alger, 1886, gr. iu-8. 
Manuel de langue kabyle (dialecte zouaoua, grammaire, bibliographie 

chrestomalhie et lexique). Paris, 1887, in-8. 
Recueil de textes et de documents relatifs à la philologie berbèrt 

Alger, 1887. gr. in-8. 
Notes de lexicographie berbère — Quatrième partie (dialecte du Toua 

du Gourara, des Touaregs Aouelimmideu et argotdu Mzab). Paris, E. Leroux 

1888, in-8. 
Contes populaires berbères. Première série. Paris, E. I.froux. ISS7, in 1." 

Mélanges d'histoire et de littérature orientales. II, Essai su 
l'histoire et la langue des peuples de Songhaï. Melli et de Ton 
bouktOU. Louvain, 1888, iu-8. 

Rapport sur une mission scientifique en Sênégambie (Jounu. 

A.siat. 1888). 
Deux lettres éthiopiennes du XVIe siècle, trad. du portugais de .M. 1 
M. Esteves Pereira, Rome. 1880, in-8. 

EN COLLABORATION AVEC iM. IIOUDAS : 

Mission scientifique en Tunisie, I. Epigraphie tunisienne. Alger, 1S8: 
gr. in-8, avec carte et planches. 11. Bibliographie, les manuscrits arabes d 
'funis, et de (Jaïrouan. Alger, 1884, gr. in-8. 

EN PRÉPARATION : 

La zénatia du Mzab, de Ouargla et de l'O. Righ. 

La relation d'Andréa Corsale. 

Contes berbères, deuxième série. 

L'établissement des Turks à Alger, trad. du turk de Hadji Khall'a. 



A.NGEUS, IMrill.MElUE OIUENT.VLE DE A. CUIIDIN ET ci<=, 'l, HUE GAU.MEl 



loqmAn berbère 



AVEC QUATRE GLOSSAIRES 



ET 



UNE ETUDE SUR LA LÉGENDE DE LOQMaN 



PAR 



René BASSET 

PROFESSEUR A l'ÉCOLE SIPÉUIEURE DES LETTRES d'aLGER, 

JIEJIBRE DES SOCIÉTÉS ASIATIQUES DE PARIS, LEIPZIG ET FLORENCE, 

UE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE liE PARIS, ETC. 



PAR [S 
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

28, RUE BONAPARTE^ 28 

1890 



Mi 




MONSIEUR C. BARBIER DE MEYNARD 

MEMBRE DE l'iNSTITUT 

PROFESSEUR AU COLLÈGE DE FRANCE ET A l'ÉCOLE 

DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES 



// y a dix ans, en 1879, je publiais, grâce à vous, 
dans le Journal Asiatique, mon premier travail sur 
le berbère : le Poème de Ça])i. Depuis cette époque, 
j'ai trouvé chez vous le concours le plus bienveillant 
et le plus constant : appuyant mes demandes de 
mission, exposant les résultats à /'Académie des 
Inscriptions et ouvrant à mes travaux le Journal 
Asiatique, vous avez attiré V attention du monde 
savant sur la population qui occupe plus d'un tiers 
de l'Afrique septentrionale. Permettez-moi donc 
de m' acquitter d'un devoir de reconnaissance en 
vous dédiant ce livre où j'ai rassemblé des textes 
recueillie en Algérie, en Tunisie, au Maroc, au 
Sénégal et dans le Sahara, au cours de ces niissions 
que vous avez, plus que personne, encouragées et 
favorisées , et veuillez agréer, mon cher maître , 
l'hommage des sentimejits les plus reconnaissants 
et les plus dévoués de votre ancien élève. 

Rexé BASSET. 



PREFACE 



En donnant les fables de Loqmàn traduites, entiè- 
rement ou partiellement, dans les dialectes parlés 
par vinqt-trois populations berbères, mon bat a été 
de fournir les textes qui ont manqué jusquici à 
r étude comparée de ces dialectes dont quelques-uns 
même étaient complètement inconnus. Le choix 
des fables de Loqmân se recommandait par la né- 
cessité de présenter les mêmes récits , simples et 
faciles, traités diversement au point de vue de la 
langue et, par là même, montrant plus aisément les 
différences phonétiques et lexicolocjiques, d'après 
lesquelles on pourra établir un classement défini- 
tif, en appliquant la loi du Laiitverschiebung 
découverte par Grimm. 

Il était nécessaire d'accompagner ces textes de 
glossaires, aucun dictionnaire berbère - français 
Il existant encore maintenant. J'ai continué, après en 
avoir reconnu les avantages, le sijstè'me de classe- 
ment employé dans le Lexique de ma Chrestoma- 
Ihie, mais il m'a semblé utile d'aborder, pour la 
traduction des mots, le procédé rationnel et régulier 
du groupement par racines, autant que ces dernières 



VIII PREFACE 

peuvent être coiutitiiées. On a objecté à ce sys- 
tème, que jainak les groupes de consonnes ainsi 
obtenues n'ont eu d existence par eux-mêmes. La 
chose est vraie, mais les naturalistes, par exemple, 
font reposer la classification des animaux vertébrés 
ou invertébrés^ sur les différences du squelette, 
abstraction faite du cœur, du poumon, etc., sans 
prétendre qu'en l'absence de ces organes essentiels, 
il ait jamais existé d'animaux articulés. De même 
pour les racines qui, eîi philologie, peuvent être con- 
sidérées comme les squelettes des mots. J'ai dû aussi, 
pour la facilite' des recherches et du classement, 
conserver les thèmes pronominaux bien qu une 
théorie, aujourd'hui en faveur, à laquelle d'ail- 
leurs je ne contredis pas, les tienne pour d'anciens 
substantifs. Mais, comme aujourdliui il serait diffi- 
cile de découvrir de quels thèmes nominaux dérivent 
les pronoms des diverses personnes en berbère , et 
([ue, dun autre côté, on ne peut, dans le doute, 
les laisser en dehors dun glossaire, il a fallu m'en 
tenir à l'opinion qui avait cours encore il y a peu 
de temps et les traiter comme de véritables racines. 
Un des appendices qui précèdent la version des 
fables contient une vie de Loqmân d'après un manus- 
crit de la Bibliothèque de Berlin. J'en ai donné le texte 
d'après un fac-similé que je dois à r obligeance de 
M. le doc te w Z,. Abel : on y trouve des détails qui 
manquent dans les récits populaires sur le person- 



PREFACE IX 

nage adite. Dans l'élude sur la légende de Loqmàn 
je me suis efforcé de rassembler les renseignements 
que les Arabes nous ont transmis sur lui, d'en 
montrer les invraisemblances et les contradictions 
et de les ramener à ce qu'ils sont réellement, de 
véritables contes populaires. J'ai tâché également 
d'être aussi complet que possible dans les rappro- 
chements des fables de Loqmàn avec leurs simi- 
laires dans les diverses littératures. Toutes les ques- 
tions nont pas été résolues, tous les documents n'ont 
du être consultés, mais je me contenterai de rappe- 
ler le proverbe arabe : ^UJI j jl -,UI j jl 

Lunéville (Meurthe-et-Moselle), 15 octobre 1889. 



INTRODUCTION 



LA LEGENDE DE LOQMAN 

En examinant avec attention les récits que les Arabes 
nous ont transmis sur Loqmân, il est aisé de reconnaître 
qu'ils s'appliquent à divers personnages, les uns imagi- 
naires, les autres d'existence au moins douteuse. Les 
écrivains musulmans eux-mêmes les distinguèrent par- 
Ibis entre eux, mais le plus souvent la confusion se 
maintint. Des légendes étrangères, peut-être orientales 
d'origine, mais certainement empruntées à la Grèce, 
s'ajoutèrent à, des traditions sémitiques, remontant à la 
plus ancienne période dont les Arabes eussent conservé 
le souvenir, et ainsi se forma un corps de récits, incarné 
dans le personnage connu sous le nom de Loqmân. Le 
travail qui suit a pour but de retrouver quels êtres réels 
ou imasfinaires .sont confondus sous ce seul nom.. 



I 



La légende du plus ancien Loqmân se rattache à la 
catastrophe qui, d'après les musulmans, aurait anéanti 
le peuple des premiers Adites, dans l'Arabie Heureuse. 
On n'est pas d'accord sur les ancêtres de ce personnage. 



XII INTRODUCTION 

Les uns le nomment Loqmàn ben 'Kd le jeune ' ou sim- 
plement Loqmàn hen 'Ad. Cette dernière appellation 
s'applique surtout à celui des Loqmâns dont Texistence 
est la moins douteuse. Chez d'autres il est désigné sous 
le nom de Loqmàn Len 'Ad (le jeune) ben 'Adyà ben 
S'adâ ben 'Ad % ou de Loqmàn ben 'Ad ben El-Kibr, et 
on lui attribue la construction de la fameuse digue de 
Mareb \ Le texte anonyme que je publie plus loin l'ap- 



1. Ed-Demiri, IVcdal el-U'a'ioudn, 2 v. in-i, Boulaq, 1292 hég., 
t. II. p. 183. 

2. Ibn Khaldoim, KUdb el-lber, 6 v. iu-8.. Boulaq, 1284 hég., 
t. II, p. 20. 

3. Mas'oudi, Prairies d'or, tr. Barbier de Meyuard et Pavet 
de Courteille, t. III, Paris, 1864, iu-8; cli. un, p. 375; El-Hama- 
dàni, dans le Kitdh el-IkUl ap. D. H. Millier, Die Biirgen 
und Schlôsser Sûd-Arabiens, fasc. ii, Vienne, 1881, in-8, p. 86. 
Le même auteur rapporte aussi l'opiniou d'après laquelle cette 
digue aurait été construite par les Himj'arites et El-Azd ibn El- 
Ghaouth, de la descendance de Kahlàu. M. D. H. .Mulier {op. 
laud., p. 13) croit avoir retrouvé le nom du constructeur dans 
l'inscription himyarite suivante : Yata'amar Bayiu, flis de 
Samah'ali-Yanouf, prince de Saba, a fait percer le Balaq et 
(construire) la digue de Rahab pour faciliter l'arrosement. 
(Arnaud, Pièces relatives aux inscriptions himyariques, Paris, 
1843, in-8 ; Halévy, Études sabéennes, Paris, 1873, in-8, u» 66, 
p. 213-214.) De nos jours il reste encore des traces de cette cons- 
truction monumentale : « Le Sidd (la digue) est éloigné d'environ 
deux jours à l'ouest de Mareb ; il est placé à l'entrée de la 
vallée rétrécie par les monts Balaq, qui atteignent une hauteur 
absolue de 1,200 pieds environ. Les restes de cette digue font voir 
que c'était un grand bassin destiné à recevoir l'eau du torrent 
pendant la saison des pluies. En été, ou faisait écouler l'eau 
du réservoir par des écluses que l'on pouvait ouvrir et fermer 
à volonté, dans des canaux massivenieut bâtis pour arroser des 



INTRODUCTION XIII 

pelle Loqmdn ben 'Ad ben El-Malt'àl' ben Sekak, et rap- 
porte l'opinion de Ouahb ben Monabbih, d'après laquelle 
il aurait été surnommé H'imyar er-Raïch, par confusion 
entre les Adites et ]e& Ilimyarites. 

L'opinion générale est qu'il était frère de Cheddàd ben 
*Ad *, célèbre dans les légendes arabes et mandéennes 
par son impiété, sa puissance et ses richesses. Le pro- 
phète Houd ben 'Abir ben Chalekh ben Arfakhchad' 
ayant été envoyé par Dieu aux Adites pour les ramener 
à la vraie religion, ils se montrèrent rebelles à ses pré- 
dications, à l'exception de Loqmàn et d'un petit nombre 
des siens. Leur incrédulité fut punie par une sécheresse 
qui dura trois ans. Le roi El-Kholdjân, qui régnait alors, 



champs voisins. 11 reste eucoie uue partie du bassiu et des 
écluses. La construction est très solide et d'une parfaite 
symétrie. Le bâtiment qui s'est conservé presque intact sur le 
dos de la montagne à gauche, présente un travail fini et peut 
se comparer avec les meilleures constructions des peuples 
modernes, mais il s'en faut de beaucoup qu'il ait le caractère 
extraordinaire que lui attribuent les récits exagérés des Arabes. » 
(Halévy, Rapport sur une mission archéologique dans le Yémeii, 
Paris, 1872, in-8, p. 52.) — Cf. sur la digue de Mareb, outre les 
histoires générales de Reiske-Wiistenfeld et de Caussin de Per- 
ceval, Arnaud, op. laud. et Journ. asiatique, Vile série, t. III, 
1874; Reiske, De Arabum epochd vetustissimd Sail ol-Arem, 
Leipzig, 1748, iu-4 ; Schulteus, Historia Joctanidarum, Harde- 
rovici-Gelrorum, 1786, iu-4; De Sacy, Mémoires sur les anti- 
quités de lu Perse et l'histoire des Arabes avant Mahomet, Paris, 
s. d., iu-4. 

1. Abou'l-Faradj ap. Pockoke, Spécimen liistorix Arabum, 
Oxford, 1630, in-4, p. 58. El-Dj;mnabi place après Cheddàd, 
Morthed (Marthad) surnommé Dzou 'Aoud qui aurait régné 
six cents ans d'après El-Firouzabadi, puis 'Amr ben Morthed. 



XIV INTRODUCTION 

envoya à la Mekke une députation d'Adites pour deman- 
der de la pluie au dieu de la Ka'aba. L'ambassade se 
composait de Loqmân, No'aïm Ijen Hazal hen Hozaïl 
ben 'Abîl ben S'adà ben 'Ad, Ibn 'Anz, H'alqama ben 
El-Khasra et Marthad ben Sa'ad ben 'Anz : celui-ci 
avait été secrètement converti par Houd \ Ils s'arrê- 
tèrent en cbemin chez un 'Amaliqa, Moa'ouyah ben 
Bekr, dont la sœur, Hozeïlah, avait épousé Noa'ïm ben 
Hazal et lui avait donné trois fils : Obeid, 'Amr et 
'Amir-. Il les reçut avec la plus grande courtoisie et ils 
demeurèrent chez lui pendant un mois, ne s'occupant 
que de boire et se divertir. A la fin, leur hôte, sachant 
dans quelle détresse se trouvait le peuple de 'Ad, pen- 
dant que les envoyés semblaient avoir oublié le but de 
leur mission, s'adressa à deux chanteuses qu'il possédait 
et qu'on nommait les deux cigales (ou sauterelles) de 



1. Tabari ; Ibu Khaldouu, op. laud. — Ed-Demiri, Il'aïal el- 
H'aiouân, t. Il, p. 3S4, uoQime Qaïl beu 'Atar comme le chef de 
l'ambassade : ce dei'uier nom est himyarite : Qaïl, eu cette langue, 
signifie roi, et au lieu de 'Atar [ys-] on doit lire 'Athtar (jUff). 
une des principales divinités himyarites, correspondant à 
richtar assyrienne et à l'Achtoreth (Astarté) phénicienne. Mir- 
khoud, dans le Raoïizeé us-sefa, dit que l'ambassade se com- 
posait de Qaïl, Loqmàn, Laqini, ^Marthad, Djehmed ben Khaïbar 
et soixante-dix autres principaux personnages (Cf. Rosen, Mes?«e?/'i 
oder Doppelverse des Scheich Meivlana Dschelal ed-Din Rtimi, 
Leipzig, 1849, in-8, Append., p. 207). Suivant Ibn Ish'aq, ces 
envoyés étaient Qaïl, Loqmàn, I\larthad,Djolhomah, et Loqaïm . 
chacun d'eux avait amené sa famille, en sorte qu'ils étaient 
soixante-dix personnes. 

2. Quatre fils, d'après Ibn Ish'aq qui ajoute 'Omaïr : c'est 
d'eux que seraient descendus les seconds Adites. 



IXTRODUCTION XV 

'Ad'. Elles lui donnèrent le conseil suivant : « Récite une 
poésie dont ils ne connaissent pas l'auteur, peut-être 
cela les réveillera-t-il. » — Il composa un poème où se 
trouvaient les vers suivants, que les deux musiciennes 
chantèrent aux Adites : 

« Allons, Qaïl, allons, lève-toi, adresse-toi au ciel à 
voix basse ; peut-être Dieu nous enverra-t-il des nuages 
chargés de pluie ; 

« Peut-être arrosera-t-il la terre de 'Ad; hélas, depuis 
quelque temps, les Adites ne savent plus faire entendre 
une voix distincte. 

« Les l)ètes fauves viennent visiter le pays des Adites ; 
elles ne craignent plus les flèches que leur décochent 
leurs archers. 

c( Car une soif terrible les dévore : tous ont perdu 
l'espoir de prolonger leur existence, les vieillards char- 
gés d'années comme les jeunes gens. 

« Quant à vous, vous êtes ici au comble de vos désirs : 
ainsi s'écoulent dans leur entier et vos jours et vos nuits. 

« Honte à vos envoyés ! Jamais il n'en vint de pareils 
de quelque pays que ce soit : aussi ils ne rencontreront 
ni les bénédictions ni le salut. y> 

En entendant ces reproches, ils se dirent les uns aux 
autres : « Notre peuple nous a envoyés demander des 
secours contre le malheur qui l'a frappé et vous le 
faites attendre : entr-ez dans le temple et demandez de 



1. Deux autres chanteuses, appartenant, à 'Abdallah hen Dja- 
d'àn, portèrent aussi avant l'islam, le surnom des deux cigales 
de 'Ad. Cf. El-Is'fahani, Kitdb el-Aç/hâni, Ronlarf, 1283 hég., 
20 V. in-8, t. VlIT.p. 2. 



XVI INTRODUCTION 

la pluie pour voire nation. » — Marthad ben Sa'ad, qui 
croyait à Houd, leur dit : « Par Dieu, ce n'est pas par 
des demandes que vous obtiendrez de l'eau, mais si vous 
obéissez à votre prophète et si vous revenez à votre Sei- 
gneur, vous aurez de la pluie. » — Et il récita à cette 
occasion une pièce de vers, dont Mas'oudi nous a con- 
servé les suivants : 

(( Les Adites ont été rebelles à leur envoyé et ils ont 
été dévorés d'une soif ardente que les nuées du ciel ne 
sont pas venues rafraîchir. 

« Que Dieu confonde les songes des Adites ! car leurs 
songes sont comme un vaste désert aride et dénué de 
tout. » 

Les autres envoyés (moins Loqmàn) dirent à Mo'aouyah 
ben Bekr : « Enferme loin de nous Marthad ben Sa'da : 
qu'il ne vienne pas avec nous à la Mekke, car il a em- 
brassé la religion de Houd et abandonné la nôtre '. » — 
Puis ils partirent pour la Mekke demander de la pluie 
pour leur peuple'. Quand ils se furent éloignés, Mar- 
thad sortit de chez Mo'aouyah et les rejoignit avant qu'ils 
n'eussent invoqué le maître de la Ka'aba. Il pria en 
même temps qu'eux et dit : « Mon Dieu, accorde-moi 
ma demande à moi seul, et ne m'associe en rien aux 
demandes de ceux-ci. » — De leur côté, les envoyés 
s'écrièrent : « Mon Dieu, accorde à Qaïl sa demande et 



1. D'après Taliari et Mas'oudi, ils adoraient trois idoles : Sa'dà, 
S'amoud et El-Habà. On remarquera que le nom de la pre- 
mière se retrouve dans la généalogie de No'aïm et de Loqinàu. 

2. Ibu Khaldouu rapporte que MarthaJbeu Sa'ad et Loqniàii 
demeurèrent en arrière. 



INTRODUCTION XVII 

associe les nôtres à la sienne. » — Enfin, le chef de 
l'ambassade dit à son tour : « Seigneur, si Houd a dit 
vrai, donne-nous de l'eau, car la sécheresse nous fait 
périr. » — Après cette prière, trois nuages apparurent^ : 
un hlanc, un rouge et un noir, et l'on entendit une voix 
qui disait : « Qaïl, choisis l'un d'en Ire eux. » — Le 
chef de l'ambassade se dit : « Le nuage noir donne de 
l'eau blanche, aucune couleur ne l'emporte sur le noir, 
les deux autres nuages ne contiennent que peu d'eau, )i 
et il se décida ponr le troisième. La même voix se fit 
entendre de nouveau : « Tu as choisi une cendre dévas- 
latrice : il sera tiré vengeance de vos pères et de vos 
enfants; aucun de vous n'échappera. » — La nuée se 
dirigea vers le pays des Adiles : à sa vue, le peuple se 
dit : « Voici un nuage qui nous donnera de la pluie », 
et les gens se félicitèrent. Mais Houd leur répliqua : 
(( Non, mais ce que vous appelez avec empressement est 
un vent qui renferme un châtiment terrible". » — La 
tempête arriva par un vallon nommé El-Moghith". Au 
milieu de la joie du peuple, une femme nommée Mahd 
s'aperçut qu'il apportait la ruine et la destruction. Elle 



1. Ibu Wadhih El-YaV(oubi, un des plus ancieus historiens 
arabes, ne mentionne que deux nuages : un blanc. et un noir 
(Ibn Wadhih ({ui dicitiu" Al-Ya'qoubi, Ilistoria, éd. Houtsma, 
Leyde_, 1883, iu-8, p. 19). Mas'oudi rapporte simplement que Dieu 
envoya un vent dévastateur qui détruisit les Adites. {Prairies 
d'or, t. III, p. 298.) Le choi.x: donné à Qaïl est probablement une 
invention d'origine postérieure. 

2. Qordn, sour. xlvi, v. 23. 

3. Yaqout, Mo'djem el-boldân, éd. Wiistenfeld, Leipzig, 1869, 
6 vol. iu-8, t. IV, p. ;J85. 



XVIII INTRODUCTION 

poussa un grand cri et s'évanouit. Dès qu'elle fut re- 
venue à elle, on l'interrogea : « J'ai vu, répondit-elle, 
un ouragan qui semblait contenir des flammes, et que 
conduisaient des hommes. » — La tempête, qui com- 
mença un mercredi ', dura sept nuits et sept jours. Elle 
bouleversa le pays, retournant les maisons de fond en 
comble, enlevant les infidèles, les tenant suspendus entre 
ciel et terre, les jetant ensuite avec violence sur le sol, si 
bien qu'il n'échappa que ceux qui avaient cru à Houd ". 
Telle fut, suivant les traditions musulmanes, la catas- 
trophe qui anéantit les Adites ; mais il est à peine be- 
soin de faire observer que tout ce qui précède n'est qu'une 
suite de légendes sans fondement assuré. Tout au plus 
peut-on admettre que le souvenir d'une catastrophe, qui 
frappa une ancienne population, sans la détruire entiè- 
rement '\ subsista plus ou moins dans la mémoire des 
Arabes *. Moh'ammed s'empara de cette tradition, qui 



1. Mas'oiidi, Prairies d'or, t. III, p. 298. 

2. Ibn Khaldoun, oy. laud. ; Mas'oudi, op. lattd. ; Ed-Demiri, 
H'aïat el-H'aïoiuïn, t. Il, p. 383-384 ; Ibu Badroun, Commentaire 
du poème d'ibn "-Abdoun, éd. Dozy, Leyde, 1846, iu-8, p. 61-64 ; 
Tabari, Annafes, éd. de Leyde, 1. 1, hc. laud. : Mirkhoud, Raoïizel 
im-ftefa ap. Roseu, Mesneiri. 

3. Ptolémée mentionne parmi les peuples de l'Arabie heureuse 
(L. VI, ch. vu, § 21) les Ôaoixat où Sprenger a reconnu les 
Oao'.TTX'. (Adites) de la tradition. [Die nlte Geor/raphie Arabiens, 
Berne, 1875, in-8, § 327.) 

4. Le poète auté-islamiqiie Zohaïr beu Abi Selma cite le nom 
de *Ad dans un vers où, suivant les commentateurs, il le 
confond avec Tliamoud [Mo'allaqafi, v. 3:^), en parlant des 
malheurs causés par le « rouge de 'Ad » jlc^^.^. On a vu 
dans ce nom une altération de Oodar el-Ah'niar (le Chodor- 



INTRODUCTION XIX 

avait sans doute déjà cours de son temps chez les juifs 
et les chrétiens, et en fît un exemple destiné à combattre 
l'incrédulité de ses contemporains. En laissant de côté 
toutes les autres invraisemblances du récit, il est aisé 
de voir que l'ambassade au temple de la Mekke est une 
invention mekkoise, peut-être antérieure à Moh'ammed, 
ayant pour but de montrer la Ka'aba glorifiée dès les temps 
les plus anciens. 11 parait donc peu sûr de prendre cette 
mission pour base d'un calcul chronologique, comme 
l'a fait, avec réserve d'ailleurs, Caussin de Perceval '. 
Revenons à Loqmàn, qui jusqu'ici a joué un rôle 
secondaire. Il était resté à la Mekke avec Marthad. En 
récompense de sa piété, il obtint de Dieu une longue vie, 
et eut à choisir : ou bien vivre autant que sept antilopes 
brunes', ou sept fientes de gazelle dans un endroit placé 
à labri de la pluie ', ou enfin que sept vautours *, qui 

iahotuor = Qcdar Lagamer, de la Bible) qui causa la perte des 
Tharaoudites en tuant la chamelle miraculeuse suscitée par le 
prophète S'alih'. Mais peut-être pourrait-on entendre par cette 
expression le nuage chargé de flammes qui détruisit 'Ad. 

1. Essai sur l'histoire des Arabes avant l'islamisme, Paris, 
1847, 3 vol. iu-8, t. 1, p. 17. 

t. Ed-Demiri, H'aïal el-U'uïouan, 11, p. o84 ; llju Ootuibah, 
Kitàb el-me'arif, éd. Wiistenfeld, Gôttingeu, 1850, iu-8, p. Ti : 
l'ie de Loqmân, ms. de Berlin, f» 94. 

'i. Meïdani ap. Freytag, Arabum proverbia, Bonn, 1838, 3 v. iu-8, 
t. II, p. 2o à l'article : jj J^ Jk'ill Jlt ; Djaouhari ap. de Sacy, 
Chrest07nathie arabe, Paris, 1827', 3 vol. in-8, t. II, p. 432. 

4. Dans les légendes arabes, le vautour passe pour atteindre 
à un âge très avancé, cf. Mas'oudi, Prairies d'or, ch. lui, t. III, 
p. 375: Qazouini, 'Adjdïb el-makhlouqdt, éd. Wiistenfeld, 
Gôttingeu, 1849, in-8, p. 424; Ed-Demiri, H'aïat el-H'aïouân, 
t. II, p. 282 : El-Ibchihi, MostaCref, Boulaq, 1292 hég., 2 v. iu-4, 



XX INTRODUCTION 

vécurent chacun quatre-vingts ans', suivant d'autres, 

t. II, p, IS2 : AJiou Bckr As'iui ben Ayoub el-Bafalyousi, Coinmen- 
taire de Nahighah Dzobyâni {Khamsali Daouaouin, éd. de Boulaq 
1293 h.,in-8, p. 17j. Une tradition attribuée à Hasan bea 'Ali pré- 
tend que son cri signifie : «Homme, vis tant que tu voudras, la 
mort te rencontrera toujours. » D'un autre côté sa femelle est 

appelée 0mm Qach'am ( ■.',^ jI) qui désigne pareillement la mort, 
la guerre, le malheur et le monde, et aussi l'hyène, l'araignée et la 
lionne(Ed-Demiri,//'«ïa^e/-//'a{0«/rt«,t. lI,p.293).Peut-êtreya-til, 
à propos delà légende qui nous occupe, autre chose qu'un simple 

hasard dans le rapprochement entre le nom de la mort ( juti jI, 
mère du vautour) et le vautour lui-même. Cette expression est 
d'ailleurs assez ancienne ; on la i-eucontre dans la Mo'allacjah 
de Zohaïr, v. 37 : 
« Il s'est px'écipité sans douner l'alarme aux nombreuses 

tentes, alors que la mère des vautours (ia mort, ^ '-'o «I ) elle- 
même avait fait halte. » ' 

Le commentaire de Zaouzéni (éd. de Boulaq, 1292 hég. in-4, 
p. 69) explique Oium Qach'am comme un surnom de la 

mort, 4^1 Ji.^ M.:jâ (»lj ; Arnold (Septem Mo^allakàt, Leipzig, 

in-4, p. A Y), adopte la même explication. Le commentaire de 
Tebrizi (ms. de la Bibliothèque d'Alger, n» 18, f 92) l'inter- 
prète aussi par la mort ou la guerre. De même celui d'Abou'l- 
H'adjadj Yousouf cch-Chautamari ap. LdiuXhevg,, Primeurs arabes , 
fasc. u, Leyde, 1889, p. 87. Dans la Mo'allaquli de 'Antarah, 
V. 75, on rencontre julâ comme qualificatif du vautour: « S'ils 
agissent ainsi (c'est tout naturel), car j'ai laissé leur père en 
pâture aux bêtes féroces et aux vautours à la longue vie 
{ fSi j^). Ici M^ est expliqué par j^jJI -^ -^1 
(Arnold, Septem MoUi/laqût, p. N "V V ; Ez-Zaouzéui, éd. de 

Boulaq, p. 127) ou par jj.*-JJ 1^ Ji.'^' (commentaire de Tebrizi). 
1. Ed-Demiri, llaïal cl-U'aïoiuin, t. II, p. 384; Aboul-féda, 



INTRODUCTION XXI 

cent ans', ou même cinq cents ans^ Lorsque l'un d'eux 
mourait, Loqman en prenait un autre au sortir de l'œuf 
et relevait. Le dernier se nommait Lobad, et une tradi- 
tion postérieure supposa bientôt ({u'il avait vécu à lui 
seul autant que les autres ensemble. Son nom était passé 
en proverbe chez les Arabes ''. On rapporte que lorsque 
six des vautours furent morts, le neveu de Loqmàn lui 
dit : « Mon oncle, la durée de ta vie n'est plus que celle 
de cet oiseau. » — « Oui, mais c'est Lobad*. » — Quand 
le terme de sa vie fut arrivé, Loqmàn voyant Lobad 
affaibli, essaya de le soulever pour qu'il pût voler avec ses 
compagnons, mais le vieux vautour put à peine agiter ses 
ailes et il expira aussitôt, en même temps que son maître '\ 

<f. Toute la sagesse de Loqrnàn fut impuissante à le 
protéger contre la mort ". » 

Les traditions rapportent qu'après l'extermination des 
premiers Adites, il régna sur ceux qui avaient échappé à 
la catastroplie. C'est alors qu'il aurait construit la digue 
de Mareb et institué la peine de la lapidation contre les 
adultères, et de la mutilation contre les voleurs. Dans 



llislovia anteislamica, éd. l^'lei^cher, Leipzig, 1831, iu-4, p. 20. 

1. El-Bat"alyousi, Commentaire de Nabigha/i, p. 17. 

2. Freytag, Arabum proverbia, t. II, p. 23, 126 : j^ r-a ji-\ ; 
Vie de Loqmàn, i° 95. 

3. Freytag, Arabum proverbia, t. II, p. 87: ju) ^ jf\ ; t. III, 
p. 2: JlJ J# jJt\ Jl; p. 361 : aJ ^ jf-\. Remarquez le rapport 

entre Lobad et a,!,, éternité. 

4. Freyt;;g, Arabum proverbia, t. II, p. 2.'i. 

5. Ed-Demiri, Waïat el-Waiouan, t. 11, p. 384; Freytag, Arabum 
.proverbia, t. II, p. 2."). 

6. Lebid, Divan, éd. Al-Khalidi, Vicuue, 1880, iu-8, p. 81, v. 1. 



XXll INTHODUCTIOX 

la Vie de Loqmàn, qu'on trouvera à ra})pendice, on ra- 
conte qu'il aurait conduit hors du Yémen les Benou 
Kerker, tribu adite en lutte avec tous ses voisins, et qui 
d'ailleurs manifesta son ingratitude envers lui en aidant 
El-Homaisa', fils d'Es-Samaïda', à séduire Souda, femme 
de Loqmàn, qui leur avait donné asile. Mais, outre qu'il 
est appelé ici par confusion roi des Himyarites, les dé- 
tails du récit nous montrent que nous avons affaire à un 
conte populaire, répandu dans d'autres littératures, el 
cette opinion est encore confirmée par le fabliau rap- 
porté au folio 94-95. La tradition généralement adoptée 
attribue à Es-Samaïda', roi 'Amaliqa, le rôle donné ici par 
erreur à Loqmàn. Les Benou Kerker, sous la conduite de 
ce prince, seraient allés s'établir sur l'emplacement de la 
Mekke, au moment même où le puits de Zemzem venait 
d'être découvert par Agar, mère d'Isma'ïl, qui pritfemmu 
parmi eux. Cet Es-Samaïda', toujours d'après les tradi- 
tions arabes, fut tué en Palestine par Josué ^ 

Le nom du successeur de Loqmàn est aussi peu cer- 
tain que son existence; le manuscrit de Berlin l'appelle 
El-Hammàl ben 'Ad, frère de Gheddàd et. de Loqmàn, 
lequel aurait atteint, comme on le voit, une longévité 
plus extraordinaire encore que celle de Thomme aux 
vautours. Ibn Khaldoun dit qu'après lui régna son lils 



1. La géuéalogic d'Eri-Samaïda' renferme plusieurs uoms bi- 
bliques ; il était fils de Houbar, fils de Laoui (Lévi;, fils de Qaïtour 
(cf. Céthura), fils de Kerker, fils de liid. Cf. Mas'oudi, Prairies 
d'or, t. I, p. 98, 99 ; t. III, p. 92-94, 274. Ou a fait remarquer (o/>. 
laud., t. I, p. 398-399), l'aualogie des uoms de Samaïda' et de 
Houbar avec deux frères de la tribu de IManassé {Nombres, 
XXIV, 32). 



J 



INTRODUCTION XXUl 

Loqmàn (o^ P^^ii' ^r*^ Loqaïm). Ibn 'Asakir,dans son 
Histoire de Damas, lui donne pour fils un certain 
Sa'ad, dont les enfants, Djiroun et Yézid, auraient laissé 
leurs noms à la porte Djiroun et au Ileuve Yézid. Mais 
cette tradition, qui se rattache probablement à l'iden- 
tification de Damas avec Irem aux colonnes, est combattue 
par Ibn Khaldoun '. 

II 

La légende des vautours dont les vies successives sont 
égales à celle de Loqmàn, ne paraît pas se rencontrer 
ailleurs dans la mythologie sémitique. Un traducteur 
moderne de Nabigha Dzobyàni a essayé de comparer les 
vautours de Loqmàn au vautour [sic] qui ronge le foie 
de Prométhée'. Cette comparaison repose sur une erreur 
assez accréditée, d'ailleurs, d'après laquelle le Titan 
aurait eu le foie (ou le cœur) rongé par un vautour. Mais 
les auteurs les plus autorisés attribuent à l'aigle de Zeus 
le rôle de bourreau. Hésiode', Eschyle S ApoUodore ', 
Apollonios de Rhodes % Pausanias ', Lucien ', Quintus 



1. Kildb el-lher, t. II, p. 19 et, 20. 

2. Hartwig Dereabourg, Le diwan de Nahirjha Dhobyani, 
Paris, 1869, in-8, p. 194, note 6. 

3. Théogonie, v. o23, éd. Kœchly, Leipzig, 1874, ia-12. 

4. Prométhée enchaîne', v. 1036-37. 

r,. Bibliothèque, 1. I, ch. vu, § 1 ; 1. Il, ch. v, § 2. 

6. Argonautiques, I. II, v. 1230-1262, 1. III, v. 831, éd. Mer- 
kel, Leipzig, 1882, iii-12. 

7. Description de la Grèce, Élide, 1. II, 11, éd. Clavier. Paris, 
1820, iu-8, t. III. 

8. Prométhée ou le Cxtucase, § 2, 4, 8, 20 ; Dialogues des Dieux, 
I; Prométhée et Zeus, § 1 ; Sur les sacrifices, § 6. 

6 



XXIV INTRODUCTION 

de Smyrne ', Achille Tatius % ne mentionnent que l'aigle. 
Eudoxia \ dans le Violariutn , confirme cette opinion 
par le témoignage des anciens historiens grecs : Duris 
de Samos, Phérécyde ', Agrœtas et Hérodore. Ces der- 
niers, qui partageaient les doctrines d'Evhémère, pré- 
tendaient qu'Aetos (l'aigle) était un fleuve dont les dé- 
bordements ravageaient le pays sur lequel régnait Pro- 
méthée, roi de Scythie. Diodore de Sicile ^ adopte la 
même explication, mais transporte la scène en Egypte : 
sous le règne de Prométhée, le Nil, appelé à cette époque 
Aetos, déborda subitement; Héraklès répara les digues 
rompues^ fit rentrer le fleuve dans son lit, et cet événe- 
ment donna naissance à la légende d'après laquelle le 
héros aurait tué l'aigle qui rongeait le foie de Prométhée ^ 
Il en est de même des auteurs latins. Cicéron', dans 
une imitation du Prométhée délivré d'Eschyle, pièce 



1. Postliomerica, Leipzig, 1829, 1. X, v. 201-202. 

2. Leucippe et Clilophon, I. III, § 8. 

3. Éd. Flach, Leipzig, 1888, in- 12, ch. 774, p. 577. 

4. Cité aussi par le scholiaste d'Apollonios de Rhodes, H, 1248. 
0. Bibliothèque liistorique, 1. I, ch. xix. 

6. Une autre explication a été donnée de nos jours par un 
érudit qui a porté à l'exagération les théories d'après lesquelles 
tout mythe se résout en pluie d'orage ou s'explique par une 
aurore ou un soleil. .1. G. Hahu {Saqwissentscliaftliclie Studien. 
lena, 1876, in-S, p. 144) compare Prométhée au Loki scandiuave : 
c'est un nuage ; l'aigle qui le rouge est le vent de la nuit C[ui 
disparait devant le soleil levant. Pour en finir avec les étymo- 
logics absurdes, je citerai celle d'après laquelle le nom de Loq- 
màn s'expliquerait par le gaélique (!) Loch-man, l'homme du lac 
{Revue africaine, 1887, p. 415), ou par le danois (!i Lok-man, 
l'homme de la flamme {ihitl., 1888, p. 29). 

7. Tusculanes, 1. IL S 10. 



INTRODUCTION XXV 

aujourd'hui perdue, désigne clairement l'aigle par le 
surnom de Jovh sntelles ; Hygin', le Pseudo-Hygin 
(Mythographus I) -, et Lactantius Placidus (Mythogra- 
phus II) '■ disent également que Jupiter envoya un aigle 
ronger chaque jour le foie et le cœur de Prométhée. Le 
troisième mythographe * et Servius '\ qui s'accordent avec 
les témoignages précédemment cités, expliquent cette 
fahle en disant que Prométhée, sur le Caucase, où il 
s'occupait d'astronomie, science qu'il enseigna le pre- 
mier aux Assyriens, avait le cœur rongé par les soucis 
que lui causait l'élude des mouvements des corps célestes. 
Quelques écrivains seulement, les moins connus et 
les moins autorisés, ont substitué le vautour à l'aigle, 
confondant le supplice de Tityus et celui de Prométhée ". 
Valérius Flaccus, dans ses Argunaut'ujue,s, est en con- 
tradiction avec l'opinion généralement reçue'. Cléanthe, 



1. Fabulœ ap. vau Staveren, Auctores mylkographici laiini, 
Leyde, 1742, in-4, ch. liv, p. 119 et ch. cxliv, p. 252; Poetieon 
aslronomicon, ibid., p. 456. 

2. Ap. Bodo, Scriptores rerum mytlùcurum, Cellis, 1834, in-4, 
1. 1, ch. I. 

3. Ibid., 11° 6'i. 

4. Ibid., ch. X, § 10. 

5. Cojmnentaire, éd. Thilo et Hagen, Leipzig, 1881-87, 3 v. in-S, 
t. III, fasc. 7, p. 72. 

6. Les vers célèbres de Virgile {Enéide, VI, rj97) : 

Rostroque immunis vultur obunco 
Immortale jecur tundens, fecundaque pœnis 
Viscera, etc. 

qu'oa a souvent appliqués à Prométhée, décrivent en réalité le 
supplice de Tityus. 

7. Ed. Caussiu de Perceval, Paris, 1836, iu-S. 1. IV, v. 68-69. 



XXVI INTRODUCTION 

dans le troisième livre de la T/u-omach/'e, cité par le 
Pseudo-Plutarque ', raconte à ce propos vme légende qui 
ne se trouve que chez lui. Dans la guerre entre Kronos 
et Zeus, Prométhée, allié du premier, aurait tué un 
berger du nom de Caucasus, inspecté ses entrailles et 
annoncé le triomphe de Zeus. Celui-ci, en elîet, après 
avoir précipité son père dans le Tartare, attacha Promé- 
thée sur le Caucase, ainsi nommé de sa victime, et l'aban- 
donna à un vautour qui lui rongeait les entrailles. Un 
autre écrivain aussi obscur, Nicagoras, taisait de ce 
vautour le symbole du souci qui ronge le cœur humain ; 
de même un fragment attribué à Pétrone et cité, comme 
l'auteur précédent, par Fulgence -. 

On voit qu'il n'y a aucun rapport entre la légende de 
Prométhée et celle de Loqmân : le fond du récit n'a 
rien de commun : le Titan est puni par les dieux, le 
héros adite est, au contraire, l'objet de leur faveur; dans 
le premier récit, il s'agit d'un aigle, dans le second, de 
plusieurs vautours ; le premier a le foie rongé pour 

\. Des fleuves et des moniagne.f, V, 3. 

2. Myf/iologico>i. 1. II, ch. ix ap. van Staveren, Avrtnrpf! my- 
Ihogrophirt lafini, p. 676, 680. 

Qui vultuv jecur infimum pererraf. 
Et pectm trahit, intimasr/ue fibras 
Non est qi/em lepidi vocont poetse 
Sed cordi:^ mnla livor atqiie Inclus. 

11 faut observer toutefois que dans l'éditioa des Catalecta (II, 
p. 234-25o) données à la suite du Satyricon {Œuvres de Pétrone, 
éd. Héguin de Guérie, Paris, s. d., in-121, le troisième vers est 
ainsi conçu : 

No7i est qitem Tityi vacant poetcP. 



INTRODUCTION XXVII 

avoir désobéi à Zeus, le second voit se prolonger son 
existence en récompense de sa piété. Mais nous pouvons 
retrouver une légende aryenne analogue et reposant sur 
la comparaison de la vie à la durée d'un certain nombre 
d'oiseaux, précisément de vautours : je veux parler de 
l'interprétation de Taugure apparu à Romulus lors de 
la fondation de Rome : tandis que les deux frères se dis- 
putent à qui donnera son nom à la nouvelle ville, Rémus 
aperçoit six vautours, mais Romulus en voit douze et 
l'emporte. 

La plupart des historiens qui ont rapporté naïvement 
ce prodige ont vu dans l'apparition des douze oiseaux 
un symbole de la future grandeur romaine, ou simple- 
ment une manifestation divine en faveur de Romulus ' : 
Ennius*, Tite-Live% Denys d'Halicarnasse *, Ovide*, 
Plutarque*, Aurélius Victor', Jornandès*. Mais une autre 
interprétation, due à des aruspices étrusques ", déclara 



1. Ua prodige du même genre, au dire de .hdius Obse- 
quens {De prodigiis, cli. cxxix) annonça la fortune de César Au- 
guste : six vautours apparurent quand il conduisait ses 
troupes au Champ de Mars et six autres quand il fut nommé 
consul. 

2. Fragment du 1. I, des Annales ap. Cicéron, De divinatione, 
I, 49. 

3. Histoire romaine, 1. I, ch. xv. 

4. Anliqiiifés romaines, 1. I, ch. x. 

5. Fastes, 1. IV, v. 813-818. 

6. Vie de Romulus, § 11 ; Questions romaines, % 93. 

7. Origo gentis romame, ch. xxiii ; De viris illustribiis urbi ^ 
Romse, 1. I. 

8. De temporum successione, éd. Savagner, Paris, 1842, in-8. 

9. Cf. Sidoine Apollinaire, Panégyrique à Avitus {Poésies, 



XXYIII INTRODUCTION 

que la durée de Rome serait de douze siècles, chacun 
d'eux représenté par un des vautours, comme dans la 
version primitive de la légende de Loqmàn. Varron, dans 
un fragment du XVIIP livre de ses Ant'njuiti's romahips*, 
attribue au devin Vettius, son contemporain, l'opinion 
suivante : oc S'il faut ajouter foi à ce que nous rapportent 
les historiens relativement aux augures et aux douze vau- 
tours qui ont signalé la fondation de Rome, puisque le 
peuple romain avait dépassé 120 ans (l^X^^j? i' P^i'- 
viendrait à 1,200 ans (12 X 100) '• » 

Cette seconde interprétation du prodige apparu à Ro- 
mulus, est d'accord avec le système employé par les 



I 



1. 111, V. 55-56 et 357-358): 

« Que signifie donc le présage des douze vautours qu'a inter- 
prété l'aruspice toscau ? 

"■ Déjà les destins avaient presque amené l'époque annoncée 
par les douze vautours. » 

1. Censorinus, De die nalali, éd. .Maugeart, Paris, 1843, in-8, 
ch. xvin. 

2. Ce mode de compter par âge d'animaux se rencontre 
assez fréquemment cliez les anciens : une épigramme d'Aga- 
thias dans V Anthologie grecque s'adresse à une vieille qui aurait 
atteint l'âge de trois corneilles (Erolica, n" 2 87, v. 1, t. I, 
p. 128} ; Théophaue (Chivnographie, éd. Migue, § 289) emploie là 
même expression et une pièce d'Ausone énumère la durée de 
l'existence de plusieurs animaux par rapport les uns aux autres: 
« Trois fois deux ans plus neuf dizaines complètent la durée par- 
faite de la vie des vieillards : la corneille bavarde vit neuf fois 
autant et le cerf la dépasse de quatre siècles : le corbeau l'em- 
porte de trois siècles sur le cerf aux pieds ailés, et sa vie n'est 
que la neuvième partie du phénix, l'oiseau qui renaît de ses cen 
dres » [Idylles, XVIII, éd. Corpet. Cf. aussi Idylles, XI, v. 13-17.) 



INTRODUCTION XXIX 

Ktrusques pour compter les siècles. Ils prenaient pour 
base l'âge le plus avancé auquel parvenait un homme 
de chaque génération : à sa mort, une autre vie d'homme 
lui succédant immédiatement formait un second siècle '. 
C'est précisément le procédé employé dans la légende de 
Loqmân : chaque fois qu'un vautour, représentant une 
des existences du héros adite, venait à mourir, un autre, 
ausortirde l'œuf, prenait immédiatement sa place, jusqu'à 
ce que le nombre d'oiseaux fut épuisé. On a vu que la 
tradition qui fait vivre Lobad, le dernier, autant à lui seul 
que ses prédécesseurs, est d'origine postérieure. 

m 

Une confusion s'établit entre le roi mythique du Yé- 
men et un autre Loqmân, qui paraît avoir été celui que 
connurent les Arabes anté-islamiques, et qui était sans 
doute un aventurier comme Taabbata Charran, Ghan- 
fara et autres poètes-brigands de l'âge héroïque, vivant 
de butin, d'esprit avisé, quoique dépassé parfois en ruse 
par son neveu, d'autres disent son fils. Il dut^ s'il exista 



1. '< Les Rituels des Etrusques semljleut iudiqiier ce que, 
pour chaque cité, l'on nomme siècles naturels ; suivant ces 
livres, en effet, voici comment s'établit le commencement de 
chaque siècle : partant du jour de la fondation des villes et des 
cités, on choisit, parmi ceux qui sont nés ce jour-là, celui qui 
a le plus longtemps vécu, et l'on assigne le jour de sa mort 
pour terme à la durée du premier siècle. On en a fait autant à 
l'égard de ceux qui sont nés ce jour-là encore, et la mort de 
celui qui a le plus longtemps vécu marque la fin du deuxième 
siècle. De même encore pour tous les siècles suivants » (Cen- 
sorinus. De die natali, ch. xvii). 



XXX INTRODUCTION 

réellement, vivre à une époque assez reculée : d'où lui 
vient le surnom de Adite, pris dans le sens de très 
ancien. Ses aventures sont rappelées par des proverbes 
et des dictons, dont quelques-uns sont devenus obscurs, 
ce qui prouve en faveur de l'antiquité de la légende. 
El-'Acha, poète contemporain de Moh'animed, lui attri- 
bue l'épisode des vautours : 

« C'est toi qui offris à Qaïl sa coupe et qui donnas à 
Loqmàn le choix suivant pour la durée de sa vie : 

« Il t'appartient de choisir sept vautours ; après la 
mort de l'un d'eux, tu prendras l'autre. 

« Il vécut si longtemps qu'on croyait ses vautours 
immortels : mais les existences peuvent-elles prévaloir 
contre le temps * ? » 

Le nom du dernier, Lobad, se trouve dans Lebid, autre 
contemporain du prophète : 

« Quand Lobad vit les vautours lutter entre eux au 
vol, il souleva ses plumes antérieures, pareil à un pauvre 
sans armes. 

« Au-dessous de lui était Loqmàn, comptant qu'il 
s'enlèverait, mais Loqmàn vit que ce n'était plus pos- 
sible pour lui -. » 

Nabighah Dzobyàni, un peu antérieur à Lebid, con- 
naissait aussi Lobad : 

« Un soir elle a été abandonnée ; un soir ceux qui 
l'habitaient sont partis : elle a été frappée par ce qui 
frappa Lobad \ » 



1. Meidani ap. Arahum proverbia, éd. Freytag, t. II, p. 25 à 
larticle: jJ Jx Ji,1l| JU,. 

2. Ihid. 

3. V, V. 6. Daus uu autre passage (n» XXVII, v. 10 ap. Ahlwardt. 



INTRODUCTION XXXI 

Un proverbe où se rencontre le nom de Barâqich ' 
est l'objet de diverses explications, dont deux mettent 
en scène Loqmân. Younes ben H'abib rapporte, d'après 
'Amr ben J^l-'Ala : « Barâqich était le nom de la femme 
d'un certain roi*. Celui-ci étant parti en voyage, la 
laissa gouverner à sa place. Il existait un endroit où l'on 
allumait un feu pour servir, en cas de guerre, de signal 
aux soldats, qui se rassemblaient auprès de lui. Une 
nuit, les suivantes de la reine s'amusèrent à allumer des 
feux pour réunir les troupes, les conseillers de la ré- 
gente lui donnèrent l'avis d'employer les soldats à une 
guerre, de peur qu'à l'avenir, quand ils verraient le feu 
allumé, ils ne répondissent pas au signal. La reine suivit 



Six Divans, Londres, 1870, in-8) le même poète mentionne un 
Loqmàn duquel on ne sait si c'est un nom d'homme ou de lieu, 
à propos de chamelles transportant le vin de Bos'ra : 

'< Elles portent les cruches de vin de Beït er-Ràs à Loqmàn, 
dans le marché bien établi. » 

Dans son Mo'djem létl. Wiistenfiekl, Gottingeu, 1876, in-8^, El- 
Bekri qui cite ce vers dit que Beït er-Ràs était un des campements 
de Syrie et ajoute : « Abou 'Amr et Ibn el-Kelbi disent : Loqmân 
est un endroit. El-Asmaï prétend que Loqmàn était un marchand 
de vin, mais Ibn el-Kelbi réplique : Si Loqmàn était un nom 
d'homme, nous saurions qui il était >; (p. 189-195). On sait que 
Tibériade et Ramlah passaient pour posséder le tombeau de 
Loqmàn. 

1. Suivant quelques traditionnistes, Barâqich était une chienne 
dont les aboiments dénoncèrent aux ennemis la tribu à laquelle 
elle appartenait. D'oîi le proverbe Ijjlilj- ^^ IjJaI Ac. 

2. D'après le Qamous , ce roi était Loqmàn le 'Adite. 
Ibn Nobata, dans son commentaire du poème d'ibn Zeïdoun 
(Boulaq, 1278 hég., in-4), donne les mêmes détails (p. 252-233). 



XXXIl INTRODUCTION 

ce conseil, et son mari, à son retour, prononça ces pa- 
roles : « Baràqich a nui à son peuple. » 

Une autre interprétation désigne plus particulièrement 
le Loqmân aventurier : dans ce récit, Baràqich est encore 
le nom de sa femme. La tribu des Benou Dhàd, à laquelle 
appartenait Loqmàn, ne mangeait pas de chair de cha- 
meau. Un jour, son fils, en visite chez ses oncles mater- 
nels, y reçut l'hospitalité et revint en rapportant des 
provisions, entre autres un morceau de chameau. Son 
père y goûta, et, le trouvant excellent, demanda ce que 
c'était : « C'est l'os d'un chameau que mes oncles ont 
tué. » — « La chair de chameau est bonne, à ce que je 
vois », dit Loqmàn. Baràqich, qui l'avait entendu, lui 
dit : « Fais-nous en manger et maniée toi-même. » — Il 
alla égorger, non seulement les chameaux qui apparte- 
naient à sa femme, mais aussi ceux de ses beaux-frères', 
et une pièce du poète Hamza ben Bidh consacra le souve- 
nir de cette aventure : 

« Ce n'est pas pour une faute commise par moi, que 
ce malheur m'a frappé : ni ma main droite, ni ma gauche 
ne m'ont nui. 

« Mais un frère généreux a commis cette faute contre 
moi, et Baràqich a nui à sa famille'. » 

Ce nom d'Ibn Bidh se trouve dans une aventure attri- 
buée à Loqmàn et rapportée par Tebrizi, dans le com- 



1. C'est saus doute à cette anecdote qu'il f;iut rapporter le 
proverbe cité par Eth-Tha'alebi : « Plus vorace que Loqmàu » 
(De Hammer, Auszuge aus Saa/ebi's Bûche der Stiitzen, Zeitschrifl 
der deutschen morgeiilcindischen Gese/lschaff, t. V, 1831, p. 187). 

2. Me'idaui ap. Freytag, Arnbum proverbia, t. II, p. 89-90. 



INTRODUCTION XXXIII 

mentaire d'un vers de 'Aouf ben Dholii'ah, conservé par 
le Hamasa ' : 

« Je l'ai barré comme Ibn Bidh obstrua sa route, et 
ils n'ont pas trouvé le point de repère qui indiquait le 
col. » 

Ibn Bidh^ dit le commentaire, était un 'Araaliqa (Ama- 
lécite), voisin de Loqmàn ben 'Ad, à qui, tous les ans, 
il payait un tribut de vêlements. Il aurait voulu s'éloi- 
gner de Loqmân et se séparer de lui, mais la crainte que 
celui-ci lui inspirait l'en empêchait. Une négligence de 
Loqmàn lui permit de partir pour rejoindre sa tribu. 
Craignant d'être poursuivi, et sachant qu'il ne pourrait 
lui échapper avant d'être arrivé à un défilé, qui était la 
seule route de Loqmàn, il prit les vêtemenls qu'il devait 
lui donner, les plaça dans le col et suivit son chemin. 
Loqmàn le chercha et se mit à sa poursuite. Lorsqu'il 
arriva au passage, il trouva les vêtements et dit à ses 
compagnons : « Par Dieu, Ibn Bidh nous a fermé la 
route en reconnaissant mes droits. Le poursuive qui 
voudra, revenez ! » — Puis il prit les vêtements et s'en 
alla. Ces paroles passèrent en proverbe chez les Arabes, 
comme le montrent les vers de Bechàmah ben H'azn : 

« Comme le vêtement d'Ibn Bidh par lesquels il les 
a protégés, car il a barré la route aux passants. » 

Bidh est cité comme des compagnons de jeu de Loq- 
màn dont la passion pour le rneisir' était devenu célèbre. 
Déjà Imrou'l-Qais y fait allusion : 



i. Éd. Fieytag, Boiiu, 1828, iu-4, t. 1, p. 253-2o4. 
2. Sur ce jeu, défendu plus tard par l'islam, et qui consistait 
à tirer au sort avec des flèches les parts d'un chameau égorgé 



XXXI V INTRODUCTION 

t( Ce sont les partners de Loqmàn hen 'Ad au meisir, 
lorsque l'eau glacée se durcit ' . » 

Et api'ès lui T'arafah : 

« Ce sont les partners de Loqmàn au meisir, lorsque 
rhiver fait bouillir (ou renchérir) les parts des chameaux 
égorgés'. » 

Son nom était passé en proverbe : ^ Plus joueur que 
Loqmàn^ » ; et ses partners étaient Bidh, Homamah, 
T'ofaïl, Dzoqafah, Malik, î'era'a^ Thomaïl et 'Ammàr, 
tous célèbres pour leur générosité. 

Comme exemple de sa perspicacité on racontait 
l'anecdote suivante : Un jour, soutirant de la soif en 
voyage, il entra dans une tente et trouva une femme en 
train de se divertir avec un homme. Il lui demanda à 
boire. « Veux-tu du lait ou de l'eau? » dit-elle. — « Quoique 
tu me donnes, ce sera bien. » — « Le lait est derrière 
toi et l'eau devant » (c'est-à-dire: Il n'y arien pour toi ici). 
— «Il eût été plus court de refuser*. » — A ce moment 

à frais communs, cf. A. Huber, Ueber das Meisir genannte Spiel 
der lieidniscken Arabev, Leipzig, 1883, in-8, et les traités de 
Borhau ed-Diu el-Biqa'l et de Moh'ammed Mortadha ez-Zcbidi, 
publiés par M. de Laudberg, Primeurs arabes, fasc. i, Leydc, 
1886, iu-12, p. 29-00. 

1. Diwan ap. Ahlvvardt, The Divans of Ihe six ancient Arabie 
poems, ïi° XXIIl, v. 3. 

2. Diwan ap. Ahlwardt, op. /aud., n° V, v. 70. 

3. (jLjû ^ _r-jl, îMeïdaui ap. Freytag, Arabinn proverbia, 
t. II, p. 93. 

4. Ce mot passa en proverbel^^^l J^ .2.1. La femme avait 
donné le choi.v, se réservant de dire que l'eau ou le lait lui 
manquait. La réponse de Loqmàn l'avait empêchée de cacher 
son refus sous un préte.\te. 



INTRODUCTION XXKX 

il aperçut un enfant qui pleurait et à qui personne tie 
donnait à boire quand il le demandait. « Si cet entant vous 
est à charge, dit Loqniàn, donnez-le moi, je rélèverai. » 

— (( Il est à Hàni », répliqua la femme — Hàni 
élait le nom de son mari — « Et Hàni en est'! » — 
Puis il continua : « Quel est ce jeune homme que je 
vois près de toi 7 je ne sache pas que ce soit ton mari. » 

— «: C'est mon frère. » — « Que de frères qui n'ont pas 
été enfantés par la mère"! » Ensuite, voyant à la façon 
dont les cordes en poils de chameau étaient tressées que 
Hàni devait être gaucher, il ajouta : « Si la mère du 
gaucher élait privée de son lils !... car s'il est mis au 
courant, son chagrin sera long. » — En entendant ces 
paroles, la femme ell'rayée oifril à Loqmàn à boire et à 
manger. l\ refusa en disant : « Il vaut mieux passer la 
nuit avec la faim dans lespoir d'une généreuse récep- 
tion que d'accepter ce qu'on n'aime pas. » — Puis il 
sortit et comme le soir était venu, il rencontra quel- 
qu'un poussant des chameaux vers la tente en chantant 
ces vers : 

« Mon àme est avec ma tribu car j'y suis retenu en 
gage par la meilleure des épouses. 

«. Aux beaux yeux et si aimable qu'on ne changerait 
pas pour elle aujourd'hui contre hier. » 

En entendant cette voix, Loqmàn qui ne voyait pas 
l'homme lui cria : « Hàni ! Hàni !» — « Que veux-tu? » 



1. jjjOi -j^ (j'*3 (Proverbe). 

2. tlUl «jdj 1 r-l I— >j (Proverbe). Nou.'^ dirions en fraiii-ais : Oin 
de fri'res d'occasion. 



XXXVl INTRODUCTION 

11 repi ii : 

« possesseur de la lente noire et d'une femme qui 
te donne des rivaux, 

(( Ramène doucement tes chameaux; tu n'appartiens 
pas à une femme qui n'est pas à toi. » 

(( Parle clairement », dit Hàni. — « C'est à moi à 

éclaircir, dit Loqmân, c'est à loi à être jaloux. Si la 

chose t'est désagiéahle, après tout, chaque homme est 

maître chez lui. » Quand il eut tout raconté, Hâni lui 

demanda : « Gomment as-tu reconnu ma femme et ma 

tente? » Il répondit qu'il l'avait remarqué, lui, à la 

façon dont les cordes en poils de chameau étaient 

tordues. Reconnaissant l'exactitude de cette ohservation, 

Hâni demanda conseil. « Connais-tu quelque chose? », 

dit Loqmàn. — a Oui, ce qui me concerne. » — « Tout 

homme est au courant de ses affaires. » — « As-tu un 

conseil à me donner? », continua Hàni. — « Défends-toi, 

veille sur ta femme. » - « C'est ce que je ferai. » — 

« Celui qui fait le hien trouve le hien. Le conseil que 

je le donne est celui-ci : Tourne l'arrière en avant et 

l'avant en arrière (c'est-à-dire dissimule) jusqu'à ce que 

l'affaire soit évidente pour toi. » — Hàni demanda : 

(( Ne vaut-il pas mieux la traiter par le feu qui la fera 

périr? » — '^c Le feu est le remède extrême », répliqua 

Loqmàn. De retour chez lui, le mari raconta cette 

conversation à sa femme, et tirant son épée, il l'en 

frappa jusqu'à ce qu'elle mourut '. 



i. Mpïdani ap. Frcytag, Arabum pro'verbia, t. I, p. 529-532. 
De Sacy, Les séuTices de Huriri, éd. Reinaiid et J. Derenhourg, 
Paris, 1853, 2 v. in-4, t. II, p. 254-255. L'explication du proverhp. 



INTRODUCTION XXXVII 

Les aventures de Loqmàn avec son neveu, ou suivant 
d'autres, son fils*, Loqaïra, font le sujet de plusieurs 
traditions qui ont le caractère de véritables contes popu- 
laires. Jaloux de son neveu, il essaya de le faire périr 
en diverses occasions racontées de la façon suivante par 
Meïdani". Pendant un hiver rigoureux, Loqmàn sella 
une monture qui ne poussait aucun cri et invita les 
gens de sa tribu à l'accompagner dans une expédition ; 
un seul homme le suivit. Plus lard son neveu, devenu 
grand, répondit à son appel et tous les deux ramenèrent 
des chameaux volés à main armée. Ils convinrent entre 
eux que Loqaïm les conduirait le soir au pâturage, 
pendant que son oncle ferait rôtir la chair d'une bète 
égorgée. Pour se défaire de son neveu qu'il enviait, 
Loqmàn prépara, à l'endroit nommé Chardj% une fosse 
remplie de charbons ardents qu'il recouvrit après avoir 
enlevé les épines. A son retour, Loqaïm n'en voyant pas 
là oîi il savait qu'il en existait, dit : « Rien ne ressem- 
blerait plus à Chardj, s'il y avait des épines », et comme 

Ou tj^'j 1 ^\ cjj, doDiiée par Aboii 'Obeïd est coutraire à, 
celle géuéralemeat admise. 11 l'explique par: « Il peut arriver 
que celui qui u'est pas ton frère te secoure couiuie ton frère » 
[Libri proverbiorum Abi Obeid El-Qasimi, éd.Bertheau, Gôttingeu, 
1836, iu-8, p. 3 et suiv.). 

1. Cf. le proverbe ojjJ'-» y- ^^, .Meïdauiap. Freytag, ^rn- 
bum proverbia,, t. II, p. 8.j8. 

2. Op. laud., t. II, p. 208 au proverbe _iJ L ij J U Oi.<u^ Ji s. 

3. Les géographes arabes mentionnent un oued de ce nom 
chez les Benou 'Abs, les Benou T'ai et les Benou Asad ;Cf. Abou 
'Obeid el-Bekri, Das geographische Wôrlevbuch, éd. Wusteu- 
feldt, p. 81iy. 



>:XXV1II INTRODUCTION 

une chamelle, Irébuchant dans la fosse, avait pris la 
fuite, Loqaïm échappa aux embûches de son oncle. 
Celui-ci, n'abandonnant pas son projet, disposa les chairs, 
la bosse et le foie du chameau rôti, de façon à dissimuler 
son épée pour tuer son neveu quand il prendrait à 
manger; mais ayant remarqué ce piège, Loqaïm s'écria : 
« Ce que tu vois est embroché avec ton épée », et il 
évita encore la mort'. Comme Loqmàn ne voulait pas 
d'associé dans la possession des chameaux, son neveu 



1. Ddus uu coûte touareg publié par le général Hanoteau 
(Essai de grammaire tamachek\ Paris, 1860, iu-8, 1. Vl, coûte 7, 
p. 146-151) Amaïuellcu essaie à plusieurs reprises de se débar- 
rasser de sou ueveu Elias, comme Loqmàn de Loqaïm, mais le 
dernier ne tombe jamais dans les pièges tendus par sou oncle. Uu 
autre conte touareg renferme uu épisode qui fait également le 
sujet d'une légende relative à uu personnage de l'époque auté- 
islamique : un Cha'nbi se fait reconnaître de sa tiancée Zahra 
enlevée par les Ahaggars et devenue la femme de leur roi, eu 
faisant jeter sa bague dans uu pot de lait trait par Zahi'a. 
(Hanoteau, Essai de grammaire tamucliek\ 1. VI, conte 8, Le 
Cha^anbi et sa fiancée, reproduit d'après la Revue africaine de 
1857, dans V Algérie traditionnelle de Certeux et Caruoy, Paris, 
1884, iu-8, p. 42). La version arabe moderne empruntée parles 
Touaregs se trouve dans la Flore saharienne, de Largeau, Genève, 
1879, in- 8, p. 49-50. — L'épisode de la bague est tiré de l'his- 
toire du poète el-Moraqqich, un des romans amoureux des 
Arabes. Cf. Kilâl/ el-fihrist, éd. Fliigel, Leipzig, 1871-72, 2 v 
iu-4, t. I. p. o06 (à corriger ^9^ eu ^t/') ; Uaoud el-Autaki, 
Teziin el-asouaq, Boulaq, 1291 hég., iu-4, p. 101-102; El-Is'fahàui, 
Kitdb al-Aghani, t. V, p. 189-195; Quatremère, MémoiVe surTou- 
vrage intitulé Kilâh-al-Aghâni [Journal asiatique^ novembre 
1838, p. 510-518) ; Perron, Femmes arabes avant et depuis Visla- 
miime, Alger, 1858, in-8, p. 178-184; 'Abd er-Rah'im el-'Abbàsi, 
Me'ahid et-Lensis, Boulaq, 1274, iu-4, p. 212-213. 



INTRUDLCTlUN' XXXIX 

lui proposa de les partager. Il y cousent il, à condition 
de se faire lier pour éviter un acte de violence. Néan- 
moins, son avidité était telle qu'il poussa, en voyant dix 
chamelles qui restaient à partager, un soupir si violent 
qu'il fit éclater ses liens. 

El-Mofadhdhel, dont le récit nous a été conservé par 
Yaqout ', raconte la chose à peu près dans les mêmes 
termes : Loqmàn voulait faire périr son fils Loqaïm 
dont il était jaloux. Ils s'arrêtèrent à Chardj, et, pendant 
que le jeune homme faisait paître des chameaux, le 
père creusa une fosse, coupa tous les joncs qui l'entou- 
raient, en remplit l'excavation, et alluma du feu au- 
dessus pour que son fils y tombât quand il irait se 
chauffer. Mais Loqaïm se tenait sur ses gardes, et, 
en revenant, il s'écarta en disant : « Chardj ressem- 
blerait à Chardj, si ce n'étaient les joncs. ;) 

Une autre tradition donne à Loqmàn une fille 
nommée S'oh'r, S'oh'rah ou S'ah'r. Un jour qu'avec 
son fils, ils avaient fait une expédition et pris des cha- 
meaux, Loqaïm, revenu avant son père, tua un des 
animaux que sa sœur lui fit rôtir. Loqmàn irrité, souf- 
fleta sa fille à son retour. Ce châtiment injuste passa en 
proverbe et Khafïah ben Nodbah a dit : 

« Que de gens austères réclament ma mort ! alors qu'on 
ne peut pas plus me reprocher de fautes qu'à S'oh'rah^. » 

1. Mo'dfem cl-holdân, t. TU, éd. Wustenfeld, Leipzig, 1868. iu-S, 
p. 274. 

2. Meïdani ap. Freytap, Arnbwn jn-overbia, l. 11. p. 594 ;t 
l'article: j^e wÔJ 'i\ i_->jj J U. 



XL INTRODUCTION 

IV 

Cette réputation de finesse et dliabilelé qu'on recon- 
naissait à Loqmàn se transforma, sous l'influence de 
l'islam en un renom de sagesse' et on lui attril)ua des 
maximes semblables à celles qui fleurissent dans tous les 
traités de morale depuis Ptah-Hotep jusqu'à Piljrac. 
Pour compléter la ressemblance, Loqmàn est censé 
s'adressera son fils'. Le sage est en général appelé « fils 
de Bâ'oura » et c'est en lui qu'on peut, avec Carmoly 
et M. Joseph Derenhourg , reconnaître le Bile'am 
(Balaam) ben Be'or de la Bible ^ C'est ce qui explique 

1. « Nous avons douné la sagesse à Loqmàn eu lui disant : 
Sois reconnaissant envers Dieu; quiconque est reconnaissant 
en profite lui-même, quiconque est ingrat... Dieu -est riche et 
glorieux » {Qôran, sour. xxxr, v. 11). 

2. D'après Ibn Qotaïbah, il se nommait Tàràn. Suivant 
d'autres Mathan ou Anàm (D'Herbelot, Bibliothèque orientale, 
La Haye, 1777, 4 v. in-4, t. III, p. 483). 

3. Fables de Loqmàn le srt.^e, Berlin, IS'iO, in-12. Introduction, 
p. 5-10. Le nom de Bà'oura donné par quelques traditionnistes 
comme père de Loqmàn est une des preuves les plus certaines 
de Tidentificalion des deux personnages. Un apocryphe hébreu 
mis sous le nom d'Hénoch, dit d'ailleurs : Balaam le philosophe 
qui est nommé en arabe Loqmàn. (Carmoly, Paraboles de Sen- 
dabar sur les ruses des femmes, Paris, 1850, in-8, p. 47.) — Et 
dans la version hébra'ique du roman de Syntipas(Smdî6ad-na??2e/0 
il est associé à ApoUouios de Tyane, Hippocrate et Aristote. — 
Dans la Disciplina clericalis du juif converti Pierre Alphonse, 
Berlin, 1827, in-4, on lit p. 35 : Balaam, qui lingua arabica 
vocatur Lucaniam (pour Lucmaniam). Toutefois la substitution 
de nom ne peut s'expliquer par une traduction, comme le pense 
M. .1. Derenbourg (p. 6-7), puisque la racine «i, existe aussi bien 



INTRODUCTION XLl 

pourquoi la plupart des auteurs araljes lui accordent la 
sagesse', mais non le don de prophétie'. Au dire de 
quelques tradilionnistes, il eut le choix entre les deux 
faveurs, mais il préféra la première. Il était assis chez 
David lorsque Gahriel lui apporta le don de prophétie 
de la part de Dieu qui choisit qui lui plaît, Loqmàn 
lui dit : « Si Dieu m'y oblige, je dois l'écouter et lui 
obéir, mais s'il me donne le choix, je préfère la sagesse. » 
Dieu fut satisfait et la lui donna. David, informé de ce 
message, s'écria : « Heureux Loqmàn, tu as reçu la 
sagesse et nous le malheur^ » 

îjoidhàoui le nomme Loqmàn fils de Bà'oura, des 
enfants d'Azer, fils de la sœur ou de. la tante maternelle 
de Job '*. Moli'ammed hen Ish'aq ben Yasàr donne à peu 
près la même généalogie : Loqmàn, fils de Bà'our, fils 
de Nakhour (Nachor), fils de Tàrikh (Tharé), le même 
que Azer\ Mas'oudi, qui indique pour date de sa nais- 
sance la dixième année du rèarne de David et le fait 



en arabe qu'en hébreu : il était inutile de la traduire par l'équi- 
valent ij. Cf. aussi les objections de Cassel, Misclile Sindhar, 

Berlin, '1888, in-12, p. 220-221. 

1. Plus sage que Loqmàn et que Zorqa el-Yeniània (Meïdani, 
Proverbia Arabum, t. II, 698). 

2. Ibn Qotaïbah, Kitâb el-me'-ârif', p. 27. Cependant dans un pas- 
sage du Mostafref, t. II, ch. xlviii, p. 43, son nom est accompagné 
de la formule «■ sur lui soit le salut » réservée aux prophètes. 

3. Et-Tortouchi^ Sirâdj el-moloiik, éd. de Boulaq, 1289 h., in-4, 
p. 240; Eth-Tha'alebi, Qlsua' el-anhiâ, éd. de Boulaq, 1298, in-4, 
p. 306. 

4. Commentaire du Qorân, éd. de Boulaq, 2 v. iu-4, 1296 h. 

5. Qis'as' el-anbiû, p. 30';. Dans les légendes musulmanes 
Azer est le uom du père d'Abraham. 



XLII INTRODUCTION 

vivre à Aïlah' et à Midian, l'appelle Loqmàn ben 'Anqâ 
ben Mezid ben Saroun; il aurait atteint l'époque de 
Younès (Jonas) ben Amitaï'. 

Ce « Nubien aux lèvres épaisses, aux pieds plats », 
suivant d'autres, Abyssin, aurait appartenu à un Israélite^ 
ou à une femme des Benou'l-H'ash'as^. Il étaitcharpentier. 
ou suivant la plupart des auteurs, tailleur ^Beidhâoui le fait 
vivre mille ans", sans doute par confusion avec Loqmàn 
le Adite et prétend qu'il aurait jugé le peuple à cause 
de sa sagesse". Une des preuves de sa perspicacité est 
la façon dont il découvrit un secret de David. Celui-ci 
était occupé à fabriquer une cotte de mailles en fer, 
ce qui étonnait Loqmàn car il n'en avait jamais vu. Il 
demeura une année occupé à regarder le roi travailler, 
sans demander ni recevoir d'explications. Enfin l'œuvre 

1. Ahou'l-féda., Histo7'iaanfeislamica,^. 174, le fait naître à Aïlali. 

2. Prairies d'or, t. I, cli. iv, p. 110-111. 
.'{. Ibii Qotaïlia, Kitâb el-me''ârif, p. 27. 

4. Et-Tortoiichi, Sirndj el-molouk, p. 240. 

.5. Yezid ben Haroun, d'après H'ammàd beu Selma, d'après 
'Ali beu Zeïd, snivaut Sa'ïd ben El-Mosayib (Ibn Qotaïhali, 
Kitâb el-me^ûrif, p. 27). 

6. De même l'aiitenr du Tiraz el-manqoiirh (voir a l'Appen- 
dice III). 

7. Le commentaire d'El-Djelaleiu, en marge de l'édition de 
cekd de Beidhàoui (t. H, p. 293) dit aussi que Loqmàn jngea 
avant l'arrivée de David, de qui il apprit la science. Dans une 
pièce de vers de Nasr eddin Khosrau, Loqmàn est associé au 
sage Asaf ben HaraUhin, vizir de Salomon, où l'on a ci'u 
retrouver le nom d'Ésope avec autant de vraisemblance que 
celui de Loqmàn dans le nom du poète grec Alcman (Cf. Schudt 
ap. Wûstenfeld, De scien/ils et studiis Arabum, p. 'i'^). 

'<■ Que sont devenus .\saf ben Barakhia et Loqmàn ? » 



INTRODICTION XLIIT 

terminée, David s'écria : « Voilà tine bonne coite de 
mailles pour le jour du combat. » — « Le silence est 
une sage maxime, répliqua Loqmàn, mais peu l'appli- 
quent'. » 

L'imagination populaii'e conserva en Occident le sou- 
venir de ce conte, tout en changeant les personnages. 
Salomon est substitué à David- et le nom de Loqmân 
s'est perdu. D'après un conte des Abruzzes, Salomon 
se connaissait en toutes choses, mais lui arracher ses 
secrets était difficile. Il possédait l'art de souder le 
fer qui était encore inconnu. Un forgeron eut recours 
à la ruse pour le surprendre : il fit répandre le bruit 
qu'il avait découvert ce secret. La chose arriva aux 
oreilles de Salomon qui dit alors : « Ce n'est pas diffi- 
cile; il suffit de faire rougir au feu deux lames de fer, 
d'y mettre une poignée de terre rouge et de les battre 



1. Ibu 'Abd Rabbih. 'Iqd el-ferid, éd. de Boulaq, 3 v. in-4,, 
1293 hég., 1. 1, p. 292; Beidhàoui, Commentaire du Qorân, II, 253; 
Et Tortouchi, Sirâdj e/-molouk, p. 240; Wiisteafeld, De scientiis 
Arabum, pp. 29-30. 

2. Déjà cette altération se retrouve dans un vers de Nabigha 
et studiis Dzobyani : 



J?li IJiS JS^^L- îf^_5 



« Les cottes dr mailles de Solaïm, aux Ijasques allougées. >i 
(XXV, 29). On pourrait entendre Solaïm dans le sens de Jéru- 
salem, mais nu commentateur l'explique par Solaïman, et cite, 
à l'appui des diverses altérations de ce nom, un vers d'El-Asouad 
ben Ya'far : 

« Des cuirasses de Daoud, père de Sellàm (Salomon). » 



XLIV INTRODUCTION 

ensemble sur l'enclume. » C'est ainsi qu'il tomba dans 
le piège tendu par l'adroit forgeron '. 

Cette légende se rattache à une tradition assez ancienne 
d'après laquelle David aurait obtenu de Dieu le pouvoir 
de fabriquer des cottes de mailles. Il y est fait allusion 
dans les Diwans de T'arafah% de Lebid', d'Abou Mih- 
djàn '* et dans le Qôran '\ 

Ouahb ben Monabbih, cité par Ibn Qotaïba" prétend 
avoir lu environ dix mille chapitres (tjl;) sur la sagesse 
de Loqmàn : « En y regardant de près, j'ai vu que les 
gens les inséraient dans leurs conversations et s'en 
servaient dans leurs discours et leurs lettres. » Il eût 
été plus exact de dire que l'on mettait sous le nom de 
Loqmàn une foule de maximes et de proverbes appar- 
tenant au fonds commun à tous les peuples'. En général, 
la moralité de ces sentences n'a rien d'héroïque et 
exprime les sentiments de l'homme pour qui Ihonnèteté 
est encore le plus sûr moyen de réussir. Éviter de se 
mêler aux querelles d'autrui, surveiller sa langue, ne 

1. Wesselofski, La sœur de Salomon ap. Pitre, Arcliivio per 
lo studio délie tradizioni popolari, t. IV, 514-S15. 

2. Ahlwardt, Six Divans, V, v. 39. 

3. Yusuf Dya ed-Din el-Chalidi, Diwan des Lebid, p. 83, 
V. 4-S. 

4. L. Abel, Abu Mihg'an poetse arahici cavmina, Leyde, 1877, 
in-8, II, 5, 

.5. Qorân, sourate xx[, 80; xxiv, 10. 

6. Kitâb el-me^ârif, p. 27. 

7. D'Herbelot, dans sa Bibliothèque orientale {t. III, p. 487), 
c'iie a un W'^veiniiinXé'. Giovaher altafsir [j,^,jt:Ù\ t*»'»*-) qui con- 
tient un abrégé des principales actions et des plus belles sen- 
tences de Loqmàn ». 



INTRODUCTION XLV 

faire tort à personne, ne pas céder à la paresse, éviler 
les excès qui compromettent la vie et la santé, tels sont 
les préceptes d'une sagesse aussi étrangère à la rési- 
gnation de Job qu'à )a philosophie désillusionnée de 
l'Ecclésiaste. 

Le temps, heureusement, n"a pas respecté les dix 
mille chapitres dont parle Ouahb, mais les écrivains 
arabes ont recueilli une foule de proverbes attribués à 
Loqmàn et dont voici une liste qu'il serait facile d'allon- 
ger : 

Le premier qui fut éloquent après David fut Loqmàn 
le sage, dont la sagesse et l'éloquence sont passées en 
proverbe. Personne n'a jamais rien dit de plus beau 
que cette parole : ce Homme, la nuit et le jour agissent 
sur toi, travaille en eux ^ . -» 

Cherche un refuge en Dieu contre la méchanceté des 
gens, et méfie- toi même des meilleurs"-. 

Dix qualités sont nécessaires pour la perfection de 
l'àme de Thomme : Que sa noblesse soit authentique, 
qu'on puisse compter sur sa droiture, qu'il récompense 
le mérite de ceux qui l'entourent, qu'il ne demande aux 
biens de ce monde que sa subsislance; que la modestie 
lui soit plus chère que la noblesse; qu'il préfère la 
douceur à la force; qu'il ne se lasse pas des aspiralions 
élevées, qu'il ne se fatigue pas des demandes qu'on lui 
adresse; qu'il fasse grand cas des moindres services 
rendus par un autre et qu'il considère comme peu de 



1. Etti-Tha'alebi, Lat'nïfnl-ma'arif, éd. De Joug, Leyde, 1867, 
in-8, p. 6. 

2. Ibu 'Abd Rahl.ih, 'Iqd ei-ferid, t. I, 1. VIII, p. 392. 



XLVI INTRODUCTION 

chose les plus grands services qu'il rend lui-même : 
qu'il regarde tout être humain comme meilleur que lui 
et qu'il s'estime pire que les autres. Par là, son éloge se 
répandra, sa vertu sera décrite, sa puissance s'élèvera 
et il aura du renom en ce monde \ 

Le sage Loqmàn à qui l'on demandait ce qui lui 
paraissait le plus sûr, répondit : « Ne pas m'occuper 
de ce qui ne me regarde pas\ » 

Ce monde est une mer orageuse où ont péri les anciens 
et les modernes : si tu peux, prends pour vaisseau la 
crainte de Dieu; pour agrès, ta confiance en lui; pour 
provisions les bonnes œuvres '. Si tu échappes, ce sera 

1. Abou Ish'aq Ibrahim ben 'Ali El-Ouat'ouat', Ghornr el- 
khqs'âis', Boulaq, 1284 hég., ia-8, 1. TU, ch. i, p. 84. 

2. Meïdaui, Arahiim i^i-overbia. t. II, p. 698 — variante :« Bien 
souvent ce qui ne te regarde pas t'afflige » (Frej^tag, t. III, 371). 

3. Cette maxime est à comparer à la moralité d'un conte 
arabe qui a passé dans la littérature espagnole. Cf. D. Juan 
Manuel, Lihro de Patronio, Enx. XLIX, De lo que contasciô al que 
echaron en la isla desnuyo cuandol toucaron el senorio que ténia, 
(Pascual de Gayangos, Escrilot'es en profta anteriores al siglo xv, 
Madrid, 1839, gr. in-8, p. 420): De Puibusque, I.e comte Liicanor, 
Paris, 1834, in-8, p. 453 ; El libro de los e?i.remplos, n° CCCX, 
Prudens débet ma disponere in futunun (De Gayangos, Escri- 
iores en prosa, p. 321). Il existe aussi dans la grande compila- 
tion des Gesla Romanorum, n» 224, éd. Oesterley, Berlin, 1872, 
in-8, p. 630 — Cf. p. 743, la liste des comparaisons auxquelles 
il faut ajouter la version arabe d'Ibn Arabchah dans le Fakihat 
el-kholafa, trad. par Cardonne, Mélanges de littérature orientale, 
Paris, 1770, 2 v. in-12, t. I, p. 68, et Brunet, Violier des histoires 
romaities, Paris, 1858, pet. in-8, p. 182. La source est probable- 
ment le Barlaam et Joasaph, Cf. Barlaam et Joasaph, ap. Migne, 
Patrologise grœca> cursus completus, t. CXCVI, Paris, 1864, in-4, 
ch. XIV. col. 981. 



INTRODUCTION XLVII 

grâce à la miséricorde divine; si tu péris, ce sera à cause 
de tes péchés*. 

Celui qui multiplie ses bienfaits confirme sa géné- 
rosité '. 

Vivre dans l'isolement est un malheur \ 

Si quelqu'un a beaucoup d'instruction et peu d'intelli- 
gence, son instruction est inutile, car l'instruction qui 
n'est pas accompagnée d'intelligence est chose peu 
saine*. 

Il est plus doux de vivre sans souci que de manger 
avec les deux mains». 

On dit un jour à Loqmàn : « Que ta figure est 
laide! » — Il répondit: « Est-ce la peinture ou le peintre 
que tu blâmes^ ? » 

Mon fils, dit Loqmàn, n'associe personne à Dieu, le 
polythéisme est un grand crime'. 

Mon fils, vends ce monde pour l'autre vie et tu les 



i. Ibn *Abd Rabbih', 'Iqd el-ferid, 1. 1, 1. VIII, p. .371, et dans 
Cheïkho, Medjâni el-adah, Beyrout, 1884, in-12, t. H, p. 11 ; 
El-Mohàribi d'après Sofyàn eth-Thaouri, ap. Eth-Tha'alebi, 
Qis'a^' el-anbiâ, p. 307. 

2. Ghorar e/-khas'dis', 1. IX, ch. i, p. 254. 

3. Freytag, Arabum provei-bia, t. III, p. 140. 

4 Bokharide Diohore, Makota Radja-Radja, tr. du malais par 
A. Marre, Paris, 1878, iu-12, p. 277. 

Il Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant. » 

(Moi-IÈRE.) 

o. Freytag, Arabum proverbia, t. III, p. 371. — Conteutemeut 
passe richesse. 

6. Eth-Tha'alebi, Qis'as' el-anbiâ, p. 307; Ech-Charichi ap. 
Cheïkho, Medjâ/u el-adab, t. I, p. S'i. 

7. Qoràn, sonrate xxxi, 12. 



XLVllI 



INTRODUCTION 



gagneras tous les deux. Mais ne vends pas l'autre vie 
pour celle-ci, car tu perdrais l'une et l'autre '. 

Mon fils, ce qu'il te faut d'abord acquérir après la 
foi, c'est un ami fidèle, car il ressemble à un palmier : 
si tu t'asseois à son ombre, il t'abrite; si tu prends de 
son bois il t'est utile; si tu manges de ses fruits, tu les 
trouves excellents'. 

Mon fils, ne méprise personne à cause de ses vête- 
ments car vous n'avez tous deux qu'un même maître ^ 

Mon fils, consulte le médecin avant d'être malade; 
c'est-à-dire : Prépare-toi des amis avant d'avoir besoin 
d"eiix\ 

Mon fils, lorsque tu arrives dans une société d'hom- 
mes, adresse- leur la flèche du salut (salue-les), puis 
assieds-toi. S'ils ripostent en mentionnant Dieu, place 
ta flèche avec les leurs, sinon laisse-les et va-t'en\ 

Mon fils, il y a des paroles plus dures que la pierre, 
plus perçantes que l'aiguille, plus amères qu'une plante 
amère, plus brûlantes que la braise : les cœurs sont 



1. Ghorar el-khas^âis\ 1. HT, ch. n, p. 104. Variante : Celui 
qui vend l'autre inoode en échange de celui-ci perd double- 
ment à ce marché. — Eth-Tha'alebi ap. Cheikho, Medjdni eladalu 
t. I, p. 12. 

2. Roseumiiller, Institiitiones ad fundamenta linqua; arabica;, 
Leipzig, 1818, in-8, App., p. .382. — Cheikho, Medjâni el-adab, 
I, p. 342. 

3. Medjalis Sinnnya ap. von H mimer, LUeralurgesckiclUe der 
Araber, Vienne, 1850, iu-4, t. I, p. 36. 

4. Meïdani, Arahum proverbia, t. I, 250. 

5. El-Mobarred, Kâmil, éd. Wright, p. 98. Il y a ici une 
allusion au jeu du meïsir et l'on a vu plus haut que Loqmàn 
l'Adite était passionné pour ce jeu. 



INTRODUCTION XLIX 

comme les champs, il faut y semer de bonnes paroles, 
si toutes ne poussent pas, quelques-unes réussissent'. 

Mon fils, laisse le mal, il te laissera — c'est-à-dire ; 
le malheur n'atteint que ceux qui s'imposent à lui". 

Mon lils, jusqu'à ta mort, aie toujours tes fautes 
devant les yeux : quant à tes bonnes actions, ne t'en 
inquiète pas : quelqu'un qui ne les oublie pas se les 
rappellera ''. 

Mon fils, la bienfaisance est une semence qui ne 
rapporte ni reconnaissance ni équivalent^. 

Mon fils, il y a trois choses qui ne se reconnaissent 
que par trois autres : la douceur ne se reconnaît que 
dans la colère, la bravoure qu'à la guerre, la fraternité 
que dans le besoin^. 

Mon fils, ne t'appuie pas sur le monde et n'en préoc- 
cupe pas ton cœur, car tu n'as pas été créé pour lui. 
Dieu n'a rien créé de si peu estimable, car il n'a pas 

1. Ghorar el-khas' dis , 1. YI, ch. iir, p. 177. 

2. Meidaui, Arabmn proverbia, t. I, 120. 

3. Beha eddin El-'Amili cité par Cheïkho, Medjuni el-adah, 
t. II, 40-41. 

4. Ghorar e/-khn.i'nis\ 1. IX, ch. ii, p. 272. 

5. Et-Tortouchi, Sirâdj-et-molouk, p. 143, 2.j1. La même 
maxime est reproduite, mais sans être attribuée à Loqmàu, 
dans Freytag, Arahum proverbia, t. III, p. 60. « On ne recon- 
naît trois qualités que dans trois circonstances : le brave à la 
guerre, le sage dans la colère, l'ami sincère dans la nécessité. » 
— Cette sentence est la moralité d'un conte célèbre au moyen 
ASC : Cf. De amicitie vere probacione {Gesta Romanorum, éd. 
OEsterley, n° CXXIX, p. 483) et les rapprochements cités, p. 738, 
auxquels il faut joindre ceux indiqués dans mon compte rendu 
des Contes populaires de la Sénégambie, de Bérenger-Féraud 
(Bulletin de Correspondance africaine, 1886, p. 154-135). 



i. INTRODUCTION 

tait de ses plaisirs une récompense pour les justes, ni 
de ses peines un châtiment pour les méchants. Mon fils, 
ne ris pas d'une chose ordinaire et ne marche pas dans 
la sottise, n'interroge pas sur ce qui ne te regarde pas*. 
Mon fds, ne gaspille pas ta fortune et respecte celle 
d'autrui, car ta fortune c'est ce que tu préfères; celle 
d'autrui, c'est ce que tu laisses. Mon fils, celui qui esl 
miséricordieux, on le sera pour lui*. Celui qui se tait est 
en sûreté; celui qui parle bien s'enrichit; celui qui dit 
des choses fii voles commet une faute; celui qui n'est 
pas maître de sa langue aura à s'en repentir'. Mon fils, 
approche-toi des savants avec tes deux genoux et tais-toi 
pour écouter de tes deux oreilles, car le cœur revit par 
les lumières de la science comme la terre morte par la 
pluie du ciel '*. 

Mon fils, aie honte de demander ce dont tu as besoin 
à ceux qui te sont inférieurs, car s'ils te le refusent, c'est 



i. Cf. plus haut, p. XLVi. 

2. Cf. la maxinip : 

ap. AbouT-.Mah'a^iu, Anna/es, éd. .kiyulioli, Lcyde, 1848, iu-8, 
t. II, p. 99; Kalilali et Dimna/i, éd. de Boulaq, 1249 tiég., iu-4, p. 100 ; 
Ibn Badroun, Co)n77ien faire du poème d'Ibn 'Ahdoi/n, p. .'59 ; Weijer?. 
Loca Ibn Khacanis, Leyde, 1831, in-4, p. 170, note 292; Ecli- 
Cliarastani, Kitâb el-milel, éd. Curetoa, Londres, 1842-46, 1. 1, p. 25 ; 
Hamasa. éd. Freytag, p. 18 ; Meïdaui, Arahum proverhia, t. II, p. 354. 

3. Cf. la maxime de Simonide : « Je me suis souvent repenti 
d'avoir parlé, jamais de m'ètre tu. » (Plutarque, Du bavardage, 
§ 23.) 

4. Il3u 'Abd Rabbih ap. Cheïkho. Medjnni el-adab. t. Il, p. 51. 



INTRODUCTION LT 

une humiliation pour toi: s'ils te l'accordent, c'est une 
faveur que tu leur dois*. 

Mon fils, ne fréquente pas les débauchés et ne va pas 
avec eux. Crains qu'un châtiment céleste ne tombe sur 
eux et ne t'atteigne en même temps. Fais ta société des 
gens de mérite et de science, car c'est par le mérite et 
la science que Dieu revivifie les corps morts comme il 
ranime la terre par une pluie abondante". 

Le fils de Loqmàn lui demanda : Mon père, quel est 
la maladie incurable? — La sottise naturelle. — Quelle 
est la blessure dangereuse? — Une méchante femme. — 
(^uel est le fardeau pesant? — La colère'. 

Abd 'Allah ben Dinar rapporte l'histoire suivante : 
Loqmàn revenant de voyage, rencontra son fils qui 
venait cà sa rencontre et lui demanda : Que fait mon 
père? — 11 est mort. — Louange à Dieu, reprit Loqmàn, 
mon souci a disparu. Que fait ma femme? — Elle est 
morte. — Dieu soit loué! il a renouvelé mon lit. Que fait 
mon frère? — Il est mort. — Ma force est brisée. Que fait 
ma fille? — Elle est morte. — Louange à Dieu, termina 
Loqmàn, ma honte est voilée (mon honneur est sauf)*. 



— El-.4bchilii, dans le MostaVvef (t. I, eh. iv p. 2.";), cite la 
flernièi'e maxime à peu près dans les mêmes termes: " Mou fils, 
fréquente les savants, et approche-toi d'eux à genoux, car Dieu 
i-anime les cœurs par les lumières de la sagesse comme la terre 
par l'eau du ciel. » 

\. Gliorar el-khas'dis\ 1. X, ch. ii, p. 290. 

2. Ech-Cherichi ap. Cheikho, Medjàni el-addl', t, 1, 20. 

'■'). Et-Tortouchi, Sivddj el-mo/ouk, p. 319. 

4. Xozlial el-aba'âr ounl-asmâi' fi niclibâr dzaniiàl rt-qana' , 
Boulaq, 1293 h., in-8. p. 74. 



LU INTRODUCTION 

On demandait à Loqmàn: Quel est le pire des hommes? 
— Celui qui ne s'inquiète pas que les autres le voient 
commettre une faute'. 

Un jour que j'étais en voyage, raconte Loqmàn, je 
rencontrai en chemin un jeune homme : Qui es-tu? 
lui demandai-je. — Un être humain. — Quel est ton 
nom? — Je n'ai jamais songé à me nommer. — De qui 
reçois-tu l'aumône? — De quiconque veut bien me 
donner. — Que ta vie est heureuse et tranquille ! — Et 
qui t'empêche de goûter toi-même ce bonheur et cette 
tranquillilé" ! 

Quelqu'un le confondit avec uu esclave qui venait de 
s'échapper et l'employa à la fabrication des briques. Un 
jour l'esclave fugitif reparut. Son maître fut saisi d'effroi 
en apprenant le nom de Loqmàn : il tomba à ses pieds 
et se confondit en excuses, mais le sage lui dit en sou- 
riant : Pourquoi ces témoignages de regret? Les maux 
que tu m'as fait endurer depuis une année, crois-tu 
qu'une heure suffira pour les elTacer de mon souvenir? 
Et cependant, mon ami, le service que je t'ai rendu n'a 
pas été infructueux pour moi. En contribuant à cons- 
truire ta maison, j'ai accru mon trésor de sagesse. 
Homme favorisé du sort, apprends que j'ai dans ma 
tribu un esclave à qui j'imposais souvent les plus péni- 



\. Commentaire du Qorân de Djelaleïn, t. II, p. 293 — Eth- 
Tha'alebi {Qis''as' el-anbiâ, p. 301) donne une leçon opposée et 
qui paraît préférable : « Quel est le plus noble des hommes ■' » 
— <c Celui qui ne se soucie pas d'être vu commettant une 
faute. » 

2. El-Is'hah"ani ap. Cheïkho, Medjâni el-adah, t. I, p. 19. 



INTRODUCTION LUI 

bles travaux; désormais le souvenir de mes rudes labeurs 
m'empêchera de le traiter d'une façon inhumaine. 
Quiconque n'a pas souffert l'injustice des grands, ne 
peut s'apitoyer sur le sort des humbles; si la voix d'un 
maître a sonné impitoyablement à ton oreille, ne sois 
pas impitoyable à ton tour pour tes serviteurs', 

11 n'y a pas de richesse qui vaille la santé ni de bien 
qui vaille la pureté de l'âme'. 

Un homme passa près de Loqmân, autour duquel les 
gens s'étaient rassernblés. N'es-tu pas, dit-il, cet 
esclave noir qui était berger à tel endroit? — Oui, lépon- 
dit-il. — Comment es-tu arrivé au rang où je te vois? 
— En parlant sincèrement, en tenant mon serment, 
en laissant de côté ce qui ne me regardait pas^ 

Mon fils, prends des biens de ce monde ce qui t'est 
nécessaire : ne t'y précipite pas, car tu y compromet- 
trais ta vie future: ne les rejette pas, car ce serait t'enor- 
gueillir sur ton prochain : jeûne de façon à interrompre 
tes plaisirs mais non ta prière, car aux yeux de Dieu, 
la prière est plus importante que le jeûne '. 



\. Saadi, Le Bostân, tr. par Barbier de Meynard, Paris, 1880, 
iu-8, p. 213. 

2. Eth-Tha'alebi, Qis'as' el-anhià , p. 30G. 

3. Abou Horaïrah, cité par Abou Zakarya en-Xaouaoïii, The 
hloçjrapliical Dictionary of illiislrious men, éd. Wiisteufeld, Gôt- 
lingen, 1842-47, iQ-4, p. 526, et Eth-Tha'alebi, Qis'as el-anbiâ, 
p. 306. D'Herbelot, Bibliothèque orientale, t. 111, p. 486. Cette 
maxime est citée avec quelques différences parWustenfeld, De 
scientiis et sludiis Arabum ante Mohammedem et de fubnlis Lok- 
7nani, Gôtlingen, 1831, in-8, p. 2S. 

4. Eth-Tha'alebi, Qis'as' al-anbiâ. p. 3(16. 



LIV INTRODUCTION 

On dit au sage Loqmàn : « De qui as-tu appris la poli- 
tesse? » — « Des gens impolis : Tout ce que je voyais à 
blâmer chez eux, je m'abstenais de le dire ou de le faire '. » 



On voit comment les analogies s'éta])lissent peu à peu 
entre Loqmàn et Esope dont la renommée, sinon lés 
fables avait dû passer d'assez bonne heure chez les 
Arabes'. Bientôt cetle ressemblance s'accrut lorsqu'on 
prêta à l'esclave nubien les réponses adroites que les 
Grecs attribuaient déjà à Esope, dans des circonstances 
difficiles. Les anecdotes en elles-mêmes font partie d'un 
fonds commun aux littératures populaires, mais le rap- 
port des contes arabes et grecs entre eux egt tel qu'on 
ne peut contester un emprunt direct. Sont-ils passés des 
Grecs aux Arabes ou ceux-ci les ont-ils transmis aux 



1. Saadi Gulistan, éd. Jolinsou, Hertford, 1863, in-4, 1. Il 
liist. 21, p. 58. Wiisteufeld, De scienliis et studiis Arahum, pp. 28- 
29. Cf. aussi uue anecdote apocryphe sur la captivité de Loqmàu 
chez les Grecs, 1. II, hist. 19, p. 55-56 : La couclusioa est qu'il 
serait dommage de dire des paroles de sagesse a ceu.K qui n'en 
sont pas digues. On trouvera uu certain nombre de proverbes 
attribués à Loqmàn dans les Maximes des orientaux de Galland 
(D'Herbelot, Dihliotlfeque orientale, t. IV, p. 255 et suiv.). 

2. Remarquons que l'origine nubienne ou éthiopienne (comme 
celle d'Ésope) n'est pas mentionnée dans le Qorân, et qu'elle 
ne se trouve que dans les écrivains postérieurs. On peut ad- 
mettre que lors de la formation du personnage de Loqmàn U- 
sage, la personnalité d'Ésope se substitua peu à peu à celle du 
Balaani biblique. 



INTHODUCTION LV 

premiers'. La question a été disculée : je crois qu'on 
peut la résoudre par des preuves chronologiques. 

« On raconte de Loqmàn le sage nubien, fils de 'Anqà, 
fils de Barouaq, du peuple d'Aïla, que son maître lui 
donna une brebis en lui commandant de l'égorger et 
de lui apporter ce qu'il y avait de pire en elle. Il obéit et 
présenta le cœur et la langue. Son maître lui donna 
une autre brebis pour qu'il l'égorgeàt et lui apportât ce 
qu'il avait de meilleur. Loqmàn obéit et servit le cœur 
et la langue. Interrogé là-dessus, il répondit : Maître, 
il n'y a rien de pire que ces deux choses quand elles sont 
mauvaises ni de meilleures quand elles sont bonnes*. » 

Dans la Vie d'Esope attribuée à Planude, l'anecdote 
est rapportée de la manière suivante : « Un certain jour 
de marché, Xanthus qui avoit dessein de régaler quel- 
ques-uns de ses amis commanda à Esope d'acheter ce 
qu'il y avoit de meilleur. Je t'apprendrai, dit en soi- 
même le Phrygien, à spécifier ce que tu souhaites, sans 
l'en remettre à la discrétion d'un esclave. Il n'acheta 
donc que des langues, lesquelles il fit accommoder à 
toutes les sauces : l'entrée, le second, l'entremets, ton! 
ne fut que langues. Les conviés louèrent d'abord le 
choix de ce mets ; à la fin ils s'en dégoûtèrent. — Ne t'ai- 



1. Cf. sur des emprunts analogues le mémoire de M. Zoteu- 
Lerg : U histoire de (iala'd et Schimas {.Journal Asiatique, 1886, 
t. I, p. 97-123). 

2. El-Qalyouhi, Naouâdir, éd. de Boulaq, iu-8, 1302 hég.; 
uo 164, p. 75; Etli-Tha'alebi, Qis'as' el-anhiû, p. 307, d'après Ibu 
Fattroueiii. lîeïdhàoui {Commentaire du Qordn, t. II, p. 253). 
l'ii rapportant cette anecdote dans tes mêmes termes donne 
David pour uiaitrr à I^oqinàu. 



LVl INTRODUCTION 

je pas commandé, dit Xanthus, d'acheter ce qu'il y 
auroit de meilleur? — Et qu'y a-t-il de meilleur que 
la langue? reprit Esope. C'est le lien de la vie civile, la 
clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison : 
par elle on bâtit les villes et on les police : on instruit, 
on persuade, on règne dans les assemblées, on s'acquitte 
du premier de tous le? devoirs qui est de louer les 
Dieux. — Eh bien ! dit Xanthus (qui prétendoit l'at- 
traper), achèle-moi demain ce qu'il y a de pire : ces 
mêmes personnes reviendront chez moi et je veux diver- 
sifier. — Le lendemain, Esope ne fit encore servir que 
le même mets, disant qiie la langue est la pire chose qui 
soit au monde : c'est la mère de tous débats, la nourrice 
des procès, la source des divisions et des guerres. Si 
l'on dit qu'elle est l'organe de la vérité, c'est aussi celui 
de l'erreur, et, qui pis est, de la calomnie. Par elle, on 
détruit les villes, on persuade de méchantes choses. Si 
d'un côté elle loue les Dieux, de l'autre elle profère des 
blasphèmes contre leur puissance. — Quelqu'un de la 
compagnie dit à Xanthus que véritablement ce valet lui 
étoit fort nécessaire, car il savoit le mieux du monde 
exercer la patience d'un philosophe ' . » 

En observant que Planude écrivait au xiv* siècle et 
après les auteurs arabes qui ont rapporté cette anecdote, 
on a été amené à penser que l'emprunt avait été fait 
par les Grecs. Reinaud, dans un article sur le conte de 



1. Traduction de La Foutaiae, Œuvres, t. I, p. 13; Plauude^ 
Vie d'Ésope ap. Eberhardt, Fubulœ romanenses grœcè conscripla:. 
Leipzig, 1872, iQ-12, p. 239; Camerarius, Uistoria vilx fortu- 
nœqm Msopi, Leipzig, 1344, iu-8, p. 16-17. 1 



INTRODUCTION LVIl 

Hotjkar^ a été plus loin, et après avoir déclaré « qu'on 

" ne trouve pas chez les Grecs anciens les légendes de 

ce sage », il ajoute : « Ce serait un de ces nombreux 

emprunts que les Grecs du moyen âge ont faits aux 

Orientaux et que Planude a cru devoir mettre sur le 

compte d Ésope. » — L'erreur est absolue, Tanecdote 

et la moralité à en tirer existaient chez les anciens : 

Plutarque^ l'attribue à Eias de Priène : « Le roi d'Egypte, 

dit Thaïes, avait envoyé à Bias une victime en lui faisant 



1. Journal Asiatique, Ir" série, t. VI, p. 251. Le coûte du sar/e 
Ih'i/kar où se rencoutre la plupart des traits attril)ués à Esope 

l'^fis eutre les rois d'Egypte et de Babyloue, char tramé par 
1' s oiseaux, ingratitude du fils adoptif, etc.; existe eu arabe 
il.uis certaines recensions des MiUe et une nuits. 11 a été traduit 
en français, après D. Chavis et Cazotte {Continuation des 
Mille et une nuits, 4 v. in-12, Genève et Paris, 1772), par Caussin 
lie Pcrceval {Mille et une nuits, Paris, 1806, 8 v. iu-8, t. VllI) et 
Airoub (te sage Heycar , Paris, 1824, in-8 réimprimé dans sa 
Lilli-rature française'et orientale, Paris, 183.^, in-8, p. 61-121). 
11 a passé dans les littératures slaves {Akir et Anadam, VEunns 
de Planude) et en roumain {Archir ci Anadam). Cf. Rambaud, 
l.n Russie épique Paris, 1876, in-8, p. 381-384; Gaster, Literalura 
j'opulara romana, Bucharest, 1883, in-12, p. 104-113, et les au- 
teurs cités; id., Ilchester Lectures on greeko-slavonic Lilerature^ 
London, 1886, iu-8, p. 111-113. Le manuscrit arménien n" 69 
de la Bibliothèque nationale renferme un conte portaut le même 
titre et donnant les mêmes détails. Faut-il aussi rapporter à ce 
I yrle le texte malai intitulé : Histoire du roi Basmân et de 
l.'M/mcin dont la Bibliothèque nationale possède un exemplaire 
iu-4, donné par Langlès? Cf. iacquvt, Mélaîiges malais, j'ava- 
imis et polynésiens, n° 11. Bibliothèque malaye {Journal Asia- 
i'jiie, février 1832, p. IIS). Cf. aussi un article de Benfey, 
i"sland, 1859, u" 22. 

2. Banquet des Sept Sages, eh. ii. 



LVIll INTRODUCTION 

dire d'en couper ce qu'il y avait de pire et de meilleur et de 
le lui renvoyer. Notre sage, avec un discernement merveil- 
leux, en ôla la langue et la fit porter au roi. Voilà ce qui 
lui a valu une estime et une admiration si déclarées. » — ' 
Dans un autre ouvrage du même auteur', le trait est 
attribué à Pittacus de Mitylène. Il est impossible, comme 
on le pense, de supposer un emprunt fait par Plutarque 
aux Arabes : l'on remarquera que les recensions de ces 
derniers s'accordent plus avec celle de Plutarque qu'avec 
celle de Planude. On peut expliquer ce fait en rappelant 
({ue divers traités du polygrapbe grec fuient traduits en 
syriaque et de là passèrent en arabe'. C'est ainsi qu'on 
peut s'expliquer la présence de la même anecdote dans 
le Midrasc/i (Levit. Rabb. 33 et Yalqout, Psaume 768) 
où on met en scène le serviteur de Fvabbi Gamaliel. 11 
n'y a rien de sérieux dans Taffirmation de Lansberger ' 
qui croit que Plutarque a puisé à une source juive (!) 
sous prétexte que II. Gamaliel dont il est question était 



1. Du bavardage, ch. viii. Cette auecdote avait probablement 
passé en Occideut avant Planude : cf. Wright, Sélection of lalhi 
stories, Londou, 1842, in-8, n" XLII. 

i. Nous ne possédons de versions syriaques des traités de 
Plutarque que ceux de La Colère et des Exercices (ce dernier 
perdu en grec), publiés par Lagarde, Analecta syriaca, Leipzig 
1858., in-8, mais il n'est pas douteux que d'autres traités avaient 
été traduits en syriaque. Cf. Biclcell, Conspectus rei Syrorum litte- 
rariœ, Miinster, 1871, in-8, ch. vu; Nestlé, Lilteralwa syriaca, 
Carlsruhe. 1881, in-12, g iv ; et dans Weurich (De auctorum grai- 
corwn versionibus et commenlariis syriacis, arabicis, armeniacis 
persicisque, Leipzig, 1842, in-8), 11'^ part., §§ oliu-cliv, la liste de 
de quelques ouvrages de Plutarque traduits en arabe. 

o. Die Fabelii des Soplios, 1859, ln-12, p. cx-cxi. 



INTHDDIICTION LIX 

son contemporain un peu plus âgé : la rédaction du 
Midrasch étant postérieure de beaucoup à l'auteur grec, 
il est évident que celui-ci est la première source de 
l'anecdote. 

Voici un nouvel exemple qui confirmera ce que j'a- 
vance et montrera que l'emprunt a été fait par les Arabes 
aux Grecs. « Un jour le maître de Loqmàn s'enivra 
et paria avec des gens qu'il boirait l'eau d'un étang. 
Quand il fut revenu à lui, il reconnut sa faute et s'a- 
dressa à Loqmân : C'est à ton insu que j"ai agi ainsi, 
dit-il. L'esclave répondit : Prends tes aiguières et mets 
les ensemble. La chose faite, il dit aux gens : Quels 
sont les termes de votre pari? — Qu'il boirait l'eau d'un 
étang, — Il y a des affluents, détournez-les. — Comment 
le pourrions-nous? — Et comment pourr.iit-il boire si 
vous n'enlevez pas l'eau qui s'ajoute en plus de celle de 
l'étang ' ? » 

a Xantus s'en donna jusqu'à perdre la raison et à se 
vanter qu'il boiroit la mer. Gela fit rire la compagnie. 
Xantus soutint ce qu'il avoit dit, gagea sa maison 
qu'il boiroit la mer tout entière, et pour assurance de 
la gageure, il déposa l'anneau qu'il avoit au doigt. Le 
jour suivant, que les vapeurs de Bacchus furent dissi- 
pées, Xantus fut extresmement surpris de ne plus 
trouver son anneau qu'il tenoit fort cher. Ésope lui dit 
qu'il étoit perdu et que sa maison l'étoit également. 
Voilà le philosophe bien alarmé : il pria Ésope de lui 
enseigner une défaite. Ésope s'avisa de celle-ci : Quand 



1. Ech-Cherichi ap. Cheïkho, Medjdni el-adab, t. I^ p. 60; Eth- 
Tha'alebi, Qis'as' al-anbid, p. 306. 

d 



LX INTRODUCTION 

le jour que l'on avoit pris pour l'exécution de lai^ageure 
fut arrivé, tout le peuple de Samos accourut au rivage 
de la mer pour être témoin de la honte du philosophe. 
Cehii de ses disciples qui avoit gagé contre lui triom- 
phoit déjà. Xantus dit à l'assemblée : Messieurs, j'ai 
gagé véritablement que je boirois toute la mer, mais non 
pas les fleuves qui entrent dedans; c'est pourquoi, que 
celui qui a gagé contre moi détourne leur cours, et puis je 
ferai ce que je me suis vanté de faire. Chacun admira 
l'expédient que Xantus avoit trouvé pour sortir à son 
honneur d'un si mauvois pas. Le disciple confessa qu'il 
étoit vaincu et demanda pardon à son maître. Xantus fut 
reconduit jusqu'à son logis avec acclamation '. » 

Le même récit existe encore dans Plutarque", avec les 
rois d'Egypte et d'Ethiopie pour personnages : '( Amasis, 
roi d'Egypte, à Bias le plus sage d'entre les Grecs : Un 
roi d'Ethiopie engage avec moi une lutte dé sagacité. 
Vaincu dans les autres épreuves, il m'a imposé un défi su- 
prême aussi étrange que considérable, ordonnant que je 
boive la mer. Si je résous la difficulté, j'aurai le droit de 
posséder plusieurs villages et plusieurs villes de son 
royaume. Si je n'y réussis pas, il faudra que je lui cède 
les villes qui sont autour d'ÉIéphantine. Ainsi donc . 
après avoir examiné la question, renvoyez-moi sur-le- 
champ Niloxène. Du reste, à ce que vos amis et conci- 
toyens désireront de moi, je ne ferai pas défaut. — Cette 



1. Traduction de La Foutaiue, p. 14; — Eberbard, Fabula' 
rumanenses grœf'e conscriptx, p. 268 (17e d'Ésope, cb. xvii) ; 
(Jamerarius, Hialoria vitœ fuilunœque Msopi^ p. 24-26. 

2. Banquet des Sept Sages, ch. vi. 



INTRODUCTION LXI 

lectureachevée,Bias n'attendit pas longtemps. Il demeura 
un instant recueilli en lui-même, un instant il conféra 
avec Cléobule qui était assis près de lui, puis il dit àNi- 
loxène : Eh quoi! Naucratien, Amasis qui est roi de 
tant d'hommes, qui possède une si grande, une si belle 
contrée, consentira pour tant d'obscures et méchantes 
bourgades à avaler la mer? — Nilox''ne s'étant mis à 
rire, répondit : Supposez qu'il le veut bien, et examinez 
ce qu'on peut faire. — Eh bien, qu'il écrive au roi d'E- 
thiopie d'arrêter les fleuves qui se jettent dans la mer, 
pendant que lui-même la boira telle qu'elle est actuelle- 
ment, car c'est sur cette mer que porte le défi et non 
sur la mer telle qu'elle sera ultérieurement. — Dès que 
Bias eut prononcé ces paroles, Niloxène enchanté lui 
sauta au cou et l'embrassa avec de grands éloges. » 

Nous retrouvons ce conte, plus ou moins modiflédans 
diverses littératures populaires Les recensions orientales 
du roman de Syhtipas ou des Sept Vizirs renferment cette 
réponse du marchand de santal et des trois filous : 
version arabe : Mille et une nuits : Le vieillard aveugle 
et infirme^; version syriaque incomplète'; hébraïque : 
Micidé Senbadar^ ; grecque : Syntipas'; persane: Sin- 
difjdd-Nameh'; espagnole dérivée de l'arabe : Libido de 

1. Éd. Habicht, t. XII, Breslau, 1843, p. 3Go, n. 998; éd. de 
Boulaq, 1302 hég., t. 111, p. 78, n. 603; Bel Kassem beu Sédira, 
Cours de littérature arabe, Aiger, 1879, in-12, n° 144. p. 173. 

2. Bœthgen, Sindhan oder die sieb?n weisen Meister, Leipzig, 
1879, iu-8, p. 26. 

3. Carmoly, Paraboles de Sendabar, p. 136, Le murctiand et 
les fripons. 

4. Ebcrhard, Fabulse romanenses fjrspcè conscriptœ, p. 99. 
:\. Clouston, Tlie hoolc of Sindibad, Glasgow, iu-S, p. 96. 



LXII 



INTRODUCTION 



los engannos et los asayamlentos de las mugeres^. Il 
semble qu'il soit fait allusion à ce récit dans quelques 
passages sanscrils cités par Cassai, Miachlé Senbadar, 
p. 173, note 1 : en Italie, l'une des trois cents nouvelles 
de Fr. Sacchetti (1335) raconte comment Messer Bar- 
nabo demanda à un abbé de lui résoudre quatre ques- 
tions impossibles, parmi lesquelles celle-ci : Combien y 
a-t-il d'eau dans la mer? Un meunier prend les vête- 
ments de l'abbé et, tout en faisant remarquer que la 
mer n'a pas toujours un volume constant, puisqu'il y 
entre et qu'il en sort de l'eau continuellement, il donne 
un chiffre de barils, invitant Messer Barnabo à vérifier 
le fait. Une variante, citée par le même auteur, se rap- 
proche plus de notre thème : Messer Barnabo est rem- 
placé par un pape, et le jardinier, substitué à l'abbé, 
demande qu'on barre toutes les embouchures des lleuves 
qui se déversent dans la mer-. AuxiiF siècle, le domini- 
cain Etienne de Bourbon inséra cette anecdote clans son 
recueil d'exemples : Parmi les trois questions posées 
par un roi à un sage dont il convoite les richesses, se 
trouve celle-ci : Quelle quantité d'eau contient la mer?J 
— Le sage promet de la mesurer quand le roi aurî 
empêché les fleuves de la grossira — Ce conte a été repro- 
duit dans le roman haut-allemand (peut-être primitive- 



1. Compare tti, Ricerc/te inlurno al libro tli Slndibad, Milan^ 
1869, gr. iu-4; Enx. XXV, p. 52, Enxemplo del 7nercador del fian-^ 
dalo et del otro mercador. 

2. Novelle italiane di quaranta aiilori, Leipzig, 1879, iu-12,. 
p. 64; Sacchetti, Noi/ve//es choisies, Paris, 1879, pet. iu-16, p. 6.j 

3. Ëtieaae de Bourbon, Anecdotes historiques, légendes et 
apologues, éd. Leroy de la Marche, Paris, 1877. in-8, no 86.i 



LNTRODLiLTION LXlll 

ment bas-allemand) de TU Ulespiègle (Eulenspiegel) 
attribué au cordelier de Strasbourg, Thomas Murner' 
puis par Burckhard VValdis^ Un porcher fournit à l'abbé 
d'un couvent la solution des questions posées par un 
prince qui avait besoin d'argent, entre autres de celle ci ; 
Quelle est la profondeur de la mer, et combien faudrait il 
de cuves pour la vider? — Dans un conte serbe, l'empe- 
reur donne un verre à un paysan en lui commandant 
d'aller vider la mer pour que lui-même puisse s'y pro- 
mener à pied sec. Sur le conseil de sa fille, le pauvre 
homme apporte une livre d'étoupes à l'empereur, pour 
qu'il étoupe d'abord tous les ruisseaux et tous les fleuves ^ 
Un conte allemand nous fournit une réponse semblable 
faite par un petit berger à un roi qui lui pose trois 
questions : la première : « Combien y a-t-il de gouttes 
d'eau dans la mer? » — « Sire, faites tamponner d'abord 
tous les fleuves pour qu'aucune goutte de leur eau 
n'aille à la mer que je ne l'aie comptée auparavant'. » 



1. P. Jaimet, Les ucenf.ui'e'i de TU U/eapièg/e^T'aTh, 1868, iu-lG, 
cil. xxviii, p. 48, Comment Ulespiègle à V Université de Prague en 
Bohême, dispute avec les étudiants et l'emporte sur eux. 

2. Esopus, 1. III, f. 92: Comment un porcher devint nbfjé, éd. 
Kurz, t. I, p. 382-388. 

3. Wuk Stephauowitch, Volksmurchen der Serben, p. 2.j, La 
jeune fille qui surpassa l'empereur eji sagesse ap. E. Dumérii, 
Eludes sur quelques points d'archéologie et d'histoire littéraire, 
Paris, 18G2, in-8 ; Marinier, Contes populaires de toutes les nations, 
If^série, Paris, 1880, ia-18 j., p. 34: Le roi et la mendiante. 

4. Grimm, Kinder-und Hausmurchen, Berlin, 1880, in 8, p. 182. 
— Cf. aussi d'autres sources citées par Koehler, Nasr ed- 
din's Schtviinke {Orient und Occident), Gôttingen, 1862, in-8, t. I, 
p. 439); Oesterley, dans son édition des Gesla Romaiiorum, 

d. 



LXIV INTRODUCTION 

Comme Ésope, Loqmàn trouva moyen de se justifier 
d'une fausse accusation portée contre lui, Abou Ish'aq 
eth-ïha'alebi rapporte qu'il élait le plus dédaigné des 
esclaves de son maître. Un jour, celui-ci l'envoya avec 
d'autres serviteurs chercher des fruits dans un verger. 
Ils revinrent sans en rapporter, car ils les avaient man- 
gés et accusèrent Loqmân de ce méfait. Celui-ci dit à son 
maître : « L'homme à double face n'est pas estimé de 
Dieu; fais-moi boire de l'eau chaude ainsi qu'à eux, puis 
fuis-nous courir. » Le maître suivit cet avis, les esclaves 
vomirent les fruits, tandis que Loqmân ne vomit que de 
l'eau. Ainsi éclatèrent sa sincérité et leur mensonge'. 

(( Le premier maître qu'eut Ésope l'envoya aux champs 
labourer la terre, soit qu'il le jugeât incapable de toute 
autre chose, soit pour s'ôter de devant les yeux un objet 
si désagréable. Or, il arriva que ce maître étant allé voir 
sa maison des champs, un paysan lui donna des figues : 
il les trouva belles et les fit serrer fort soigneusement, 
donnant ordre à son sommelier appelé Agathopus, de 
les lui apporter au sortir du bain. Le hasard voulut 
qu'Ésope eût affaire dans le logis. Aussitôt qu'il y fut 
entré, Agathopus se servit de l'occasion, et mangea les 
figues avec quelques-uns de ses camarades : puis ils reje- 



p. 733 (le conte n° 70 de ce recueil ne reufei'uie pas la queslioQ 
dont il s'agit) ; Imbriaui, La novellaja fiorentina e la novellaja 
milanese, Livourne, 1877, iu-12, p. 621, note 6; De Puymaigre, 
Folklore, Paris, 1885, in-12, p. 241-243. 

\. Eth-Tha'alebi, Qis'as'' al-anbiâ, p. 306; Ech-Cherichi ap. 
Cheïkho, Medjnni el-adab, t. I, p. 60 ; D'Herbelot, Bihliot/ièque 
orientale, t. III, p. 486; Wûstenfeld, De scienliis et studiis Ara- 
l>um, p. 17, d'après les Mesnevi de Djelal ed-diu. 



INTRODUCTION LXV 

tèrent, cette friponnerie sur Ésope, ne croyant pas qu'il 
se pût jamais justifier, tant il étoit bègue et paroissoit 
idiot. Les châtiments dont les anciens usoient envers 
leurs esclaves étoieat fort cruels et cette faute très 
punissable. Le pauvre Esope se jeta aux pieds de son 
maître, et se faisant entendre du mieux qu'il put, il 
témoigna qu'il demandoit pour toute grâce qu'on sursît 
de quelques moments sa punition. Cette grâce lui ayant 
été accordée, il alla quérir de l'eau tiède, la but en pré- 
sence de son seigneur, se mit les doigts dans la bouche 
et ce qui s'ensuit, sans rendre autre chose que cette eau 
seule. Après s'être justifié, il fit signe qu'on obligeât les 
autres d'en faire autant. Chacun demeura surpris : on 
n'eût pas cru qu'une telle invention pût partir d'Ésope. 
Agathopus et ses camarades ne furent point étonnés. Ils 
burent de l'eau comme le Phrygien avoit faict, et se 
mirent les doigts dans la bouche, mais ils se gardèrent 
bien de se les enfoncer trop avant, l'eau ne laissa pas 
d'agir, et de mettre en évidence les figues toutes crues 
encore et toutes vermeilles. Par ce moyen, Ésope se 
garantit : ses accusateurs furent punis doublement, 
pour leur gourmandise et pour leur méchanceté'. » 

VI 

Comme on le voit, les traditions relatives à Ésope 
avaient fini par être appliquées à Loqmân par les musul- 
mans ^ ; en conséquence, c'est à ce dernier que furent attri- 



1. Traductiou de La f outaiiie, t. I, p. 9, — Eberhard, Fabulie 
romanenses grxce conscriptœ, p. 228. 

2. Ea Occident l'on arriva jusqu'à croire à l'existence réelle 



LXVr INTRODUCTION 

buées les fables ésopiques traduites en arabe à une époque 
relativement récente. On a discuté la question de savoir 
si elles n'élaient pas, au contraire, passées de Farabe en 
grec : les arguments invoqués par Hirtius ' et reproduits 
plus tard par Marcel ont été réfutés par de Sacy, dans 
une dissertation insérée dans le Magasin encyclopi'd/que': 
il y donne comme preuves qu'aucun auteur arabe des 
premiers temps de l'hégire n'a fait mention des fables 
de Loqmàn, que les animaux familiers aux Arabes, 
comme l'autruche, l'hyène, le chrcal, le chameau, n'ap- 
paraissent pas dans ces apologues, enfin qu'outre l'iné- 



de Loqmàn et à le confondre avec Ésope, Jlaracci et Caiiiri 
entre autres. Cf. Heumann, Ab/iandlunr/ dass Aisopus und Loc- 
mann eine Persone sei, Act. philosopli. Part. VIII, u" 4 ; Marcel, 
Fables de Loqmàn, Paris, an XI, in-18, p. 17-18, et les a iteurs 
cités dans les notes jointes par Furia à la dissertation de Fabri- 
ciijs, De JEsopo [Fabiilœ œsopicœ, éd. Furia, Leipzig, 1810, iu-8, 
p. Lxvi-cxvii). Erpénius arriva à une synthèse plus étrange 
encore : dans la préface de son édition des Fables, il dit que 
Loqmàn aurait été, d'après les Arabes, persan d'origine et juif 
de religion (p. 7). D autres pensaient même que les fables de 
Loqmàn avaient été composées en persan (Baumgarten, cité 
par Wûstenfeld, De scientils et studiis Arabmn, p. 23, note 2). 
Boulanger, dans son Ésope fabuliste [Œuvrex, Amsterdam, 1794, 
6 V. in-8, t. III), alla jusqu'à prétendre que Loqmàn, Salomon 
et Esope n'étaient qu'une même personne. 

1. Commenfalio invenfionem fabiilarum /Esopo tributam in 
Locmanniim transférées [Acta Academiœ electoralis Mofjuntinœ. 
t. I, p. 583). Un de ces arguments s'appuyait sur l'époque 
reculée à laquelle aurait vécu Loqmàn le sage, contemporain 
de David (!), tandis qu'Ésope n'était contemporain que de 
Crésus et de Cyrus. Cf. aussi Marcel, Préface, p. 15-16. 

2. 9= année, t. I, p. 384-386. 



INTRODUCTION LXVIl 

légance du style on rencontre souvent des mots et des 
idées d'origine grecque'. 

Mais si les fables de Loqinân sont empruntées à la 
Grèce, il n'est pas probable qu'elles en soient venues 
directement, M. Joseph Derenbourg, en examinant plus 
soigneusement le manuscrit de la Bibliothèque Nationale 
qui les renferme, y a relevé l'épigraphe suivante : a. Ici 
se termine le livre des Apologues; il fut achevé le pre- 
mier jour du mois de Thoth, le jour . . . béni de l'année 
1016 des Martyrs. De ce livie s'est occupé le roi, l'ar- 
chonte, le chrétien, l'orthodoxe, le cheikh, le chef, le 
juste Barçouma; que Dieu l'appuie de sa droite forte et 
qu'il l'aide pour l'héritage du royaume éternel... '. » Les 
fables e.Kistaient donc en l'an 1016 des Martyrs, corres- 
pondant à Tan 1299 de notre ère". 



1. Les argiiuieuts de Hirlius et ceux de Sacy ont été résumés 
par Wustenfeld, De scientiis et sludiis Arahum, ]^.2A-iO; Wen- 
rich, De auctonim grœcorum versionibus, Part. II, § 56-59; E. 
Duinéril, Poésies inédites du moyen âge, Paris, 1854, in-8, p. 20- 
22. Malgré tout. De Hammer a encore soutenu l'erreur tradition- 
nelle en faisant de Loqmàn i'Adite l'auteur des fables qui portent 
sonnom{Litteraturgesc/uc/ileder Araber, t. I, p. 31-36). « Lokman 
ist der Valer des arahischea Gnomik und des Apologs » l'id., p. 36). 

ijj^-j^l OJai JjU a, >l [c OJjj jl^_:^l IjL^i! ^^ ^^ ^1 
<Lr. aiil 0. ;.2^ ^j'^j_ -^.^J lt'hJ^ '^■^' ^Sj^j^^^ ef"^"*^' 
^1 ...4jj,'i|l aUfcio <L)j\ ^c 4»\clj 4.j_^à;I. Le nom du copiste 
est resté en blanc (.1. Derenbourg, Fables de Loqmûn le sage, 
Berlin, 1850, in-12, p. 13-14). 
3. « Nous connaissons un liarçoiinia qui viviât à cette époque 



LXVIll INTRODUCTION 

En outre, nous possédons une colleclion syriaque d'a- 
pologues qui renferme entre autres ceux attribués à 
Loqmân, moins le vingt-deuxième (le Buisson) qui a pu 
être ajouté par le traducteur chrétien ', et le troisième 
qui existe en grec. Elle a été publiée en syriaque, trans- 
crit en caractères hébraïques par le rabbin J. Lands- 
berger" et porte le litre de Mailé d Soufos (fables d'É- 
sope). Le traducteur chrétien, commettant ici la même 
erreur que l'éditeur moderne, y a vu le mot grec sophos 
(sage) " ; c'est sans doute la raison pour laquelle ces fables 
ont été attribuées à Loqmàn el h'akim (le sage). C'est 
aussi de cette collection que dérive un recueil grec publié 
à Leipzig en 1781 par Matthcei, d'après un manuscrit de 
Moscou*. Il y aurait cependant à examiner si les fables. 



mort eu 1316, et qui est bien certainemeut celui de uotre épi- 
graphe. Un ms. de la Bibliothèque du Roi (anc. fonds, u» 157) 
contient la vie et les éloges de cet homme saint, mais l'auteur 
de la biographie s'occupe de 'la sainteté et des miracles nom- 
breux de son héros, bien plus qu'il ne nous donne des détails 
sur sa vie. Voici ce qu'il nous apprend. Barçouma s'appelait 

(J. Deren])ourg, op. luud., p. 14-13). 

1. Cf. à l'appendice V le tableau de la concordance de ces 
fables avec celles de Loqmân et celles du Syntipas. 

2. Die Fabeln des Sophos, Posen, 1859, in-12. 

3. Cf. Benfey, Zur Ursprung dev Fabel {Orient iind Occident, 
1. 1, Gœttingeu, 1862, in-8, p. 354-363). 

4. Synlipœ philosophi persse fahulx. D'après la préface, elles 
auraient été traduites du syriaque par Michel Andréopulos, le 
traducteur ou suivant d'autres, l'éditeur du véritable Syntipas, 
version grecque du Sindibàd-Nameli faite sur le Sindban sy- 
riaque. Andréopulos vivait à la fin du xi^ siècle de notre ère 



INTRODUCTION LXIX 

d'un manuscrit syriaque inédit' de la Bibliothèque de 
Berlin ne se rapprochent pas davantage du texte arabe 
que le recueil de Landsberger. 

PJn résumé, peut-être a-t-il existé dans l'antiquité 
anté-islamique un aventurier célèbre par sa ruse et son 
adresse, identifié de bonne heure avec le roi mythique 
issu de 'Ad, auquel se rattache la légende des vautours. 
Le Qoràn, qui a utilisé les noms les plus connus des 
époques antérieures, s'est servi de celui de Loqmàn pour 
l'appliquer à un homme dont il vante la sagesse : les 
écrivains postérieurs, les commentateurs surtout, ont 
développé cette identification en rapportant à Loqmân 
des maximes de sagesse générale et des anecdotes mises 
par les Grecs au compte d'Ésope. Cette confusion des 
deux êtres imaginaires s'augmenta et elle était complète 
lorsque les fables ésopiques furent traduites du syriaque 
en arabe : leur auteur prétendu étant considéré comme 
le sage par excellence, ce fut naturellement à Loqmân 
el li^akhn que le traducteur les attribua. La version eut 
lieu dans la dernière moitié du xiii" siècle de notre ère-. 

(Cf. Eberhard, Fabulse romanenses qrxcè conscripl^, p. vni-ix). 
Ou a soutenu aussi l'opinion que le recueil syriaque avait été 
traduit sur le texte grec publié par Matthfei. 

1. A l'exception de quatre fables publiées par Itœdiger dans 
la seconde édition de sa Chrestomathia syriaca. Halle, 1868, in-8. 

2. Aux auteurs qui se sont occupés de la légende de Loquiàn 
et que j"ai cités dans les notes précédentes, il faut joindre C. 
H. Toy, The Lokman Légende {Proceedings of American Oriental 
Society, mai 1887, p. xxn xvii), mémoire, que je n'ai pas réussi, 
malgré mes efforts, à me procurer et dont je ne puis, par con 
séquent, apprécier les résultats. 



APPENDICE I 



jUi] jl^^j-U CJ, 4)ii^ ^ Jli ^/^ jri- (fol. 92) 

J^c. JL'b^ (>^^ Ijj A (j; ^1-A.^ 'U-1 .sic ij^ jL^ 
•«cl* ij- k,^j Jlâ lyl^ dl) j <_$^ Ici 4jùlj t>i-U 'oLc 

olj ^jVlj ^^Jîi-1 jUJl ^j l j^ijl J_^4J_ ;>1^ Js 



1. Bibliothèque de Berlin, ru ss. arabes, Codex "Welzstein 1,137. 

2. Ms. _^l. 

3. Ms. âj. 



LXXII APPENDICE I 

^^p=--? (j cjIcj^^i-.^ ^c ^ oUy ^ li_ o-^ j^j ^i 
dlu l^^l *^- li^ c^ j\j J^ Vj ' iS-^ V-£ V 

<^jÀ oSj -jA -w-aJI i'^ '^\ iy^'^ j^J "^ «,..,.>-L* 
jUi) Jaclj <u!\ CT-^'-^ Jy^\ ^ jjîsu _^j Cjy:^ fj>- 
UJi ^^ U» i,/A3 «-^, it^ 3 ^^ <3 -î'-^ "^P^'J 4) v- 

(»«:' •-^^- "^-J «-k-^* "^-5 -'V fc^^ û^^-^. "^J J:^-^' 
û; yjy^, (*^ J^^ J,-^ j^c» j'^ ^^(^ (fol. 93) 



1. Ms. U. 

2. On remarquera la coufusion du traditionniste qui fai| 
des Adites les descendants de H'imyar. 

3. Ms. yfiy 



APPENDICE I LXXIII 

Vj ^^^ Vj .-^.^^ f^ (irt "^ J^-? -'■^ «-^*^ (^ 
e^_^ U?^i ^^_\]1 f-^J>\ »-— >- Vj //i-*; («^1: Vj -^«1 



LXXIV APPENDICE I 

^fl^dl fciili j aJù\ JL.«j_ jUi) jl^j 'ulcj 4j_^ y> 

*,.*JUJb ^__,!il9 l^\j J^e-JI A-^f-^ -^J ^^^ (^'^ lï-^ 

û'^j j^ ^J>-^ J^ ol: ^ j^^' ù^V jUâ! sl^^i 

L Jk.Â) :s^jl L ljl«i I j\ ^^\ l^^lc U-là & lis \jy^>. 
JI*!? l^j~<*l Ajo Ai* Vj J-A.C. A«> jÂt Vj J^ Ajo jLl 

L. Jl lyil ij Ul (fo94) \^\ '^cj l^lc l!^ 
c^A^l (^\i ^j Jli J.J1 j4 <i ^ 1^9 l_^^j JIS ' 



1. Ms. pjur'. 

2. Ms. ^^. 

3. Ms. Jl. 



APPENDICE I LXXV 



Jlsj jUï) 'c^^y^\ l^j— ^1 ««a^l j»KJ jU-â) TT^^ ^^ 

iuUJl t/jj ^ ^" ^ jl^ jti^3 Jf. lj.«^ Jij ji Jl 

jL-âJ jl ^ Jls <.9 «uliaOl Oi-î2^1j >^.^J1 dlo.-- ^1 

^j J- oj j^ lU' < — s^ ^Is «C-c- -J'ij (iljj -U, (jl 

^-« aTI^V J^ A^^ji\ (j\y9 ^^xJl dU.^ Jl Oj^^z^ 

C^-2>j vl^wwll- ^— U-1 \yj JUâ <uJU- sl»l5 4) »lJl5 i^r 

J.ilJ^j C^_^9 Li IjJ JUà Ârls C^ slJl Si Jl^ l3 

^t^Jl Jl jjL <^ vl--"l ^^%J\ jA y JUj U. iJjjkT U 

jr^ jj^jl jj^ jlc ijf^ JJ ^_ *_^1 jUiJ l 4) IjlUs 



d. Ms. \^. 
2. Ms. IamJU**. 



LXXVI APPENDICE I 

jU>.Vi i*jU^_j Jl\ Ils \^^jy^ V J^3 j-^ JaI *^\s 

cJli ^^^j 0} <^j [ ^^ 0^^^ ôy^^ *^j ^ ii 
^i- ^^Jj ^iJl <)'L-rl cij y^_$ IacI -^j 4! Ic^ ^j-j aï 

L^Ic. «Àa 4J jJUj (fo 95) l^M li) l*.*-< il dU Jo L^i 
jLj 4^ 4'2"l9 o_j>Ul l-Jjh (j t^jl— J /*:^J ti^ 



1. 


Jls. 


JL^I. 


2. 


M s. 


aTJu^li. 


3. 


Ms. 


Ij^. 



APPENDICE I LXXVll 



c^J^il OyW^ j (^^1 U^\ ^-^ ^ ^r^ J^ S^J^^ ^-?3 

<ju« j'^/t« 4;jlcj j.*^ Aj Joj^ IjUtI* oJj>-\^ <OJ-i« 

Ju; J^Jl Jy 1J^\^ L^. J'^ slj.\j i>U^\ JrJl. 

dUsSi L^j ^Ci jU i ^vi ajjT/Xy-. '^ -^^ 

jy^ 1_^^ pj Jli ^ Ij—lj j£. jU-l aJJ-j oyWl 



1. Ms. ^1^1 



2. Ms. 



V^' 



LXXVIII APPENDICE I 

jl^ ^-^3-1 ,_^5-l^ o Al «ki» «^ Jjl Jk«i jb '^^ *L"1 
_^J ^p-Vl Oj~J ->J AjuoJ tJjl* (ji jU-â! ^JJ j^iaJ- 

/•j-îi ci jû uu ,»^j jis ii^ ^vi -^'Mî »^Â9 ' ^ j 

<- " j LàJI ^>^^1 J'y, J^ (j", ^ y^ L» Jl^ 

: (fo 96) \xi1a jLâ] JUs -*laI~J l9 

jjLi, lll^ JUJ ^l^Jl 



1. Le ms. répète ÂJL., 4?U ,j«^. 

2. Ms. (^"jjl J-^j LJJI r-Xi-l (jjX Jl ^jû (^^âJ U. 



APPENDICE I LXXIX 

^^A J^i \j>- J} ^[fi>)i\j ^9^J jUîî ol«J ^ 'Ull j_5i?J 

491 ^jJlj ^jOI c-*iJt jj^ ^li::^ jit.j}\ ^'x^j ^1 vi*.lj 

JJj ^^ ajd 0-, -^^i=^< Ù, ^^ 0'. JWJ^ "^.^^ J\ 
<Jl cîA,lH jLtf l^ls Jli -r j^ ^ 5*J ^ ' û' wA^ l/ 

1. Ms. jUI . 



LXXX APPENDICE I 

^\i\à U_A^ lÂ^l dUll A^l ^Ic Cj. ' JW^ Jj U^J -^ 



Extrait du T'irâz el-Manqouch^. 

<J^ ^^' ù^-^ <-^ j^V\ ^;;^ çr^l^ ^jiî* ^ L«\j 

Jr'jjl AjIiT ^j^ o^^J (JâJ^J S_^1j <UXJ-1 ^lil ASJj 

juîj iji^ jjj ii»u- ji^ iXi-1 jUi) iiiTj^j juj 



1. Ms. jUjJ. 

2 Ms. JU*>. 

3. Manuscrit de la bibliothèque de la Djami' Zeitouna à Tunis. 
Cf. sur le Tirdz el-Manqouch, Flûgel, Geographische und ethno- 
graphische Handschriften der Refaija {Zeilschrift der deulschen 
morgenliindischen Gesellscliaft, t. XVI, 1862, p. 701). 



APPENDICE I LXXXI 

^%J\ <l£. ^jj\^ jAj j jl^j L^ >Ulc IIW U^U 



r 



APPENDICE II 



ÉDITIONS DES FABLES DE LOQMAN 

a. Éditions et traductions complètes. 

Tn. Erpenius. — Locmani sapientis fabulœ et selecta 
quxdam Arabum adagio, Leyde, 1615, pet. 
in-8. 
— Grammatica arabica cui accédant Locmanni 
fabulœ, Leyde, 1636, in-4. 

S. V. RuSTiNG. — Locman fabulen en Ovidii brieven iii 
rijm gesteli, Amsterdam, 1701, in-8. ■ 

J.-A. Lacheniz. — Parœmix Locmani sapientis ex gram- 
matica arabica Th. Erpenii, expensis J. B. 
Podesta, Constantinopoli per literatum Persam 
persicè, per literatum lurcam turcicè redditx., 
Vienne, 1703, in-4. 

Tu. Erpenius. — Fabulœ Lohnani sapientis et quœ- 
dam dicta Arabum cum interprétât ione latind 
Th. Erpenii ejusdemque notulis et stricturis 
J. Goliiy éd. Schultens à la suite de la Gram- 
matica arabica du premier, Leyde,1748, in-4; 
2"= éd., Leyde, in-4; réimprimé avec des cor- 
rections, Calcutta, 1828. 

J.-A. David Michaelis. — Arabische Grammatik nebst 
einer arabischen Chrestomathie, 2^ éd., Got- 



APPENDICE II LXXXIIl 

tingen, 1781, in-8; 3" éd., Gottingen, 1817, 

in-4. 
Marcel. — Fables de Lokman, texte arabe et trad. 

franc., le Kaire, 1799, pet. in-4; 2*= éd., Paris, 

1803, in-18. 
SvANBORG. — Ôfningar i Arabiskan, Upsala, 1802, in-4. 
Caussin de Perceval. — Extraits du Qoran et Fables de 

Lokman, Paris, s. d. (1819), in-4. 
Freytag. — Locmani fabube et plura loca, Bonn, 1823. 

in-8. 
E. Rask. — Locmani fabulœ XL, Copenhague, 1831, 

in-8. 
Rœdiger. — Locmani fabulcc. annotationibus crilicis 

glossario explan. , Halle, 1830, in-4; 3* éd., 

Leipzig, 1850, in-4. 
ScniER. — Fables de Lokman traduites avec vocabulaire 

et notes, Dresde, 1839, in-4; 3* éd., Leipzig, 

1850, in-4. 
H. Delaporte. — Courts de versions arabes — Fables 

de Lokman avec le mot à mol, Alger, 1846, in-4. 
L. et H. Hélot. — Fables de Lokman en arabe et en 

français avec des notes, Paris, 1847, in-8. 
A. Cherbonneau. — Fables de Lokman, texte arabe 

suivi d'un dictionnaire — 1'^ édition (souvent 

réimprimée), Paris, 1847, in-12. 
J. Derenbourg. — Fables de Loqmân surnomjné le sage, 

revues de nouveau sur les mss., accompagnées 

d'une traduction française, Berlin, 1850, in-12. 
A. Cherbonneau. — Fables de Lokman expliquées d'après 

une méthode nouvelle par deux ti^aductions 

françaises, Paris, 1864, in-12. 



LXXXIV APPENDICE II 

BôLLiG^ S. J. — Brevis chrestomathia arabica, Rome, 
1882, in-4. 



b. Éditions partielles. 

Tannegui-Lefèvre (Faber). — Epistolœ, l. I, Saumur, 
1674, in-4 (réimpression de dix-huit fables 
mises en vers latins, Saumur, 1673, in-12). 

Alsop. — Faindarum œsopicaram delectus, Oxford, 1698, 
in- 8 (p. 99-104). 

W-F. Hetzel. — Arabische Grammatik nebst einer 
kurzen arabischen Chrestomathie, léna, 1776, 
in-8. 

HuMBERT. — Arabica Chrestomathia facilior , Paris, 
1835, in-8. 

Bled de Braine. — Clef de la prononciation des idio- 
mes arabes de V Algérie, Paris, 1858, in-8. 

Wright. — An arabic reading-book , Londres, 1870, 
in-8. 

Lagus. — Ldrokurs i Arabiska Spraket — III, Arabisk 
krestomati, Helsinijfors, 1874, in-8. 

Cheikho. — Medjâni H-Adab, i. I, Beyrout, in-12, 1885. 

MouLiÉRAS. — Chre&tomathie arabe, Constantine, 1889, 
in-8. 
Une traduction amharique de plusieurs fables de Loq- 

mân existe à la Bibliothèque nationale de Paris (fonds 

éthiopien, n° 55, P 43. Cf. Zotenberg, Catalogue des 

manuscrits éthiopiens de la Bibliothèque nationale, Paris, 

1877, in-4). 

Trois fables de Loqmân (n» 8, 12, 33) ont été tradui- 



APPENDICE II LXXXV 

tes en nouba (dialectes don^^olawi et mahassi) dans le 
recueil de Reinisch, Die JXuba Sprache, Vienne, 1879, 
2 V. in-8 (t. I, Lesestûcke, n" 16, p. 195; n° 17, p. 196; 
n° 18, p. 197). 



Ed. Vitale. — Vocabolario di lutte le parole che esis- 
tono nelle favole di Lokman, Naples^ 1887. 



APPENDICE III 



INDEX DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES 
DES FABLES 

Abstemius. — Mijthoîogia crsopica in qua y^sopi fabulœ 

grsecse et latincv ... adjlclantur P/uvdri, Avieni, 

Abstemii fabulse, cur. Is. Nevelet, Francfort, 

1610, pet. in-8. 
Adhémar de Cuaba.nnes. — Fabulic antlqux ex Phxdro 

fere servatis ejus verbis deswnptx et solutâ 

oratione expositœ ap. Hervieux, Les fabulistes 

latins, t. II. 
Ericus Alberus. — Cité dans les notes de l'édition de 

VEsopus de ^Yaldis par Kurz. 
Anonyme de Berne. — Anoyii/tni fabulœ ex arctopoli- 

tanx bibliothecx codice n° 679 ap. Hervieux, 

Les fabulistes latins, t. IL 
Anonyme de Névelet. — Voy. Ugobard de Sulmone. 
Aphtromos. — Apologi seu fabulœ œsopicœ grœco ac 

latino carynine prosaque redditœ ab Aphthonio 

sophista, etc., Hanovre, 1603, in-8. 
Athénée. — Deipnosophistarum libri XV, éd. Dindorf, 

Leipzig, 1827, 3 v. in-8. 
AuRÉLius Victor. — Œuvres, éd. et trad. par Dubois, 

Paris, 1846, in-8 (t. XXIV de la seconde série 



APPENDICE 111 LXXXVII 

de la Bibliothèque latine-française de Panc- 

koucke). 
AviANUS. — Fables, à la suite de Lucilius. 
Babrios. — Babriï fabuhc ci'sopiccV, éd. Schneidewin, 

Leipzig, 1880, in-12 (coll. Teubner). 
Baldo. — Alle?^ y^sopus, ap. Duméril, Poésies inédites 

du moyen âge. 
Benserade. — Œuvres diverses, Paris, 1692, 2 v. in-12. 
Beslôw. — Novellenbuch, cité dans les notes de VEsopus 

de Waldis. 
Bleek. — Reineke Fuchs in Afrika, Weimar, 1870, in-8. 
BoNER. — Der Edelstein, Berlin, 1816, in-8. 
BuRMANN. — Fables, à la suite de l'édition de Phèdre_, 

Leyde, 1719. 
Camerarius. — Historia vitœ fortunœque yEsopi cum 

fabulis illius, Leipzig, 1544, in-8. 
Commire. — J. Commirii carmina, Paris, 1753, 2 v. in-12. 
Cousin. — Cognati Sylva narrationum, libri F/, Genève, 

1552, in-12. 
DEGOURDEMANceE. — Fables turques, Paris, 1882, in-18 

(forme le tome XXXV de la Bibliothèque orien- 
tale elzévir'ienne de E. Leroux). 
Delicise poetarum gerinanoruni, Francfort, 1612, 6 v. 

in-12. 
Denys d'HALicARNASSE. — Opéra, éd. Kiessling, 4 v. 

in-12, Leipzig (coll. Teubner). 
Desbillons. — Fabulse œsoplce, Paris, 1778, in-12. 
Desmays. — L" Esope français, cité dans les noies de 

l'édition de VEsopus de Waldis. 
DosiTHÉE. — Interpretamentorum libri III, éd. Bôc- 

king, Bonn, 1832, in-12. 



LXXXVIII APPENDICE 111 

E. DuMÉRiL. — Poésies inédites du moyen âge, Paris, 

1854, in-8. 
Elien. — Histoires diverses ap. Aeiiani, Porphyrii 

et Pliilonls Byzantii opéra, éd. Hercher, 

Paris, 1858, gr. in-8. (coll. grecque-latine de 

Didot). 
Eudes de Ciieriton. — Fahuhe ap. Hervieux, Les fabu- 
listes latins, t. II. 
Eyring. — Cité dans les noies de l'édition de VEsopus 

de Waldis. 
Fabularum Bahrianarum paraphrasis Dodleiana, éd. 

Knœll, Vienne, 1877, in-12. 
Fables ésopiql'ES. — Fahulœ œsopicœ collectif éd. 

Hahn, Leipzig, 1872, in-12 (coll. Teubner). 
Faerne. — FaôuUe, à la suite de Phèdre. 
Florus. — Œuvres, éd. et trad. Ragon à la suite de 

Velleius Paterculus, Paris, s. d., in-18 jés. (t. 

XLIII (le la Bibliothèque latine- française de 

Garnier). 
La Fontaine. — Fables (t. I de l'édition en 3 v. in-18 

jés., des Œuvres complètes), Paris, 1875. 
Gabrias. — Les quatrains, éd. et trad. Laprade, Paris, 

1853, in-12. 
Gleim. — Sdmintliche Werke ans des Dichters Han- 

dsckriften, éd. Korte, Halberstadt, 7 v. in-8, 

1811-13. 
Gualteriame fabulx ex elegiacis versibus in solutam 

orationem in medio œvo deductie ap. Hervieux, 

Les fabulistes latins, t. II. 
V. D. Hagen. — Gesammtabenteuer, 3 v. in-8, Stult- 

gard, 1850. 



APPENDICE m LXXXIX 

Ph. Hegémon (Guide). — La colombière oit maison 
rustique, Faris^, 1583, in-12. 

Hervieux. — Les fabulistes latins depuis le siècle d'Au- 
guste jusquà la fin du morjen âge, 2 v. in-8, 
Paris, 1884. 

Horace. — Œuvres, Paris, 1872, 2 v. in-18 j. (t. I de 
la Bibliothèque latine- française de Garnier). 

Jaius (Le Jay). — Bibliothecarhetoruî7i,Pàns,il'25,m-8. 

Jean de Salisbury. — Joannis Saresberiensis opéra om- 
nia, éd. Giles, Oxford, 1848, 5 v. in-8. 

Jean de Scueppei (ou de Shepeya). — Fabulœ ap. Her- 
vieux, Les fabulistes latins, t. II. 

Keller. — Erzdhlungen aus altdeutschen Handsckr'if- 
ten, Stùttgard, 1885, in 8 (t. XXXV des publi- 
cations du Literarisches Verein), 

J. Landsberger. — Die Fabeln des Sophos, Posen, 
1859, in-12. 

Lucien. — Œuvres, éd. Jacobitz, 3 v. in-12, Leipzig (coll. 
Teubner). 

LuciLius. — G. Lucilius, Lucilius junior, Saleius Bas- 
sus, Corn. Severus, Avianus, etc., éd. et trad. 
Corpet et Chenut, Paris. 1845, in-8 (t. XIV de 
la 2® série de la Bibliothèque latine-française 
de Panckoucke). 

Marie de France. — Poésies, éd. Roquefort, Paris^ 1820, 

2 V. in-8. 
Masoudi. — Prairies d'or, éd. et trad. Barbier de 
Meynard et Pavet de Courteille, Paris, 1861- 
1877, 9 vol. in-8. 

Mille et une nuits. — Alf leila oua leila, éd. de Bou- 
laq, 4 V. in-8, 1302 hég. 



XG APPENDICE III 

La Motte. — Fables, Amsterdam, 2 v. in-12. 

Alexandre Neckam (ou Nequam), — Noviis ^sopus 
ap. Duméril, Poésies inédites du moyen âge. 

Le Noble. — Contes et fables, Amsterdam, 1099, 2 v, 
in-8. 

Pauli. — Schimpf iind Frnst, éd. Oesterley, Stûtfgard 
1866, in-8 (t. LXXXV des publications du 
Literarisches Verein). 

Pfeffel. — Fabeln, Tûbingen, 10 v. in-8. 1803-10. 

Phsedrianae fabulx e codice olim iveissenburgensi hodie 
guelpherbytano Gud. Lat. 148 ap. Hervieux, 
Les fabulistes latins, t. II. 

PnÈDRE. — Phcvdri ciim Gudii Avieni et Faerni fabuhe 
Leipzig, 1868, in-16 (colL Tauchnitz). 

PniLosTRATE. — Vie d'Apollonios de Tijane ap. Philo- 
stratorum, Himerii et Funapii opéra, éd. Bois- 
sonade, Paris, 1849, gr. in-8 (t. XXXII de lu 
Bibliothèque grecque-latine de Didot).' 

Platox. — Lâches, Charmides, Alcibiades / et 11, éd. 
Stallbaum [Bibliotheca grœca de Jacobs), Leip- 
zig, 1875, in-8. 

Plutarque. — Œuvres morales et diverses, éd. Wyl- 
tenbach, Leipzig, 6 v. in-16, 1829 (colL Tau- 
chnitz). 

— Vies parallèles, éd. Sintenis, Leipzig, 5 v. 
in-12, 1858-59 (colL Teubner). 

QuiNTiLiEN. — Œuvres complètes, éd. et trad. Ouizille, 
Paris, 1863, 3 v. in-18 j. (t. XXXIII-XXXV 
de la Bibliothèque latine-française de Garnier). 

Regnerius (Régnier). — Apologi Phxdriiy Dijon, 1643. 

RoLLENHAGEN. — Frosckmeuseler, Tûbingen, 1819, in-8. 



APPENDICE III XCI 

RiCHER. — Fables, citées dans les noies de Desbillons. 
RiNUCio d'Arezzo (Remicius). — yEsopi Phrygis et alio- 

rum fabulœ, Lyon, 1548, in-12. 
RoMULUS. — Fabulx ap. Hervieux,' Les fabulistes latiiis, 

t. II. 
Romuli fabulse rhytmicse ap. Hervieux, op. laud. 
RoMULUS DE Berlin. — Romulese fabulie, ms.de Berlin. 

n° 87, ap. Hervieux, op. laud. 
RoMULUS DE Berne. — Romulese fabulœ ex arctopoli- 

tano codlce i4i ap. Hervieux, op. laud. 
RoMULUS DU Bristish Muséum. — Romulex fabules ex 

solutâ oratione in rkythmicam sermonem medio 

œvo translatx (Bristish Muséum, Addit. 1619). 

ap. Hervieux, op. laud. 
RoMULUS DE Bruxelles. — Fabulœ ex Marix Gallicx 

Romulo et aliis quoque fontibus exortx , 

mss. de Bruxelles, n° 536, ap. Hervieux, op. 

laud. 
RoMULUS DE Munich. — Romuli Monacensis fabulx, 

ms. 5337, ap. Hervieux, op. laud. 
RoMULUS DE NiLANT. — RomuU NilantU fabulœ ap. 

Hervieux, op. laud. 
RoMULUS d'OxFORD. — Romulex fabulx ex Oxoniensis 

collegii Corporis Christi mss. 86, ap. Hervieux, 

op. laud. 
RoMULUS DE VienneI. — Romuleœ fabulx,ms.de\ienne, 

n° 303, ap. Hervieux. op. laud. 
RoMULUs DE Vienne II. — Romuleœ fabulx, ms. de 

Vienne, n" 901, ap. Hervieux, op. laud. 
Ruis DE HiTA. — Poesias de Arcipreste de Hita ap- 

Sanchez, Poesias castellanas anteriores al 



XCII APPENDICE 111 

siglo XV, Paris, 1842, in-8 (t. XX de la Collec- 

cion de los mejores autores esfafwles). 
Hans Sacus. — 6^r<yres, éd. Keller et Gotze, Stûttgard, 

1870-1886, 16 V. in-8. 
Steinhôwel. — Aesop, hrsg. v. Oeslerley, Slûltgard, 

1874, in-8 (t. CXVII des publications du Lite- 

rariiches Vere'in). 
Syntipas. — Sxjntipœ philosophi persœ fabuUe, éd. 

Matthsei, Leipzig-, 1781, in-8. 
Targa. — Cento e cinquanta favole, Venise, 1569, in-12. 
TuEMisTios. — Orationes, éd. Dindorf, Leipzig, 1832, in-8. 
TiTE-LivE. — Œuvres, éd. Weissenborn, Leipzig, 6 

V. in-12 (coll. Teubner). 
TzETZÈs. — Hlstoriaruni variarum Chiiiades. éd. Kies- 

sling, Leipzig, 1826, in-8. 
Ugobard de Sulmone. — A la suite du Lyoner Ysopel- 
Valère Maxime. — Œuvres, éd. et trad. Frémion, 

Paris, 1864, 2 v. in-12 (t. XXXVII-X:XXVIII 

de la collection latinefrançaise de Garnier). 
L. Valla. — Les apologues de Laurent Valla traslalées 

du latin en français (par Guillaume Tardif), 

Paris, s. d., in-i". 
Vartan. — Choix de fables en arménien et en français, 

Paris, 1825, in-8. 
Vincent de Beauvais. — Fables extraites du Spéculum 

hisloriah ap. Hervieux, Les fabulistes latins, 

t. IL 
BuRKHARD "Waldis. — Esopus, herausg. v. Heinrich 

Kurz, Leipzig, 1862, 2 v. in-12. 
Walter l'Anglais. — Gualteri Anglici Romulae fabulas 

ap. Hervieux. op. laud. 



APPENDICE III XCIII 

YsoPET DE Lyox. — Lyoner Ysopet altfranzôsisc/ie 
Uebersetzung des xiii. Jahrhunderts in der 
Mundarl der Franche-Comté, éd. W, Fœrster, 
Heilbronn, 1882, in-8 (t. V de VAUfranzôsis- 
che Bibl'wthek). 



APPENDICE IV 



ADDITIONS A LA BIBLIOGRAPHIE DES OUVRA- 
GES PUBLIÉS SUR LE BERBÈRE* 

Castiglioni. — Mémoire g-éograpliique et numismatique 
sur la partie orientale de la Barbarie, Milan, 
18-26, in-8. 

MoRESTEL ET TouLouzE. — Chant kabyle sur l'expédi- 
tion de 1857, Bévue africaine, t. II, 4857-58, 
p. 331, 416, 500. 

LoTTNER. — On sister families of languages saho-galla, 
berber and egyptian, London, 1860, in-8. Ch. 
II, The berber language. 

Injil en Sidna Aisa'I Masih {Evangile de saint Jean en 
zouaoua), London, 1885, in-12. 

René Basset. — Contes populaires berbères, Paris, 
1887, in-18, {Zouaoua, i]hab,Ouargla,Chelh'a,\ 
Kçour, Béni Menacer). 

— Manuel de langue kabyle (Dialecte zouaoua) 
Grammaire, bibliographie, chrestomathie etj 
lexique, Paris, 1887, in-12. 

— Recueil de textes et documents relatifs à lai 
philologie berbère, Alger, 1887, gr. in-8 {Beni\^ 
Menacer, JCçour et Chellia). 

1. Manuel de langue kabyle, Paris, 1887, iu-12, 11^ partie. 



APPENDICE IV XCV 

W. E. AxoN. — Berber folk- taies, Ma«fAes/er,1888,in-8. 
Bel Kassem ben Sedira. — Cours de langue kabyle, 

Alger, 1887, in-12. 
RiNN. — Deux chansons kabyles sur l'insurrection de 

1871, Revue africaine, 1887 [Zouaoua). 

— Lettres de Touaregs, Revue africaine, 1887 
{Ahaggar). 

Newman. — Kabaïl vocabulary, London, 1887, in-12. 
f^J f >~J J^ — O' c^' [Évangile de saint Matthieu en 

rifain), London, 1887, in-12. 
(Mayor). — Aradh Ir'ounalh {Chants religieux en zou- 

aoua)y Lausanne, 1888, in-8. 
René Basset. — Notes de lexicographie berbère, IV* 

série, Paris, 1888, in-8 {Touat, Gourara, Aoue- 

limmiden et argot du Mzab). 
H. BissuEL. — Les Touaregs de l'Ouest, A /«/er, 1888, in-8. 
L. BRiccHETTi-RoBEcncni. — Sul dialetlo di Siuwah, 

Roma, 1889, gr. in-8. 
(Mayor). — Kera imouren b ouaoual Rebbi {Quelques 

portions de la parole de Dieu), Lausanne, 

1889, in-4 {Zouaoua). 
De Rochemonteix. — Documents pour l'étude du ber- 
bère, Journal asiatique, février-juin lS89(7a- 

roudant et ChelKa.) 
Quedenfeldt. — Die Corporation der Ulèd Ssidi Ham- 

med-u-Mûssa und der Ormà im sùdlichen Ma- 

rokko, Berlin, 1889, in-8 {CheWa). 

— EintheilungundVerbreitungderBerberbevolke- 
rung in Marokko, Berlin, 5 fasc. in-8 {Chellia). 



APPENDICE V 



COMPARAISON DES FABLES DE LOQMAN AVEC LE 
RECUEIL SYRIAQUE ET LE SYNTIP/E FABUL/E 



Fables de Loqmân. 



l.Le Lion et les deux 

Taureaux. 
2. La Gazelle. 

3. La Gazelle. 
4. Le Lion et le Renard. 
."î.Le Lion et le Taureau. 
6. Le Lion malade et le 

Renard. 
7. Le Lion et l'Honimn. 
S La Gazelle et le Lion. 
9. La Gazelle et le Re- 
nard. 
10. Les Lièvres et les Re- 
nards. 
11 .La Hase et la Lionne. 
12. La Femme et la Poule. 

13. Le Moucheron et le 

Taureau. 
14. L'Homme et la Mort. 
15. Le Jardinier. 
16. L'Homme et l'Idole, 
n. L'Homme et le Noir. 



Fables syriaques. 

Die Faheln des Sophos) 

16. Le Lion et les deux 
Taureaux. 

n.Le Cerf et les Chas- 
seurs. 

21. Le Cerf. 

26. Le Lion et le Renard. 

28. Le Lion et le Taureau. 

iS.Le Lion elle Renard. 

18. Le Lion et l'Homme. 
►1 Le Cerf et le Lion. 
10. Le Lièvre et le Renard- 

23 Les Lièvres et les Re- 
nards. 
17. La Hase et la Lionne. 
iO.L'Homuie et la Poule, 
il La Veuve et la Poule. 



3 L'Homme et la Jlort. 
18 Le Jardinier. 
j2 L'Homme et l'Idole. 
o9. L'Homme (et le) Noir. 



Fables grecques. 

{Syntipifi fabulas) 

13. Le Lion et les deux 
Taureaux. 

lu. Le Cerf et les Chas- 
seurs. 

20 Le Cerf. 



:i7 Le Lion et le Renard, 



10. Le Lièvre elle Renard. 

22. Les Lièvres elles Re- 
nards. 

27. L'Homme et la Poule. ; 
12. La Femme et la Poule. 
47. Le Moucheron et le 

Taureau. 
2. L'Homme et la Mort. 
32 Le Jardinier, 

41. Le Nèpre. 



APPENDICE V 



XCVII 



Homme et la Ju- 
iraent. 

lïomme et le Porc. 
I Lièvre etlaTorlue. 
I Loup. 
I Buisson. 
I Nègre. 

l Frelon et l'Abeille, 
lîafant. 

lînfant et le Scor- 
pion. 
I Colombe. 

I Chat. 

I l'orgeron et le 
l^hien. 

Is Chiens et le Re- 
gard. 

I Chien et le Lièvre. 

[Ventre et les Pieds, 

I Furet et les Poules. 

l 

I Soleil et le Vent. 

3 deux Coqs. 
s Loups. 

)ie et l'Hirondelle. 
■ Chien et le Loup. 
5 deux Chiens, 
louime et les deux 
Serpents. 
Chien et le Milan. 



fi2. L'Homme et le Cheval. 45. L'Homme et le Cheval 



66. L'Homme et le Porc. 
38 La Tortue et le Lièvre 
37. Le Loup et le Lion. 

1. L'Éthiopien. 
13. Le Frelon et l'Abeille 
24 L'Enfant et l'Homme 
34. L'Enfant et le Scor- 
pion. 
8. La Colombe et la 

Coupe. 
6. La Belette et la Lime. 
18. Le Chien et le Forge- 
ron. 
20 Les Chiens et l'Aigle. 

64. Le Chien et le Lièvre. 

•o3 Le Ventre et les Pieds. 

40 Le Renard et les Pou- 
lets. 

63. Le Soleil et le Vent 

du nord. 
7 Les deux Coqs. 

30 . Les Loups et l'Homme. 
54 . Les Oies et les Cygnes. 
46. Le Chien elle Loup. 
63 Les Chiens. 

12. L'Homme et les Ser- 
pents. 

31. Le Chien et la Viande. 
2. L'Ane et la Cigale. 

4. L'Hirondelle et la Cor- 

neille. 

5 . L'Homme et le Cygne. 
9. Le Corbeau et le Ber- 
ger. 



32. Le Loup. 



23. L'Enfant et l'Homme. 
39. L'Enfant et le Scor- 
pion. 
8 La Colombe et la 

Coupe. 
5. La Belette. 
16. Le Chien et les For- 
gerons. 
19. Les Chiens et l'Aigle. 

50. Le Chien et le Lièvre. 
33. Le Ventre et les Pieds. 



35. Le Soleil et le Vent 

du Nord. 
7. Les deux Coqs. 
61 .Les Loups. 
60 . Les Oies et les Cygnes. 
38. Le Chien et le Loup. 



28 Le Chien et la Viande. 
2. L'Ane et la Cigale. 
4 . L'Hirondelle et la Cor- 
neille. 

9. Le Corbeau et le Ber- 
ger. 



XCVIII 



APPENDICE V 



22. Le Chasseur et le 
Chieu. 

25. L'Aigle et le Renard. 

27. Le Lioa et la Souris. 

29. Le Chasseur et la Per- 
drix. 

32. L'Ane et le Cheval. 

33. L'Ane sauvageetl'Ane 
domestique. 

3a. La Fourmi et la Cigale. 

36 La Chèvre et le Loup. 

39. Les Souris et les Be- 
lettes. 

42. Le Taureau et le Lion. 

43 . Le Chien et le Gardien. 

44. La Chauve-Souris, le 
Cormoran et le Buis- 
son. 

47. Le Figuier et l'Olivier. 

49. Le PêcheuretleSinge. 

51 .La Cigale et l'Oiseleur. 

55. Le Taureau et les l^er- 
drix. 

56.LePaonet le Corbeau. 

60. L'Oiseau et le Chas- 
seur. 

67. L'Homme et le Chien. 

11. Le Taureau et le Lion. 

14 La Mouche et le Loup. 

15. Le Berger, la Brebis 
et le Lion. 

19. Le Renard et le Lion. 



21. Le Chasseur et 

Chien. 
24. L'Aigle et le Rena 

26. Le Chasseur et la P 

drix. 
29 L'Ane et le Cheval. 
30 . L'Ane sauvage et l'iS 

domestique. 
43 . La Fourmi et la Cig{ 
4 4. La Chèvre el le Lo 
51. Les Rats et les 

lettes. 

34 Le Chien et le Jai 

nier. 
36. La Chauve-Souriîii 

Cormoran et le/«| 

son. ' I 

31 Le Figuier et lOliv 
46 Le Pêcheur et le Sic 
62 La Cigale et rOisdi 
40. Le Taureau et 

Chèvres sauva; 
53 . Le Paon et le Corbi 
58 L'Oiseau et le Cl 

seur. 

56 L'Homme et le Cb ^ 

H. Le Sanglier et leL 

6. Le Chasseur et le L 

12. Le Berger, la Bi , 

et le Lion. 
17 Le Renard et le I 



lî 



TEXTES 



Les textes suivants appartiennent à vingt-trois 
dialectes kabyles, c'est-à-dire (exception faite des 
Touareg-s, de Ouargla, d'Aoudjilah et de Syoïiah), 
à tous les dialectes parlés dans le nord de l'Afrique, 
connus ou inconnus jusqu'ici. Ils sont presque 
tous inédits et, pour la plus grande partie, ils ont 
été recueillis dans mes voyages et mes missions 
scientifiques, de 1883 à 1888, en Algérie, au Maroc, 
en Tunisie, dans le Sahara et au Sénégal. Je dois 
la communication de plusieurs d'enlre eux, et non 
des moins importants, àTobligeancede deux amis: 
M. de Calassanti-Motylinski, interprète militaire à 
la Direction des Affaires indigènes à Constantine, et 
M. Delpliin, professeur à la chaire d'arabe d'Oran. 
On en trouvera plus loin le détail. 

Il s'en faut de beaucoup que ces dialectes aient 
été tous l'objet de travaux grammaticaux et lexi- 
.cographiques : au point de vue de la comparaison 
générale, on trouvera des renseignements dans 
Hanoteau, Gramtnaire kahylc [A\^qt, 1859, in-8); 
mes Notes de Lexicogra-phie berbère^ 4 séries in-8 , 
(Paris, 1883-88) et mon Manuel de langue kabyle^ 

1 



■2 TEXTES 

(Paris, 1887, in-i2); ]i. 0. Broussais, Recherches 
sur les transformations du berbère^ [Bulletin de 
Correspo7idance africaine, 1884). La transcription 
singulière adoptée par M. Newmann, ne permet 
pas de se servir de son Lybian dictionary , (London, 
1882, pet. in-8) qui, d'ailleurs, à rexccption de 
quelques termes chelh'a empruntés à un ma- 
nuscrit inédit, ne renferme pas de données nou- 
velles. 

1. Mzab'. Cf. Samuda, Essai sur la langue des 
Béni Mzab [Moniteur algérien, 1840) ; Duveyrier, 
Notizen ilber vier berberische Vôlkerschaften [Zeit- 
sc/irift der deutschen inorgenlàndischen Gesell- 
schaft, t. XII, 18o8) ; Masqueray, Comparaison du 
vocabulaire des dialectes des Zénaga avec les voca- 
bulaires correspondants des dialectes chaouia et 
des Béni Mzab, Paris, 1879, in-8. 

Les fables 1, 2 et o, ont été traduites pendant 
mon séjour à Melika, en mars 1885, par 'Abd el- 
Qader ben El-'Abbàs, khodja de cette ville. Les 
fables 3, 9, 11, 17, 25, 26, 30, 35, 36, ont été tra- 
duites par Brabim en-Ncfousi, sous la direction de 
M. de Calassanti-Motylinski. 

2. Zénaga. Ci. Y a.\à\\QvhQ, Le zénaga des tribus 



i. Mon iateutioa u'est pas de donner la bibliographie com- 
plète de ce qui a été publié sur chaque dialecte. Ou la trouvera 
daus mou Manuel de la langue kabyle, p. l*-9*. 



TEXTES 3 

sénégalaises, Lille, 1877, in-8. — MasqueraV;, 
op. laad. — Broussais, op. laud. 

De janvier ù avril 1888, j'ai fait traduire à 
Saint-Louis du Sénégal, par le Maure Trarza Ah'- 
med Saloum les quarante et une fables de Loqmân 
en dialecte zénaga. 

3. Béni Menacer. Cf. Duveyrier, op. laud. ^ et 
la seconde série de mes Notes de Lexicographie 
berbère, Paris 1885, in-8. 

Si Moh'ammed el-iraktm, m'a traduit à Cher- 
cliell, en mai 1887, les quarante et une fables de 
Loqmân. 

4. Bot'ioua du Vieil- Arzeu. En juin 1883, 
J'ai recueilli à Saint-Leu (Yieil-Arzeu) les fables 

1 et 2, d'après la version orale d'Asfia bent Kourtit, [^y^^, 

1 5. Harakta. En juin 1887, 'Ali ben H'amed, 
des Oulad Sidi Younès m'a traduit, à Constantine, 
les fables 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, en dialecte harakta. 

6. Béni Iznaçen. J'ai fait traduire à Oran, en 
iljuin 1883, la fable 3, par un individu de cette 
ijtribu. 

■ i 7. K'çour. Cf. la troisième série de mes Notes 
\\de Lexicographie berbère (Paris, 1886, in-8). En 
^iavril 1883, Slimanben Ah'med, de Figuig-, me tra- 
duisit, àTlemcen, les fables 3 et 5, publiées une 
I première fois dans mes Documents relatifs à la 
[philologie berbère, (Alger, 1887. gr. in-8). 



4 TEXTES 

8. Djerba. Cf. la première série de mes Notes de 
Lexicographie berbère, (Paris, 1883, in-8, p. 24-34); 
A. de Calassanti-Molylinski, Chamon berbère de 
Djerba, [Bulletin de Correspondance africaine, 
188o). Les fables 3, 23, 25 et 35, traduites par 
Brahim en-Nefousi_, m'ont été communiquées par 
M. de Calassanti-Motylinski. 

9. Djebel Nefousa. (Cf. A. de Calassanti-Mo- 
tylinski, Relation du Djebel Nefousa, Alger, in-4, 
1885). Je dois au môme érudit, les fables 3, 9, 11, 
17, 22, 26, 30, 36, traduites également par Brahim 
en-Nefousi. 

10. Zouaoua. Cf. Hanoteau, Essai de gram- 
maire kabyle, Alger 1859, in-8; Poésies populaires 
de la Kabylie du Jurjura, Paris 1867 ; Duveyrier, 
op. laud. ; Olivier, Dictionnaire français-kabyle, 
Le Puy, 1878, in-12 * ; mon Manuel de langue kabyle, 
Paris, 1887, in-12; Belkassem ben Sedira, Cours 
de langue kabyle, Alger, 1887, in-8. Les fables 3 
et 5 sont tirées de la Grammaire kabyle d'Ilano- 
teau. M. Arezki, alors interprète près le tribunal 
civil de Constantine, m'a envoyé la traduction des 
fables 15, 16 et 18. 

11. Chaouia de l'Aouras (Oued Abdi). Cf. 

1. Le lexique kabyle-auglais de M. Nev^i'aa.iin{Ka/jail vocaùti- 
larij, Loadoa, 18S7, iu-12j, présente les mêines iucouvéuients 
que sou Lyàicai vocabulary. Il ue coutieut d'ailleurs qu'uue par- 
tie du dictiounaire du P. Olivier. 



TEXTES o 

Masqueray, op. laud. La version des fables 3, 6, 
9, 41, 25,. 30, 32, 34, a été faile par Ah'med bon 
Moh'ammed El-Manâoui, de l'Oued Abdi, par les 
soins de M. de Calassanti-Molylinski. 

12. Chelh'a du Sous. Cf. Newman, Gmmmar 
of the berberkmg liage, Bonn ,1845, in-8 ; de Slane, 
Appendice à l'histoire des Berbères d'Ibn Klialdoun, 
l. IV, Alger, 1856, in-8, et l'introduction à mon 
édition du Poème de Çahi, (Paris, 1879, in-8). La 
traduction des fables 3, 9, 11, 17, 25, 30, 32, m'a 
été communiquée par M. de Calassanti-Motylinski. 

13. Bougie. Cf. Brosselard, Dictionnaire fran- 
cais-herbèrCy Paris, 1844, gr. in-8. La fable 6, est 
empruntée à la Grammaire kabyle de Hanoteau; les 
fables 4, 5, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 19, 21, 
sont tirées du manuscrit n° 1, fonds berbère, de la 
Bibliotlièque Nationale. Les fables 18, 25, 30 et 36 
ont été traduites par Sa'ïd ben Lounis, des Béni 
Our'lis, sous la direction de M. de Calassanti-Moly- 
linski. 

14. Bel H'alima. En avril 1883, à Frenda, j'ai 
fait traduire la fable 5 par Moli'ammedben 'Abbàs, 
de cette tribu. 

14. Ghdamès. Cf. Graberg deHomsô, /?^???fl'r/î5 
on the langiuuje of tlie Amazirghs., London, 1836, 
in-8. La version de la fable 5 en dialecte de Ghda- 
mès, est tirée de cet ouvrage. 



(i TEXTES 

iQ. Doubdou. La version de la fable 5 est cm- 
prunlée à l'ouvrage précédent. 

17. Touat. CL mes Notes de Lexicographie ber- 
bère, 4' série, Paris, 1888, in-8. Ea avril 1887, j'ai 
recueilli à Tiharet, les versions orales des fables 
9, 17, 35, 36, d'El-II'adj Moh'ammed ben El-H'adj 
Ahmed, de Tementit; des fables 8, 12, 20, 29, 33*, 
39, de 'Abdol-Qadcrbcn Moh'ammed, de Tiattaf; des 
fables 9, 30, 32, 40, d'El-H'adj 'Abd el-Kcrimbcn 
'Abdel-Qader, de Timisakht. Les fables 12, 32 et 36 
ont paru dans la 4" série de mes Notes. 

18. Djerid tunisien. Pendant mon séjour à 
Gafsa, en juillet-août 1887, j'ai fait traduire les 
fables 9 et 23 par Moh'ammed ben Ferjani, de 
Sened. 

19. Ouarsenis. En avril 1886, au bordj des 
Béni Indel, j'ai fait traduire les fables 9, 17, 20 et 
30 par Sa'ïd ben Sah'li, des Béni Bon 'Attab. 

20. Taroudant. Les fables 20, 23, 26, 28 m'ont 
été traduites à Oran, en juillet 1884, par El-II'adj 
'Abd Allah, de Tamegrout. 

21. Haraoua. En avril 1887, j'ai recueilli, à 
Teniel el-H'ad les versions orales des fables 20, 36, 
41, de Moh'ammed ben Nechr, des Béni Ouala. 

22. Rif. Je dois la traduction des fables 31, 32, 



TEXTES 7 

33, 35, 37, 40 en dialecte temsaman du Rif, à 
l'entremise de M. Delphin. 

23. Gourara. Cf. la 4^ série de mes Notes de 
Lexicographie berbère, où a été publiée la fable 4i 
que m'a traduite à Tiharct, en avril d887, H'amed 
j ben El-H'adj Moh'ammed, de Badrian. 



FABLE 1 



LE LION ET LES DEUX TAUREAUX* 
a. Mzab. 

^b ^ ^si£. ^U^^ (j"^-^^. c/'-^'-J (l/t ^ t_r-H. 



1. Landsberger, Die Fabeln des Sophos, u? 16, le Lion et les 
deux Taureaux; Syniipas, f. 13 ; Failles csopiques, n°s 394 et 394 
b : les trois Taureaux et le Lion; Bahrios, f. 44, les Taureaux et le 
Lion ; Gabrias, Quatrains 16, Sur trois Bœufs d'abord d'accord, 
puis en mésintelligence, et le Lion; Avianus, f. 18, les Taureaux 
et le Lion; Aphthouios, f. 16, les Taureaux; Camerarius, Fabulœ 
œsopicse, p. 178, les Bœufs et le Lion ; Burkhard Waldis, Esopus, 
1. II, f. 1, les Bœufs et le Lion; Morlinus, f. 12, lelJon et la 
troupe de Chevaux ; Steinhôwel, f. 85, les quatre Bw.ufs et le Lion: 
Hans Sachs, IV, 3, 229, le Lion et les quatre Bœufs ; Boner, 
f. 84, les quatre Bœufs et le Loup; Le Noble, J, 237, du IJon et 
des Taureaux ; II, 243, le Léopard et les Taureaux ; Benserade, 
f. 108, Faber, f. 1 ; Desbillons, FabuLv xsopiœ, 1. H, 13, Tauri 
quatuor; Fabularum Babrianarum paraphrasis, n» 36. 

1. 



10 FABLE I 

(j jy^y} j^J^ (-^^ j^ j-^'^ o"^^ j-vJ:^ Jj ^\)_ 

Ouar iggettitchelt iffer d f sen ifounasen melagan 
âden ifounasen net'h''an ouar s ichchaouen ensen 
oui t ejjin ad iaief jarasen. lasas d iggen ouah'des 
iouàdas isertchas r'efs d innas: Ou ach tligir'ch em- 
7)11 tejjid amdoutchaletch. Emmi fterk'an ifounasen 
ichiten. 

Aidoud Imâna nés : sen irermaouen emmi mela- 
gan idbaben ensen faoual iggen oui itk'adder r'efsen 
elâdou nsen ; emmi fterk'an, a ioudhour ten. 

b. Zenaga. 

^\ jLJ ^\j_ jb^C J-^ JJ ^J^^ jbw^U^ j'^l_'.:aL. 

Oua?^ ioun ioumetch chinanizgaren. Eddegankoul- 
lichen ofech enhidjan meyiC ah" an chteskan enchen 
our ach iniekkan^ itchem gar achen. Izger id ioun 
degchen imartadi ioumelli our itetteri idjognouch 
iougamma d'ara ameddouklchech. Ellafd'a emchoii- 
den inie koullichen. 

\. Pour mekkanan ^^ de la racine arabe •Sjx. Ou peut aussi 
voir dans ce mot uue forme abrégée du participe imekkanen 
.'f^ " laissant. » 



LE LION ET LES DEUX TAUREAUX H 

c. Béni Menacer. 

-O 1 ^jl.Ja-JUj j^ J ^J'\^ '■^^J^J C^->^ 0^.3 i^ "^^ 

/Z/a ic?/ ouair'ad' iffer' f sen ifounasen. MlaWan 
fellas tnour'oun dis sonacdchioun ensen. On zisen iz- 
mer ch oualou. Jk'kHni ouairad'' akid idj zisen ikhdâ 
it ovairad' innas: Lou kan ou hellidhch akid oumed- 
doukeliy^ ouy^ teltefch . R'ir tferk'cui ir'ersthen. 

d. Bot'ioua du Vieil-Arzeu. 

j-.ljU- oiL i^ ù',y JJ (ir^^ j_>-^^^ J^I-U pis 
^) 1 y j->^j A' jj U^ La y^^ ^Uj 'ù\j\j ijjf-) -U- A^) 

/c/if loiiara iffour' d ijjen ouairad' kh Ihnain ifou- 
nasen. Mounen Waâ hasen t souachchoun ensen our 
tejjin ad' iad'ef djarasen. If four' d g ijjen ouairad' 
ir'ad 7;'is : Maidja thejjid oumeddouker ennech ad' 
ach oukcher' main lekhsed. Mitferk'an ifounasen inr'i- 
then thnaïn. 



12 FABLE I 



e. Harakta. 

C/îa Imarrath iarg oiiar f sen ih'arrathen ou mla- 
k'an fellas ou net'h'in ith sin s ouachchioun oiir ik'a- 
oui ch ad' iad'ef jarasen ou iougir id ich ou ir'adr 
ith nmns : A tougerd idi our ek'k'aref ak aoiial. Ou 
louok'lh gaà nebd'aiisen inr'i hen. 



FABLE JI 



LA GAZELLE' 



a. Mzab. 

y*i ■^' j*^'j "-^ly^ -X^y j^A>_ C.\A c5vj_ JJJJ 

^! jl o^j (^^ ^^1 jj^-^. ^j <Sj^ ^ '(\j^? 

Izerzerigget tilchelt ilfoud ioused r'er tala ouaman 
ad isouoa irgeb imanis souaman ializen si irgeb 

1. Laadsberger, Die Fabeia des Sophos, u" 17, le Cerf et les 
Chasseurs; Syntipas, f. 15; Fables ésopiques, u° 28, le Cerf et le 
Lion ; Babrios, f. 43, le Cerf et les Chasseurs ; Gabrias, Quatrains, 
n» 17. la Gazelle qui méprisait la maigreur de ses jambes ; 
Fabularum Babrianarum paraphrasis, u" 43, le Cerf; Phèdre, 
1. V,f. 12, le Cerf à la source ; Aphthonios, qo 18, le Cerf; Dosi- 



M FABLE II 

tazaddi n tdharen nés d iferalt si irgeb tazalak't 
ichchaoun ennes. Di ouokht enni effer-'en r'ers eççia- 
douyi. Irouel sisen, si illa g oui" a oui t eCCefen^ si 
toute faourir ik'dhâjar tajemmi, efCefen t eççiadoun 
enr'en t. Inna louokht temettantis akh nech d agellil 
chera sth'aggar" sis iselleki chera ouenni techkar' 
monter' sis. 



thce, 11° 1; Romulus, 1. III, f. 7, Cervus ad fonlem\ Romulus 
de Vienne, n^ 1, f. 45, Cervus ad fontem; Romulus de Vienne, 
n° 2, f. 46, de Cervo ad fontem ; Romulus de Berlin, f. 45, de 
Cervo cémente cornua in fronte ; Romulus de Nilant, 1. II, f. 12, 
de Cervo qui oh siiorum cornuuin magniludinem est captus : Ro- 
mulus d'Oxford, f. 37, Cervus ad fontem: Romulus de Berne, 
f. 10, Cervus ad fontem, Romulus de Bruxelles, f. 28, de Cervo 
ad fontem ; Romulus de Munich, f. 16, de Cerco faiuo ; Ano- 
nyme de Berne, f. 17, Cerius ad fluvium ; Alexandre Neckam, 
f. 33, de Cervo et cornihiis ejus; Vincent de Beauvais, Spéculum 
historiale, 1. III, f. 14, Cervus ad fontem ; Walter l'Anglais, f. 47, 
de Cervo et Venator ; Gualterianx fabuL-e, n" 29, de Cervo ad 
fontem ; Eudes de Cheriton, Fables, addil., f. 16, de Cervo ad 
fontem ; Jean de Shepcya, f. 13, Cervus ad fontem ; Rochefort, 
f. 27 ; Marie de France, f. 32, le Cerf à la fontaine ; Ysopet de 
Lyon, f. 47, dou Cer qui besmoit ses iambes; Camerarius, Fa- 
bula assopicse, p^ 172, la Chevrette, Burkhard Waldis, Esopiis, 1. I, 
f. 36, te Cerf; Steinhôwel, f. 45 a. Le Cerf et le Chasseur iBouer, 
f. 56, le Cerf et le Chasseur ; Rolleuhagen, 3 b, le Cerf qui mé- 
prise ses pieds ; Geiler, Narrenschiff; Decourdemanche, Fables 
turques, f. 105, le Cerf et le Lio7i; Phsedrianœ fabulx, (Ms. de Wis- 
sembourg) I. III, f. 10, Cervus ad fontem ; La Fontaine, 1. VI, 
f. 9, le Cerf se voyant dans Veau. Gleim, 1. II, f. 9, le Cerf qui 
se voit dans l'eau ; Le Noble, II, 1U4, du Cerf qui loueses cornes. 

1. Ce verbe n'est autre que la X^ forme de l'arabe "J^ 
(">s-"'J. Le (/ redoublé s'est ti'ansformé en clS^ ce qui arrive 
rarement eu mzabi. 



LA GAZELLE 



6. Zenaga. 

j^j ji ^i Is^^I) Oâjr) ic*-_^.-û) ^j-'j'^i -X) -V^5 (/^-^ j^' 

jU-Tjj ^^_^f^ dj ^ b' -\)_j iJi j^jl -^jj^^ j-i^-^ ^j^? 

jJ-__ t>J ^f-" J^ jr^-^ii^ jj' iJI^JLJ" jr6L_il 

/otm ajinkad' iffoud iad'ba ellar' amouj isess 
izzar tidjich deg aman id'r'ar f chedid ad'arech iaf- 
ralta it tizeft en teskan ech. Ezgaren f och çiadan 
irouetch ar chen. EUar'd id nta deg tenidjouilh ouar 
t enian ellar' d itchem deg elj ebel ger i<^hcharen enentou. 
Inna el oueil in nika ad el ineskin techkak ini ihkal- 
laçin ad tfereg^ ienii. 

c. lîeni Menacer. 

>ijj c-jLAi- ^jj^ i_^A|_ jbjj £ y^^ ^^-^^ »^-^. 

1. PourvlU- .ij tfereli'ek. 



16 FABLE 11 

^[u^L>\ ^j^i ^- ZJ ^^ ^^ tJ ù^*****- '^■^^ 

Icht n elmarth illa idj ouzrar i/foud' irouli' r'icht 
n tala ikhsa issou. Izrou thiliis g ouaman ifrah' 
s ouachchiounis inekhla seg ifad'en is izerihen d iz- 
dadan g ouaman. Effefen fellas içiaden irouel zi- 
sen. Segami toiifdi sehel ou h ouftn ch. Nelta iouli 
loud'rar iimedh g ouraial oufan t içiaden enrHyit. 
Inna ifid ouzrar di Imoutis. Illa ch aillil mh'al^ 
netch? Ferliaf s ouachchio union enni ad i isenfen 
loufaï h\iznour' si idharen iou ass a smenani. 

d. Bot'ioua du Vieil-Arzeu. 

jUi aj \j[) 0-^*.i- j-^ -^J^ Cj^ ^-**4 '-''^ .O-iJ 

j\o- tsj JiJJjJ <-3^_y t>f^' "^Jâ ^Jj^ bj.J^'' (_^lj 

Icht touara icht tkrat theffoud', tkaddou richt 
thara nouaman tezra thiri ennes g ouaman toufa 



1. Pour bh'al jUi (arabe viilg.) 



LA GAZELLE H 

idharen nés ijd'ad'en leferaK' s ouachchoun ennes. 
Kikh d ennV effour'en khf as inimar. Therouer zisen. 
Ouamithettoufagiroudha ouar theC fefen. Thoud'ef 
ioud'rar thekka djar elr'abeth laWk'in khf as inimar 
enr'int. Thenna d'ik/r mouth ennes: Aroua dinou^ 
thimechrai cheraf ma in aï iselleken, ma in ekhser' 
inri. 



e. Harakta. 

(JjO^ j ^ d^^ i* p^ ^_j d^ j j-^^t^, vi^iiJ- j\y^^ 

CAa ^ marrath elfazal ir'abb ou iousid r'er tha- 



1. « Eu ce moment. » R'ikii '^ est probablement une altéra- 
tion de r'ouokht pour ouok't. Voir la note suivante. 

2. « Dans. » On pourrait, par analogie avec r'ikh (r'-ikh, d"-ikh), 
considérer ikh 4-, comme une altération de l'arabe CJ>-^', cf. en 
mzabi ouokht J/^i-a. 

3. H Malheureuse que je suis. » 

4. Sur cet emploi pléonastique du nom verbal cf. Manuel de 
langue kabyle, § 39. 



18 FABLE II 

ouints n ouaman isoiia. Izera Ikhial ennes d'oiig^ 
aman ou ih'azn âla khaVer idharen nés d'izdaden ou 
illaifrali' fell khaVer achchioun ennes d'imuk'ranen. 
D'i louoklh inin argan fellas içiaden. lerouel ezzisen 
fell khafer 7ietla d'i ibliiren onr alh clJi' ik'an ch. On 
d'i louokHh it'lâ rer oud'rar lliaWin ith içiaden ou 
nr'en ith. Ou inna gâha^ d immeth: nitch d azaouali 
ou d ameskin oua ellir' hli'aref netta ai isellek oua 
ellir' a radjir' ilh inr'a ia. 

\. Sur cette métathèse de Vou, cf. Ma7iuel kabyle, § 65. 
Rem. A. 

2. « Au momeut où. » 



FABLE 111 

LA GAZ ELLE' 
a. Mzab. 

>=- <J-(^ ^-? *r^- O^-^ (J'iy^ CS"^-5 ^-^"^-^ (^ cT"^ 

Izerzer titchelt ioudhen ilin imdoulchales seg el- 
ouJiouch tasen as ed zerren t. Tetten ah'oual d ouour- 
t'oun elli inedh sis. Si itcher seg ouaVan irgeb matta 
r'a ich oui ioufi immet s oulaz'. Essen si ouannouh 



1. Fables ésopiques, n° 131, la Biche malade; Babrios, f. 4G. 
le Cerf malade: .T. Lantlsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 21, 
le Cerf; Richer, 1. Vlll, f. 15; Faber, f. 2; Desmays. L'Ésope 
/'ronçais; La Fontaine, 1. XII, f. 6, le Cerf malade; DcsbilloDs, 
Fahulœ zsopia:, 1. VIII, f. 25, Cervus sger. 

2. Pour s louL, de faim. 



20 FABLE 111 

ouasi r'ers middenes irleb oui r'ers r'ir el/iemm 
ir'leb. 



b. Zénaga. 



<^y. 



\j- 



r 



Ajinkad" djoud'an oui açk'a. Ed'ban imdoukadjech 
d'eg jounkad'en ai tmegrati. Mekchenti^ edj an ethe- 
rich d'eg iskoun d'eg echchofrilh. Ellafifathiounker 
d'eg taoujaf ilinadei^kara itelti ouor ioufikara ioum- 
mi. 



c. Béni Menacer. 



1. Cette termiuaisou ti ou <oîi qui ne se trouve puère qu'eu 
zénaga correspondaut sans doute au l suffixe qui marque la 
VI'' forme des verbes en touareg, avec l'idée de devenir, de pas- 
ser à l'état exprimé par la forme simple. En touareg, le t pré- 
cède les suffixes verbaux ; eu zéuaga, il les suit. Cf. Hanoteau, 
Grammaire tamachek\ 1. III, chap. iv, p. 73. 



LA GAZELLE 21 

Icht n tikelt iaKliy irid^ ouzrar. FAlan imeddou- 
kalis si lah'ouaïch ousend reres a t zouroun ahdan 
elh'achich d ouremma illan Varfis. As ikker si Imar- 
dhis oui ioiifi cil ma ietch immouth s laz. 

d. Harakta. 

JM- oy_ ^ li U ^1 ^Sy^ jj ^ jLj ^ ^IV ^ 

Cha Imarrath elr'azal înad'oim. Imeddoukal ennes 
seg iouaKchien n id'ourar onsin d reines a l zouroun 
etchin lah'chich ennes gaâ iarta'h si zmar ennes our 
ioufi ak ha d'à ietch iemmouth s laz. 

e. Béni Iznaccn. 



FABLE Ht 



^ 



Ijjen ouas ih'lich ijjen azdir. Ousan r'eres loiûCoach 
imeddoukal ennes a t zeran etchan louKouch errebiâ 
d imendid azizaou. Melmi ikltim ira manich tour'a 
a itch oiir ioufa errebiâ inimout s laz. 



f. K'çour {Figuig). 
^D^AC^ AL-j ^Jp^Z Jl^ Ojjj>' jr^y jfi 

^'b^ j3^ ^jj^ jj^ jhy^ jj Jf ^ ij~f^ jfj\ ^^ 

Idjen n ouas tizerzert takhiak' temradh. Ousen d d 
iiueddoakal ennes ad ergeben khfes alchen ounni 
akliouran d ounni aziza d ounni ezzalis z defj'eris. 
Ouden tekker s elmardli ennes tek'k" im s fuutech kh 
tnen tetch ou toufl c/iei lenimout s laz. 



g. Djerba. 

Jsj <L\^ ^J^^~^ cj^-^ Ù"^» vl,w-^jJ Cj>\ /"—^'J^ <j^ '-'' 



LA GAZELLE :i:! 

EWczal ijjel tikelt ioudhen al d tasen as ed irna- 
ounis zerrent al tetlen errebià t ' leberWalcait ilhui 
inedhsis. Seg ikker seg ouat'anis ioiirzou mana itch 
ou ioup, immouht s ellaz. Aiouh emmalent iouillan' 
ennas eggeth re'i^es r'ir elreçais. 

h. Djebel Nefousa. 

Sy^^ ls^ cH^ Jûj-i^_ j^ ij-^y, ^^^ y^y^) 

Zerzer tikkelt tout'' en. K'imen imeddoukal ennes si 
louli'ouch tasoun as ed zaroun dis tettoun si tiga d 
aoarCoun ouih inefl'en sis. Si ikker si aCVan ennes 
izroumai iaileh oui ioiifou immet s laz. Aoual ouh 
emmalount in ouih reines ioudan ennes erkhan r'eres 
elhoul imoul. 

i. Zouaoua. 

yy^} -^"l—zj (j-j-^^ ^ iS^3 by_ ^j'jjj 

\. Le \2j t remplace le d signifiant « et •>, qui s'est assimilé 
au Cj t suivant. 

■ 2. Coutractiou pour ouin illan j% ^y 



FABLE ni 



iljijl jljyl Cf_}^ù ^1 ^J\ (j-li^^ jjjl ^i^-^_ 



Thizei^zerth ioun ouass ther'li theKaous. Ousan d 
louKaouch imeddoukalis ats zeren etchan as errebiâ 
as d izzin ak'ouran azegzaou ouin itsik'erben 
s id^ïsan is. Segmi thekker seg afan thenoud^a kera r'a 
tlietch our thoufi ara. ,Inr''ats laz. Ouin isâanaCas 
imeddoukal r'oures at'as ourilif. 



j. Chaoïiia de l'Aouras. 

jVl ^ iSyj J>^ ^j^ cr^y jj ^ ^ ^ «>* ^^ 
^1 rj-^' jJ^ «^__j-^ (Sj^ 



Thademouth tikkelt our thezmir ; elovJi'ouch iiedh 
tasend r'ers, tettcn eWachich illan f idis ennes. Ou- 
mouani thekker si izemmar ennes, thek'el matta fa 
thetch our thoufi ch themmouth s laz. Oufwui r'er el- 
lan tekethri n derrilh helJiren elhemoum ennes. 



ï 



LA GAZELLE 25 



k. Chelh'a du Sous. 



^1 ^J^ jVl J\ iTy^ ^J\ jlljl jj3l ol ji^' 
^s:\j j^— Oj^ ot ^_j> jj ^^_ ^ c.^^ y^ A-J^ 

Azenkodh tikkelt ioudhen. EUan ouiedh iadhnin 
ar dares tachkan a t ezren ar ettan errebiâ d touga 
elli ellan r'farfennes. Ellir'' inyer ikheçat ma icheta 
our ioufi iat, iinmout s laz. Ou ennamou gouten ai 
dares ar tigout elfek'ais ennes. 



FABLi: IV 

LE LION ET LE RENARD' 
a. Zénaga. 

^j^ji-uc ciJ j j_j jij jj^l U' ^) j> L-J2j_ j^ OjJ' -^_y 

Û^?-^ ù^f^ ^r***! (>f^, 

Owar djoucfan iemaltanad' egech tarr'ath n tafoukth 
itchem d'eg kara n tinoud'in itetter d'egech tidji. El- 
lafdath itchem touadda d'egech tameid' ânes ted'ba 
ofamerd'ich. lettaga izzarafouchech lidjoud'annenta 
iakhchoiuV. lonbbad izzarti iahou idhsa d'egech. lenna 
ach ouar : Oiiar d'eg tameid' ânes igef in iâmer of in 
idjoufm. 

1. Cf. Fables ésojnques, n°^ 257 et 257 b, le Lion, le Rat et le 
Renard ; BaJtrios, f. 81, le Lion et le Rai; Fabularum Babriana- 
Tum paraplirasis, f. 65, le Lion et le Rat ; Gabrias, Quatrains, 
n° 2, le Lion dormant et le Rat ; J. Laudïfberger, Die Fabeln des 
Sophos, n" 26, le Lion et le Renard. 



LE LION ET LE RENARD 27 

h. Boni Menacer. 

ijj^j dA-- f--_^ t.5~*^ ij'^J cj"^' _>■ ''^l eji^ I -^ 

/cAf w ^«,X'e/^ airad' IhefCef foukth ioud'eff ouakh- 
boii bach a iddour r''thili. Netta if t'es ioused r'eres idj 
oiir'erd'a iggoiir f edhdhahr iouki ouairad' ik^k'el r' 
ouifous r ouzelmadk iggoiid' inekhla. Izeri tli idj ayab 
idhsou. Innas ouairad' : Machi goud'ef seg our''er- 
d'a lakin irzou felli Ih'aram. 

c. Harakta. 

tri i^ ^-^^. iS^î ^ y-f^ -r^^ "^^^ ^ -'^-J 
^\ ^Iks jj>o_ b^i j_j-^ ^^y_ ^^j^ JUi^ ^i jli^y 



28 FABLE IV 

Ouar cha l marrath elKarr n tafoukth fellas iou- 
d'efrer ich n oumr'ar ad idhellel fis. loused r'eres 
aferda iggour f dhhar ennes. Ibed ouar ou ittak''al 
f oufousi ou azelmadhi ou nettsa iggoiid' ou d amer- 
houb. Izeri th ouakâb idhsa fellas. hinas ouar : Dur 
teggad'af zik aferda lakin ih'ak'k'ari. 



d. Bougie. 

çoTj jj ^j^ ^\ l:-. ^>l3 ^laI^i ^^lâ Ll:-* c^y 
j>^j\^ o^, ùj ^y^, ^ (^ cP^ ^.j^^ ^->^ 



Izem fellas lalimou n tafoukth ikchemr'er iouen 
ifri i thili. Mi igen iousad r'eres ah'arbebbou iâdda 
r'ef ouârouris ikker itseggi r'efthama thaïfousth tha- 
ma thazelmaf tietta iouggad ilscrgigi. Thezra t tou- 
chchents thetsatsa fellas thetk' echmâ fellas. Inna ias 
izem our ougadefara g ah'arbebbou lakin ter'ebnar' 
gmi ih'ak'ri. Ouin illan d argaz mail ir'li g ed'd'eU 
elmoulh akhir. 



FABLE V 

LE LION ET LE TAUREAU' 
a. Mzab. 

-U-l" ^1 i-J*l :> (^1^1 :> £.^^-^ <Si^ C^i^ (S^J^y^ -'^-? 

^-C C/t/^ <J^-?1 LT' cT^^-^^ J~ O^^'^?^ -^^^^ ^_^;-Jxl 

/^^en ouas ikhsed iggen ouar ad ichou afounas oui 
ioufi smanich r'a Wfef. Izoua reres italitel as ai 
iVVefinna ias ouar ioufounas: R'ersef r'eri oufritch 



1. Cf. Fables ésopiques, n^s 262 et 263, /e Lion et le Taureau ; 
Babrios, f. 97, le Lion et le Taureau; 3. F^anclsberger, Die Fabeln 
des Sophos, f. 28, le Lion el le Taureau. 

2. 



30 FABLE V 

d acheltai d ekhser' ad lased a Iniensioued dadjad. 
Afounas ir'ou aouales. Si iouodh r'eres irgeb s tad- 
dartes isr'aren ir'leb d tiddourt tamek'k''erant idouel 
irouel. Inna ias ouar: Mimi tousid d tezouid dimar 
ou. Inna ias oufounas : Si ergehef r'eretch aini tou- 
oujded ennir' amou irleh f oufrilch. Ardjaz illan 
deççadik^ s elâkles oui itedj elâdou s imedoutchalis 
oui idjour màs. 



b. Zénag; 



,>- 



*--^^ <^?^ iSj}, ^j'j y J^ „>— i J^: j^^^ j^j 

^J^ y jl Ja.^_ <l^i (J/ji -ClJ Ji.l\ <il5 j^l jji ^j\ 

jjljL) jj_ Àijl j}^ j:!.\ cSl pSi Uill ol ^\ Ji^ J^l:- 
^.y ilàiJi ^jj J^j\ ijy^ ^^ jiT j,^ j]^] 
Ji il ^^ 1^} iljU jj^--i.> iJi 5^b cr>-^. .^^i^ 
û^^- ti^ -^^ ÛJ-^^ ■-^, -^J d-M-l ji^; yj\ ^b- il 



Ouar djoud'an itetter isekker azger ouar t izeri of 
ech d'eg h'orbatich. led'ba itetter ti iamraten ofch 
inebba : Essen ich nik ourechek ejimer k'adder essou- 
gak a ich teletted er in d'eg idh ad' lougdjin. In- 



LE LION ET LE TAUREAU 31 

nach : Choch ad alh\ EllarWa itchkem d'eg alech 
izzar ellafd" kV ichcharen agoullich id' egder iokchbi. 
Immoiigra azjer ierouetch ellar'd'ad' ioumetch ed'- 
d'ad\ Innach ouar : Kai d' ki iechmougrin dar ad' 
eitched' choch ed" el ed\ Innach azger : Nikan essenek 
eiched' id' addoun ad' meli ioumdjen iâmar f ej imer . 



c. Béni Menacer. 

^L jLl jjj'_ ^\ ^l'^âj Jjj'_ cJi^* OjJ-X,_l 
J^ cT^'^f-? cT^l "^-^ ^^^ -^Ji/* (^^ v-Ai^L ij-Jj 

Ichl n tikelt airad' ikhs a ir'res idj oufounas on 
ri' as izmer ch nia khafer ir'zer oufounas. Irouh' r'e- 
res isah'fed fellas. Innas : Issekin ellir' r'erser' izi- 
mer igenfa d ekhsar' a thetched r'eriidh ou ar'eroum. 
louadjb ilh. Nelta ioiiodh 7^'ouakhboic izerou iak'- 

1. « Soit. .. 



32 FABLE V 

choud'en akhlal aiddourth* thamek'k'erant. Irouel 
oufounas as izerou amman. Innas ouairad' : Mar'ef 
ammi herouJd asami ouodhed. Innas oufonnas : Ala 
khaCer zerir' ad'rouiou elli d'ak'erd'al f izimer. 



d. Harakta. 

Chalmarrath ouar ikhsa ad iouer' aKarrath lakin 
our ik'aouimch ad iouer âla khat'er ah'arrath ik'oua 
ou iougir reres bach ad ikhdâ innas : Assa r'ersar'' 
izimer iaf Vikefma d'à bia a tased idha ouhetchid^ 
id'i aferoum. Innas Allah ibarek. Gaâ ioused î^'eres 



1. Sur la suppression du ilj Iha initial dans ce mot et dans 
ouodhed X^j (p. thouodhed) et sou remplacement par h d> 
dans herould J^^jib (p. therould J^^J), cf. mes Notes de'Lexi- 
cogvaphie berhère, 2*^ série, p. 26. 

2. Voir la note précédente. 



LE LION ET LE TAUREAU 33 

r'er oumkan ou izra aserr'ou iârem ou taslH tameli- 
k'erant ioualla d irouggel. Innas ouar : Mafefhe- 
rouled bâd ma housid fer nai? Innas ouh'arrath : 
Gaâ zerir Ihir' amsiouin ârement akther n izimer. 



e. K'çour. 

J!rH. ^y-^ cT^'y^ ^^ <_r^^ ^y. cr^y c^, 

JJJ ^L' j5 J ^ \ Jl jl ^l;_y_ <^^^ ^_^i y 1 J ^1 ^^1 

Idjen n ouass ioused arHlas ikhsa itch afounas ou- 
lainni issin amech at iVVef. Irak' r'eres ikhsa ikhdât 
slkHlet a t ifVefa t itch. Ar'ilas inna iasioufounas: 
Netch r'ei^sar' izmer ik'ououa ekhsar' ass ou a tmoun- 
soud r'eri. loui as aoual ennes oiifounas. Ouden 
iououdh oufounas r'er ouf lias ioufi ak'chidan khir 
Allah d taiddourl tamek'k'erant. Idouel d afounas 
irovel kh ikhf ennes\ Inna ias oufilas : Main tonsed 

i. M. à m.: vers sa tète, " droit devant lui. » 



34 FABLE V 

r'elda terouled. Inna ias oufounas: Ouden moulerer 
taïddourt tanck'k'erant f izmer. 



f. Bougie. 

'T-j^ C.v^ v1j_^ JA_*! y\ J^iX^ f*"*^ -^~é-^ O'jj' 

^^. ^?-? j^. (^3 J^^ y^^) ir^ cri: ^-. crc> 
ia-^y ^5^ <^i\:i\ ^j_ ^l l_:-. Jjj-^^ ^jl dj _^J ^^ 



/own izem ibfa ad ietch ioun ouaioug oualakin 
iougad zgis izra t idjhed. Ilkhemmem g elâk'lis ad 
iddel ioueth n th'ilit irouh' r^eres inna ias : Essen ai 
ameddakol iou ak'li zlif ioun oufrig ittok'at. B'rir 
a tasef ass ai annetch louah'd. /br'a aioug. Gmi iouet' 
izra r'ef thania thaifoust izera fef thama thazelmaf 
illa g oumkan enni isr'aren chafen d isferiin d imo- 
k'ranen. Gtni izera chefel enni ioukher r'er deffir 



LE LION ET LE TAUREAU 35' 

aïoiig enni irouel. Inna t'as izem : Achar'ef gmi tou- 
siC r'erda teWleC r'er deffir. louadjb ith aioiig inna 
ias : Tanner' elh'aoïial aï mer Ihionadjed g iou:i 
akthar oufrig. Bab l âk'el our ilsameyi ara ioual ouâ- 
dou oula itouennes ara. 



g. Bel Il'alima. 

<^_ûiaj_ olcU ij^-*'?^ J3 y J^ ^ ^l~.i^ 'ùj\ ^Ij ^ 

j^\ j^ jiji ^}_ ^\ ^ '^j\ ^L ^J> ^jj_ 

^ J^^ u^y. lA^ J^^ ^^-?^ LT^y. y^. ^J^ cr^. 

^j j^jj ^L ij-J ^j-l— ■-■ jhj, ^,JJ_ Jjj ^3J, 

^J^^^J^ Oil^'' OjjA^* À^jj JJ3 (j-b jli 

/(/yen oiias airad' ikhsad itch azgar our ioufich ma- 
ra th iCl'ef. IroufC r' ères innas airad'' : Nelchi enr'ir' 
izmer ik'ouan khsar' a tetched imensi r'eri iidhou. 
[our'as aoual ouzgar. Melmi lououdh ouzgar t'er 
airad' ioufi th iononi d ik" choiid'' an bezzaf id taid- 
dourtk Uuimek'k'eraiit. Irouel ouzgar iazer ilh irou- 
elen innas air ad' : Mar'ef theroueld k' im d'an. Innas 
ouzgar : Zerir' thaiddourth thamek'k'erant r'ef izmer. 

II. Zoiiaoïia. 

Oici dlJ ^y_ ^\jj J'j\ ^_ il U^_ ^Jr_ ^\j jy_ 



36 FABLE V 

. : .,1. 1- . . J 



r-^_ -^j^ J^^-9 (j^r". L^*^ J^-^-? ^^j^ Lf^y. ij^ lA 
ûi^. (^^^ cT -9 (^-'-^ (^^ J^-^-? ctI: ^ (j^^y (^^ 

/«o?«i ouass izem ibfa ad' ielch azger our as ioufi 
amek ar'a th iCCef. Irouh' r'oures ad' as ih'athil 
iouakken ath iffcf. Inna ias izem iouzger : Nekkini 
ezlir' izi7ner ik'ebba br'ir' a tetchedh im-ensi r'ouri 
idh agi. loufas aoual ouzger. Segmi ibbodh ouzger 
r'our izem ioufa n ihagga is7''aren afas iak ettouggi 
ettamek'k'ei^ant iour'al ouzger iroiiel segmi iouala 
ouigi. Inna ias izem : Achimi d thebbodhedh fer d'agi 
almi thour'aledh. Inna ias ouzger. Segmi zerir' ouigi 
ah'açir' iouin iougaren izimer. Ouin illan d amouse- 
naou our itsarra ara âd'aouis d' ameddakoul our 
ithezzi ara id'es. 



i. Doubdou. 



LE LION ET LE TAUREAU 37 

t^i/^ C^" ^ ^J'\ l^_ ^t J;^^ ^j^ ->— _^__ ^j^ jyZ^ 

louen izem ira d itcha iouen afounas oui ioufi 
memch as idjou imek'k'our r'efs iovsed r'efs ith'il 
iamez inna ias : Nekki nit r'ersekh' iouen aâllouch 
ik'ouan rikh ad r'ouri tensad id a tetched r'ouri 
aferoum ad ouisoum. Inna ias: Khir. Izdaiad ious 
r'ouî'es ianna isr'aren âddan ak'chouchen imekWour 
irouel. Izdaiat ianna izem irouelen inna ias: Mich 
ioufin terouled. Inna ias: Annikh isi'aren dddan 
ak" choiichen imek'k'our fehemekh in immek'k'our 
fouâllouch. 

j. Gh dames. 

f-jj^ yiZi jL5o j» j\ ^t\> ^ ^j&i ôjl^ ob jy\ 

1. Dans le dialecte de Doubdou, comme dans celui de Tarou- 
dant, le c de la l'^ personne est remplacé par un ^. 

3 



38 FABLE V 

A four iat tadjart ifrou d ikch abarid ieksad d imelt- 
k^or ikhdà. Inna : Nech r'ersà^ azoumer karazan 
afri tekchd r'ouri ifadou touaji. Inna ias : Adjib. 
Dadjen ioued imkan ik'al a four d safiran hellan 
maddi mok'lior. Nin abarid ierouel. Dadj ilemm 
elWal inna ias a four : Dadj toused teroueld inna ias 
abarid : Nech senâ ara itouak'd/iou itk'al azoumer. 

1- Le dialecte de Ghdamès et celui de Ûuargla adoucissent eu 
p le c de la l^e personne. 



FABLE VI 

LE LION MALADE ET LE RENARD' 
a. Zénaga. 



1. Cf. Fables ésopiques n" 246, /e Lion et le Renard; Platou, 
Premier Alcibiade, ch. xxxvii ; Plutarque, A quoi l'on reconnaît que 
l'on fait des progrès dans la vertu, ch. vu ; Philostrate, Vie 
d'Apollonios de Tyane, 1. VII, ch. xxx ; Babrios, f. 103, le Lion 
malade et les Animaux ; Fabularum Babrianarum paraphasis, f. 
73; Lucilius, Satires, 1. XXX, frag. 2, 3 et 4, éd. Corpet; Horace, 
Épitres, 1. I, ép. iv, 73; Dosithée, f. 6; Aphthouios, f. 8, Fable 
du Lion, montrant que la vertu l'emporte sur la méchanceté ; 
Romulus de Vienne, I, f. 12, le Lion et le Renard ; Romulus du 
British Muséum, f. 27. le Lion malade; Romulus de Bruxelles, f. 
84, le Lion et le Renard; Adhémar de Chabannes, Fabulœ Pha;- 
drians, f. S9, le Lion vieilli et le Renard; Romulus de Nilant, 
1. III, f. 7, Toutes les Bêtes, excepté le Renard, trompées par le 
Lion; Vincent de Beauvais, Spéculum, 1. III, ch. v (f. 28), le Lion 
et le Renard; Walter l'Anglais, Appendice, f. 14, le Lion et le 
Renard; Eudes de Cheriton, Fah/es, add. n, f. 18, le Lion et le 
Reiiard; Marie de France, f. 68, le Lion malade et le Renard; 
Pichon, le Lion et le Renard, fable hébraïque {Journal asiatique, 
août 1835, p. 184-186); Syntipas, f. 37; J. Laudsbergcr, Die 
Fabeln des Sophos, n° 4u, le Lion et le Renard ; Vartan, Fables 



40 FABLE VI 

*i3 ^ jl Jj a) ^1 is-wJ ^Ijvil -iJLl O^^ i^Ui (jî-«J O-^ 

Jy^ îibj JJ j^;-^ (j^^^ jj^-î JJ^, -^bj ^' ^Ujij 

Oziar djoud'an oui ijmer kara ouar ihad' of kara 
d'eg jounkadhen. Inhetçh iamrat ch ifich d'eg tidH- 
dhin iouger ifich d'eg kara n tinoud'in. Ellar' izga 
kara d'eg jounkadhen itmegra ch ini ti oummech 
tanith itchili. Iched eigam itmegra ch iouid'' ad' d'eg 
mi n tanith itsallam foch. Innach ouar: Kaï d' ki 
iezgan ouar d'à tetchimad' i baba n elh'oçein. In- 
nach eigam : Aï etchfafa aûen merek egek ofki da- 
radath nika zerak ieidjaren daran eggoulich itche- 
men our zerak izger d'egachen ouala ioun. 

arméniennes, f. 1, le Lion devenu vieux; Gilbert Cousin, f. 21, 
le Renard et le Lion: Le Noble, II, 16, du Renard et du Léopard; 
Burkhard Waldis, Esopus, 1. 1, f. 43, le Lion et le Renard; Philibert 
Hégémou, f. 9; Faerne, f. 74, le Lion et le Renard; Steiûhôwel, 
65 b, le vieux Lion et le Renard; S. Brant ap. Steiuhôwel, 138 a, 
le Renard qui ne voulait pas visiter le Lion ; Geiler, Narrenschiff 
XL ch. ; E. Alberus, f. 37, le Lion, le Renard et les autres Animaux i 
Eyriug, I, 136, Devenir sage par le malheur d'autrui; Beuserade, 
f. 55; Faber, f. 6 ; La Fontaine, 1. VI. f. 14, le Lion malade et 
le Renard ; Burmann, f. 30 ; Desbillous, Fabula éesopiée, I. II, f. 
30, le Lion vieilli et le Renard; Bleck, Reinecke Fuchs in Afrika, 
1. I, ch. XV, le Lion malade (coûte hotteutot). 



LE LION MALADE ET LE RENARD 41 

b. Béni Menacer. 

jjj^ oL^ ol^ ^ A--_j)_ JL^ ^=^b J«*-\-*^ ij^-^-^^ 

f^J — - l) v_jl>J -j"»^ «-J&ô U ^yoi^ySiJ y — af-U Jl J' ' J tT"^ 

<^'^y J^^->-i iljjj->- /^.jj <i-*-^ A^-^' •^' A-^' c$^_5» 

/cA/ n likelt airadC d'aousser idhàf ou izmer ch 
foualou seg eççid. Ik'isa a ish'alil irouh' ias Imakelt 
ia'hliy^ ioufa ikhfis d'i Ibâdh ikhouba. TourHth tasen 
d r'eres louJiouch a t zouroun izourlien r'dakhel oii- 
akhbou itchithen. loused idj iyab ikhsa a t izour ibed 
g imi ouakhbou isellem fellas. Innas : Mata d'i hellidh 
ittairad". fnnasoicairad' : Mar'ef ouhoud' efdhia iyab. 
Innas iyab: la sidi tournai ekJiser' ad' ad'efer' r'iy 
zerir' Idjourlh akhlal ihoud'ef r'erey^ d'eg oufour' 
oula 11 ad zisen. 

c. Harakta. 



42 FABLE \I 

jli^ ^r_ dJJ X-. ..^J ^J^ -U-_j)_ J^,J (j-J^J 
i*^i-l iJl t^J M-1^ j];V..^l .^l b ^A3^L jj v_jitU 

CAa Imarrath oiiar d aoussar our ik'aouimch ad' 
ienr' ak si sâith ou iakhs ad' ikhdâ sâith bac/i ad' 
iich ou iga iman ennes ad' mad'oun d'eg mor'ar. 
Eldjemî n essâith ellan ad' lasen r'eres vir'i hen ou- 
gammas oumor'aris ou ielch hen. loused r'eres oakâb 
ibed d'eg imi mor'ar ou isellem fellas innas : Ma- 
oukch elh'al thellid bei n sâith. Innas : Mafef our 
thad'efd ch ia bab Ih'oçein. Innas oukâb : Ellir' ekh- 
ser'ad' adefer"" gâ zrir' idharen n sâith r'erek âre- 
men ouillan ad' iadef r'erek our iffer'ch. 



d. Bougie. 

^^'ic ^Lj cr^.. -^^ if y. ^- ^ ^"i ^' ^, Sy^^ 



LE LION MALADE ET LE RENARD 43 

X.U U isJu SJ\ ^y\j_ Lj-- ^y^M i^_ jLjJI OJJ^ 

v.,^j5viI Ijl ,1a. ,0^ ^ jj 1, ci) i^tl A / --L U" /p^^-J-' 

ç-Vj jvJ dj_^i k,^ il «Jo «.4SI (_^1^1 ^y\ L_:-. 
^j^:. ^ (j'^j b^ ç-lÀiw jj 44Ji j^^ ^sj5^ ;^,J-1 iJj_^ 

/j:em illa d'aoussar il'âf our izmir ara oulemma 
ioun d'eg louh'aouch. Ibfa ad'isker elh'ila iouakken 
ad' iàich isaCen imanis ioufa imanis g elfar. Illa 
ouin d iousan r'oures g elouh'aouch a th. izer ietch 
ith zed'akhal elr'aris. loiisa d r'oures ikâb ibded' as 
fer thouourth elfar isellem fellas inna las : Amek 
thellW ai agellid' elouh'aouch. Inna ias izem : 
Achou ir'ef our d ekchimeC^ ara a ikâb. Inna ias : A 
sid'i ellif br'ir' ad' kechmef r'ourek lakin oualar^' 
r'ourek eddjerra tekcheni kkir Allah our skid'af 
ara ouin d ilfer'en d'eg sen. 

e. Zouaoua. 

1. Pour thekchinuV t--. '^ Le th a été assimilé au j d' qui 
précède et qui est devenu uu d j. 



44 FABLE VI 

^l b oi_^jîl AJl^ cil ^}^ ^\ c-\. ^. c/^ 

^j-iS^j ;^.J-1 djy- f-Vj i\ A*-i5o il i^« «J\ XS5\ 



--r^ 



/Z/a i2em ousser our izmir ara oulemma ioun d'i 
loiih'aouch ibr'a ad' iouk'k'em elh'ila iouakken ad" 
iâich ish'ass imanis ikchem s ifri kera bouin r'a ik- 
chemen r'oures alh izer d'i louhaouch a th ietch. Ioun 
ouass iousadr'oures oubarer' ibded'as r'eflhabbourth 
g ifri isallem fellas innaias: Amek thellidh ai agel- 
lid" elouh'aouch. Inna ias izem. Achimi thougidh ad 
tekchemedh ai abaref. Inna ias oubafer' : Aï agel- 
lid' ellir' bfif ad" en kechmef almi oualar' r'oiirek 
eddjerra ounekchoum afas eddjerra en tow'alin 
oulah. Ouin issenen our itsoiik'kUm kera alemma 
ifiakker ith. 



f. Chaouia de l'Aouras. 



LE LION MALADE ET LE RENARD 43 

<-^ 3 (j^t^ "*^Ji *-**^ d^l^,--^ t^i C-5A^^ cT^ (J-^. 

v_j:C-1 « jlj ^l b-i ^ y y^ jljlal (^1 l3 A--<^^ lia 

^1 ÙJ^ -*-^"2j jj^:^' ^^r^ A-'-^^ ù /^"^^-^^ A-~=^\ 

i4rr tikkellh inoumr'er, ioulla our izmir ad iCCof 
oula d iidj si louh'ouch. Ikhs ad ieii eWileth ad' iaf 
a r'a itch. lia iman ennes d amodhin igra iman ennes 
d'i hesrafth oui diousin si louh'ouch ad idhell fellas 
isideft d' i hesrafth itchit. loused r'ers oukàb idhell ed 
fellas ibbed r'ef imi n hesrafth isellem fell as inna ias: 
Matla d housid' k'ii, aï amr'ar n elouh'ouch. Inna 
ias ouarr : Ma r'efou d hethadefed' r'ri ai akdb. Inna 
ias oukâb : Aï amr'ar ellir' ekhser' adadefer' lakin 
ezrir' eldjorret n idharen oudfend r'erek eggeth, our 
zrir' ak tiicht teried'. 



FABLE VII 



LE LION ET L'HOMME* 
a. Zénaga. 



1. Cf. Fables ésopiques, n°^ 63 et 63 b, V Homme et le Lion voya- 
geant ememble ; Aphthonios, f. 34 ; Fabularum Bahrianarum 
paraphrasis, f. 148, le Lion et l'Homme ; Gabrias, Quatrains, I, 
VHomme et le Lion de pierre ; Avianus, Fables, f. 24, le Chasseur 
et le Lion ; Landsbergcr, Die Fabeln des Sophos, n° 58, le Lion 
et l'Homme ; Romulus, 1. IV, f. 17, VHomme et le Lion ; Roinu- 
lus de Nilaut, 1. III, f. 8, l>e la dispute qui s'éleva entre l'Homme 
et le Lion, pour savoir qui des deux l'emportait par l'audace ; 
Romulus du British Muséum, 1. II, f. 28, l'Homme et le Lion;Ro- 
mulus de Bruxelles, f. 85, le Lion et /'//omme ; Adhémar de Cha- 
bannes, Fabulx antiqus, n° o2, l'Homme et le Lion ; Marie de 
France, f. 69, l'Homme et le Lion ; Riuuccio d'Arezzo, f. 84, de 
Leone et Homine ; Camerarius, Fahulœ œsopicie. p. 167, de Homine 
et Leone lapideo, Faber, f. 7 ; Beuserade, f. 59 ; Burmann, f. 25; 
La Fontaine, 1. III, f. 10, le Lion abattu par l'Homme ; Desbil- 
lons, Fabuls xsopis, 1. 111, f. 24, le Chasseur et le Lion ; Decour- 
demauche. Fables turques, n° 61, le Lion et l'Homme. 



LE LION ET L'HOMME 47 

i^y^ ù^^ C:^ jj^j ^^yr^ -'^J t/^: A '••^'^. 

Owrt?' djoud'an id" idj emçahciban of louves. Eshe- 
ren itkhaçamen d'eg aouedj of tak'ouifh d ligra d'el- 
Karb. Isker ouar iiar'der d'eg ligvach d'elliarbech. Iz- 
zar idj of ed'mer tidji n idj nenta iorchid' ouar ioudhsa 
idj. InnacJt ouar : Edjoumra ouaren chkhi ledjman 
ougzan adem our idj ihad' ilorclùd' ouaren dairjjafh 
ouaren (orchid'en man. 



h. Béni Menacer. 

^bo _^--^__ jlj-J jljj (^3m -^î^^i -^^J-^. '■^\->3 -i-iJ, 
il jljj iS^JJ f^\ J-. J^ -'.^„ ^^^J C^j -^^Jlb 

/c/*i n tikelt tour' airad' ad ouriaz yndonkoulpn d'eq 
oubrid' tmeslaïen souaoual s elr'zarlh. Iclick ouairad' 
g ikhfîs elli idjhel. Izrou ouriaz içouar d' elltiC ibzi ou- 
riaz airad' idlisou. Innas ouairad' lou kan airad' içou- 
ouer mil al bni Adam ou izmer cit ouriaz ad' ilebbaz ai- 
rad' tour' airad' itebbaz ariaz. 



48 FABLE VII 

c. Harakta. 

J^j->^J \j^^ dlji jUU jl jj b* JlT^l :jJ\ \Z. 



Cha Imarrath argaz netta d ouar mlak'an d'oitg 
oubrid^ ou mdoukelen ou k'nnen essaoullen f elk'aouth 
ensen snin. Ik'k'im ouar içr^ar f ourgaz Inin. Ik'al our- 
gaz f elh'iC. Izra çowih ourgaz ikhannek' ouar. Idhsa 
ourgaz. Innas ouar: Mar'ef lou kan iran d imcououeren 
am eççift n beni Adam our izmer ch ourgaz ad ikhaunek' 
ouar lakin ouar ikhannek' argaz. 



d. Bougie. 

r-5^ ù, fl ->>-^. çj. Cr-i J f-/, c/l: 1—^, ^, v^-^l- 



LE LION ET L'HOMME 49 

j\ùj\ ^jù^^ jj ^j^ ^ j ^_> jiiki ^j }\Sjj >l j j 

Jzem deg oubrid ioufa iouen ouergaz. Hadren gai- 
garasen anoua içK'an oulis ad ili itlok'at. Illa izem 
ihedder r'ef ç/ianes d c/iedjd nés. Izera argaz çourak 
iouen ouergaz iCt'ef izem s elkhanak' Usa. Inna ias 
izem : Laou issen izem icaouer am ben Adam our illa 
ouergaz ouin ikhannak'an izem oualak'm izem ouia ikhan- 
nak'an argaz. 



FABLE VIII 

LA GAZELLE ET LE LION' 
a. Zénaga. 

ifl*j\ j^ i_r^, '^'^ ^—"-1 ^Vl -^^-9 (j-?^ r£ '^^" 
l^J (j^ ^ji_^sl viJo ijjij jUj dTi ei^jjl 1^! Jli 



Ajounkad' djoucVan d'eg igefich d'eg hhahhata ioiin- 
ker ellar' tlnith itchem of ec/i ouar inha l. Inna d'eg 
ifich : Nikan agermin ich nika er oued jek' d'eg ouman 
oud'erek d'eg ofouch in nenta iourain deg achen ch el- 
h\i7'b. 



i. Cf. Fables ésopiques, n" 129, le Cerf et le Lion ; Landsber- 
geT,Die Fabeln des Sophos, n" 41, le Cerf et le Lion; Faber, f. 8; 
Cauierarius, FabuLv œsopics, p. 122, Cervus et Léo; Desbillons, 
Fabulse œsopiœ, 1. II, f. 23, la Biche, le Chasseur et le Lion. 

2. La termiaaisoa adoucie eu Ich ^, du zéuaga, devient uu -- 
dj lorsqu'elle est suivie d'une voj'elle. Ex: erouelch r;jj\ fuir, 
erouedjek vlU-jjli je fuis. 



LA GAZELLE ET LE LIOiN 51 

b. Béni Menacer. 

iJl ^J-^ <«^j ^ vl,uJiU|^ j'j'^J t/t/^ t-îijJ _^1_^ 



/e/«/ n tikelt ir'id' ouzrar iggoiid' seg çiaden irouel 
r'ouakhbou. loud'ef reres ouairad'' inrith. Inna d'eg 
ikh/îs: Ellir' d'aillil etlir' router si midden ersif g 
fous ouenni illan irzer ezzisen. 



c. Bougie. 



Tar'zalt touggad deg çiaden terouel rer ifri ikchem 
r'eres izem itcha t. Tenna g oulis tar'znlf : Bouh felli 
refteglilt. Rouler seg midden rlir' g ou fous iouen ak- 
thar ensen icdb. 



FABLE VIII 



d. Touat [Tiattaft). 
^ aA) plaTj j-U ilS^ /^JJ' CfS^'^.ii (S^ Lli J^'J*^ ^-^' 

/Aï ennoubetch teggedseg çiadetch ikt Irzaletch terouel 
toutef gelrar. loulef r^elrar essebd it'feft' iseririt. Seg 
telli temmout tenna Irzaletch : Nechcha aï dlmeskin 
erouelef seg m'tdden outfar g fous n iouâr s oujenna i ^ 
midden. 



1. Sur la prononciation particulière du t et du d, intermé- 
diaires entre le ti, le di, le < et le d mouillé, cf. mes Notes de 
Lexicographie berbère, 4^ série, p. 24-25, 27. (Paris, J. N., 1888, 
in-8.) 



FABLE IX 



LA GAZELLE ET LE RENARD* 
a. Mzab. 

TitcJielt izerzer iffoud ioudha g eldjehb ouaman isou- 
ou s is. Si diousa a iali oui iWdir. Irgebt itchdb inna 
ias : A loua oui tedjidh d aouah'di silla oui tergibedli 
manetch r'a talidh Webcl r'a tezouidh. Touh iouasi 
idjou citera s tebedjnas oui inni iliad' matta a idj. 

b. Zénaga. 

Li)^ jU^ jy>\ d5S j^ y '■^y^. O'^^?" i'^-'jj' 



1. Cf. Fables ésopiques, n» 45 b, le Renard et le Bouc; Babrios, 
f. 141, (fragment) ; Syntipas, f. 10 ; J. Landsberger, Die Fabeln 
des Sophos, n° 10, le Lièvre et le Renard; Mille et une nuits, éd. 
de Boulaq, (4 v. ia-8), t. I, N. 148-150, le Loup et le Renard. 



54 FABLE IX 

Ajoiinhad' djoud'an iffoud' iouhcher d'pg amouj 
aman ichba degack dcg oudich. Darad'ath if ter iaidjeg 
our ihad\ Izza7' ti elgam innach : la er'rni teskered' a 
teakered" d'eg tenedjouik our tessined' ellar' iedjigad' 
darad'ath touhckercd\ 



c. Béni Menacer. 

julj i-UJ^* kl«-l-vi j^y :>y^ j^JJ3 -^-*' klJ^* C--iJ 

/c/i^ n ^/Av?// ir'ùZ' ouzrar iffoud" ioud'er iicht n (am- 
da ouaman isouou zis. Am ik/isa a iali ou izmer ch. Ik'el 
idj iyab innas : A iourna oui' ir'id^ ch mlifi ailli toud'erd 
k'ebel hessined ma nis a llialid. 

d. Bougie. 

A.^j\^ jUl \sy yS\\ ^\i ^C^ !-\r ^ySb CJ\y^ 

1. Pour tfnr'id' JiJu. 



m 



LA GAZELLE ET LE RENARD 55 

Js-^Lj1 Jusi «iAlJ jl5 -Ljr^i: jj <_iîi-ti (_^jx^ JjLi J^^^^mJ 

Tharzalts theffoud thedda r'er thala bach a tessou 
thoufa aman g çaharidj thehra Imanh degs our tliezmir 
a tali. Jzra ts ikâb inna ias : A oultsema theskerf che~ 
r^el indem acharef our themaizef g tkoulilsek ak'bel a 
te f réf. 



e. Tementit. 
t_--J y\j r-*^ (J"^**' '-^'^*' /r^ ^ rtC-L^ v2A> 

o'....i jj yu Oj-«-5j Jlâ jl^i 1^ Uj ^b lu- l'j ft— 

Ikt tsaâtch illa iggen n r'ezal iâCeck ikser g anou 
isouou maki iekhs. Saliani isouou our izmir ad iali. Ize- 
rou t iggen ouchchen soujenna. Inna ias: Ouma chekka 
a idjan fal teksert g anou ourtesint makldja talit. 

f. Timisakht. 

ij _^— ) ylj j..S^ j^-**i -i' ^y ^ Ji )»J -J^i î^J^ "—^ 



56 FABLE IX 

/Ai Imarratch aid ler'zal illa iouli'a ad isaou. Ikser g 
anou isouou maki iek/ts. Sgi ikhsa ad iali oua izmer. 
Izeri t iggen ouchchen s oujenna innas : A ouma ou tel- 
lid tkhademd mlih'' âla khaVer teksered g anou oua tes- 
sined maki a talid. 



g. Djebel Nefousa. 

^^y^ ^ cH."^ >*4 0'* L^ ^. yc "*^. -'-'-'-' CJS^ 
^^_w- -OJ Jj ydJ^ iS^. *-*^- •--'-'-^- f^- "-^^ (i- ^ 

Tikkelt zerzer iffed ihoua in asser' n amen isouou d'is. 
Si d iousou ad iali oui iieklicm. Izr et ihàb imlas : A 
roummou oui tegid sabih' marer oui tezared mammek 
a talid k'ebel a tahouid. Touh in mammou igou mesala 
s irf ennes oui immal in ouidi mai a ig. 

h. Chaouia de l'Aouras {Oued Abdi). 

Jj^ yji j>^ij ^^ iS'^ y^ ^>f^ .iJ^ iliyX 



LA GAZELLE ET LE RENARD 57 

j^iji. J3^^^ JJ (^J^ ^-f^ C^U^ t^/^. j^\ ^*J ^\ 

Thademoulh tikkelth theffoud' Ihidhou dl. hala oua- 
man thesoua tliekhs a tliali our thezmir ioulai. Izritetli 
oukâb inna ias : la ouma [ouetma] on t'tidh chouemnar] 
alilan chek thehouid' our thekkemmemd' ch mamek ad 
halied\ Ad oua d argaz iteggen errai n iklif ennes our 
itechaouar ioud'an. 



i. Chelh'a du Sous. 

'^y^ jj^ \j^ ^_;-L tj* <Liy^jy^ <^jj j-5 j', j j ^J jS^ 

Azenkodh tikkelt inrat irifi iouggiz si aouanou 
isoua bakra iacliked air'li our izdar. Tezrel tabaour- 
fouth ihenna ias: /a gma our tey&rlh iat f radeîl 
teyert/i achkou touggizt bêla tessent ma ra dak idjrou. 
Ouenna fa isyer aoual iklif ennes bêla ouiedli iadhnin. 



j. Djerid tunisien [Sened). 
ci- *-~^ Cty^ ^j- — l J--5 y^ j'jjj^ (j^ ^jfj, cJ^ 



58 FABLE IX 






Tikelt iffoud idjen izerzer ioug^er isess g tanoul ikh- 
sa a iali our izmer ch. Izra t ouchchen ralennedj ioum- 
mas : A iouma chek d abehloul tougsert g tanout ou tes- 
sinelch maka talit. 



k. Ouarsenis. 

/c?/ oî/as tc/y our'zal iffoud ihaoua da hou isoui aman 
aie a. Ma ha igà iouh'al. Izerou t ayab i7inas. la iou- 
ma ouala thekhdimt mlili âla khaCer our thezret manis 
thegàt. Mbâd izoua ayab. 



o- 



FABLE X 



LES LIÈVRES ET LES RENARDS' 
a. Zénaga. 



Idjemnen djoud'an inkcr garacken id' gar tiarzou- 
zoun einech. Ounkerenied' tlarzouzoun ellar eigamnen 
tetterenied' deg ac/ien ezzei id timouzen of idjemnen. 
Ennan ackent : Edjoumra our nessin deg teinichem 
neskev ith. 



1. Cf. Fables ésopiques, n", 236 les Lièvres et les Renards; Syn- 
tipas, f. 22; J. Landsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 23, Jes 
Lièvres et les Renards; Camerarius, Fabulœ œsopicœ, p. 145, 
Lepores. 

2. 3" personne féminin pluriel. Le j remplace le Cj ou plutôt 
un il). 



60 FABLE X 



b. Béni Menacer. 

^^^-^JJ jjb-\.-^ (J-Oj^" jV 'r'j^^ t/ '-'*^" "-^ 
jl^ ù".^ »^^-^^ 0^"^ jjb-*^ jy-^ O^li ù!^ C^J->^ 



0^ 



/cA^ n /i^'e/^ /our' clJiarb djar tiarzas diidraouen. Rou- 
h'ent tiarzas r'iyahen bacli a àouen f iidraouen. Ennan 
asent iyaben : Lou kan ou yemt nessin ch illa lliarb 
djarayrmt akid iidraouen ailli a yemt nâouen. 



c. Bougie. 



/f ra ^ar iouthal d idjoudar amenrH. RouJien iouthal 
rer iknben soutlierenlen rer thar'ouits. Ennan asen 
ikâben i iouthal: Alaou ou koun nessin ara oulach oui 
rourouen alaou our nessin ara oui n iddaouen nouen 
a koun nâouen. 



FABLE XI 



LA HASE ET LA LIONNE' 
a. Mzab. 

TitcheU tiarzozt (egdd of touaret tenna ias: Nech 
tarouer' ach asouggas mennaout n hourakhs d c/iem te- 
tarouedh iggen ner' sen elâmr enncm gd. Tenna ias toua- 

1. Cf. Fables ésopiques, n° 240, la Lionne et le Renard, 240 b, 
la Lionne; Fabularum Babrianarum paraphrasis, \ï° 142, la Laie 
et la Lionne; Landsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 57, la 
Hase et la Lionne ; Vartau, Fables arméniennes, u° 26, la Lionne 
et le Renard ; Eudes de Gherilon, Addition aux fables, n° 2t, la 
Laie et la Lionne ; Hans Sachs, I, 4, 979 ; la Lionne et ses petits; 
Burkhard Waldis, Esopus, 1. 111, f. 60, la Lionne et le Renard; 
Faber, f. 11; Commire, t. II, p. 224 : Desbillons, Fabulx xsopiœ, 
1. V, f. 6, la Chienne et le Renard ; 1. IV, f. i, la Laie et la Lioinie; 
Pfeffel, Fables, 1. V, f. 10, la Lionne et la Laie. 

4 



62 FABLE XI 



ret : N tidet aoual ennem oula erouer iggen netla d ounr. 
Essen si quamouh adhefli iggen d inbaretch iifan bou- 
rakhsifleb oui Wodren of chera. 



b. Zénaga. 

^ S'.^ \yi ^ f j^f\ ùj^j ch^^ <^j <^ 

jy_ i|^_^f^' ^ ^\.xi} 0"jl^ ,_5- ^J'^ j^^ 0^1" jy ic-i 

Taiarzouzt djoud'an touthaf of fini. Tennach : JS'ikan 
eitmegrek d'eg ounnek achebbech oiigzin agoullick kem 
lar^ tamojjeid' deg àmr ennem ioun nadah chinan. Ten- 
nach tini: Tennad' iet lar'dath nenta edjomnra ioun 
nenta d ouar. 

c. Béni Menacer. 

jl^ ^ ^ ^ ^jy j^jJ j^l ^^ \a--1 ^l_> ^>- 

j^j^ by j^^. jj ^ 

Icht n tikelt taierzist thimcdh f thasedda theyina ias : 
Netch taroner' koull asouggouas arraou akhlal chem 



LA HASE ET LA LIONNE 63 

tarouedh koull d'ilâmrlm idj ner sen. Hennas asedda ' ; 
B! erem elli a\i li loukan iarouer idj ner^ sen mlial netch 
ailli illan tharoua n Iran. 



d. Bougie. 

Thouthoults tlimieger thasedda thenna tas: Nekklad' 
arouar koull aspggas erraou chaCenkemmi our tharouet' 
(j t'oul dmrim iouen ner'' sin. Tenna tas thasedda : The- 
haddert' g eççouab niikni meinmi adiàdelsebâg arraouim. 



e. Djebel Nefousa. 



1. Pour thasedda, comme hfnnas pour thennas. 



f)4 FABLE XI 

Tikkelt tirzazt te flou ofiouaret temlas : Netch taroupy 
koull souggas ibouchilen erkkan did cheni tetaroued 
oudjoun ner' sen tameddourt ennem. Temlas elhak'k' 
did ennem netch ettarouer' oudjoun nit d ouar. Essen 
saiouh bouchil oudjoun sebih' nit isougga ibouchilen 
erkhan oui tek'ouddoun mesala. 



Chaouia de l'Aouras. {Oued Ahdi.) 

-'^■^ (J^- <j^ ^- ^ à vIj-jJ'I vl)jl* ^l bJ ^;^ 

Agarziz tikkelth iàdda ref tharveth inna ios : Netch f 
koull osouggas ettarouer ed'd'rari eggeth d chem heta- 
roued'' ma dam heddered' idjen nir sen. Tenna ias thar- 
veth : a tideth lakin ma illa idjen itili d arr. 

g. Chelh'a du Sous. 

C^>^ f'jjj^ (js^ ^j-u ^ C^j^ iSJJ >^^-J^ ti^J' 

o[ fji ^. d[ ^j J^ "^^c^y '^jy Lf[ ^-^ ir' 
cj[ dp j3 d^y^i ^^y ^,y. cT^-^^ 0^1 ^J^> 

Aouthil tikkelt izri f tizemt inna ias: ISekkin ar ta- 



LA HASE ET LA LIONNE 65 

rour yait asouggas taroua iggoutlienin d kemmin nr 
tarouth koullou ma tedderth ian 7ier' sin. Tenna ias 
tizemt: Tour' zanth ar tarour ian ig'a izem. Ian oufroukfi 
ig'an erras iouf taroua iggouthenin our g'inin iat. 



FABLE X[l 

LA FEMME ET LA POULE' 
a. Zénaga. 



1. Cf. Mahabharata, tr. de Fauche, t. II, p. 540 ; /e Roi et /es 
Oiseaux qui crachaient de l'or; Fables ésopiques, u° 111, la Femme 
et la Poule; Babrios, f. 123, la Poule aux œufs d'or; Fobularum 
Babvianarinn paraphrasis, n° 112, la Poule aux .œufs d'or; 
Gabrias, Quatrains., n° 21, l'Avare et la Poule qui pondait des 
œufs d'or ; Syutipas, n°^ 27 et 42 : Mas'oiidi, Prairies d'or (éd. 
Barbier de Meynard), t. II, ch. xxv, p. 247 {Lettre d'Alexandre à 
Darius; Cf. aussi Leroux de Lincy, Le livre des légendes, Paris, 
1836, iu-8, p. 48) ; J. Landsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 30, 
l'Homme et la Poule ; n° 61, la Veuve et la Poule ; Vartau, Choix 
de fables en arménien et en français, î. 27, le pauvre Homme et 
le Dindon ; Decourdemauche, Fables turques, u° 72, la Poule aux 
œufs d'or; Avianus, f. 33, l'Oie et le Paysan ; Marie de France, 
f. 12, la Femme et sa Poule, Yalla, éd. H. Estienne, f. 56 ; Waldis, 
Esopus, 1. II, f. 15, le Canard: S. Braut ap. Steinhôwel, f. 24, 
l'Oie et l'œuf d'or ; Boner, f. 80, de l'Oie qui pondait un œuf d'or; 
Camerarius, Fabulœ œsopicse, p. 97, la Poule aux œufs d'or; 
Pautaleo Caudidus. la Femrne et la Poule aux œufs d'or, [Delicix 
poetar. german., t. II, 133); Pauli, 52, du Paysan qui cherchait 
quarante œu^'s dans une poule, Frank, I, 148; Er. Alberus, 4» 



LA FEMME ET LA POULE 07 

^ '^ ^ ^lÀiJi jU-*.ii-y cJ^ iîyy oV' kJ--^ 

Tinetchimt djouxTan ichekteth tar'd'oudh teterek deg 
koung ass tard^oudh azerfî. Jenna tinetchimt d'eg ifich. 
Edjoumra oggik ouadja takhsech ntahat touterek chenat 
tour'd'adhan. Ellard'alk toggi takhsech terech takhsach 
toummi. 

b. Béni Menacer. 

^Ij ii-?ji jrvl^U::^ c^ jjU^ -^iJ^^' vLJ^'d fj^ 

/r/?^ n tikelt- tour' icht n tamet^t'outh reres icht n 



le Paysan et l'Oie; Eyring, I, 513, Celui fjui veiil trop avoir a 
moins; Le Noble, I, {'.JS,de TOye qui pond un œuf d'or; Faber, 
f. 12 ; Benserade, f. 120 et 213; La Fontaine, 1. V, f. 13, la Poule 
aux œufs d'or, Desbillons, Fubulx cFsopix, 1. II, f. 15, la Poule aux 
œufs d'or, 1. III, f. 2, la Femme et la Poide. Ainsi que l"a fait 
remarquer Weber [Veher den Zusarnmenhapg indischer Fabeln mit 
griechischen (Berlin, 1855, in-8, p. 14-15); il n'y a pas de rapport 
entre cette fable et le 14e conte du livre III du Pantchatanlra 
[le Roi et l'Oiseau), d'oîi Wagener {Essai sur les rapports entre 
les apologues de l'Inde el les apologues de la Grèce, Bruxelles, 1852, 
in-4, p. Sl-83) la croyait imitée. Cf. aussi Beufey, Panlscha- 
tantra, Leipzig, 1859, 2 v. in-8, t. I, § 159, p. 378-380. 



68 FABLE XII 

tiazif. Thettorou iclit n tamellalt ouzerf koull ass, 
Tkenna thayneCfoutli enni. Lou kan akatterer' Imakelt 
n tiazif a harou sent n timellalin d'oug ouass. Nettath 
thketter as Imakelt ilouk's ouâddisis themmouth. 

c. Bougie. 

^U ^jS-c>~p ^L \,J ^\ dj i jaJ>U:xi ^\ — L- jj 

Thameffouth thella r'eres ioiieth n taiaziC therou as 
koull ass thamellalth elfot't'a. Tlienna d thameffouth 
iimanis. Mail ernir as g outchines ai therou senath n 
timellalin d'eg ass. Ihevna ias g outchines ifellek' ouâb- 
boufis themmouth. 

d. Touat. [Tiallafl.) 

C'y y—^ jljj ^\ J'y ^\'J^ j^ '^j^^ jl ^L. 

Ikt tameffout ikt noubetch tella vers tiazit terou 
tenzelt seg elfodhdhah. Tenna tameffout : Lou kan ad 
ouchar' oujar n toutouch i tiazit beççah' ad tendar sen 
tenzal. Touch as oujar n toutouch tserir ras taddis n 
tiazit temmout. 



FABLE XIII 



LE MOUCHERON ET LE TAUREAU' 
a. Zénaga. 

j^[.L^ Ijii j^\ ^\ ij>u* ^^j^\ ^i"^" jt.3\ yjù: 



i. Cf. Fables esopiques, u" 2o'J, le Mouche)-on et le Taureau; 
Babrios, f. 84, le Moucheron et le Taureau; Dosithée, f. 16; 
Fabularum Babriaiiarum parapkrasis, n° 70, le Moucheron et le 
Bœuf; Gabrias, Quatrains, n° 9, le Moucheron et le Taureau; 
Adhémar de Chabaunes, f, SO, le Moucheron et le Chameau ; 
Phœdrianx fabulse, 1. IV, f. 3, la Puce et le Chameau ; Romulus, 
1. IV, f. 18, la Puce et le Chameau ; Romulus de Nilant, 1. III, 
f. 9, Dialogue ridicule entre la Puce et le Chameau ; Romuli 
fabulœ rythmicse,î. 29, le Chameau ; Romulus de Bruxelles, f. 86, 
la Mouche et le Chameau ; Alexandre Neckam, f. 26, Le Chameau 
et la Puce ; Camerarlus, Fabulie xsopicœ, p. 170, le Moucheron et 
le Taureau, Richer, 1. II, f. 8 ; La Motte, 1. I, f. 13 ; Faber, f. 13; 
Bunnaim, f. 31 ; Desbilloiis, Fubulx œsopise, I. V, f. 17, le Mou- 
cheron et le Taureau. 

Le sujet est à peu près le même dans les fables suivantes: 
Phèdre, 1. III, f. 6, la Mouche et la Mule ; Phœdriame fabulœ, 
l'Mss. de Wissembourg), I. II, f. 6. la Mouche et la Mule, Romulus, 
1 II, f. 17, la Mouche et la Mule ; Romulus de Vienne, I, f. 31, la 
Mouche et la Mule; Romulus de Vienne, II, f. 35, la Mouche; 
. Romulus de Berlin, n" 36, la Mouche et la Mule ; Romulus d'Oxford, 



70 LE MOUCHEROiN ET LE TAUREAU 

^1 AJJ j\ CJJ\ dL-1 jj 'l'J^j\ J^L-^ diri ^'ùy\ 

Tâdes tondes of teska n ioun azger techehka eich 
jïtahad' tethk'ala of ech tennach: Edjoumrek thk'alak of 
ki essi7ii d^adda chochach obboud'ek degek. Innach azger: 
kem oiir cssinek elonok't ar tiched of in elouokU ar 
toubed'ed' our tissenek degam. 



b. Béni Menacer. 

J3>\j \.'.,Z ^J-l'j-*J (J^-"; C-'j7\-* y^j vl-^- C^-l)_ 

^L ^âl ^ ^\ J.l i]>(5 ^i *J1 dil ^tr ^*>\3 

/cAf n tikelt thersou hizit f ich oufounas thmâna thed'- 
k'el fellas thennas : Mig elUr' d'ek'eler' felloy^ amel aï 
ad afiger\ Innas oufounas : la thizit ou sekkiner ch 
main d elouok'th thersidh ouala mant elouok'fh hefigdh. 

f. 28, La Mouche et la Mule ; Romulus de Bruxelles, f. 94, la Mouche 
et la Mw/e ; Abstemius, f. 16, la Mouche qui posée sur wiChar, 
disait quelle soulevait la poussière ; Walter l'Auglais, f. 36, la 
Mouche et la Mule; Ysopet de Lyon, f. 38, de la Mule et de lu 
Mouche ; Faerne, f. 45, la Mouche et le Char ; Decourdemaiiche, 
Fables turques, 27, la Mouche et le Char; La Foutaiue, 1. VIL f. 9, 
la Mouche et le Coche. 



FABLE XIII 71 

c. Bougie. 

ÙJ3^ dÏ] ^^\ J^\; J^^ iJ>l9 ^J3 J> ^J ^'. b* 

Ihizith thhed ref ich ouioug thah'seb imanis zaith^ 
fellas thenna ias : Nekki mail zair fellak inii bach ad 
efgar' zeg ârourek. louadjbith aioug inna ias : Ouallah 
oiir àlimer' anoua amkan anida thersef g ich iou anoua 
ref tliezmeref thefouret' kemmi. 



1. Sur cette classe de verbes, cf. Manuel de langue kabyle 
36, 



FABLE XIV 

L'HOMME ET LA MORT* 
a. Zénaga. 

C^\ — "^ ^31 Jù ^J^J.J^/^l lX"^ ^ y. t/'^ *^ -^ *--'-^^ 
jj-^_ JJ\" (^->o_ i>L-> ù -X)l ^1 j&li (j*'^" OJl^i jj-i J^-^" 

/c(yi" djoud'an iouk'a if n charen iourad'i ofech ellar'- 
d'ath ioufter idjidath d'eg oukacli iouger ti ch amerzich 
itter of ech tametlant. Tezger ach tamettant. Tennach : 
Nikan ad' eid' deg id'i tetterid\ Jnnach idj : Tereg' ar 
kl a toukid' if n charen id' of amerzin. 

1. Cf. Fables ésopigues, n°' 90 et 90 b, le Vieillard et la Mort; 
i. Landsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 3, l'Homme et la Mort ; 
Syutipas, f. 2 ; Waldis, Esopi/s, 1. III, f. 53, le Vieillard qui ap- 
pelait la Mort, Cameravius, Fabulœ œsopicse, p. 93, le Vieillard et 
la Mort; Faerue. Fables, n° 10, le Vieillard et la Mort ; Faber, 
f. 14; Jaius, t. II, p. 140; Boileau, Œuvres (Paris, 186'7.2v. iu-8 
jés.), t. I, p. 268, le Bûcheron et la Mort ; La Foutaine, 1. I, f. 16, 
la Mort et le Bûcheron ; Desbillons, Fabulœ ssopis, 1. II, f. 10 
et 11, la Mort et le Paysan; Gleim, II, 3, le Vieillard et la Mort. 

2. La terminaison en g de la première personne de l'aoriste 
est beaucoup plus rare eu zénaga que celle eu k. 



L'HOMME ET LA MORT 73 

h. Boni Menacer. 

3Jj_ ^^^ w,Ji2.)_ ^^^^^^ klij-u: jLc J.s'j) (j*'>^? 

Iclit n tikell idj ouriaz irfed ak'ettount iak'choud'en 
tid'ek'kel fellas. lou/ial dian imedritk sir'arden is ifleb 
belmout. Izerou Imout. Innas : Mata lliiid falba. Innas: 
Bach a felli erfeded ak'etlount ik'ckoud'cn. 



loun ourr/az iovoxii i/iazdeinlh isr'aren zaïtli fellas. 
Ihra ad irli meskin 7 elk'ouah flàioa. isevli thazdcmlk 
zeg dhahris imenna imanis elmoitt. lousad elmoul reres 
inna tas : Ac/inn rcfllicravC i ? Inna las oiirgaz : Wavi'v'' 
em bac/i ai tlidouneV barJi ad erfeder ihazdcnilh ai ref 
tliaitsiou. 



lABLE XV 

LE JARDINIER' 
a. Zénaga. 

Iç^^J iJL" Jf'\i\)\ yjy U^j l-^J^^ ^^^ (j-1 jjj_ 1*^=^1 
dj j (_^j> Jo^ ^^ ^^ Cj J3 U l^' ^jj^ j-0-\ J^s^ v_s' 



cTï 



AlCritha ioun as inlœtch ilrachchn ouadja n ourthou. 
Ennaa acii : Tak ouadja of afelle adjmandar thnezra, 
nenla d\i our t ioumedj min d id' ioummid'eg elouohht. 
Inna alirilJia: Ouadja of afc.lle teldja tl ioummack d 
eid' letdja tl tnetchhnt n babach. 

\. Cf. Fables esopi'jues, n° 191, le Jardinier; 191 b, l'Homme 
et le Jardinier ; Syutipas, f. 32, l'Homme et le Jardinier ; Planiide, 
Vie d'Ésope, 1. I, ch. ix (Eberhardt, Fabulœ romanenses gnece 
conscriptx, Leipzig, 1872, iu-12, p. 248), trad. par Cainerarius, 
Vila /Es'ipi, p. H-IS, et par La Foutaiue, t. I, p. 12 (Œuvres 
complètes, Paris, 1815, 3 v. iu-12) ; J. Laudsberger, Die Fabeln 
des Sophos, u° 48, Le Jardinier. 



LK .lAUniNIER 7o 

//. lîeni Menacer. 

[_J'\ <^iL ^l'U \J-\ jU jl^J A \iy ^-Ij A 

Jdj ouas tour'a idj ouhali kdr issaou ar'crnina. Linian 
ns : Ma ref ar'emma n eççaJtareth d azain imoiirll 
nella ou ikhdhncli; aremma n our'lkan ilisoiin? Innasen 
ouhali li ar : Aremma n eçça/iareth d'immas itli ireb- 
han ; aremma n ourthan knnet't'oulh n babas. 

c. lîoiujie. 

à y, ^-*^, o^J^ ^y û^.^f: ^s'i-i c*^?-? ^y. 

loun oufellalt issousi ifriouen louga g (/}(/pr(his. làdda 
iouen ourgaz inna las : Achoti r'rf (kouga elkliela kidr 
n lovga n l/grrfJi? louadjbith oufella/i' inna las: Tliin 
terebbalk immas : ihcnnil'en (erebbath lliameCCoulh n 
babas. 



76 FABLE XV 

d. Zouaoua. 

^^ ^-^s^J j^, -i' l^^-Jzi-l i>-ûij_l ^L"l' Ù_^ ^j\j^\l 
jj-lL-J oj.«a Cj\i J jls^-i^ (_$l L«lj (T'^ ■^'^-^ '• — *^ 

Aî.y si oussan dddan kera imd'anen ref ioun oujen- 
nan afen t ithesouai tluhJririn ennan as: Aï rcfelkha- 
dhra ad ikkeren ouah'des si Ikliela thàdjeb thimezriou- 
tliis oula ioun ikkdemilh ouamma. Ikhadhran tihh'ar ad 
isellaon seldjel? Inna iasen oubahliar: Tliin elkhela 
t/iesgma rpf thit' immas ouamma thaï n tibh'ar therebba 
ts thameCtouth n babas. 



FABLK XVI 



L'HOMME ET L'IDOLE' 



a. Zénaga. 

J'^^, ^^f. ^J^. J^. ^^ ÛlJ"^ tf^. ^^Z*^. ^. 

cj^j\ j\ ^ ji_. i!^_ ^y ^1 dij'/'dr^ ^1 



1. Cf. Fables ésopiques, ii» 66: l'Homme qui brise la Statue; 
Babrios, f. H9, la Statue d'Hermès; Fabnlarum Babrianarum 
paraphrasis, f. 97, le Dieu de bois ; Laud^berger, Die Fabeln 
des Sophos, noo2, l'Homme et l'Idole ; Vartau, Fables arméiiieimes, 
f. 42, le Roi devenu pauvre ; Weber, Ueber dem Zusammenhang 
indischer Fabeln mit grieckischen (Berlin, 18o5, ia-8), p. 27 ; Came- 
rariiis, Fabula; œsopics, f. 156, Homo et Statua; \V al di s, Esopw.î, 
f. 49, l'Idole de bois; Beaserade, f. 83 ; Hagen, g. a. 2, u2o, Stein- 
hùwel, 76 b., l'Homme et l'Image; Schiiabel, Jean l'Allemand ; 
ap. Biilow, Novellenhuch ; II, 5, La Foutaiue, 1. IV, f. 8, l'Homme 
et l'Idole ; Desbillons, Fabulai œsopiœ^ 1. IV, f. 28, le Dieu de bois. 

Lu trait général à la plupart de ces fables, excepté la version 
syriaque et arabe, celui de l'adorateur brisant la statue pour 
laquelle il s'est ruiné et y trouvant un trésor, a passé dans un 
grand nombre de contes populaires, où il est attribué à un 
personnage de peu d'esprit. Dans la Haute-Bretagne : P. Sébil- 
lot. Contes populaires de la Haute-Bretagne, \^<^ série (Paris, 
1880, in-18 jés.), u» 2.3, Jean le Diot ; en bourgogne : P. Sébillot, 
Contes des provinces de France (Paris, 1884, in-18 jés.), n" 59, 
Cadet Cruction ; en Toscane : Pitre, S'ovelle popolari toscane 



78 [FABLE XVI 

*l»^ji^(j> (j^5i dXl JV» jLj ^—V jj li-^ c/,;^' ^^^ -^- -^ 

yo(y' ioumra inchekti elmeréin deg inech itfer ti ioumra 
itarech nch der/ kniaig ass tirche iotiga mal koull ec/i of 
elmeréin id\ Ibedda of ech elmérein Inna: Our tetsougad' 
mal ennek of in daradath tetàtbed' i d'eg adjakhor. 



h. Béni Menacer. 



cr 



^*^ j^*l ^1 Jâ 



7c/<< n ///.v'/< ///a idj oxirinz reres Leçouartli d'eg ou- • 
khamis iàbdit koull asx irevs as ic/if n ternriat asami i 



(Florence, 1885, iD-12), n« 32, Giucca ; à Xaplcs : G. Basile, Der i 
Pentamcrone , ubert. v. F. Liebrecht (Breslau, 1846, 2 v. iii-12), J 
lerjoiir, 2" histoire: Vardiello ; eu Sicile: Gonzeubach, Sici/iani- 
sche Miirchen (Leipzig, 1870, 2 v. in-8), t. I, n» 37, Giufà; Pitre, 
Fiabe, novelle e racconii popolari sicihani (Païenne, 4 v. iu-8, 
lS7o), t. m, u» 190, Giufà; chez les Saxons de Transylvanie: 
Haltrich, Deutsche VolksmUrchen aus dem Sachsenlande in Sie- 
henhiirrien (Vienne, 1885, iu-8), n" 63, Jean le Sot ; en Russie : 
Ralston, Contes populaires de la Russie (Paris, 1874, in-18jés.), p. 
53, le Fou et le Bjulenu, etc. 



L'IIO.MME ET L'IDOLE 79 

ik'edhdJia rlkoull. di/lis f t('rnua)'//t ciuii. Ilennas : Ma 
» r'efdllii //i/:\i(l/n////i//i in/l/y fclli ass rinii(l/i<')t tchnnii- 
■ ^ d/ti. 



Zoiiaoïia. 



c-^ 






■'^- 



///a ioun ourgaz roures azrou g oukhkhamis klbed' 
ezgis izellou ias koull ass ikhf alemmi ifna ain illan gar 
ifassenis r'ef ouzrou enni. Ikker 'nnlr a ouzrou inna ias: 
Our tserouzou felli ailak ougcVar' elloiim ik rcf elu- 
kharth. 



FABLE XVII 



L'HOMME ET LE NOIR' 

a. Mzab. 

J>1, ^j oj.l_^^ j-1 ^^/T J--^45 ^^ Jj ^l: 

Arjaz litckrll irgcb /'j;/<'n d a/joic/uin nctia Ibed g 
oiiaman isavad liiianes. Inna ias : A ioua aounl (eue- 
hliouadii souf oui lesetin'H/dh onanelch oui tenedjemedh 
f ousmi'lli iggouas. Essen si ouamouh oui illalen af 
cliera ad' ik'im refs. 



1. Cf. Fables ésopiques, n" 13, l'Ethiopien ; Lucien, Èpigrainmes, 
n" 19, Sur l'impossible; Contre un ignorant ôibliomane, ch. xxvin ; 
Aphthonios, f. 6 ; Sj'utipas, f. 41 ; J. Land^^berger, Die Fabein des 
Sofjfios, u° 59, L'Indien; Nasr eddiu Hodja, Sottisier (trad. du 
turk, par Decourdeuiancbe, Bruxelles, 1S78, pet. iu-4), W 224, 
Nettoyage difficile. 



LHOMME ET LE NOIR 81 

b. Zénaga. 

Jjl jrvll jj^J ^ jU^ jj 

il/m djoud'an izzar idj ed'eg'en nenta iouddan d'eg 
amen ilachmouth. Inna iach : Aï er'mi ouar thakerad' 
amouc/i kouk our tahad'ed' litmelliad' oiir tahaddad' 
deg acli anen* eddeni. 

c. Béni ]\Ienacer. 

jui J^^ A^ jUl^ ^JLj,^\j \jiy\ ^t-' jj» <-i5 ^ 

J-olJij db jlOj 

/cA^ Il tikelt izerou idj ourioz idj ouskiou isnrad g 
ikhfis deg ir'zer. Innas: A ioutna ou ekk^im ch g oua- 
man dla khal'er aman aberyencn chek ou temliledch. 

d. Touat. [Tementit.) 

1. Le ù a le son de la lellre espagnole ù et correspoud au 
français gn. 



82 FABLE XVII 

Jkt tsaàtch izerou i'jgoi ourgaz igg'^ii tjmcj g ananas 
n ouantan isaradj imanps inna ias ouggidj : A ouma ou 
ikhabbedet aman ou tellif. melallit. 



e. Djebel Xefoiisa. 

jUl (_$^ jj_jj_ c^ ^.sU'j j_^j 3jj_ cJSj jl5j\ 

iiT ôa)L- -f— 1 C-O L-L..^ y^\ JJ a_jLX> Jj ciXi jU 

Ergaz ilUhell izrou oudjoun zeft'af nit iouded di 
aman itsirid dis hnlas : A roummou ou tesekhoued orisif 
oui tesemliled bnan ennek oui lelk'ouded of tesmelelli 
d'tna. Essen s alouh ntammou tloul of mesala a ikim 
refs. 

f. Clïelh'a du Sous. 

' .J^ yîi Lj j> — ^1 C--~ -*^ c.--^ "^1 Ou 'Ij f~^j' j3 «^5*-^' 



LHOMME ET LE NOIR 83 

Arfi'az likkell Izra (irg'az irnouchchcn ibcd rouaman 
ar islrid ikhf pnnps. Inna las : In (jina our lekIioueC asif 
hati our lezdkarelk n Iracloaleth our tezdliarelh iat 
aina terj'il/i r'dounit. Achkuu ouenna imouchclien our 
izdar aisar iklifennes i/ueUoul. 



g. Ouarsenis. 

Jij> — ) jl, «I i) J^ j\^\ jujj A i^jj C-J^ w-1J_ 

Ichttikell izeriidj ouriaz asekkiou iOed gouaman isirid 
imanes a ioula d amcllal. Inna ias ouriaz a: A iouma 
ou seuisakhc/i aman oala luulit d uinellal. 



FABLE XYIII 

L'HOMME ET LA JUMENT* 
a. Zénaga. 

iLUl ^J iJÀ*l jj ^3^ c^ ^^\ iS^ cfVji 
j\\ Jl Aill jl^lf ûl3^^ v_5l ù^\ 5^1 ijlyl ^ 

_\j a. 3 

Idj ioumra inek teymert touinra tenali mil. Ellar'' dath 
nenta d'eg kara n toursan tourek ogzi. Il fer oummech 
ioiiid' daradathiiiiia ioudjach : Aï etchfara nikan maz- 
zougek ouar ahd'ak jigech et tedbad' tedjid'i i d'eg al 
id' oumiak ed'm termechcliad' id'ki ieclimegid' i clioch 
ak'ouak ad ki eikak of amerzin f omrar ellar'd al id' ar 
tesougged'. 

1. Cf. Fables csopir/ues, u" 51, l'Homme, la Jument et le Pou- 
lain; Syutipas, f. 45; J. Laudsberger, Die Faôeln des Sophos, 
u° 62, rilomme et le Cheual. 



L'HOMME Eï LA JUMENT 83 



6. Béni Menacer. 

A. A*^i -Xjj'J cLj j ^3J ^JW^ vZ*JLxâ d-^ juji 
lT*- V- lT^. -Vl ^ «-T^. ^^- cT^-^-'-' è ^-^i ^^-^ 

Ai'iaz inou f icht n taimarlh trouhou deg oubrid' 
amdd idj omnyan thourou idj ourouklts . ledkferimmas 
klil ibed innas i babis : Imar ou a elllr' d amezzian ou 
zmh'er'ch ai ourer migilla a ikevouICed tkedjidai d'ani 
amther' ; migilla haouied ai akidiy^ terebbedai r'imigiUa 
morarer tager a-j ref dhhariou uy sioudher mani 
thekhsed. 



c. Bougie. 



86 FAIÎLE XVIII 

louen ouvgaz irkeb s oufell thaginarl/i tkellii Uiàcher. 
Netsats theddou id'es thelsarou g oubi 'aV . Adjedàounh 
ibda ilabà immas anida ibdd ou bâd ibed inna ias i 
babis: A sidl ak'lhi niezier our zmirer' ara ad" eddouer' 
ma theroulicdli kelclù IkedjdjiC il da ad emthpr\ Ma 
thouiet' a id'ck therebal' il alemma a zmerer' ahaouir' 
f àrouriou ah seoudhcr finâ anida t/u'br'if. Isleli'akli'a 
argaz ad" ik/tdem elkliir g ouidek isth'ak'k'en our tlt idj 
ara. 



d. Zouaoua. 

S^J lT'^ ^. ct'-^- o"^- -'^- '^- -^.^.y ^-P cr'^ 

///a /own ourgaz isdi thagmartk d'elûchra irekkeb 
fellas alemma adiuun ouas si oussan iherou g oubrid' 
adjedàuun. Ithbà uiuna.s ke.ra n oubrid' ibed ir'ar ias 
i babis inna ias: Our l/iili thezinerth r'ef l/iikli ma t/tel- 



i 



LIIOM.ME ET LA JUMENT 87 

lidli l/ipjjidh al ad' emllœv' d'i thaijounUs ' ma. t/tc- 
bouldk ai did'ek tliesmer'aredli al alertirna k'ou/jfjar' ' 
ad' our'aler' ihed'ruer'ek ref ouzagouriou ak sioudkar' 
anida ak Ihoua. 



i. Contraction de deux ou pour k'aonoiutf' de l'arabe (/ aS , 
Cf. Manuel de langue kabyle^ p. G. 



FABLE XIX 



L'HOMME ET LE PORC' 



a. Zénaga. 

i^JC^ <l-l j\ A) JaJ j 5 d^\j O^ oy j^J ^»- A 

^\ jb>ïial«i jj JaJ j^ cr-^ iSy y '^•^■^ Ti-^^ ^'^ 

jl3j dU.^ J'_JJ J^J^ jiC J^,j^ jj^' ia^" ^^jj 

tji it~~' o'-^j-*" <-^ -".il ()—--' cîAJ-l AJol ijl^j ^ jj 

<GJ i 

Idj djoucVan louka of zailah gérer tat' id ojlrj a 



1. Cf. Fables ésopiques, n° 115, le Pourceau et les Brebis: 
f. 1 13 h, le Pourceau et le Renard; Elien, Histoires diverses, I. X, 
ch. V, sw les Tyrans ; Aphthouios, f. 30, J. Landsberger, Die Fa- 
beln des Sophos, f. G6, l'Homme et le Porc ; La Foutaiue, I. VIII, 
f. 12, le Cochon, la Chèvre et le Mouton, 



L'HOMME ET LE PORC 89 

teneri id'ba ioumetch Imedina ijenji koulllchen. Gérer 
taC ouar emnaCah'an of zailah; ajig n lenerl nenta 
ioumra iethra houng elouokht. Innach idj : Ei ag^rmin 
delouah" ouch maldja gérer id' laC ad' oar Irhou'tdjen 
our emnatah'an kouk our tsek'k'ered'. Innach ajig n 
lener'i: Aï etchfara kuung ioitn isekker rai n ifich nika 
lagejjek gérer tetteren ouzhanech laf tetteren ijich nikàn 
agennin our in ichekk ouzhan ouar ij nikan ellaf d 
echcliek choch el médina djoarWani clioch al n slikha. 



h. Béni Menacer. 

O'j'j ^ (_r'_y^ c-^'j' c^JLxi j^sjf juji c*J^^ C..*.) 

j^y^yj dit Jv j oUj" ^ iS^ ""^^ ^ ij^}y^^ iS" 

t>^^ iS ^^ iSS (j-"^. Jj-^ CJ'y^ iS^^ CJ^J^aJs, _^j1j 

/f/if n tikelt ariaz irfed fîcht n zailet àllouch d tr'at 
d ilpf iour r'theind'int ai hen izenz elkuull. Allouch a 
tr'at zilhen fi zailet île f daim ilzouza fi zailet. Inna on- 
riaz : Aichinat si lliaouaich ma r^ef àllouch d tarât 
zithen chek ou thouliouled ou thehnid ikhfiy. Innas ilef: 



90 FABLE XIX 

lioiiUidj ifisin IW'tmah n 'ikhfts ncich spJîinar' s rniâllouch 
thad'ouftis a tlir'at s our'is netch sekinar slhlifioa lach 
fer'i la thad'ouft ouala ar'i sekinav' zis oiinoudhioii 
r themiCinl (ni ii iizi'in'ii r'aiirmi'i i 'n-'oscn /idch tnl ii 
etch'ni. 



d. Bouçiie. 

jC^ jj -LL.i: ^JC_ 'jj^ jl J^ c^' Ai ^ ^^j^ 



/o?nî ourr/az irpul ri^f Ihairhnh nrs ikprrl larnC d 
ilcfiroxlt' rer Ihtnndinl hach a then Izenz. I/.rrrl Inr'nC 
our llK'Inirrnkf'n ara r r f eUi' a'ichah our r'ari'n ilofni-'laa 
ir ardai ref pl'ialrha. Inna ias oarrjaz: Ai mas'sas 
el o}iliouch achou rrf ikrrri laraC sousemen igellilen 
ad ki'lili Ifs'kert' elâlaC dclk'esf;. /ouadj/jilh ilef akeniii : 
KohU ioitn ad issnn iinanis nekki d siner ik^rri Ihck^il- 



LHOM.ME ET LE PORC 91 

Uhent rrf titadoufts ou UivaT vi'f (ilfhl nos ou nokk\ ai 
d rnnar'boun d agellil our r'our'i la tliadout' oula a'tfk'i 
sane.r' louok't or aouCef ver thandhit ai aouin k'bal 
rcr Ihamezlioulh. 



FABLE XX 

LE LIÈVRE ET LA TORTUE* 
o. Zénaga. 

Ivrh'ig't d taiavzouzt djoud'an rd'han rski'ren lli'add 
gararliPii hr/fin letleren d'i'rjech. Taiarzouzl d'ff] teml- 
rouidtch d'rg temrarlech loiikl d'eg toures d tasininna. 

1. Cf. Fables ésopiques, n°^ 420 et 420 b, la Tortue et le Lièvre: 
Fabularum Babriananun parapkrasis, u° 129, la Tortue et le 
Lièvre \ Tzetzès, Chiliades, 1. VIII, v. 82 ; Landsberger, Die Fa- 
beln des Sophos, n° 38, la Tortue et le Lièvre; Waldis, Esopus, 
I. ITI, f. 76, le Lièvre et le Limaçon ; Jaiiis, t. I, p. 714; Beiise- 
rade, f. 67; G. Cousin, f. 14, le Limaçon lullant à la course avec 
le Lièvre ; La Foutaiue, 1. VI, f. 10, le Lièvre et la Toitue; Des- 
billons, Fabul.-e sesopiœ, 1. V, f. 33, le Lièvre et la Tortue \ Grimai, 
Kinder-und II lusmiiichen (Berliu, 18S0, iu-S), 11° 187, le Lièvre 
et le Hérisson. 



LE LIEVRE ET LA TORTUE 9;i 

Ij'chir/i issen toiifadjcn t'a/jàrli md iouirr d'crj erouefrli 
Uchkem ch irgcm ellav toiinkcr taiarzouzt deg asrnii- 
viich. 

h. Béni Menacer. 

/r/î^ n ^7ï^/^ msazzalen iyfev alcid aierzist r'hi ellùidd 
djarasen ad'r'ar mana la izzaren r'eres. Thaierzist istli 
nWh' ensikhfis elliaizzariyfer thkhaleflheCfes g oubrid\ 
lyfi^v heken s ikh/is elU id-k'H on ikhnlpffch g onbr'nV 
ioiiodh rcr oud'rar amzouar ak'bel a thakl aierzist seg 
idhes. 

c. Ouarsenis. 



94 FABLE XX 

Ichi L'ikelt idj if'hcr d icitt thaicrzizt. mà/j/irran ma 
iddou amzounv ir'ni cllnidd djarascn ad'rar d taierzizl 
fcssin Iklifis ifsoits our Uazzel akid oubrld" d tet^Ces d 
ifkerissen a itlik'el if.sous akid ouhrid' laouodh loud'rar 
anizouar kif thekker thaierzizt seg idhes. 



(l. Chelh'ji de Taroudant. 

A-^, -^^J^P Jj^ t},^^. -^-^ <-H^ iS'j'j^ t>H. ^^^L 

/a/ //7.v,'/< ifkf)' d Isatmtouth niougeren ma izouarcn. 
Erjan elWadd ensen. adr'ar\ Tsaoutoulh s .tefsl ennes 
tegen g oubrld" d ifker issenen azazal ennes our izdar 
iazzel g oubrld' ilkeiii adrar' mlgl tetfak tsaoutoutli seg 
idhes. 

e. Hai'aoua. 

lj^\ x-y jPj\ j^j\j aJ-I jJ\ 3j\3y\ A^l Ji- 

ji:.. ^j^n <-À^^ j^i jÀ^ ji^ -^j^j-j d^i (j^-K jj 



LE LIEVRE ET LA ïoRïliE , 

/c/t/ /,iae/< ifchrr d clh'urrah uisdii'nl;' l;'(ni oiiiu tria 
iaoudhrin r'el liadd anizouavou ejjln (dliadd jarasen 
azidili'our. Thoused elliorrak IheCCes d'eg ouhrid âla 
khaCer thamen si idharennes. Ifchcr our teCCcs ch d'eg 
oubrid âla khafer issen ikhf ennes v'Ahk'el. Tliouyj llior- 
rah thezra ifcher k'arib lellCadd thouzzel iaoudli Ifcher 
r'elliadd. 



FABLE \U 



LE LOUP' 
a. Zénaga. 

Jtf. cTj t_^J/l LU_ Jlf^ ^JL-j-^^ j\j C>j\j_ J-j^ 

\S^:^ le jj cS^Xj \^ Ù)^\ 

Elhvd'ï djoud'an ioiigrr ajounkad' maizzoug ellardath 
nenta idda chercch izzar ti nitar inuechif dfgech. Inna 
eflu'd'i deg i/ich. E tmaderek cli kara oiigerek ti our iama 
id'i. 

h. Béni Menacer. 

1. Cf. Fables csopiques, u" 279, le Loup et le Lion; 279 b, 
le Loup, le Chevreau et le Lion ; Babrios, f. 103, le Loup, la Bre- 
bis et le Lion ; Syntipas, f. 52 ; J. Landsberger, Die Fabeln des 
Sophos, n" 57, le Loup et le Porc. 



LE LOUP 97 

Ichl n tikell. ouchchcn ikhd'cf akhennour. cUamezzmn 
irouli zis iUni mrad'' iCt'efllh czzh. Inna ouchclim d'eg 
ikhfis: lâdjeba ad'rou oXCefer s ourli ou ikli'im ch 
akïd'ï. 



c. Bougie. 

louen ouchchen ioufa iouen nkhennouç g oumad'nr'' 
iCt't'flh gmi irouel isis imiger s iouen izem iksast izem 
zpg unis. Inna ouchchen g oulis athn elâdjah aniek thaï 
elh'adja ai ourer stheninra our Ihek'k'im ii. 



FABLK XXII 



LE BUISSON' 



a. Zéna<ia. 

ti'j-^^ j-^-^y^ jj^^_ j^ CffJ^^ (> — 1 ^^^ c/^J "-^-^ 
^.vj' — i-i j'^i 'j^ C-i^ -LSo_^) (-1) j o } ^ ^l 

Vj JL^[:^ <yf^, ^^ ^^^ ^^^, J^^ ^^ cP-'u^ 






/»»a nouhe'U djoud'an ia/tritha. Edjoiimra incheggin 
ni'ni ichcnneni d'eg oinnach n h'arith' isessin iattarâin ar 
iinrarenenuaouniacheuteinad'erentrtfik'oiiand'elliainU. 



1. Celte fable manque dans les fabnlistcs grecs et orientaux; 
peut-être ponrrait-on la rapprocher, pour le sens, de celle con- 
tée par Joatham, fils de Gédéou, aux gens de Sichem {Juges, 
ch. IX, V. 8-do). 

2. Le suffixe H ou tou en zénaga, marque la continuité et la 
durée de l'action exprimée par le verbe. 



LE BUISSON 99 

Irmedi II inchlm d'i'g oumach n lùirith cV/'fi ailjniandar 
n ar/etch. Isess il d'eg koung ass chenel ligirn ak^nian 
chennaneaech iafarrâ ârach ich ofkoul chan'ii d'eg ed'i'- 
rlch taârragen ied'ùan oàrong Ich d'eg nier h. LnlIuilJi 
lirltli d'eg igilchui chpnndni'nccli ouht liadinin ifchkdiii- 
Icd' iclikein cliochech. 

b. Béni Menacer. 

^:>\ **.ji^-J ^ jo ji j^^_^_ ^^«^^ (j-^_ slJ5cJ z^t.\ 
j-J>-\ j-^Ji J (*-^^, iS^^ ^—1 (J-5^ yJ3 ^A ^3^. 
(Jù '^3J^ j\^^3 '^iX y. -'^ ^^ ^_j\^\S ^ ^:i\ 

o^l diw ^)3l /jj j_»^^ oj^^ L^ji cHbjJ?! 

Ickt n Likelt innas elâousedj 'umbalCliar: Lan kanidj 
islhmnmem nd i izznu di loiinsT onrthou ad il Issou ad 
l Ikhdi'ia la Ijellidan rk/isrii ad l k'plpn g maouai'ani 
ad Irlhiiiai' hni. /oui ih ovhaii' liar Izzon th. di hatosl" 
(Vivlh')a di Iht'inourlh hazalnl' issaon Ith marthaiii dcg 
nu/i.s. Liirer k'ard'elen isennancnls iaur'a si'djar (>llan 
rarfis ; oadhen izoaranis di liemoarth ; Itchoar oarthon 
pzzis spg rWaoaal Isennanenis ou Iziitpr h'ad a iinrdh 
rrri's. 

1. IVjur thazainl C^\'j ; li' //( initial est udoinu en /« ; coiiinie 
plus bas, hemourth {luuc themourth. 



FABLE XXIII 

LE NÈGRE' 
a. Zénaga. 

j^l A._ ^L. ^^ ^^/^.^f^^ ^ -^^ i^-^ ^-^ ^-^^^ 

EtVegcn djoud'an d'eg as ic/tonrnouden iuukka edscvk 
igabala iremmec/i chemmoud' isared d'eg ech idjmech. 
Itenoua ack : Kal tsekcred'' id' idjmek d'eg cliammoud' 
ad\ Inna : Edjnnmra ImelUdjek. Innach idj issen inab- 
hiirh: Kouk OU)' thâioud' tfek iouinra ilemkana ich idjmek 
ilixre(fen chemmoud' oiior /tmellidj. 

b. Béni Menacer. 

1. Cf. J. Landsbei'ger, Die Fabelii des Sophos, a° 1, l'Indien. 



I 



LE NÈGRE lui 

ijAii^ J.^.»!» (_/ L" U ^L'iJl 4_;-^ ^_j ^r-»^ (Jfj^ 

jUU-^l iJi JJ Jâil x^j^\ db ^_ dl^ 

/c/tf n t'ïkelt idj askiou ass n oud'fel ikkes arouadis 
ICCef ad'fel itamess zis iklifîs. Ennan as: Ma ta mi 
litamessed ikhfiy s ouad'fel. Innasen : Jemkin ouellir' 
d' amellal. Innas idj ouriaz d'ah'kim : la cliek iemkin 
c/iek asberreycned ad'fel, ad'fel our ay ismellal ech. 



c. Djerba. 

^j-^j\ jj--^^ (J" -?^. 77-'^^ -^^y sL«Jb d>__/_ ys-\ 

i^^ ôy, c^[ ^y. o^j-l^ o-'r -^j'^. ^^ ^^■^. (i^.. 

*.• tjAi'lc ^j^J cT*^ u jj— 'J j-*^ iiX-/ ju jl ^L 1^ 




Alchiou ijjet kelt loused ellitheldj ijj ouass ikkesalrl- 
dhis iak'im itek'aina eththeldj ikherrou sis aisoumls. 
Joua LUS Ijjiin. Marer Icklicrroued alsounày s allitlieldj. 
loua las: li'lsser' ad edouler d amellal. loua las errjaz 

6. 



102 FABLE XXUl 

sfrj mklden ouousoim : in chekkin ou sà'ia iiiiiuiiy^ iicr 
(liliniy (I izedhdhaf elhtheldj netta airnl tazodh/is. Ër- 
gaz a oiin alill a ik'oud a isefxed asebiJC ed' ouseblli ou 
itpk'oudou ch a ikâd a oun alill. 



d. Djebel Nefousa. 

■5-^ '^ (SJJj^ <-^Jj^ <^\ f>^ J i^,^ '^^ j^ ^i' 
^.-..--l vJAl^i (*i.~->j jj-a«-«i j'-'^ji (_$f-^J-^ (J^' '^---' 

Agnaou tikkelt toused iebrouri imoul as si oiissan 
ikkes ik'ebhach cnnes ik'iiii ikltnuga si tebrouri ih idf^hek 
d ouglim cnnes. Imlas oudjoun : Emmai tedheked ougliin 
ennek s tebrouri. Lnlas : R'esser ad edouler rnellel. 
Iialas evgaz si iih essanen : la ckck oui techek'k'a iman 
ennek aisi ouglim ennek a izezdkof tebrouri i/i ded nif 
airnl d' zodiiefi. Ergaz amâfoun itesek^k'em a ihelh'k 
asebili d ascbili oui itesek'k'em ch a izezdin ainàfoun. 

e. Djerid {Sened). 



LE NEGRE 103 

Uy y-^Ul AJjj •^'(J''J lT J' kiA-o— Lj 4) cJ^ ».y- c. Lo 

Tikell ass n tngrest toitsed Idjen ismij irra iroukanls 
\CCef ettildj g fousis ihoiikt g ouglhnis. Izeret idjen 
ioumma tas: Ma ver tehoukt g oiiglimik? loummas : 
Bach ad doular' amellav . Joumma ias argaz a : Ou 
id uwd ch d amellal ouglhnik idouel d arougal pfteldj. 



FABLE XXIV 

LE FRELON ET L'ABEILLE' 
a. Zénaga. 



■rljL*JL) iJ X-^ ,'S . 



'^ 



Tejhijevt djoud'an tenna lljiujev n lamoumt. Ed'/n 
tenneched' id' ki eskerek tamoumt ti'djmant'k. lemou- 
r/)'iir/i l'ijaouab ij/njrr c/inc/i ml ri h. Ellnr dutlt viir 
tahd'a tf^Jinjert ofic/tkin ath iouelh Ijinjcvch chhianfch. 
Toinm tenna d'eg al en tamettantech: Etclifar'a d'ofin 
oi/r in itr/ikem ouellidjan cnnafè oiiala ah'ad mechchr- 
gan toudltdhain d'eg esker n zeft kaï d eskerek ichich- 
c/iain. 



1. Cf. J. Laudsbergei'j Die Fabeln des Sophos, n° 13, le Scara- 
bée et t'Abeitte. 



LE FRELON ET L'ABEILLE 



103 



b. Béni ^Menacer. 

(jil jb y '^,iJ,jr. 0"^— ^ zJ^ ^^ viJSc- c-i3_ 



>^ cr^3^ jj^ l/' 






7f/<^ n tikelt thabelah'ouchl t/ipnnas i/tiz/zoïtilh : Lan 
kan ad'ii aouidh akid'ein a ir'er thamemt m/ial chem 
nir' kther ezzhn. Thouadjeùith zizoïit/i. Ammi d our ezmir 
cil hahi'lak' oucht ha ir' amein thouktitli zizouth si ihasi- 
k'estis. Themmouth henna d'i Imoutlùs: Ou zmirerch a 
ircr' zift ekhsef n ir'er thamemt. 



FABLE XXV 

L'ENFANT* 

a. Mzal). 

(»j.*)i (jfU^) Jj j^-«'j jj*^ (j"' ^ L*A) CÀ^ lÏ^'^^ 

^JJ j^f^^ (^.-^ J-? ^^^ ^. ^-^ à . 

Adhffli titchelt idkohha imanes g ir'zer ouaman oui 
issin a lâoum louodii rcl ourdhns izegga i igg ouoiirdjaz 
ifla d oubrid n t hniiff'pr\ las as ed al ih'amfk' vpfs 

1. Cf. Fables ésopiques, ii" 352, l'Enfant qui se baigne; Abs- 
temius, f. 115, le Renard tombé dans un puits; Fabularum Ba- 
brianavum paraphrasis, f. 115, le jeune Homme qui se noie; Rabe- 
lais, Gargantua, I, ch. xxxxir, Comment le moine donna courage 
à ses compagnons, et comment il pendit à un arbre (éd. Burgaud' 
Desmarets et Rathery, Paris, 1870, 2 v. ia-18 jés., 1. 1, p. 241) ; De- 
courdeiiianche. Fables turques, u" 31, le Renard et U Loup; 
La Fontaine, 1. I, f. 19, l'Enfant et le Maître d'école; Desbilloas, 
Fabulœ ^sopiœ, 1. VI, f. 11, l'Enfant et le Maître d'école. 



L'EN FA NT \01 



mnr'er iouedh g irzt'v. Inna ias ndhrfli : A ckctclnn 
sou/fcr'id ezzcn- si lametlant tclanied r'efi iinnvou. Essen 
si ouammouk oui dji d aonadi iourjaz a ilam af iggen 
netta illa g ouout'ou oui d is amtc/ian nuzagga. 



b. Zénaya. 

j>wj ^^A^^ ij^jy (J^^ ^ ^•^ y y. c^-^^ "^'-^ j\-x^^ 

^^çS. kliojo caille dJ j cjy 

Edidjmen djoud'an iouger ifich d'eg aman our t issin 
ifcdjgé indar d'eg eddi iouger d'eg idj inagi toures. 
lownelli isker itâih d'eg emdjidjich d'eg aman. Innach 
edidjmen: Ei id' arzouml ijberen d'eg tamettant dara- 
datli âiabi. 



c. Béni Menacer. 

cT^- -^y^ tZ-'^-^J? (_r:.-^ cA "^Ji iSi^ -^y. \j.y 



108 FABLE XXV 

Icht n tikelt idj ouarrach imder iklifis deg irzer oua- 
man ou issin ch iâoum iouki akid' elmout illa irar f Idj 
out/ierTas iggow g oubrid\ loused reres ioualla Houm 
d is f oud'aris r'irzer. Innas ouarrach: la chek klialç 
ai d amzouar s elmout ou mbâd loiimai. 



d. Djerba. 



^^1 jl^l ^ J)_ Jj 



Amechkan ijjet kelt izoïia imanis g ounmmas n eloued 
nuaman nelfa our iss'm ch a ilemar iouçel al ourrak' 
hron'i iijjcn ouergaz ifla d' oubrid' a t isouffer . Ions 
as ed ergaz in ik'im itlaoum fellas viarer iznua g 
ouamari. Joua ias amechkan: la. chekkin so}<ffer id 
tonrou d amzouar bâd ad in telamd ied. Aiouh afmidden 
indin itlamen af ijjen netla ioudha tanimourth dinat 
oui illi d amkan elloum. 



L'ENFANT 109 

e. Djebel Nefousa. 

JJ jJk-5 JJ AJiâ i^ cLaJ^ l Jl^ a) (T'y^ o^Si^y^ 1 A*- 

Bouchil tlkkelt isehoua iman ennes rj ousef n amen 
oui issin alemmar' iouoC in ir'rak' . Isiouel in oudjoun 
crrjaz ikht'em d br'id a t isouffer\ lous as ed ergaz ih d 
ik'im ilierredj r'efs marer ikoua in ousef ou h. Imlas 
houchil: la chek sou/fer'ied' lirou k'ebelded bâdes lam 
refi. Aoual ouh in ergaz oïditeh'ill chi a irni afouid'i 
ioufa sis eddounit di amkan oui dis ellouma. 

f. Chaouia de l'Aouras. 

\cy_ ju jy ^L liL li^**, -il V^*- ^y*". ^^ ctH. ~>3 ^* 
jU \js,^ ^— û^ L ^^^ ^j>to jA--. ^j-j^ -^y Jojrl 



llû FABLE XXV 

A^iowi amezian igra iman ennes d'oug souf ouaman 
netta our issin ad Inoum ik'reb ad i7¥ek\ Ilara ias 
iourgaz iour'a abrid\ loused r'ers ibdou itlaouam dis 
ma r'ef igra iman ennes d'oug souf. Inna ias ouhioui : 
Ai argazse7'iid ouglan si temettanth hnerd'in telaouamid'. 
La telaouam cli argaz r'ir ad ili d'i elliaçlet imcrd'in 
our il'ili elouok't n ellaouam. 



y. Chelh'a du Sous. 

f>*!. ùH. J^ ^~-^\y- ^j^\ ^-f^ ^^, cJSj ^j^\ 
<-ii>^\ y^ ■Li'J^ ^ A^i 7-^-« ,y\ ^ t^j^'^. *--' -'' {j' y^'^'^ 

Afroukh tikkelt ilouh' ikhf ennes r'ouasif our issin 
iâoum aillir'ir'a ir'rek' ir'ra ian ourgaz izri l'^our^eras. 
lachkld s dares ar t idhzi inna ias : Makh aillir' toug- 
gizth s ouaslf? Inna ias oufroukh: Serlii d zer' ouasif 
oukan ariit ledkzilh. Our iâdel a idhzian ouinna illan 
relinh'ain ac/i kou our tgi elouok'l n tezziC. 



L'ENFANT IH 



h. Chelli'a de Taroudant. 

j\ }[Sjj jl ^\ >^ ^1 ^jj '^y^^ ùiVl ^j*, < jH: 

:> jLl_^ ^_^ jlTjl ^\ ^j^f J jj-t ^_ ^J^?l ^J^ 

/of ^iA'e^f iger oufroukh iklif ennes r'ouaman nousif 
our issin a iâoum. Alain Iffour rouh' ennes. Ir'er as 
iian ourgaz enni izrith rouhrid' tsama n ousif. Iddou 
dures iachgi d argaz ar ireggem afroukh. Inna ias ou- 
froukh : Aï argaz soufefi r'ouaman d bâd ergemi. 

i. Bougie. 

-'^. \'^.y ^"*^- J^ J3 jji bji i^ ^ -i^ 'r'-/^- 

f-Tt '"^rl *-^ J^J' c/c/-^ '-^^*', /"-^'■^ •^' c/^ cT- 

J5 ^sj^jl (ji >:_ oy.1 dij) JJl (^5^.:^»— di.'Ulj jj 

louen ouk'chich iger imanls g iouen ousif our issin ad 
iâoain ik'erreb ad iimaetli grni izra iouen ourgaz iâdda 



112 FABLE XXV 



g oubrid' irnr ias bach ad iatemnà. Œarreb reres argaz 
enni ibda ilaown degis g thourisis ounsif. Inna ias 
ouk'chich: A sidi ad irh'em Rebbi oualidennek smanâi 
aWbel zeg elmonth imir cnni thelaoumct' felli. 



FABLE XXYI 



L'ENFANT ET LE SCORPION* 
a. Mzab. 

U o^^jUr y^ j {J'j^ v- j Ui. ^f-il cJ^ 

^ia«->iu I -rz.^ ^sb ^^zjÙsj o^sJIj ^\i U-» (V-a.*» OJj' Jju 

l'itchelt adhefli itet't'of lemourr'i irgeb Ir'ardemI 
ik^lxor di imanes temourr^i igget tazâloukt izzol fouses 
al il'fofldouel imnrou iroitel sis. Tenna ias : Chekouh 

1. Cf. Fables ésopiques, n° 350, l'Enfant et le Scorpion; 330 b, 
l'Enfant qui chassait aux sauterelles ; Syntipas, f. 39 ; Fabula- 
rum Babrianarum paraphrasis, f. 119, l'Enfant et le Scorpion; 
Gabrias, Quatrains, u" 12, l'Enfant et le Scorpion ; Lanilsberger, 
Die Fabeln des Sophos, f. 34, l'Enfant et le Scorpion ; Romuliis, 
1. IV, f. 14, l'Enfant et le Scorpion ; Romulus I de Vienue, f. 74, 
l'Enfant et le Scorpion; Waldis, Esopus. 1. III, f. 74, l'Enfant et 
le Scorpion; Camerarius, Fabubu a>sopicx, p. 170, de Piiero et 
Scorpione ; Faerne, f. 26, l'Enfant et le Scoi^pion, Riuuccio 
d'Arezzo, f. 86, l'Enfant et le Scorpion ; Decourdemanche, Fables 
turques, u» 83, l'Enfant et le Scorpion. 



114 FABLE XXVI 

tefl^ofdhi g fovsctch alk'imedh tenedmedh of o^iConf n 
temoxiTr''i. Essen si ouamouh abrid n bnadem airgeh 
djar elkheir d cherr aig iman ennes di hrid a iffer' sis. 



b. Zenaga. 

i\ JLi\ I^JU_ j^jj\ jj^ (S\/*J^ J^, j^^^ ctT"^^ 

x\^ yÔJi' ^\ oi ^^•XJLAJ \^ y^"^ T^JJ^ O^^ <_r^^ 



Edidjmen djoud'nn itPtler taomnri izzar arouetch 
/nrhrkka eich ed' taoumrith taonkchhlth iefm ofouchich 
irammach. Daradnth ibokted' d'egech. lennach arouetch: 
Edjoumra terammochd^i d'eg ofouchek tetabad' d'eg 
teremch enfaoumri. 



c. Béni Menacer. 

3JJ, JJj ^^ -\r^: ^y erbb ^ <:^^' ^i*^. 

/r/?iw r/A'f?/? ic?y ounrrach tonr'ith ilç.aiad d" eg oubcrron 
izrou thrardemt imdna d'aberrou d" aFerd'al izzel fousis 






L'ENFANT ET LE SCORPION 115 

a th iCCef iseroucl fousis. Ihennas therardemt: Lou 
kan IheCt'efdhai g fously^ ellir' aystouber' fouçid ouber- 
rou. 



d. Toiiat (Jiattafl). 

^jjL-i' jjj'_ ùîr^-'y (i^„ b^j ^y^. £y »^_ 

/A;^ nouhetch iggen ouava itenni tmourratin. Izerou 
ler'ardemtch irit a tmourrelch tameli'k^erant. issa afous 
cnnes a t. iousi iougi t g oumkan ennes. Tenna ias Irar- 
demtch : Metli tousid g fous ennek ou tennid tmour- 
fatin. 

e. Djebel Nefousa. 

^j ^^ ^_ -uL: jl^j! ^^>\.: ^j^ Jjj^ jjÇ Jj>^ 

jo_j_ (^j ^\ jU cixT^ ^1 j j^\ jlSl jjJ ^^1 ^ 



116 FABLE XXVI 

Tikkelt fjouchil WCaf temourr'i izrou ter^ardemi 
imlou di iman ennes touh temouy^r'i molt'riet. Izzol 
oiifous ennes a t iaoïd ioulla tirou irouel sis. Temlas : 
Lou kan teCl'efd ied di oufes ennek a tk'imed tenedmed 
of ifVaf n temonrr'i. Es$en saiouh brid n hnadem a 
izer agar elkheir d cherr a ig iman ennes di brid a iffef 
sis. 



f. Chelh'a de Taroudant. 

lat tikelt oufrnukh ar igoumer temourr'in izeri iat n 
tir'erdemt iclicha temourri imek''k''oren izen a fous ennes 
adiasilir'erdemt iserovel afovs ennes. Tenna as: Amer 
i tionsid g oufous ennek our tegoiimerd temourvin. 



FABLE XXYfl 



LA COLOMBE^ 



a. Zénaga. 

<>fl. ^^. Ô*^ ÛJ""^ ^'^■i ijj^^/^^ j^' 



Taàmelllth djoud'an leffoud' toumetcli toubbad' tetet- 
ter aman touzzar of tujiditk tageré touthath degaman. 
Toubbad' of temrer ioua ifich choch achermech id' tpvech 
tahksach. Jenna: Nikan ad' etchfara nikan lâga ech 
nlhan amrarek deg eiter en aman inek ifin. 



1. Cf. Fables ésopiques, n'" 357, la Colombe altérée; Syiitipas, 
f. 8 ; Landsberger, Die Fabeln des Sopho^i, n" 8, la Colombe et la 
Coupe ; Decourdemauche, Fables turques, n° 81, le Pigeon et la 
Peinture iCdum&vaxmi, Fabulse œsopicœ, p. 151, Co^Mméa ; Desbil- 
lons, Fabulee sesopiœ, 1. IX, f. 4, la Colombe et la Peinture. 

7. 



118 FABLE XXVII 

h. Béni Menacer. 

Icht n tikelt tad'birth tkeffoud thebda a thenoud'a 
aman thezrou f eWif teçouirt/i n tzioua thetchour s oua- 
man thoufeg si sera thennour'' ikhfis Itaçouirth ifellelC 
oudddisis thenna: ElUr' taillilt elli oufiger' fthoutra 
ouaman enr''ir' ihhfiou. 



FABLE XXYIII 

LE CHAT* 
a. Zénaga. 

£jv/^^ ^ji ^y^ j^, ^\ ^'■^ ^ j^^^ cry 

<-^^, (j-^i^J <j^ -^Vl £^1 o i l^Cl:^. Cj\ 

Nous djoud'an itchem d'eg inich loun annioud' ioufa 
amrouetch itager igabel ad' itelli eg oudjouch. LVba 
d'egech d'ammen. Nenta itetti t a t itechka d'eg amritch 
allar' d iakhtech oudjouch ioummi. 

1. Cf. Fables ésopiques, n" 86, la Belette ; Phèdre, 1. IV, f. 8, 
le Serpent chez le Forgeron; Syutipas, f. 5 ; Romulus, 1. III, f. 12, 
la Vipère et la Lime ; Romulus I de Vienne, n° 49, la Vipère et 
la Lime ; Romulus II de Vienne, no 48, la Vipère et la Lime ; 
Romulus de Berlin, n° 49, la Vipère et la Lime; Romulus d'Ox- 
ford, u" 39, la Vipère et la Lime ; Romulus de Marie de France, 
n" 125, la Vipère et la Lime ; Romulus de Munich, f. 22, la Vipère 
et la Lime de V Artisan; Adhêmar de Chabanues, Fahulce anti- 
quse^ n" 42, la Vipère et la Lime; Walter l'Anglais, f. 31, la Vi- 
père et la Lime; Alexandre Ncckam, XVI, le Serpent et la Lime; 
Ysopet de Lyon, f. 53, de la Vipère et de la Lime; Camerarius, 
FabuliB œsopicie, p. 131, Fêles; Waldis, Esopus, I. I, f. 37, le 
Serpent et la Lime ; Landsberger, Die Fabeln des Sophos, n" 6, la 



120 FABLE XXVIII 

h. Béni Menacer. 

O *^ y..»^ ;«Jafl) (^t-i Vi__«A* ^x UslC /j^o y-if ^ 

Icht n tikelt ioud'ef ournchich r thaddarth ouliaddnd 
ioufa icht n telpmma ioualla ihallou s ilsis. Jlsis ilou- 
doumen zi idamen. Netta Ihallou damen itmàna si 
halimma. Asami ik'dhâ ilsis immout. 

c. Clielh'a de Taroiulant. 

1^ ^j^L \sy (J(/^_V* V'^JK _>-~-*J ijr> >c^^ CJ^ Cj» 

lat tikelt ikchern ian oumachchou g oulianou n oumzil 
ioufa lembred ira d ar iiellar' s ils ennesar gis tektaren 
idamen lembred ar itnesroud si haloug ennes if al d ida- 
men lembred agfoufen. Ellir^ itfellek' ils ennes immout. 

Belette et la Lime; La Fontaine, L V, f. 16, le Serpent et la Lime ; 
Viata XI pildele luï Esop (fables d'Esope eu roumain), fab. 38, 
Muta (ap. Gastev, LitevatwYi populara rojnanu, Bucharest, 1883, 
in-12, p. 189-190) ; Pantaleo Caudidus, Fêles limarn lingens [De- 
liciœ poetar. german., Il, 155) ; Steinhôwel, 47, a, le Méchant; Le 
Noble, II, 99, du Serrurier et de la Couleuvre. 



FABLE XXIX 



LE FORGERON ET LE CHIEN* 
a. Zénaga. 

ii^jT ij>C i^^" ':>y yZ o^ (Jui ^_*f" jj^' j,^^^ 

Anrnoud' djoud'an inchekll ù/'i ioumréne iasoumma 
edjoukka anmoud'id' ichtfal. Ellar' datli ioukka char'- 
lach iamë nenta id' amdoukadjenech tettan tougdjin 
iounker id'i d' ioud'ed. Innach anmoud' : Id'in german 
kal d' kl anaoun merazoumt itechgonngigan agetch our 



1. Cf. Failles ésopiques W^ i[o, le Forfjero7i et le petit Chien; 
Fahularum Bahrianarum parapkrasis , u" 143, le Forgeron et le 
Chien; Syntipas, f. 16; Lausherger, D/eFaôe/n c/es So/o/io.?, ii° 18, 
le Chien et le Forgeron; Riiiuccio d'Arrezzo, f. 47, le Forgeron et 
le Chien; Waldis, Esopus, 1. III, f. 59, le Forgeron et son Chien; 
Decourdemanche, Fables turques, w 3, le Serrurier et le Chien. 



122 FABLE XXIX 

kina senkeren ; anao^in taffoud eddanl et tilougrid' ten- 
kered' taedded' touded'ad' ? 



b. Béni Menacer. 

^---9J ji-l dS^ ^3^ yj (_^ L j\*^ (j'J^' ' ^l-^J 

^UcJ ^_^j jî-1 (_^^ (j^r J cH-^^ ^l'Jj^' 00-*^ 

/eA< n tikelt Uiaddad illa r'ers idj ak'zin Wt'es ma 
Kad illa ouliaddad ikheddem di chour'lis. Ajni ik'adha 
d ikliini akid imeddoukalis tetten ar'eroum, iouki ouk'- 
zrn seg idhes irsou ibed. Innas ouk'addad : A ak'zin 
ichemten mar'ef ou thoukidh seg elh'azz ououffis hidzaza 
ntemourth ezzis oukidh di IKazz oufsous n tir'mas ? 

c. Touat. [Tiattaft.) 



LE FORGERON ET LE CHIEN 123 

Ikt en nonhetch elmâllem illa reres aldhl illa aidhi 
iCCes daiman nei'^ ik^k'el elmâllem ikhdem. Sgelli iskem- 
mel Ikhademt ennes ad itch toutouch netta d imeddoukal 
ennes, ikker aidhi illa itch did sert. Inna ias Imâllem: 
Aï aidhi marera nd çout el mefark''etch ad izenzelsis chai 
oua isekkerkch de oui' n tir mas n midden khfif isekkerk ? 



FABLE XXX 

LES CHIENS ET LE RENARD' 
a. Mzab. 

^\ lii j-u jVi o_^J^-- ^1 ^yl jLj jjiç-j ^j»^^ 

Tilchelt iidlian oufen adjlim ouar galtazen-as ed al 
tebetteren dis. Irgebten itcliab inna iasen. Chekouk llla 
iddev a tergebem ichcharenes ek't'âan oudjar n isinen 
enouem. Essen si ouamouh ellan middeii alcmma ad er- 
gebpii ouasi itour d ajelUd loudha, ad k'imen tsebban as. 

h. Zénaga. 

j_> C^j^y j5ù j^ j\y x>^ jlâj j^i^ o\'\ 

1. Cf. Fables csu/j/(^ue.\- , n° 21'J, /es Chiens et le Renard; Sj'ia- 
tipas, f. 16; J. Laudsberger, Die Fabeln des Sophos, n° 20, les 
Chiens et l'Aigle. 



LES CHIENS ET LE RENARD 123 

JcCan djoud'an oafan. Idjiin n ouar mdjen d'egcch 
toucherenti. Izzar ten iahou ienna iachen: Edjoumra ad' 
ath iemdjidji atzaram gouhadechen pntarrakin fouk- 
cheinnouen. 



c. Béni Menacer. 

-'-^- ^^ ir^^ ^^-''J-? (*:y Û^J j^ ^1-^' vLJu, 



/cA< )i /^/.'e// aran oufan ailim ovairod' eklispii ntchin' 
heri hen lycih in7iasen : Lou kan illa îddcr a hezrern 
achcharenis k'dhâan akther iiomlan pnnonondizlmren. 



d. Bougie. 



126 FABLE XXX 

Ih^djan on fan iiouen ouhrid" annrfrhn l'izem. ICcddc- 
77ipn ai' oug'rim chergen t. Izratlipn ouhâb inna iasen : 
Lou kan nettsa idder a thezrem achcharenis ik'etiân 
oula iouglan ennouen. Ouidey ichemmithen midden 
hnok'ranen imi then zran r'iin g olk'da. 



e. Toiiat. [Timisakht.) 
^1 jLj» JA) j »--J J^ jli2j_ ^ ^ jij ^j.[ cSo 

Ikkct Imarratch oufen d sln iidhan djild n sebâ oukin 
kliuin ad sriren. Izriten iggen ouchchen inna iasen: 
Mata illa idder mata tczrlm Inieklialih ennes a tellim 
terouelem s enniban ennes. 



f. Djebel Nefousa. 

cH--^ à*^-^ c/^-f'-'^ -'^y (é^-^ û^?J j^K ^^^-^ 

^__^ jL-j jj^ Ji\ u?j)_ aJjI j j'i^^ f^j jjjj^ -i^ 

Tikkelt it'an oufoun ouglim n ouar echchafcnas cd 
k'dhàn dis izri ten ikàb indasen: Lou kan illa Ider a 



LES CHIENS ET LE RENARD 127 

tezroum ichcharcn emips zegerten lidhnn iCer n isinen 
ennouem. Essen s alouli e.llan iondan alemrni ad ezroun 
ouiikan d ajellid iout'a ad h'imoun tsehban dis. 



Q. Chaouia de l'Aouras. 

ôj*^* cTc^-ï ùyj J^y ^"^ Uf3 ^^ J^'^. 
jtf-jj.A >l jjS\ ^ yS IjL ^L L y^Sj ^yfj}_ ^J^l:> 

Ik'zan tlkkelth ou fin aglhn n ouarr ousin d rer 
vfiCt'ren dis. Izrihen oiikâh inna iasen : Mada g illa d 
agp.dder illa hazrim onachcharen ennes zierthene.yther n 
thner'mas nouen. Ad oua d irgazen itsibhan irgazen 
ililan r'ir a hen ezren iidhoun d'i themourth. 

h. Chelh'a du Sous. 

Idhan iat toiialal oufan llem, n izem ftan sers ai ech- 
chin. Tezraten tebaourrouth tenna iasen: Mara d idder 



128 FABLE XXX 

likoun tezram askarennesfzifen^n ouksan noun. Ouinpv 
a iUisaouhun f niedden imk'ornin ir' ten ezrandherren. 



i. Ouai'seuis. [Béni bon "^Allab.) 

Idj oiias oiifcn it'an ailim n ouauvid' ekhsen a f 
eichen. Jzerihen ouyah innasen : Itour idder ouairad' 
a loukan ezzarem mekhalfOenis lieroulem. 



FABLE XXXI 



LE CHIEN ET LE LIÈVRE' 
a. Zénaga. 

L_u ^L jl^i ^V'-^ ^.-^ f"^' ij~--^ -^ "-i-J^ ^-^- 
(^JJr ô^jijij t>'-^ j^ iS-^^j^ S-^ -^'-^ '^'■>^'^'^ 

/f/'^ djoud'an icUba taierzouzt ellir' dath ith itchkein 
irmecht ioiimetch itamazzlt cli oukchcch. Ellard'^ith 
d'amen edban illi. Tenna taierzouzt : Zarak ki tamazzid'i 
tedjman germhi daradnth telUd'i tedjman kouk amdou- 
kedjin. 

h. Béni Menacer. 

C-jàzj vl; \sy C^jjUJ <Jjy <j'J9i cJ^ vl*-^. 

1 . Cf. Fables csopiqiœs, n"* 229 et 229 bis, le Chien et le Lièvre ; 
Bahrios, f. 87, le Chien et le Lièvre; Syntipas, f. 50 ;Tzetzès, Chi- 
liades, 1. VIII, v. 844; Fabularum Babrianarum paraphrasis, 
f. 68, le Chien et le Lièvre; Landsberger, Die Fabeln des Sophos , 
n° 64, le Chien et le Lièvre. 



130 FABLE XXXI 

^,j à^3l" jVj j^\\ o^y^,^ cri^ SJ^. ^'y. 

/cA^ n tihelt ak'zin iouzzel Uiarzist iouf'a t iCCofl 
ioualla ikarracli dis s ouailanis. hVamen onrllan tazelen 
zis. IhelUhcn s ihis. Jhennas haievzist : HcUidh thakar- 
rachdh dl inii'al âdouiy thesoudounedh di mJi'al amed- 
doukaUy. 

c. Rif. {Temsaman.) 

^L.:: ,j-^j^ l-j j^\\ ^U_ ^_j\ ^^\ <S'j^ 



Tyjen n ouchcha Wt^ef icht taierzizt itchit s thirmas 
ennes irgefid'amen ezzis iddar' id^amen ouchcha s iersis. 
Imnas taierzizt : Tetchit i mar'er mechcha n tâdout ila- 
kkd i tiddart marer teh'asbiti outchmak. 



FABLE XXXU 



LE VENTRE ET LES PIEDS' 
a. Zénaga. 

1. Cf. un fragment d"uae version égyptienne de cette fable, 
la plus ancienne, ap. Maspero, Éludes égyptiennes, 1. I, 3" fasc, 
p. 260, Paris, 1883, in-8 ; Fables ésopiques, n" 197, l'Estomac et 
les Pieds ; Tite-Live, Histoire romaine, 1. 11, ch. xxxn ; reproduite 
dans Camerarius, Fahulée œsopicse, p. 473; Deuys d'Halicaruasse, 
Antiquités romaines, 1. VI, ch. lxxvi; Valère Maxime, Dits mémo- 
rables, 1. VIII, ch, IX ; Plutarque, Vie de Coriolan; ch. iv, Florus, 
Histoire romaine, 1,-1, ch. xxui ; Quintilieu, De l'institution oratoire, 
1. V, ch. xr; Aurélius Victor, Des Hom77ies illustres , ch. xviii ; Syn- 
tipas, f. 33 ; Jean de Salisbury, De nugis curialum, 1. VI, ch. xxvi ; 
J. Lausberger, Die Fabeln des Sophos, n° 53, le Ventre et les Pieds ; 
Romulus, 1. 111, f. 16, les Membres et le Ventre; Romulus 1 de 
Vienne, f. 53, les Membres et le Ventre; Romulus de Berlin, f. 53, 
les Mains et les l'ieds méprisant le Ventre; Romulus de Nilant, 
1. Il, f. 18, les Membres et le Fen^i''e; Romulus d'Oxford, f. 48, 
les Membres et le Ventre; Romulus du British Muséum, f. 18, 
l'Estomac oisif; Vincent de Beauvais, 1. III, ch. vu (f. 22, éd. 
Hervieux), les Membi-es et le Ventre; Walter l'Anglais, f. 55, le 
Ventre et les autres Membres; Alexandre Neckam, f. 37, le Ventre 
et les autres Membres; Ph.vdrianœ fabuUe, 1. VI, f. 11, les Parties 
du corps; Ancien iJiédtre françois (Uibliothùquc elzéviricune), 



132 FABLE XXXII 

■' " ' \f 

Takiisa id' daran emkliaçnman adj a garachcn t ak 
ad aciien iteika elli. Ennan daran: Nekinhiek^oua neika 
elU kouUich. Tenna takiisa: Nika edjoumra our offak 
kara n etchi neinanied'' our tahd'am Id'ba our aouen 
ach teikam kara. 



/>. Béni Menacer. 

t. 111, p. 61, Farce novMelle des chu] sens de l'homme ; Marie de 
France, f. 3o, l'Estomac et les autres Membres; Eustache Des- 
chauips, Ballade 252 {Œuvres, éd. Queux de Saint-'Hilaire, Paris 
iii-8, t. II, p. 89), Comment le Chief et les Membres doivent av\er 
l'un Vautre; Gilbert Cousin, f. 73, les Membres du corps humains 
conspirant contre le Ventre ; Waldis, Esopus, 1. I, f. 40, les 
Membres humains et le Ventre; Keller, AUdeulsche Erzuhlungen, 
o86, du Ventre ; Pantaleo Candidus, Dispute du Ventre et des 
Membres {Deliciœ poet. cjerm., Il, 175) ; Bouer, f. 60, de VEstû- 
mac, des Mains et des Pieds; Regnerius, Apologi Phiedrii, I. II, 
f. 4; Rabelais, Pantagi-uel, 1. 111, ch. m; Comment Panurge 
loue les debteurs et emprunteurs; Beuserade, f. 42; Faber, f. 17, 
Steinhôwel, 48, b, des Mains, des Pieds et du Ventre; Er. Albe- 
rus, 10, du Ventre et des Membres; Rollenhagen, ce, b, a, l'u- 
nion des Membres et de l'Estomac ; Eyring, I, 516, la Bouche est 
le médecin du Ventre ; La Fontaine, 1. 111, f. 2, les Membres et 
l'Estomac; Le Noble, I, 24, des Membres révoltés; Desbillous, 
Fabulœ œsopix , 1. 111, f. 4, les Membres et le Ventre. 



LE VENTRE ET LES PIEDS 133 

Aâddis d idkaren meslaien djarasen mala irfed'en ather- 
ras. Ennan idharen: Netchnin s elrazert ennar' a nerfed 
atkerras s ik/ifis. Inna oaâddis : Necli fou kan our eggar 
ch s ilmakelt ou zmiremcli a rouKem oula erfedem oualou. 

c. Touat. (Timisakht.) 
j\S j\ J^^ (jr^j ^1 cA^jSi 0~J^j ij^^ izj^ <^, 
0.~J^j t-T P-Iji OjÀiL-- j^ J^ cj-»-^^ (jCll jrvi5>-j jti 

Ikket hnarratch mkhaçamen oudd/sf d ridjlin ad 
oa'in ia/imel argaz. Ennan ridjlin: JSichnin a nh'amel 
argaz seWaout' ennar' . Tenna ouddist : Mata ou akeni 
ouchiaf fouttoutch ou tezmarem a tak'imem. 



d. Chaouia de l'Aouras. 



134 FABLE XXXIl 

Addls d idharen ennour'en djaraseii mani esisen ir- 
feden aksoum d ikhsan n bn Adem. Ennan idharen : 
Nechni ag * erfeden elâbed si izemmar enner . Inna iasen 
ouâddis : Netch ma our etchir' cha elmakelth kennouim 
our lezemmerem a tougirem nir' a terfedern clii. Argaz 
ikhs faousa' ma our d ioufi ch argaz amok'ran ihiifen 
netta our izemmer ch ad ikhelat' ther'aousa ennes our 
inefâch iman ennes. 

c. Clielh'a du Sous. 

Vj jVIjI ^Cj LL j^l J,_ ^jL JJ c^l jjji 

^1 ^-ii^ J.sj'^^ 

Ahlig d idharen tikkelt arVezin k'ouian. Inna: Nekkin 
a iousin taressa koullout. Saouelen d idharen ennan : 

\. Ag erfeden; contraction poui' ai irf'eden. 
2. Pour ter'aousa. La consonne est tombée comme dans le 
dialecte des Beui Menacer. 



LE VENTRE ET LES PIEDS 135 

Nekkenin seldjehd ner aiousin taressa. Inna ou/tb'g : 
Nekkin ir'' our eclikir' kounim our tezdarem a teftoum 
our tezdarem nttasim iat. Ouenna itouellan yera ir' t 
our iâoun ouenna t iougeren iaft, ow dares illi eldjehd 
masa isyer aoual ad oula izdar iklif ennes. 

f. Rif. {Temsaman.) 

-L^ ,yj:j jjv — àj^ jL'l jjLi) jS \ ,j-J-^ /t^J^ 

Saouelen âddis akid id/taren. Ennan idharen : Nech'tn 
nousid gaâ tefrisat n hn Adam. Irra. khefsen âddis 
inna : Ma illa. oula nouchi d mechcha oui tezmerem 
tezoum oula tezmerem. tousim tefrisat n bn Adam. 



fabll: xxxiu 



LE FURET ET LES POULES' 
a. Zénaga. 

Û\i jUjÀf-l ij\ Sic /»>lJl Z;--'^' tyj^3^-j" ^■^' ^^' 

Tessen teigmn ourWad/tcDi. our açlian. 1 ounker tel- 
gam tor^rej ijim n teidja to.d'ha tetzara ten. Tennachen: 
Es salarn âleikoum al ard'oudhan tak nettni? Ennan 
ach our'd'adhan : Nekini deg nthoul as kV our nezzar 
ed'mam. 



\. Fables nxopiques; a" 16 a, le Chai et les Poules; n"^ 16 b, la 
Poule et le Chat; Plutarque. De l' Amitié fraternelle, 1. I, ch. xix; 
Babrias, f. 121, la Poule et le Chat; Fabul arum Bahrianarum 
paraphrasis, t. 111, la Poule et le Chat; ,T. Landsberger, Die 
Fahein des Sophos, f. 48, le Renard et les Poulets; Richer, 1. V 
f. 20; Camerarius, Fabulœ xsopicce, p. 297, Gallinaceus et Vulpes; 
Hégémou, la Colombiére, f. 11 ; Riuuccio d'Arezzo, f. 82, la Poule 
et le Renard; Decoiirdemauche, Fables turques, n" 76, le Renard 
et les Poules malades; Benserade, f. 81; Desbillons, Fabulx œso- 
pis, \. II, f. 4, le Furet et la Poule. 



LE FURET ET LES POULES 137 

b. Béni Menacer. 

^^_jL*l c^Mf ^y^ c-L-iu. jjy_ c^\ rjj_ o^j^^' 

^^-? cri-'^"-? c5^^ J^ J^ ^^ ^ LT-t^'-? 

Isekin ennhns s tiazidh'ni lialleynit Ikhcr ennems 
iirnd aïlhn n faons irouh' a lient izour innasent : Selam 
fellayemt a thiazidhin mata d'i hellamt malad'i (plia lit al 
nyemt? Ennantas thiazidhin : Ou nclli ch bkhir reir 
as enni alml ou nezrl ch oud'emiy. 

d. Touat. [Tiattafl.) 

c-^\ A t^'^J jVl j^.J^. ^\ OH: ^>^^ ^ 

ju j'\j jj\,_ \i^_ o'^.j\. jj_ ^^ Sy, ^_^^' (j-y ^j. 

/A'i ennouOetrli issen ennents biazhldhin ellan oud'nen 
ikker ennems ierd Ihas n t'onis ionki ad izer iazidhin 
inna iasen : Ouach Kal ennoiien ? Ennanas iazidhin : 
A'ichnin g elkhir )''as mi k oui neziri. 

Rif. [Temaaman.) 



SL>- 



138 FABLE XXXIII 

Tadhk'arat tasel ïd îazidhan iak'sen tonsed r'ersen 
tega d khefs aroudh n faons tenna iiazidhan : Onsir\ 
a zerar' ellialet ennouem mata kennioii? Erran khefs 
iazidhan ennanas : Nechchin bkhir ma illa oula nezra. 



FABLE XXXIV 



LE SOLEIL ET LE VENT' 



a. Zénaga. 

Cy^^. û Wl t^r O^^y^ ^j-4>--a^i ^\cj Jj(^ j-vJL) 
\^^JJ_ j/-lj jljjl Oj 1_^' (^_^^^ J^y jj^LJ ^ 



1. Cf. Fables ésopiques, n» 82 b, Bor^e e< /e Soleil; Sophocle, 
Épigramme contre Euripide dans Athénée, Deipnosophistr, l. XIII, 
ch. VIII ; Themistios, Discours, XVI; Plutarque, Préceptes conju- 
gaux, ch. XII ; Avianus, f. 4, Bo?'ée ef /e Soleil; Babrios, f. 18, 
Borée et le Soleil; Falmlarum Babrianarum paraplirasis , f. 17, 
Borée et le Soleil; Syutipas, f. 55; Alexandre Neckam, Novus 
Avianus, t. 3, Borée et le Soleil; Novus Avianus , de Vienne, 
f. 4, Borée et le Soleil ; Brunet, Notices et Extraits des manuscrits , 
t. XIV, part. II, p. 290; J. Landsberger, Die Faheln des Sophos; 
no 63, le Soleil et le Vent du Nord ; Waldis, Esopus, I. I, f. 89, 
le Soleil et le Vent du Noi^d ; Philibert Hégémou, la Colombière, 
f. 6, du Soleil et de la Bise; Camerarius, Fabulx sesopicœ, p. 290, 
Sol et Aquilo; G. Cousin, p. 117, le Soleil et le Vent du Nord: Faber, 
f. 18; .laius, t. I, p. 741 ; La Fontaine, 1. VI, f. 3, Pfiœbus et Borée ; 
Desbillons, Fabulse sesopi/e, 1. III, f. 1, le Soleil et le Vent du 
Nord; Léger, Contes populaires slaves n" 6 (Paris, 1882, iu-18) 



140 FABLE XXXIV 

Terhmoudp ifT tnrr'alh emkhaçaman (jarnchen nnhnl 
iluVan itekechclien idj tsach. l'oiinker techmo^idji let- 
liaoua deg ajaouan oiiadja. loumra idj ellar' ak'ouftn 
tigerenn techmoudji, ioumech tsach o fer h huma t charech 
deg koitng al oitr lahd'a techmoudjl of oagechchin tsach 
of allar dach deg ak'ouan idliach. Ellard'ath tczgpr tou- 
foukt iourra as touggcr tarr'ath tarra agitch irhincher 
idj tsach iouka then of amercVich. 

h. Béni Menacer. 

JiJJ ^^ (j-^J -*^„ ^^f^' jy <^^ o'^JJ^ U^, (jr^ 

et E. Hiiis, La Russie dévoilée au moyen de su liLLéruture popu- 
laire, u» 173 (Paris, 1883, iu-12) la Gelée, le Soleil et le Venl\ Re- 
cueil d'exemples tirés de l'Éoiture (manuscrit de la bibliothèque 
de Caeu), Borée et le Soleil, ap. Gasté, Note sur La Fontaine et 
quelques-unes de ses fables [Bulletin de ta Faculté des lettres de 
Caen, mai 1888, p. 174) ; Pautaleo Caudidus, le Soleil et le Vent 
du Nord {Délie, poet. gerni., II, 106). 



LE SOLEIL ET LE VENT 141 

Ad'oKil ihfiiuhtli mpsln'iu g niiajarasoi manu izinpven 
a ikkes nrouad oullierras. Ikher ouad\m itzefzef. As 
izvou oiiriaz ad'ou itzefzef fellas /k'cwiniad arouadis 
reres ou izmerach ouad'ou ad os ikkes arroudh. Ami 
thouli thafoiiklh igckl ouas ïalima ouzil ikke,s oitrkiz 
ai'ouadls irfed ith f errak' bâtis seg eUiouman, 



c. Boufjie. 

jlTjj ^C JU-I ^\3j_^ \yu_ jc.31 çj^^ ^-.u jC ^ ^c 

Asemmidh d ovzr'al tsenaven ouru/arasen anoiia degsen 
ara ikessan ellebs as iowgaz. Ikker d oubah'ri isoud- 
hrdh s eldjehed. Argaz imi t id loueth oubah'ri idjemâ 
ellfaouaidjis itser imanis marra. abaKri isefredli s eldje- 
hed our izmir ara as ikkes elh'aouidj f idisis. Imi d 
ikker il'idj âlal azral ik'oiia, izck'k'el ellial, ikkes 
oargaz elh'aouaidjis irfed'iten. f lliaitsis. 



FABLE XXXY 

LES C'OQS' 
a. Mzab. 

oJ^^_ ^jJl ^^^, Cr^ ù - ^^J, j^ o^i^. ir' 

Sin iazifen temenr'nn. Irouel iggen sisen ïtouarna 
izoua isekren imanes g iggen o^ioumtchan. Doumnatirna 
iouli ennij amek'ron al ichchat toujinist s onafriounes 

1. Cf. Fables ésopiques, n° 21 et 21 h, les Coqs ; 21 c, les Coqs 
et l'Aigle; Babrios, i. 5, /es Coqs ; Aphthouios, f. 12; Fabularum 
Babrianarum paraphrasis, f. 5, les deux Coqs ; Syutipas, f. 7 ; 
Abstemius, les Coqs se battant entre eux; Vartau, Fables armé- 
niennes, f. 6, les deux Coqs ; J. Landsberger, Die Fabeln dett 
Sophos, î. 7, les dexix Coqs; Waldis, Esopus^ 1. III, f. 61, les deux 
Coqs ; Camerariiis, Fabalœ œsopicse, 'p. 165, les Coqs ; Pantaleo 
Candidus, les Coqs [Delicice poet. germ., t. II, p. 263) ; Bense- 
rade, f. 53 ; La Foutaiue, 1. VII, f. 13, les deux Coqs; Desbillons, 
Fahulse sesopiœ, 1. IX, f. 23, le Coq et le Vautour 



LES COQS 443 

itedden isoufag imanes. Irgeht iggen selâgah ihoua r'efs 
ichemmert imarou. Essen s ouamouh oui IKell ibnadem 
a isouf imanes of r'iras. 



h. Zénaga. 



ju S'-^ c^j jL^\ J'y ^ 1/", 



^JJI 



Ougnechchen cliinan oujoudhan ierouedj ioun deg 
achen. En itchourad'i ied'ba inouger d'eg al. Aouajoudh 
ha in iourad'i nenta lounker afell in satli' addar afelle 
isker itk'ouk'i d'eg ifriounech iaitidja itfakhara. Izzarti 
kara echchen izger of ech irmech it d'eg h'al. 



c. Béni Menacer. 

^J j: îJ^y^^ <J J CH-J ^ ^JJ, J^jr' à^j[ (ir' 

ox^^ "^ji ^y Jr^ {ly ù^. (j^.31; l>j\ j^^ r^ 



<Ue) 



J^«y 



t?m iazidhen tenour en. Irouel idj zisen ouenni itour - 
leben irouh' l iidj amyan iddouni. lazidh ir'leben iouli 



144 FABLE XXXV 

sennij n zek'k'a ioualla ifseferj s ouofrioiniis Hedden ou 
ichâchd. Izeruuth iidj Idk'ah irsou fellas ihahzit bif'ih. 



d. Touat. {Tementit.) 

^^5 j--5vj_ Uj^ t_jU») ^^ ^j'-J, -^^„ (*^„ i'Jj-' 

Ikt tsaâtch seniazidhen menr^an djarasen oiienni illan 
itouar' leben irouel iouki iffer g iggenoumkan. lazidli enni 
irlehen ioull soujenna ik'k'im ik^k^ar. lazrit iggcn lâk'af) 
soujenna ikser fellas innit ioufoug sis. Idouel d oitenni 
ilouar' leben illa iggf-n ammas 7i tlazidhin. 

e. Djerba. 

j^^L tiji *^J i-^y <J^. (j^^ ^-?-/. bj^-J\ "-^ dy. 



LES COQS 14[ 



Sen iazidlien tengarachen. Irouen ijjen sisen itouar'- 
leben iarah' isadefinianis g oumya n ed ouddl mag isin irleh 
iouli ennedj ellildh iakii'im isekkas seldjenah'etis ited- 
den itfalial. Izri ijjen seg essegoura izoua fellas ikami 
tourou. Aiouh iouillan tàdjeb t elk'aoutis. 



f. Djebel Nefousa. 

^^^^y". à~"îr' 'oy^3 ^jj, jj^- J^*" oK-^^^ ir^ 
J=>i:iû. jXj_ ^jJi\ ^jl:i-L cj^ y jji\ dx)'^ (y J,y^ 

SiniggazWen tdterkoun. Irouel oudjoun sisen itouarna 
iougour ikniou iman ennes di anikan oudjoun. Ded ouait' 
ouih irna iouli in denneg afouj iouggat s eldjenaouali' 
ennes itedden itfah'al. Izra t oudjoun si lôgabet ihoua 
r'efs ikhouat tirou. Aoual ouh ibn Adem oui ineffekh 
di iman ennes. 



g. Rif. {Temsaman.) 



.:>5*--) 



146 lALU.E XXXV 



/yjV» /V/3i/' t tuteur a akid iennidht'n ijjen rçra/j'ili' . 
Amed'loul irouel istnh'aii d iggour di ijjen amkan otila 
idhhar. Oinnnat ir^leben iâlou klipf icfif n tnddarl wnout 
ifassenis lûus'td ijjt^n elbaz iouodii khcfs iCCeft ichc/tit. 



FABLE WWl 

LES LOUPS' 

a. Mzat». 

^^ j\ jU ^^^ ^' j-1 v^ ^y. ^ piT 



J^ cr^-l 



» •> 




TitcheU ouchchanen oufen idjllmen n ifounasen oug 
djelmam ouaman attoufen loch r'enen iggen. Ejarouen 
gâ ekhâen ad souen aman gâ al d aoudhen idjlimen a ten 
echchen. Sessen aman al deften iâddas emen gâ amme- 
ten oui aoudhen idjlimen Touh iouasi nul issin titchli 
n ''làk'l idj malla oui içallah\ 



1. Cf. Fabien étopiques. n* 218. Ut Chiens affamés: PÎQtar<:fue. 
Soliom commtmei rapprochées de» maximes stoïciennes, ch. m. 
les deux Chiens et FOutre; Phèdre. 1. I. f. 20, lei Chiens affamés i 
Syntipas, f. 61, les Loups : i. Land-berger, Die Fabeln des So- 
phûs. u» 50, les Loups el fHumme : Adhémar de Chabannes. 
Fabula antique, n» 2. les Chiens affames : La Foulaiue. I. Vil!. 
f. 25, let deux Chiens et F Ane mort. 



148 FABLE XXXVI 

b. Zénaga. 

Ethed'an djoud'an oufan elloumoun tchid'an d'eg 
aman itadegen ouar inchekten min. Emdoukadjen koul- 
lichen àla tetteren ed' edban thessan amen koulUch 
choch ed'ban elloumoun tettan ten. E gidechchen amen 
techban oumien oui' etchkemen' choch ad elloumoun. 

c. Béni Menacer. 

\j^ ^^:, ^'^\>^^_ (j^, J^J <J'^--J vZJSC-' O-iJ 
^Sy-^. J-^ J^-*^ ù^^i/^ -i^ J-c^ crV Ù,J} J^^J 

à*f^. J^JJ û'V^ J^^ ù^ 

/c/ii )? fiA"e/^ ouchchanen oufan ilimen Ifounasen di 
hemda ouaman ebziien lach r'ersen h' ad merfak'an elkoull 
nsen f thisoui ouaman ami oudhen r^ilimen a hen d 
etchen. Ami sonin akhlal felek'en elkoull emmouthen ou 
oudhen ech iilimen. 



LES LOUPS 149 

d. Bougie. 

jUi IjL ^-Ji j--jlj j jj->j>^ 4J->U jy_ ^Vj jU^ 
c^. j^b t/^^ j^^-" ^ a^ 0^^^. -'^ -^y ^ b^ c^^ 

Ouchchanen ioven oiihrld oufan içfi'rman ih.r/aren g 
thaln ouaman soxian oman oularna iouen zatsen. Hpdren 
ouagarasen : A nsoii mârra aman aï ara ma nourt' ar 
ig^erman a then netch. Sonan at'as ouaman ialemmi 
fellek'en iâddisen ensen mout/ipu marra oiir aovt'en ara 
igervian. 



c. Touat. (Jementil.) 

Jkt tsaâtch zeren sen ouchchanen g eloued ikl tjlem- 
mit n ar^ioul ennan : A nekkinan a nsaou aman annaçal 
itilemmit . K'imen ad saouen aman emman ou oucelen 
itilemmit . 



iaO V.WILE XXXYI 

d. Djebel Nefousa. 

j^\ j_^^i jS^Ji ^>~fi jjjj à--^.-5 -^^ "^J à^' 

^r^" ^-^^'^ <^^ JT^ ^'^ <^-^ a*::^ J^-^^ ^^ ^^ 

J_j o^ ij\ oy jj^^^ tj^J^ •-'j J0^ 0%'' 0^ '-'^^. 

Tikkelt ouchchnneyi oufoun iglimen n ifounusen di 
tain n arnni nefkhen oulla hUad didsen. Jerouen fef^en 
cikoull ad souen amen an ad août" en iglimen in a ten 
etchen k'imoun s aoun sis imoul an tfeWen elkoull oui 
aouVen iiglimen. Touh in mammouh oui issen tagouria 
taçhiliat an aig mai oui içellali sis. 

h. Haraoua. 

o j^ Jyf-\j ^\ iy_jj (j'U.j ^ oiSJ vUlJ 
ij_y^\ j^^^ O^ ^lyfi- J^3J i^ ^O L' J^ jl»\ 

Icht tikell sin ouchchanen zrln og'lim ouar'ioiil doug 
aman oui tngen ech ad' roulien reres soug aman, h'sovin 
aman ailmi moiithen. 



i 



FABLE XXXVll 



L'OIE ET L'HIRONDELLE' 
a. Zénaga. 

(_^*--'JJ *--=^ j_^--^J' J_y' jjlJb -^_j> uT'f'" "^ tJ~"^. 

^'Z Oî<33 i(/' taflilich einchektan cVeg anoudoun mran 
kesan koullichen deg al ioiin. Ellarda ioumra ioun as 
chedan orclien khabhata. TafliUck dpg khaffpch toubbod' 
konllich, elouzz ermechenti khabhata ourichenti. 

b. Béni Menacer. 

jsCj jj<sb y^ ^jlxJlIs J\_^jj<^ c x.ut Jù\ }^\ 

O^xLb j-i^, cT-^t/^ -^^J iJ'^J fz -^* ^^ j^J 7?-f 

1. Cf. Fables ésopiqups, f. 421, /e^ Oies et les Grues; Babrios, 
f. 143, la Grue et le Paon (fragnienl) ; Synlipas, f. 60, les Cygnes 
et les Oies ; .T. Landsberger, Die Fabeln des Sophos , n° 54, les 
Oies et les Cygnes; Camerarius, Fabtilœ œsopicx, p. 120, les Oies 
et les Grues; Richer, 1. II, f. 11; Desbilloiis, Fabula sesopiœ, 
1. H, f. 8, les Grues et les Oies. 



152 FABLE XXXYII 

Louzz akkl Ihafellist mdoukovlen f elmàkhth illa 
haddnu Ikoull g klj onmyun. Atita had idj ouas ousend 
rersen içiaden. Thafplllst oukken thefsous Ihoufiï tlie- 
■menâ. Elouzz l/f agent içkiden fersen as. 



c. Tenisaman. 

^-"c^ j-^^: c.'fiï'l Jj/ ^_^j''' Jj ^_^1 cjjj-^^z 

Ichl idouzzet lemerfek'' akid llipfsousl tetclia akides. 
Jdjen ennahar ousend khefsent içkiden. Tefsovst tefsou 
g oujenna; eloitzzet thameddonkert ennes oui lezmer 
terouel efVefen t içiaden r'ersen t. 



FABLE XXXVIII 

LE CHIEN ET LE LOUP* 

a. Zénaçja. 

jj^ii_^" o^ \^i>zjC^ <^-Cl «-wLj \ty^y j'^^ iS"^ 

jU^-JL. iJjo jlj -\) jlu o j cA^" i]^j ù^f^ -6^' jj 

Id'l djoud'an ioiimra iaitsaâ ethedi itfakhara deg 
tek'ouad'ech M' terouadjech n ethedi. loubbad' ger 
oufassech. Ilfata ofech ethedi innach : Our techked' ti- 
gefin degaki tigefin deg menan iedagan id'ki ialtsaân. 

b. Béni Menacer. 

iS^y, cT-f^ ^ Sy, ir'-^^ Jj^^ ûij^^ cJ^' o-i). 
^j^^ ^^^^u jU- ^y Vjy is^-^} '^y, is^ is^-^^i 

1. Cf. Fables ésopiques, ii° 230, le Chien et la Louve; Synti- 
pas,'^f. 38; .1. Laadsberger, Die Fabeln des Sophos, n^ 46, le 
Chien et le Loup. 

9. 



154 FABLE XXXVIII 

Jcht n tikelt ak'zinitazel d ououchchen iouyi dikhfis ijhel 
ifsous di izzel aid si taroula n ouclichen djar ifasspnis. 
InpkHeb r'eres ououchchen innas : Akkay a inld' Ih'gd'i 
iou ezziy^ thigoiidi iou seg ouenniillan akidïy ad ioukth. 



FABLE XXXIX 



LES DEUX CHIENS' 



a. Zénaga. 



1. Cf. Fables csopiques, n" 232, /e C/t/e7i e^ /e Cuisiniei-; Ba- 
brios. f. 42, le Chien et le Cuisinier ; Fabularum Babriaiiarum 
paraphrasis, n° 27, le Chien et le Cuisinier; J. Landsberger, Die 
Fabeln des Sophos, n" 63, les Chiens; Waldis, Esopus, 1. III, f. 46, 
Comment un Chien fut invilé à un repas ; Renaei", 740, Conte d'un 
Chien; Rollenhagen, m. 5, a, le Chien qui avait acheté un rôti; 
Camerarius, Fabutœ ssopicœ, p. 136, le Chien et le Cuisinier; 
Richer, I. X, f. 6 ; Faerue, f. 80, les deux Chiens et le Cuisinier; 
Targa, f. 98; Beuserade, f. 168; DesbilloDS, Fahulœ œsopix. I. IX, 
f. 25, le Chien domestique et le Chien étranger. 

La morale de cette fable est la mèoie que celle du Rat de 
ville et du Rat des champs : cf. Fables ésopiques, n" 297 et 297 b, 
le Rat des champs et le Rat de ville; Horace, Satires, 1. H, s. vi, 
V. 79; Babrios, f. 108, le Rat des champs et le Rat de ville; Fa- 
bularum Babrianarum paraphrasis, f. 94, les deux Rats ; Romii- 
lus, 1. IV, f. 12, le Rat de ville et le Rat des champs; Romulus I 
de Vienne, f. 12, le Rat des champs et le Rat de ville ; Romulus 
Il de Vienne, f. 11, le Rat; Romulus de Berlin, f. 12, les deux 
Rats; Romulus de Nilant, 1. I, f. Il, le Rat des champs recevant 
l'hospitalité chez le Rat deiUle; Romulus d'Oxford, f. \Q,leRat 



156 FABLE XXXIX 

iS-^^ rt u^.'-^ ^-^ (jiK^iUlj IrJ (JAi'Ài o3_j1 Vj_^3 

^-^O :> j_j)_ fJ^J_ (j^-^ <^'>JJ3 jjlAiJl -Ki^Xil, Jl jjl-t 

jjjr'' jj dbjj' (^-^ vtbr iJl^ iLU JlÀT ^jl J:^ U 

/rf'^ djoud'an ioumra deg addar n ouedjach foujela 
izger iec/iengi iouzzar id'i djoud'an innacli : Essen ich 
incheganpk d'assad' foujela. Eddig id'enek netetta d as- 
sad' koullïch. led'ba id'lcli Itchem arech choch ail n 

de ville et le Rat des champs ; Ronudeœ fabulse rhijthmicœ, 1. I, 
f. H, Comment deux Rats se rencontrèrent; Romiilus de 
Bruxelles, f. 11, le Rat de ville et le Rat des champs; Ysopet de 
Lyou f. 12, de la Rate priuee et de la sauuaige; El-Ibchihi, Mosta- 
Vref (éd. de Boulaq, 1292 hég., 2 vol. in-4\ ch. xlviii, t. II, p. 41, 
les deux Rats; Adhéiiiar de Chabanues, f. 13, le Rat des champs 
et le Rat de ville; Phœdrianœ fabulœ, 1. II, f. 1, le Rat des 
champs et le Rat de ville; Walter l'Auglais, f. 12, le Rat de ville et 
le Rat des champs; Gtiallerianie fabulœ, f. H, le Rat des champs 
elle Rat de ville; Eudes de Cheritou, Appendice IV, f. 20, le Rat 
de ville et le Rat des champs; Jean de Sheppei, f. 48, le Rat de 
ville et le Rat des champs; Ugobard de Sulmone (Anonyme de 
Névelet), f. 12; Ruiz de Hita, copia 1344, le Rat de Monlferrado 
et le Rat de Guadalaxara; Libro de los Gatos, XI, les Rats (P. de 
Gayangos, Escritores en prosa anteriores al siglo xv", t. LI, de la 
Hihliotecd de autores espuholes, Madrid. 1839, gr. iii-8); Fabulœ 
Gudiun.-e, 9, le Rat de ville et le Rat de:, champs; Camerarius, 
Fabula' ssopicse, p. 193, les deux Rats; La Fontaine, L. 1, f. 9, 
le Rat de ville et le Rat des champs. 



LES DEUX CHIENS 137 

Cebikha. Ellar'dath ouzaranti ûbbedjm irmech ioun deg 
achen jeffech iouger t dar tigidith clioch 'izger naddar- 
loud'ar ar degath mar'moum. Ellar' daiounkeriovjjadeg 
agidj. Ezzarentï hnedoukadjech ennan ach: Ma kod' of 
ted'bad' dassad' medjak tettek nekni nouzra kl our tez- 
gered' d assad' a tessenad' takech ken taoured\ 

b. Béni Menacer. 

t^l ^V_^__ ^U-jP jijl ç-yl c/js^ C.i5CJ C^jL.1 

c^j'j ^Uai ^'^y^ t/ -^^ J^-^ -^"^^ û"^ ^"^ ^ -^y^ 

^^jjai^j ^^/^b ^jÂi3 ^_jj J^ ^\ |py ^ t« ^Ll'^ 

/cAf 11 tikelt ak'zin ettour adr'ou g oukhkham ima- 
oulanis. Iffer r^essouk' ilk'a ak'zin ennidhen innas : 
Skined r'ernaf assou adr'ou, eïour akid'i annetch assou 
elkoull. /our akid'is ioud'ef l met'bakh zrin t ouklied- 
dam ; it'fef th idj zisen seg oujlal imedri th d'eg elh'it' 
barra ioukhkham. Itr'achcha as iouyi ikker soug chai. 
Zrin t imeddoukalis ennanas : Manich tour' assou tettedli 
nezrich fer'edh d'ahamessodh ou sine.dh ch abr id' . 

c. Touat. (Tiattaf.) 

T'y y lt^ ->...-) ' oj-^ y^ iS-^ J (V^ ^_y-' "---^ 



t:.8 FABLE XXXIX 

r^^ jiLj <^y (/-^-^ ^' iSj* ^^ iJ-J^J -j^ '*-lil) ri 4 4 

jl'i (i^^_ ùl;-^ ^ ù j'j J^ "-^"^ ^ (_^-' J^-^ ^j_^ 
p^i_/ C^l^i j iJUl-' là^J cf' -^-^ y -^~^ ^>-« >^ji ^j-i' 

//i^ en noubelch iggen ouidl illa g tiddert. n sidis tout- 
toutch. Iffer' r'er zk'ak' ilk'a iggen ouid'i inna ias : 
Sen oumaten r'ernar' touttoutch iallah nech didek an- 
netcha. louki nta dides toute f g tak'diertch. Sgi ili it 
izrou iggen illa ikheddem iCVeft islekt oubarra iouda g 
chai. Sgi ikker seg chai zrin t idian idhnln ennan ias : 
A ouma manir' tellid toukid ass ou hanni senr'ak ou 
tlslnt tizemmatch. 



FABLE XL 



L'HOMME ET LES DEUX SERPENTS' 
a. Zénaga. 

J3 ^^/*y>-\ A eT^. Cx'^y ^y"^ J^, ^-*^_ 0^'^yr 

Idj djoud'an izzar chen ougeran eigenechchen. EUar'- 
dath ioun ouager djoiid'an ichedda isker athoul gara- 
chen. Jnnach idj : Edjoumra our kouk ted'rien degachfin 
ouar d'à tetchemed' garachen. 

h. Béni Menacer. 

jj— ij^" j^«-^--^ v*:fi. cT^ ^^.-^3 JJJ. ^^■'^^ ^~L 

U-» •j^j\c>- l5»ii«a) ■y^j\c>- t_5Jy •j-ia^l jljLfl J^^y 



1. Cf. J. Landsberger, Die Fabeln des Sophox, n" 12, rHomme 
et les Serpents. 



160 FABLE XL 

Icht n tikelt izrou ouriaz sen ifîrran temsenr an dja- 
rasen. loused fifar ennidhen ioud'ef djarasen içel/ia 
djarasen. Inna ouriaz: Loukan our shemmed'ech ezzisen 
ou tad'efed' ech djarasen. 

e. Touat. [Tirnisakht.) 

jSCj L'L» jlS jj iy) (j^^ ^1 (j'-'-^'i r^'^- "^ . tlr^ 

/A'/vei Imarraich izeri igfjpn sin lefâan ekhsin ad emk'a- 
talan. loused iggen lefà ad içalh' jarasen. Inna ias ain 
ourgaz : Ma ta oua tegld ak'bih' fellasen oua teçallih'd 
jarasen. 

d. Rit. (Temsaman.) 
L~alr 0-l3 -\— ' ftT jlil»^ ^j'^-^jilT (j'U-j'l J<.Sy J»j\ 

Ariaz iou/t d etnain tilefsiouin Itmenr'an. Tousid' 
icht talefsa tad'ef djarasent. Koull icht tedouel akidis. 
Inna ias italefsa ourgaz enni : Ma illa oui cheni tak'bi- 
Wat fellasenl oui tousid djarasent. 



FABLt: XLl 



LE CHIEN ET LE MILAN' 
a. Zénaga. 



1. Cf. Benfey, Pantschatantra (Leipzig, 1859, 2 vol. in-8), t. I, 
§191, p. 468-469; Weber, Veher dea Zusammenhang indischer 
Fahehi mit griechischen. p. 13-14 ; Liebrecht, Zu> Volkskunde 
(Heilbronu, 1879, iu-8 . p. 118); Panlchatantra, tr. Lancereau 
(Paris, 1870, ia-8), 1. IV, f. 9, la Femme et le Chacal; Lan- 
cereau, Analyse et extrait du Radj-Niti (Paris, 1849, in- 8) p. 42, 
la Femme et le Chacal; Stanislas Julien, Contes et apologues 
indiens (Paris, 1860, 2 v. in-12), t. Il, p. 7o, la Femme et le 
Renard, extr. de l'encyclopédie chinoise Fu-youen-tchou-lin ; 
Dubois, Le Pantchalantra ou les cinq ruses (Paris, 1826, in-8), 
p. 227; Kalilah et Dimnah (éd. de Boulaq, 1249 h., in-4, p. 27); 
Guidi, Studii sut testo araho del lihro de Cnlila e Dimna (Rome, 
1873, in-8), p. 20, et note 11, p. vi; Aurivillius, Prolegomena ad 
lihrum Stephanitès kai Ichnelatès {Y.çia\a., 1786, in-4), p. 40; Jean 
de Capoue, Directorium humanœ vitœ (éd. Puntoni, Pise, 1884, 
in-8), 1. I, f. 5, le Chien et l'Ombre de la chair dans l'eau; 
Calila e Dymna (ap. Gayangos, Escritores en prosa anteriores 
al siglo xv), p. 17; Del Governo de' regni (Bologne, 1872, pet. 
iu-8), p. 2; Radloff, Proben der Volksliteratur der tiirkischen 
Stiitnme sûd-sibirien's ( Saint -Pétersbourgj 4 v. in-4, 1866). t. l, 
p. 216 ;Fr. Miiller, Grundriss der Sprachwissenschafl, t. III, p. 65 



ir.2 FAIÎLE XLl 

(Vieune, 1887, iu-8) fable en abkhaze; Baldo, Aller Aesoptis, 
f. 1, /e Chien el l'Ombre de la proie; Etienne de Bourbon, Anecdotes 
hiiloriques, légendes et apologues (Paris, 1S77, in-8), n» 266; .lar- 
ques de Vitry, f. 18 (cité dans les notes d'Étieune de Bourbon) ; 
Raymond de Béziers ap. E. Duméril, Poésies inédiles du mogcn 
âge, p. 218; Tuli Namèh, das Papageienhuch (ûbers. v. Rosen, 
Leipzig, 1858, 2 vol. iu-12), XVI« soir, t. II, p. 4, le Renard el la 
jeune Femme du Khorassan. Le texte turk de la version de Ro- 
sen se trouve dans l'édition du Toiiti-Nameh, publiée à Boula(f, 
1234 hég., in-4, p. 100-101; Wickerhansen Die Papageimurchen 
(Leipzig, 1858, iu-8), XVIeniiit, p. 163; Ik&n^Touli Namèh (Stutt- 
gard, 1822, in-8), X^ récit, p. 54 : la Fille du marchand el le Chacal; 
Démocrite d'Abdère, Operum fragmenta (éd. MuUach, Berliu, 
1843, iu-8), p. 169; Fables ésopigues, n" 233, le Chien portant 
de la viande ; Phèdre, 1. I, f. 4, le Chien traversant un fleuve avec 
de la viande; Babrios, f. 70, le Chien et l'Ombre; Syntipas, 
f. 28 ; Dosithée, f . 1 1 ; Aphthouios, f. 35, le Chien, Fabularum 
Babrianarum paraphrasis, f. 66, le Chien et l'Ombre; Gabrias, 
Quatrains, n° 32; le Chien et son image dans l'eau; J. Lands- 
berger, Die Fabeln des Sophos, n" 31, le Chien et la viande; Pha:- 
drianse fahul/E, 1. 1, f. 6, le Chien traversant un fleuve avec de la 
viande; Romulus, I. I, f. 5, le Chien traversant un fleure avec de 
la viande; Romulus I de Vienue, f. 5, le Chien traversant un 
fleuve avec de la viande ; Romulus II de Vienne, f. 4, le Chien ; 
Romulus de Berliu, le Chien voyant une ombre ; Romulus de 
Niiant, l. I, f. o, le Chien traversant un fleuve en portant dans sa 
gueule un morceau de viande crue ; Romulus d'Oxford, f. 5, le 
Chien traversant un fleuve avec de la viande; Romulus de Berne, 
{.a, le Chien traversant un fleuve avec de la viande; Romulus de 
Munich, f. 5, le Chien et le Morceau de viande; Romulus de Bru- 
xelles, f. 5, le Chien qui portait un fromage ; Anonyme de Berne, 
f. 12, le Chien traversant un fleuve avec de la viande; Adhémar 
de Clhabanues, Fabulx antif/ux, f. 7, le Chien traversant un fleuve 



LE CHIEN ET LE MILAN 1t;;{ 

yrf'z djoud'an ioukka kara n tfîjji deg al n sl/kha iouk- 
clier itkhahbaza deg il. Izzar tidjich d'eg amen ellar- 
d'ath ntahat tmner deg ti d' tichektl iougert. loud'ar 
aJideia irmechit. Isker id'i itetter ten tichekti ouar l 
idjoiifi iirna : Ouaigi kara deg elàrar id'ran ad'd'ouri 
degagi nikan esitlafak ad' inchegin etterek kara. oui ed- 
jnaf'ë ' nf in. 

h. Béni Menacer. 

avec de la v\nnde\ Vincent de Beauvais, Spéculum hisloviale, 
1. III, ch. II (f. 3, éd. Hervieux), le Chien traversant un fleuve 
avec de la viande; Walter l'Anglais, f. 5, le Chien cl la Viande ; 
GaalterianrT f'ahuL-p, f. 5, le Chien et rOs; Boncr, 9, le Chien qui 
portait 7in morceau de viande ; Kellcr, Altdeutsche Erzuhlungen, 
357, le Chien et l'Os; Marie de France, f. o, le Chien et COmbre; 
Alexandre Neckam, f. 13, le Chien et l'Ombre; Ysopet de Lyon, 
f. 3, du Chien qui porte la pece de char en sa hoi'.-he ; Waldis, 
Esopus, I, 4, le Chien et le Morceau de viande ; Camerarius, 
Fabulse sesopicœ, p. 178, le Chien et le Morceau de viande; Ruiz 
de Hita, copia 210, Exemple du Dogue qui portait un morceau 
de viande dans sa bouche ; Faerne, f. 53, le Chien et la Viande ; 
G. Cousin, 19, le Chien portant de la viande; Steiahôwel, 29, a, 
le Chien et le morceau de viande ; Pauli, Schimpf und Ernst, le 
Chien avide ; Er. Alberus, 3, le Chien et l'Omhie ; C. de Lollis, 
L'Esopo di Francesco del Tuppo (Florence, 1886, iu-8), f. 6, p. 32, 
le Chien portant de la viande dans sa gueule ; La Fontaine, 

I. VI, f. 17, le Chien qui lâche sa proie pour l'ombre; Le Noble^ 

II, 113, du Chien et de l'Ombre. 

l.Pour el nafë. Le lam de l'article arabe s'est modifié eu dj. 



164 FABLE XLI 

C-Miyu" jUi *^' ji Ç^ b J'* JJ>y_ -Jj*! '^^ ^^ ^J. 
C^\^ y^J ^y^ 'S^^ \ J->-^_ j>^- (j-j^ b O _^-' J^^ 

jj ç^^^ ^^ f-yS] f-Uj^- ^ Ji^ wîjisii j^iTi 



Jchl n tikdl ak'zin ikhd'ef kHU ouaksoumsi te/iammart. 
Ii'sou a lar' deg irzer izrou thili ouaksoum d'oug aman 
tak'erd'alt khir soug oua r'eres illan. lernder ag illan 
reres. Thersou tsiouant thouith. loualla ouk'zin itazzel 
akid tak'erd'alt ouioufich oualou. loualla r'ouagettour 
r'eres our th ioufich. Inna: Machi aiou delrerour lach 
ag illan d' afr'oul mil al nlfch. Serouh'ar ag ptlour' r'eri 
defferar' our tlak'ir. 



c. Haraoua. 

^-^ . . 



LE CHIEN ET LE MILAN 16o 

Icht n tikelt ioui d aid'l aisoum d'eg iinines ikhld rel 
idj ir'zer izra tousount d'oug aman isers aisoum g imi- 
nes irouK ilfettech d'oug aman, loused iidj làk'ab ioui 
aisoum Id'ouel ouaid'i rel oumchan oui ioufich aisoum. 
Inna : Netch d'amahboul edjir aisoum rouh'ar^ faleb 
a itcouirt. 



d. Gourara. [Badrian.) 

^_^_l j%^ ^s\\ ^J\ Jjl:-_ jLlî'^il JlJ^ \j} ^\J 
■i jy^j lS-^') (^?^„ Jj f^H.^ j^ ^s^y 



Iggen ouas iggen aidi illa ras ouaisoum g imines 
ikhouf louad izrae khial ennes g aman. Inna oui ennes : 
Aida illan aisoum. louzed ouin illan g imines ioused r'a 
illa. g eddaith. Toused thijelifi tousi en aisoum. Our 
ioufi aidi ouillan g imines our ioufi ouillan g aman. 



FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE 




DEUXIÈME PARTIE 



GLOSSAIRES 



Le premier des glossaires contient les mots rangés 
d'après l'ordre que j*ai suivi dans mon Manuel de langue 
kabyle^ où l'on trouvera l'explication du mode de classe- 
ment (p. 39*41*); toutefois j'y ai introduit la modification 
suivante: le sens du mot n'est pas donné dans ce glossaire 
qui renvoie le lecteur aux deux suivants, pour le familia- 
riser avec les racines berbères : celles-ci sont figurées par 
des lettres françaises : le même système est employé pour 
les mots d'origine arabe que contient le glossaire n" 3. Par 
exemple, pour trouver le sens de tseroiizou^ on cherchera 
dans le glossaire n° 2, la racine R Z à laquelle on est 
renvoyé par les lettres placées entre parenthèses. De même 
le sens àeaKchich, d'origine arabe, sera donné dans le glos- 
saire n» 3, sous la racine ^j^. L'ordre suivi est celui des 
lettres arabes. 

J'ai cru utile d'ajouter un index des mots français con- 
tenus dans les glossaires n^^ 2 et 3 et renvoyant aux racines 
berbères et arabes. En l'absence d'un dictionnaire comparé 
des divers dialectes, dictionnaire dont la rédaction serait 
prématurée dans l'état actuel de nos connaissances, j'estime 
que cet index, forcément incomplet, puisqu'il ne comprend 

10 



no GLOSSAIllES 

que les mots des fables de Loqmaii, ne laisserait pas cepen- 
dant de rendre des services à ceux qui s'occupent de philo- 
logie berbère, en leur épargnant souvent de longues 
recherches dans les grammaires et les textes publiés 
jusqu'à présent. 



GL0SS4IRE N° 1 



a I (A) '. 



A 

I ai ,^1 (A). 



R 



h contraction de deux ou j. 

* 1» t-> ( k-j). 
*l)al) Lj'j ( J.I). 

ol>1)ad u,l aor. ioubbad. (B D). 
eM.ad' à,l aor. ibbad' (B D"). 
obboud' jsj;! aor. iouhhod' (BD'). 
' l)etter Jô ( ^ )• 

* abah'h'ar jUI {j^). 
*al)li'ir j^\ {j<). 
*abah'ri (j-y»:! {j^.). 
hed a, aor. 2èec^ (B D). 

* l)da lOi aor. ibda ( l-n. ). 



l)ded' Ja aor. ibded" (BD). 
ebrou 3yl aor. ihra (B R). 
abertchan ô^•y' (I^ ^ K)- 
])Ourakhs ^jy (B R KH S). 
brid J.J (B R D'). 
*abarid J,j\ {^jS ). 
îibrid J.j\ (B R D'). 
abrid' j.^1 (B R D'). 

* barra \j {'j). 
aberrou ^j\ (B R OU). 

* oubarra Ij» j {"j). 
berrik a y (B R K) 



1. La racine sous la rubrique de laquelle le mot doit être cherché, est 
mise entre parenthèses. Les racines en caractères français (racines berbères) 
■ont celles du glossaire n" 2. — Celles en caractères arabes sont celles du 
glossaire n" 3. Les mots berbères empruntés à l'arabe sont marqués d'une 
;istérisque. 



172 



GLOSSAIRE No 1 



abarer' ^jU (B R R'). 

* barek tJjb aor. ibarek {'^J ). 
al>erkan ^^j\ (B R K). 
ahei-xen -J'y} (B R K). 

beren ^j VI^ f. herren (B RN). 

* baz j\i ( jlj ). 

ebz -j] aor. ibzi V^-VP f. tabbaz 

(BZ). 
ebzi t/^I (R Z G). 

* bezzaf (_jI^1j ( cs'j )• 

ebzeg S'-j) F'^ f. zehzeg, YP f. 
èez3e^(BZG). 

* liacb ^\i («—>). 
bouchil ^y (B CH L). 



* bâd jUj ( jbu ). 

*bruib j^ (j^«.). 

*br'a lii (Lio ). 
l)ifib 4^aj («-)). 

*il>ki jç: (BK). 
bokt ^Ç (B K T). 
ebg-es ^} (B G S). 

* bêla X{^). 

* bnadem j» jL ( ^. ) . 



bouh 



fBHl 



*l)abra 1^^ (_rfti)- 

' abebloul J_^^jI ( JV; ). 

*bey (J-Ij ((j-lj). 

ibion j.— p. ibaouen (B OU). 



T 



t pV. ?e/î (TH). 

out ^3 aor. iououout (OUTH). 

ti J (TH). 

ett^l (TGH). 

ts C; (TH). 

tsou y V« f. //ic^-ou (TSOU). 



tou 



TH) 



* tab aor. itaba Ll:^ ('-r'''^')- 



tabedjna U^' (B DJ N). 
tel)rouri (jj^jÇ (B R R) 
tabaourroulb iIjjjjL" îR R R'). 
tabark'ak'ait C.Jù^" (BRK'K'); 
tettCJ(TGH). 
touttoutch ^JJ (TCH . 
tetter >■ (R). 
tsaouttoutb ^y^\: (OU TH L). 



GLOSSAIRE N» 1 



173 



3tteryl(R)- 
toutoucli ^y y (TCH). 
îttouf ^jTI (TOUF). 
lelh ^- (TH). 
[edj J aor. itpAja (TCH). 
teidja \^ (o-'J»)- 
ntidj ^J aor. leitidja (TDJ). 

itlji c^" (L). 

itljoutran J^'ùy4 (DJ D' N). 
e(ljma U^" (DJ M). 
itcbelt JUU (K L). 
th'il J,^"(jU). 
th'ilet CX^ ( J^)- 
th'ammart ^j<^ ( j^)- 
akbs ^i (KH S). 
akhsa L.^i; (KH S>. 
idet JjJlJ (D'). 
addart OjlaT (D R). 
iddart Zjj\x (D R). 
' taiddourt i^jjJ^' ( jJ^ )• 
■ tiddourt Ojj-Ç ( jj.9 ). 
addis j^.jT (A d S), 
adejï df^b' (B Z G). 
led'rieii ^jJr(D' R). 



tid'idhi ^:s: (TCH). 

ted'eff'en cA" (D' G N). 

tour jy (R). 

tir ^- (R). 

tavoua 1^7 (R OU). 

tourou 3JJJ (T R). 

tirou jj^; (T R). 

touaret OjljJ (H R). 

tirith :^J (R I). 

terouadj ^1^^ (R OU L). 

atserouz j^j\ (R Z). 

tserouzou ^j^y (RZ). 

tirzozt Cj'j'jj (R g G). 

taierzizt Zj'j'jj'Z (P». G G).' 

liarzozt •l'jjjL-" (R G G). 

taiarzouzt ^Jj^jjLJ (Pi G G) pi. 

taierzist Z^^^^jjZ pi. tiarzas 

(R G G). 
toures u^jj* (T R S). 
taroula "i^y (R OU L). 
tirche ^J (R' R S). 
tarr'ath JjUy (R R'). 
tiazit CojL- (I Z DHj. 

10. 



174 



GLOSSAIRE N° 1 



Jazaddi ^cyJ (Z D). 
iazzif ^;J (DH Z). 
lizerzert ^jjj'j Z Pi Z R). 
iazodhf t-a^y (S T' F). 
tizeft vl.'sj'' (Z F]. 
tsazeg- c5j': (B Z G). 
tazalak't J.iJ-/ (Z L IC) 
lizemmatch <.''y (Z M). 

* tajart >l>jy i iJ"^rf )• 
taoujal' J=ljj:(OU JT'). 
lajemmi fj^ (J M). 
tejinjert ^jj^:;^ (Z N Z R). 
loujinist il^jjJ (G N). 
ats ^1 IV^ f. tsats (DH S), 
tsa LJ (L S). 

tsalcliertli :Jj^ [T K R). 
Isedhila ^>^- (S T' L). 

* tsaàtch it^L- j ( pL. ). 
teska l5lJ pi. teskan (S K). 
tasilt iLJL*J (S L). 

tecbi j_:j pi. teckid'-an (S). 
liicht juju (I N). 
tsacliar jLiJ (T' K R). 
etchem ^1 (K CH M). 



teclimoalii Jj_^' (CH M TH). 
lechmoudji t^jc^' (S M DH). 

* teçouarlli il»j'^-aJ ( j'-? ). 
loudhdhain j;;bjr (DU UH). 
iadhk'.ir'at jJ:Uûa: (DH K' R'). 
taf iL" (R' D). 

* iàdout »IjjJl*î ( Ijt* ). 
irides ^ju: (A D S). 
làmellilh JU.<*^' (M L L). 
iour' ^jT (ï OU R'). 
Ir'ardeir.i J,ojU: (R' R D' M). 
tir'erdeml J^j^- (R' R D' M), 
lar'd'oudh ^jJLi; (I z DH). 
ler'arisV C^^jU: (R' R S). 

* tar'zaît c.;i;;i: (Ji>^). 
tr'aousa LjUJ (R' OU S). 
tar'essaUi: (R' S). 
iour'aliii o^^jT (R' L). 
tir'mest J*.^ pi. tir mm 

[K M S). 
atef <^'l aor. toute f {T F). 
toufadj jrUj: (F DJ). 
etfer ^«3l (F R). 



'tfer 



j'^ 



cy- 



GLOSSAIRE N" 1 



17 






*tefrisat i^-^^fJ ( ^r^O- 
tefsi ^«: (F S). 
tefsoust JU-,_^w8j (F S). 
teffoud ^yç (FD). 
taflilirh jua«: (F L S). 

* tok'at OU* aor. fttok'af ( (/y ). 

* tak'diertch rj-i^ ( jJ^à ). 

* Ik'ou yù ((S^). 

*tk'el Ji'aor. Uk'el (Ji/). 
tek'am j»U' aor. itpk''ama[Yi! M). 

* tak'ouitli <l^_^sù ( (/^ ). 

* tek'ouad" jl_ji' ( (j-jj ). 
*tak'ouan J^yù ((jjà). 
taktJi;(K). 

tsak tHJ (FK). 

* tekethri isj^ ( j^O- 

* tektar jL5Î (j^)- 
takech ^l" (K). 
tikkelfc4sC;(KL). 
tikelt jJC" (K L). 

ettaç ai aor. iettaga (T G). 
touga ^J (G). 
tijja fc (G). 



tou{}-djin è'^=^y (G DJ). 
tigidith ^aJj (G I D) 
tejreré ^ (G R). 
tifjra l^(G R). 
tag:ouria bj^ (G R). 
tigira lj.5:- (OU L). 
tagrest ^^J^ (G R S). 
tsag^es ^j./i:(BG S). 
tigef^(GF). 

•tegliltcil5J(Jà). 
teigam J.IX- (I G M). 
tegfmert Cj^ (G M R). 
tala X- (L). 
touala )i\y (0 U L). 

toules ^y IV-VP-VIIP f. 

toulloi/s (L S). 
*telef ^- F«f. sf(laf{^). 

talefsa UaL" pi. tilefslomn 

(L F S). 
atoulles j^jJI (L S). 
tem jT aor. ^7em (T M). 
temettant ^vS (M T H). 
tamettantli J^iUc" (M T H). 



176 



GLOSSAIRE N» 1 



tamda U*(M D). 
tamedtlourt 'li^jJ^ (D R). 
tameid'anes ^Ux" (M D' N S). 
taoumrith ^Ia'^j'j" pi. taoumri 

(M R R). 
temrer jj (M R R). 
temirouid a, 3^ (M R OU). 
' temrart Oj'jX (•*)• 
temourr'i J^jyi (M R R'). 
tmourr'elch ^jy: pi. tmour- 

ratin ^M R R'). 
timouzen ^;,.j>f (M Z). 
tmeslai (jX-c (L). 
tameft'out Cj^ (M T'). 
* temkan J^ aor. itemkan ( jjiT) . 



eitmeçer _^j (G R). 

tamoumt J*^^ (M M). 

tament sl^ (M M). 

tini J (N R'). 

tanout oyj (N). 

tanith ,lwj pi. tlnoud'ln (N). 

tenetljou ^' (DJ OU). 

tenidjouith ^.^^ (N DJ). 

tinetehimt C^^* (N CH K M 

teneri (^^ (N R). 

tenzelt CJy: (N Z L). 

" tengfarach u-' j^* ( u-'v^ )• 

touh «jJ (OU). 

touara \j\J (OU L). 

* taiddourth ^j}-^ ( jJ3 ). 



TH 



atha II (TH). 

thaï isC (TH). 

thabboiirtli JJj^* (OU R). 

* thabh-irth ^j^ ^ j^-/- 

theberek tljJ iB R K). 

itbbir j^J. tkithbirth (THBR). 



thabouzouggfar'th 

(Z G R'). 
* thbà «- ( ^* ) . 
thabelak'ouchth 

(B L K' CH). 
thets CJ (TCH). 



'J-'.fr- 



liaits jJ (I). 
hilhin jjçj ('l'S OU). 
bon Ira \jy \}\\. 
ihalh a:\ (\W TU), 
hiillia U* (011 TU). 
Iiithar jl-J (TU \\\. 
homljiMi :^.^y (D.l). 
hoiuljola >,.j: (IXi I-). 
Iiailjnlt C^)L-ç |)1. thniitljiil 
(D C I-). 
ho»il«'Iiilli J...-_y 1' cil). 
halrli.M-lli O^" H" *'" l'»^ 
Itil.lisi ^J^* (Kll S). 
Il„-.liur-».'l (TU I)). 
Iii.l.li ^S. [U DU). 

lli.iKltliiiirlIi 'l'jjJt* ( jJÙ> ). 

ll(.U<l«l.>r»ll sl^j^y (I) |{). 

Iii<lil(>s||i ^^S, \\\. t/iit/ifii^ 

1>SV 
I.,>ihI.I."/,;i Ijjj,* (I) Z). 
IkiimIiIciiim Ujj» (H M). 

li.iil(Mii(uilli Jj^.a,' (l) M). 
l.i.lriTfll cAfijX (1) H ir I,). 
IlmI'ImiIIi ^j^X (TII I? 10. 



(JLOSS.MllK N" I 

lliidVls OJi-* (D') 



m 



tha.roui' j-jô: (1)' OU V). 

lli()inl"i'l" ^«Jji (T V). 

iii.i.r.Miii ^^.x (\y on !•). 

lliiil'rlJli ^)1C (\y K). 
llii(l*in,i U-C (ir M). 
HiiiM \^ (10. 
.•Ili(>r yi (111 H). 

tllMlM 1/(15). 

lli.ir.Mi.i 1,/ (H OU). 

tliiri j_c;0 1^1, V 

(li.irli.il.lli ^-^ (15 11 m. 

»li(>rI(.uilliJj_yy |tl. l/in/>,i{\{ H). 

* llianuiiirili J.A-îi);' ir-'j). 

Ilianl'a 'jy" (H M ). 

llianTasIli ^..l.'.y pi. tliDiiVil'us 

(15 n's). 

thiriiilli ^ijyô [\\ 15). 
;,(li.'rras ^1 /l (T 11 S). 
(li;iroir/i (fj'/ ('5 /•)• 
I liai/. Il II ^:J/\l5 / V). 
llidiin^ ^j^ljy (,15 S). 
liiaritnsi ^j/ (lî S). 
lliaiilJli^^y (l; K TU). 



lis GLOSSAIRE N" 1 

îliarkast J^-.^y pi. f/urkasiii 

(R K S). 
Uiar.';-a ^J pi. thirgovn (R G). 

Iliarçitli iL^S'j pi. Ihirrja 

(R G). 
Iharoula ^^J (R OU L). 
Ihirni ^jj (R N). 
lîizioiia tjj_y iZ OU). 
Iliizi (jy^ pi. ////:a (I Z). 
tbizits >l^J«j* (I Z). 



thazilh 



;(zi). 



tbizilh <l*i_/.? (I Z). 
thezd'eg- v5Sj: (Z D' G). 
thiziri ^jj (Z R). 
tliizourels tlijjv' pi. f/iizour/'n 

(RZ). 
tliazouara Ijljj-* (Z R), 
thazarth .j Jv (R Z). 
lliazarouth '^^Jy (R Z). 
tliizerzerlh ^jjj^ (Z R Z R.) 
tliizizouitli vl^i^vv (I Z). 
thazzela ^^ (Z L). 
thizetM,j^' (ZDH). 
thaiazir J. jL* (I Z DH). 



iliaz(îemJh sl^.yj (Z D' M . 
Ihouzajja ISjj*' (Z G). 
Ihouzzema Ujjî (Z M), 
liiezfji (_/y (Z G) ni. th'izqmi 



ZGi 



,j «V 1 



iliazoug'g-ouar l!i ujj ,jj^, 

(ZG R'). 
ihizig-zouth C^y^-j (Z G Z). 
Jlioiu'.e] Jjjî (Z' R' L). 
IhezmerUi kl^^j-' (Z M lî . 
tLijali'fi ^^j; (G R F). 
fliisoui (j-j.*,j (S U'. 
tbissiîh ^^"i (S OU). 
Ihisllian ^jll^j* (S). 

' ihasedda IjuJ ( jul ). 

thasarouts Zj^}.^] pi. ihisoura 
(R). 

thisirtli •l'juJ pi. iJiis/ar (S R). 

lliaserd'ount »UjJ_r*j*(SR D' N). 

tliesadhsoiils >1jc^'^[^; (DH S). 

thesrafth J^^l^ (S R F:. 

tliasouseoii ^^.^.-.^ (S S M). 

tliasik'est C^^su^ (K' S). 

thisiU'esth ^^.i^; K' S). 



liLOS.SAIRE N» 1 



lasekoiirlli Jjj^Swj pi. Uits- 

karhi (S K R). 
lasill JUt^* iS L). 
iisliih ^i^C p! t/tislath'ni 

(SL). 

tismoudhi '^^^^ (S M DH). 
tesemuiem **^ (S). 
tismin ôl-^-"J (t> M). 
l siu ij<^: iS M). 
tisaount ^j'^; (OU N) ^1. 

l chchith J^,JlJ pi. thickcliin 

GHCHj. 
tliichchenls ^Jijî (OUCHN). 
tll' J^; (TH T'j. 
tlut't'efa ULj: (T' F). 
>tllil)out' Ja_^oeîpl. lliïàboadltin 

k B T'). 
tFat vLU; (R D'j. 
ilr'arth ^jl* (Iv R). 
^th-'ird'emth ^1-jjoJ pi. llùr'ir- 

'\'moum (R' R D' M). 
tLi-'eroul' ^^J^ pi- thirerdhln 

W R DH). 



179 
tliir'ach 



thir'eclilli 

(R' CH). 
lliai-'al' JsU; pi. t kir' atlen 

(R' D'). 
thar'ifourU. ^?^aJJ (R' F F). 
tbar'ioulis il^l^jJ»; (R' L) 
thir'ilt ^^ (R' L). 
ther'elall CJXC R" L). 
thour'alin ^\cy (R' L). 
thouv'meslL ^L^^'s-y pi. thour'- 

mas (R' MS). 
ibir'mest ^...^. b j pi. thir'tnas 

(R' MS). 
Ihii-'amsiouin ^^_^;^**.^ij' (R' M S). 
thour'milt ^'i-J (R' ML). 
thar''eiidjourlli ^j^f^ pi. //«/- 

r'endjourin (R' N DJ R). 
athef <-aj'l aor. iouthef (TH F). 
thafath J:;U; (F). 
Ihoufera 1^9 j)* (F R). 
thafdbist vlw^j^^; (D Z). 
thifiiellestli J^^s; (F L R). 
tliouffera Syy (F R). 
thafoukt ^r^flj' F;. 



\m 



GLOSSAIRE No 1 



Ihafoukth .iT^* (F), 
thafellist CwJUî (F L S). 
tbifilellisth^*»^* pi. thifilellas 

(F L S). 
thifino^a; (F), 
thou'kesa Ljjî (K' S). 
thak'cbalt CJUliu* (K' CH D'). 
thoukesa i^y (K S) 
thaouksertJi Cjj^^^ (K S F».}, 
thikchi ^ (F K). 
tliikelt JLJSJ pi. thikoual (K L). 

thikii J$:j (k l). 

thouklalin à^^S'J (K L L). 
thakouain ^^l^ (K). 
thig:oudi (/jj5J (K S DH). 
thigd'i (^i7 (K S DH). 
thijfertli 'L>p (G R). 
thagerfa Uj5? pi. thigerfiouin 

(GRF). 
thagoust C^_^ pi. thigousa 

(K' S). 
thouzga L^jjj* (Z G). 
thouggad'i (/JlTj: (K S DH). 



tbagg-ouad'in ^'^^ (K S DH). 
thaginarlb ^jUfe (G M R). 
Ibagoiiin ^j^ (Gl). 
tbignoutb cl>y5j pi. thignaoi 

(GN). 
tbagouni (jj5J (G N). 
athoul Jj-'l (TH L). 
thili JJ (L). 
Iboulits OJ_y' (F.). 
*tbeldj ^ i^)- 
*tbiloufa U_^* (^"). 
Jbilkets JJCL' (L K). 
Iboullia Uy (L L). 
tbalalilb J^:X; (L L). 
tbillicbtb .l^i; (L K). 
tbelemma IV' (L M). 
Iboulaouin i^yiy (OU L) 
tbama le (M). 

* tbamd'int vJU:-Jx (ù-^*)- 

* tbmav J^ { j^)- 
tbemara !>* (M R). 
tbemourtb JJj^ (OU R TH). 
tbimerzioutb c- ij^j^^c (R Z). 



GLOSSAIRE No 1 



181 



thamersath ÛjL .c* (R S), 
tlîimersioulh ^^y^J (R S), 
themourr'i J-j^ (M R R'). 
llumen-'ioulli ilijJ^J (R R'). 
;himernioutli ^_^J (R N). 
Lliemzi ijy (M Z G). 
;Iiimezra \jy: (Z R). 
;himezrioutli ^yjys (Z R). 
;Lamez]ioulIî *1'_j.Jj;J:* (Z L). 
liimzin ^;;J^* (M Z N). 
liimes ^JJ,s (M S), 
liemessasth .l^Lx (M S S). 
himesliouth ùt^^z -(S L). 
hamousni ^y:' (S N). 
liimechrai t/l^c (GH R). 
Iiamcliichtli ,l^;u (M CH CH). 
hamet't'outh ^j^ (M T'). 
hemrer J^ (M R' R). 
hamr'arlh tl^jUc'pl. thimr'arin 

(M R' R). 
bemour'er >y (M R' R). 
hamour'li Ji^ (K' L), 
liamejrra 1^5^* (MGR). 
liime{jg-a \Ss ( (G). 



thimeg^geth ^èc' (G). 
themouli jy (M L). 

thamilla X^ pi. thimillionin 
(M L L). 

Itemlel JIc* (M L L). 

thamellaltcJ:)lc*pl. tkimellalm 

(MLL). 
tliamellaltli ^^l^' (M L L). 
tliimmi^'pl. tkammiouini^W). 
thamemtL Z^J, (M M). 
tliimensioutli :^y^ (N S). 
Ihimeni-'ioulli Cj^^jcJ. (N R']. 
thimenna Uc pi. thimennln (N). 

tllin ^;_,J (TH). 

thiiiebgioulli ^_^,: (N B G). 
thiouant C^\^ (S OU N). 
tliindarth C^j\x: pi. thindar 

(N D R). 
tlianezd'our'tli ^ijjj^* pi. ^y^,-. 

nezd'our'in (Z D' R'). 
Ihensaouth il.^Lvi* (N S). 
thounnedha UjjT pi. thoun- 

dhiouln (N DH). 
thennit'en ^1^^ (I DH N). 
H 



182 


GLOSSAIRE N» 1 


tlmer'iaes!; JU.,. , à 


-" pi. l]incvnias 


tliouourlh ^jy (OU R 
thouiza \-jy [0\j Z). 


(R' M S). 




tlianok'lels J^Liv* 


pi. thiiiuk'lln 


thouizi ^c-jj (OU Z). 


(N K' L). 




thaouant JJljL' (OU N). 


thenekkera \_f^ i 


N K R). 


tliaouints iIa-^j (N), 


thaaoumi f^^^i (N 


M). 


tliiirsi ^jZ (1RS). 


*tLnain ^I^L' [^^). 







DJ 



edj j,! (D). 

eilj jr' V«f. <ec/y' (DJ). 

klj^.(D.T). 

oiulja U3 (D). 
*ouadja Uj ( Jj). 

ouatlja U.J (T' S). 
oudjou _^3 (L S). 
*dje])b »_o- (^_A>-). 
djadja Ur (DJ). 
• adjakhor _;^Ul p- ^"^1 ( _r^l )• 
djidalb ^Iji^ (DJ D TH). 
idjid'er jj^, pi- idjoud^ ar 
(G D' R) 



* adjed'àouu j2;_^Jl>-I (pjb-). 

djoud'an ij'->>=r (^J ^' ^)- 
djav jU (G R). 
oiuljar jUj (G R). 

* eidjar ji<\ pi. ieidjaren ( '^ ). 
'djerra -e^^ Or)- 

* djorrel ^^^ ( "^ )• 
djour'd' JJ^j^ (DJ R' D'). 
djouf es^ aor. idjouffi (F), 
idjouf o^_ (DJ F), 
edjoukka iS'^^l (DJ K). 

djjvé ^ V« f. ^^%é (DJ G), 
eidjeg-d^iil aor. ieidjf^g (DJ OU), 
idjogfnouch ^yS^. (DJ GN CH). 
*djild jiU. (jlU.). 



GLOSSAIRE No 1 



183 



(Ijliin 'Ul (GLM). 
jelinam ^IW (G L M M). 
ijem ^. (G L M). 
djoumra \^^\ (DJ M R). 
djoumi-ek 1j>_^I (DJ M R). 
djemâ »i^ aor. idjemà {^^). 
djemi ^^ (^)- 
djemn ^1 (DJ M N). 



adjmandar jj^\ (DJ M N D R). 
idjen -^sf. (IN). 
oudjouii oy^s (I N). 
' djenaouah' t-'jI^ 






* djenali'et 
*djelid x^ -H^j- 
*djbed x^ (.^^)- 

* djeliel J^ aor. idjiiel ( J^ ). 



ÏCH 



.h ^ (K). 
I:ch ^1 (F K). 
|:ch^(TCH). 
Iclii ^1 (TCH). 
tcbiou j^l (S K) 
:bouidj ^^ (L). 



'\i(l ^U (J^l). 
'irdeia Ijjb-I (Ij^). 
*.'add ^{j^). 
*'addad jljb- ( J^). 



H' 



etcher ^^1 (K R). 
tchour j_^ (TCH R). 
itchàb^.>:(K AB). 
etcbfar'a li«^l (TCH F R', 
etcbkem S^\ (L K My. 
outcbma Uj»-j (L). 



c 



arr 



(^-)- 



* b'arli 



'j^ 



* ab'arl)ebl>ou ^j>-\ ( < 

* b'orbat vloj^ ( v*^?^ )■ 
'b'aritb «i^.^r*- ( '-' r*- )• 



184 



GLOSSAIRE No 1 



* ali'ritha b'_^' ( ^js- ). 
*ali'arratli il»l^^t pi. iKarrathen 

* L'orrali 'oj=- { j>-)- 
*h'erredj -^ aor. ilierredj 

* L'arrak tjj=>- V^ f, tlieh'arrak 

'h'aram ^j^ ({"j^)- 
*li'azz y>- iij.^). 
*ah'zen jjy-l (ù:;*-)- 
" h'aous o^^ ( lt^ )• 
*li'sebw.*-:>-aor. ia/iseb (._.— s-)- 
*li'ass ^j^ P« f. i^/i'a55 (^^^). 

* L'achieb ,_,ixJi,.>- ((.^^>-)- 

* ah'chich (^,U<is-l (i^^)- 
*L'açletCl-^ (J-^)- 

* L'oçein 0^"*^ ( dr"*^ )• 
*li'idh j^.^ (iU). 
*h'it'i^ (iU). 
*li'k'ar>- (>^). 

•h'akkev^ (^). 



*ah'kim Jlt (^). 
•ah'li J^l :jU). 
*li'al jU (j_^). 
*li'al W\L tah'td (jU). 

* h'ila au- ( jL ). 
*li'ilelh ^.^ (jL). 
*ali'ouaicli jjioj_p-l (,^>1— j). 

* ali'lan ^j)UI (X-). 
*ali'aoul J3UI ( jU ). 

li'lich jlJU- (H' L Kj. 
*h'alet j.:U(jU). 
h'ii-^ OU (H' L K). 
*h'all J- (J^). 

* ali'mou j^l ( V ). 

* h'amek' ,3^ aor. Uiamek' 

* ali'mel J.^.1 ( J;. ) . 

* li'mal Jî^ Vll'^ f. arabe nah'mil 

ah'mal Jl^l (H' ML). 
b'ammel J^ (H' M L). 

* h'ouman jl>y [r^)- 

* ah'anou j-'U-l ( il^ ) . 



GLOSSAIRE N" 1 



IRi 



KH 



akh ^1 (KH). 

kh ^ (R'). 

akhbou _j^l (KH B). 

* kbabl)ata li^ {>-^). 

khabbed ju;. (KH B D). 

' kliabbaz V« forme tkhabbaz 

khtecb (jûi- aor. iakhtech 

(KH T CH). 
ikblal j:i^\ (KH T L). 
' akbeddim jT.o^I pi. oukheddam 

' kbdà ^^ aor. ikhdâ ( cjJ>. ). 



khedem ^j.^ aor. ikhdem 

* kbademt J^ji;;. (i*-^). 
'khd'ef ^JbL aor. ikkd'ef 

* kbir j^;;. (jU.). 
'kbiar ^^ ( jU.). 

'akber _^l aor. ioukhar ( J^\ ]. 



' akbir 



,Ll 



C 

*akbartb ili^l {j^\). 

kberrou j_^ (KH R). 

ekbs ^1 (KH S). 

ikbes ^. (R' S). 

akbcboiul' i^jUI (KH S DH) 

kbeçat JX-2;- (KH Ç T). 



* kbaçam 

* kbadbra 



r 



V*^ f. tkhacam 






'khat'er^U. {j\^^). 

* kbt'em Ja:i- aor. ikhCem 

kbf c^;. (KH F). 

kboufoi-(KHF). 

ikbf (_a>i pi. ikhfaouen (R' Fj. 

*kbefF <_ç;i. (<-fl^). 

* kbfif t_iLoa;i. ((_a;^), 

klioug ûij;i- aor. ikhouga 

(KH OU). 
*kbelaXU(X;-). 
*kbeller^ (v/^)- 
*kbIot' hi^ (Li^). 



186 



GLOSSAIRE N" 1 



akhlal J)t^l (KH L). 
akliloul j^l (KH L L). 
akham j.U.1 pi. ikliamen (KH M) 
aklimoudj j^^l (KH B). 



ad J (D'). 

ed jl (D'). 

d.(D). 

di t^j (D G). 

oud jj aor. iouda (OU DH). 

oiid jj aor. z'oho? (B D). 

aida Ul (A). 

oud j^ (OU L). 

id a, (D'). 

*adl)ab i-'IjjI pi. idhaben {j>\). 

adel)d'el> ^^.^\ (D BD^B). 

adebd'ab <^\.x,^ pi. idehd'aben 

(D B D' B). 
dadj ^lj (DH). 
edidjmen^J (D DJ M). 
*dakhel Jilj ( J^j). 



* kliemmein ^ ( J^ ). 
akhenziz jjUI (KH N Z Z). 
akhent'if i..i^l (KH N T' T') 
*akliennouç ^JayJJ\ [^jaX^y 

* kliannek' ^yJ>. ( ^JJL^ ) . 
*kLoua 1^ aor. ikhoua {(j^^) 



D J> 



ouddi (^jj (OU). 

eddou jjI (D) 

ded' ij (D'j. 

eddi ecJ (D D). 

did a,j (D'). 

eddaith ^,bl (Z TH). 

eddad' iU (D). 

addar jlJ (D B). 

edder jJ IV-VHI^ f. fsidâ 

(DR). 

edderz jjJ (D R Z). 

eddeg S'^^ (D G). 

eddig S^J (DOU). 

addem ^J (D M). 

*eddeno.>l V'-f. /erf(/en (0^1). 

addoun jjjjl (DD). 



GLOSSAIRE N» 1 



187 



eddin ;j_^\ (D'). 

dar j'j (D R). 

dar jb (D). 

der jj aor. idder (D R). 

dir ^j (D' R). 

dour jjj a. iddour (D R). 

daradath J^'jjb (D R). 

darad'ath d,ljjlj (D R). 

darri ^jj (D R). 

' darri tb .lojj ( jJ). 

dez jj Va f. thaddez (D Z). 

* dzaza jijj a. idzaza (pj^j)- 

îdjel JJJ (D G L). 

îds ^jl (L S). 

dis ^jjo (D S). 

idr'ar' ^l^J (D R R'). 

idef cj-1 (D F). 



defelJsj(D F L). 
adafal J9J (D F L). 
doukel JS^j (D' K L). 
dejy L'j .;d' G) 
deg-ag- ijl^j (D G). 
*doul J3J ( Jb). 

* douel Jjj ' J'j). 

* daim ^b ((»Ij). 
*dam j»b ((»'j). 
*daiman UIj ((»b). 

aden ,jjl a. iouden (D N^. 
'douni Jjj a. iddouni { i}^' 
oiulen jjj^, (OU D N). 
*deni Jj ((jj). 
dennejj dSI^ (N G). 
dehek O^j (H K). 



r i (D' G). 

hV jl (D'). 

ri c^i (D-). 

id'ou jil (D). 
)ud'i (^ij (OU D'). 



eid' Il (D'). 
id'i t^l (DH). 
ed'l)a 131 (D' B.) 
id'halJ. (D'B). 
d'adda bb (D'). 



188 



* etFd'ouri (j-jljjl ( jj). 
ad'ar jljl (DHR). 
ad'er jil (D' R). 
ad'er jjl a. ioud'ir (D' R). 
ad'roui jjjl (D' R). 
d'ara Ijlj (D R). 
ad'rar jljjl a. ioud'rar (D' R). 
ad'rar jljjl plur. id^raren 
(D' R R). 

*d'rari (i-jljj ( jj). 
d'errel Jijjl''^ f. sderr'el, VHP 
f. û?err'?7, I-VIIP f. sderr'il 
(D' R R' L). 
ad'err'al Jijil pi. id'erfalen 

(D' R R' L). 
ad'es ^il a. ioud^es (D' S). 
ad'is j_^_jl pi. id'isan (D' S). 
ad'rou y:jl (D R'). 
dVarjUi (D'R'R). 



en 



GLOSSAIRE No l 

adVar' plcil pluriel id'rar\ 

(D' R' R'). 
ad'ef oil (T F). 
d'effir ^9i (D' F R). 
ad'fel Jeil (D'FL.) 
d'oukel JSjiI-VIII°f. zd'oukoul, 

VHP f. d'oukoul (D' K L). 
d'eu ^^ (D' G), 
ed'eg-en ^jl (D' G). 
M'oueljji (jIj). 

M'ell JJ (i). 

ed'm^il (D' M). 

oud'em jjj plur. oud'maoun 

(D' M). 
id'im rài pi. id'amen (D' M). 
ad'mer ^Jl (D' M R). 
ed'mer' ^.il (D' M R'). 
d'aminen ^^.Ij (D' M). 

d'an O'i (D')- 



er jl aor. /ra (R) 



ar 



(R). 



er jl (R' R). 



R J 



our jj (OU R). 

rou 3j IVe f. tserou (R). 

arou jjl IV'^ f. taarou (R). 



GLOSSAIRE No 1 



189 



iri .jj pi. iran (R). 
arou jjl Vc f. ter ou (R OU). 
* rel)b (_> j f <_> j ) . 
*rebl)a Ijj ( Ijj ). 
rel)hou _yj (R OU). 

*rtah'^L"j (^Ij). 

ourllii Jj3 pluriel ourthan 

(OU R TH). 
*radj^U(U^). 
iridj --^^ IV« f. saradj [K D'). 
*eriljoii ^>.j\ aor, zVd^/a (Vj)- 
anljaz jUj' (R G Z). 
*ri(ljl Jj-j duel ridjlin fj^j). 
*rali' ^Ij aor. iarali (r-'j). 
rouh'j-^j (^Ij). . 
*rh'em^j (p-j)- 
erkh ^j\ (R KH). 
erd jjl (R D). 
arad r» f. saracl (R D'). 
ired jj- aor. iired (R. D). 
arouad Jjjl (R D). 
ourad' :!jj IIP f. tchourad' 

(RD'). 



arad' iljl (R D'). 

irid" Jx.^ aor . iowYid\I'''' [..sh'ed\ 

IV' f. /sM-erf', V-F« f. Isirid' 

(RD'). 
ried' Jij aor. iried' (R D'). 
ird'en j-^j^ (R D' N). 
ar jl (HR). 
an- J (H R). 
evv j\ aor. /yr^, IV-IX« f. tsarra 

(R R). 
arraou jtjl (R OU), 
oui-ar jljj (OU R R). 
aouvir ^_jjl (OU R R). 
arrach JLlj! (R U). 
ourrif ^jj pi. oiirfan (R F). 
iriran (Jjj (R R). 
erz jjl a. irzou, IV-IX^f. trarza 

(RZ). 
erz jjl aor. iourzou (R Z). 
erzoum |»jjjl (R Z M). 
•ras^lj (^Ij). 
ers i^jl I'-« f. sers, I-VIII-X« f . 

seromou, IV-VIII-X" f. tse- 

rousou (R Sj. 

11. 



190 



GLOSSAIRE N" 1 



iers ^j^ (R. S). I 

arsadh J^'^J^ (H. S). 
erch u^jl (R' R S). 
erch u^jl (R Z). 
arech ijiji aor. ioiirech (RCH). 
orcliid' J^J \' f. torchnV 
(R CH D'). 

* rachch ^j Y" f. trachch (J'j)- 

ircliigi ^^j^ (R CH G). 

airidh j^_j\ (R D). 

aroudh J^3J^ (R D). 

*aroudh ^jjl pi. 'roudha 

ar'l'ez >jl (R T' Z). 

aourar" ^Ijjl (R R')- 

err' ^jl (R RO- 

ourir"' ijjj (R R')- 

erfou _^3jl F" f. serfoih VP f. 

re/ToH (R F). 
irifi^^.fRF). 

* rfed J3j aor. irfed ( J-'j )• 

* rfek' ^5?j IP' f. me?/e/t' ( ^?j )• 

* rak'liat •Z^'ij ( ^j )• 



arek V f. ^owreÂ; (RK). 
arouka pi. irouhan (R K N). 
* rekkel) L_ij ( --ij ). 
arg: liTj' a. iourag (R G). 
argou jTjl a. iourga, YV" f. <sar- 
^ou (R G). 

*ergeb t_5jl («-^^^j)- 

*regeb u^O aor. irgeb {<^j) 

ai'îïaz j^jl pi. irgazen (R G Z)- 

*er|fef <-sfj\ (<--sj). 

regga^j(ROU). 

ergigi jCTjl IV« f. tserglgi 
(R G G). 

rou^ffel jTjj (R OU L). 

erçel jTjl IP f. wer(/e/, VI° f. 
reggel (R G L). 

irjjal jTy^ pi. ir(/a/en (R G L). 

arougal J^jjl (R OU L). 

* ergem ^T,' VP f. reggem {^j). 

ermech ^jl (R M CH). 
rouinmou j^jj (R OU), 
aouren jjjjl (Pi N). 



ernoii jJjl a. irna, VP f. rennou 

(R N). 
irnaoun Oi^V (R N). 
rouou jj r*^ f. serouou, VI° f. 

rehbou, I-X*^ f. serouai 

(R OU). 
erouedj ^^j! (ROU L). 
arouetch ^^J (R TCH). 



GLOSSAIRE No 1 191 

ei'ouetch r^^jl aor. irouetch 

(R OU L). 
erouer j^J (R OU L). 
erouel J^jl (R OU L). 
rouel JjjVPf. reg g oui {R0\5L). 
erouen ,jjjl (R OU N). 
*rai t/lj (cflj). 
araial Jbjl (R I L). 



z J (S). 

zi t^j (Z I). 

izi (S'j p'- ï2an (1 Z). 

zai tj\j (Z I). 

azl)i ^^jl pi. ouzhan (Z B). 

ziil) ^; j (Z I B). . 

zith vl^ij Z T N). 

azetl jjl aor. ioiizad (Z D). 

izda bj. (Z D), 

azdad jbjl pi. izdaden (Z D). 

zeddem ^.jj (Z D' M;. 

ezdar jjjl aor. izc?ar (Z D R). 

azdir j.>ji (Z R Z R). 

zdeffer ji^j (D' F R). 



zed' jj (Z DH). 

zid' j,j (Z DH). 

izid' Ij. (Z DH). 

izd'a Ijj. (Z DH). 

zed'atli .l;ljj (Z D' TH). 

ezd'ev' éiji VI» f. zedder 

(Z D' R'j. 
zed'ig- d5^Jj I'"° forme zizd'eg , 

I-Vni« f. :«3(/'/<7 (Z D' G). 
azid'an ^jù_jl (Z DH). 
zar jlj (Z R). 
zer jj VP f. zerr (Z R). 
azar jljl pi. izouran (Z R). 
* zour J3J (jlj). 



192 

zouir j-ljj VP f. zougglr (Z Pi 
azrou 3jjl pi. izra (Z Pi), 
izeri ijyj (Z R). 
ziert i^j" j (Z G R). 
azrar jljjl (Z R Z R). 
azirar j\jj\ (Z G R). 

azrour jjj jl pi. i^rar et iz?'ou 
ren (Z R R). 

zerzer jjjj (Z Pv Z R). 

izerzer jjj'j (Z Pt Z R). 

azerf ^jjl (Z R F). 

azerfi ^sjjl (Z R F) 



azrem >jj\ pi. izerman (Z Pi M . 
ezzou jjl aor. i^^oii jj-, (Z Z . 
ezzai (/Ijl (Z I). 
ezzi (/jl (Z I). 
ezzi (jj\ (Z). 
*ouzz J3 (J3). 

zouz J3J V* f. tzouz (Z Z). 

aziza Ij-jl (Z G Z). 

ouzzou jJ3 (Z Z). 

azizaou j'j- jl (Z G Z). 

ezzat cLljl (Z TH). 

* ouzzet vliJ3 ( J3). 



GLOSSAIRE N" 1 

zizouth >^yj.j (1 Z). 
azizdegi ^iS'jjjl (Z D' G). 
ezzar jljl (Z R). 
azezzou jjj' (Z Z). 
azzoug- il^j' (B Z G), 
azouzzel Jjjjl (Z' GH L). 
azzel JjlPM". zizzel, V^ f. ?a:zc/ 

(ZL). 
ouzzal JJ3 (Z L). 
izzel Jj-. (Z L). 

3I \' f. i/ie::pm (Z M) 

adh J^j 



azzem j»jl X- 

li^jVPf. ze/V (ZDH). 
azelTa li'jl plur. izidhouan 

(Z Dlî). 
iazi.lh ^Ok (I Z DH). 
zel'i'af ^U.j (S T' F). 
zdhof ^j ^' f. zedhdhof 

(ST'F). 
azàlouk .5>=jl (Z A L K). 
* zâm Jf-j I^" f. zezâm (^-fj)- 
zer' -^j (Z G), 
zour' Pjj (Z R'). 
azav'ai- j\^jl pi. izoar'ar 
(R' H R). 



GLOSSAIRE No 1 



193 



zour'er Jf^jj VIIIo f. zour^our 

(Z R'). 
azr al j'^^jl (Z R' L). 
zouf 03J IV-IX^ f. tsezoufou 

(Z F). 
azoufou _^5ji (Z F). 

* Zeft <J1*9J (lI*9J). 

* zefzef i_s;;?J V'= f. tzefzef 

azek'k'our j_jsjl (Z K' R). 
zek'k'a làj (Z K'). 

* zek'ak' ^J^^J (jj). 
zek'k'el Jàj (Z K' L). 
zik aj (Z K). 
azekka l^jl (Z K). 
ezff <;l (Z G). 

ze^ Sj V-VP f. ^/«e^^e^ (Z G). 

zeîrij(ZG). 

ez(ra ^jl a. izga (D), 

azag-our jjSjl (Z G R). 

azgar^^jl (Z G R). 

azg-er fjS (Z G R). 

ezg^er J'j\ a. h^er (Z G R). 



zegrert O^fj (Z G R). 

zijyzou j j5j V-VIIP f. tezigziou 

(ZGZ). 
azig-zaou ^IjSjl (G G Z). 
zejrejf i53j V-VIIP f. tzegig 

(Z G G). 
azajyeiï jdjl (Z G G). 
azegîfa ^jl (Z G G). 

^^SS ^0 a- ^-^i/i/« (2 G)- 
zageg' ûSSj V-VIIP f. tsezig 

(Z G G). 
azeg-eg- ^j\ (Z G G). 
azougifar jl^jjl (Z OU R'). 
zoiiggouar' p'^^j !'■'' f. sezoupy, 

I-VII1« f. 5Ùoi«r' (Z OU R'). 
azouggouar' ^I^^^jl (Z OU R'). 
azgen |j5jl pi. izgenen (Z G N). 
zel Jj a. izzel (Z L) 
azal Jl jl (H L). 
ouzil Jjjj I'"" forme zouzzel, 

I-VIII«f.zowssi/(Z'GNHL). 
ezlou _jJj! (Z L). 
* zaila j^\j (jlj). 



194 



GLOSSAIRE N° 1 



izlim c-Vj pi. izlamin (j\'j \ izemmar jUj- (Z M R). 



(Z L M). 
azelmaclh j.-ljl (Z L M DH). 
azelmadhi ^jl (Z L M DH). 
azelmat' J^ljl (Z L M DH). 
aouzelan ^j-^jy (Z' G H L). 
izem ^'j^ (Z M). 
zmar jU j (Z M R) . 
ezmer y^j\ a. izmer (Z M R). 
izmer ^-j (Z M R). 
izimer ^j- (Z M R). 



azen ij jl (Z N). 
azaian ;j\j\ (Z I). 

* azain ^\j\ (ô'j)- 
azenzou jyjl (N Z). 
azenzi (j-j'jl (N Z). 

* zenzel Jj'' j a. izenzel (J^lj). 
azenkodh jjjjl (Z N K DH). 
ezoïia Ijjl (D). 

azaouali Jl^jl (Z OU L). 



ajaou ^clji (J OU). 

jel)a bj (J B). 

joudjejf <^^jj Vni« f. djou- 

djoug (J DJ G). 
ajedjiff ^Jl pi. ijedjigen 

(J DJ G) 

'jebel Jj ( J-^). 
ajah'moiim ,>_j*-.j' pi. ijalimam 
fj H' M M). 



ajah'nidb la-ls-jl pi. ijalniadh 

(JH' N DH . 
oujd jJ3 (OU JD). 
ajd'ad' ilijl (Z D D). 
jar jij (G R). 
oujar j\jj fJ R). 
jerou 3jJ (G R). 
ejerou 3jjl (G R). 

ejj ji (dj:- 

ejj jl (G). 



GLOSSAIRE N» i ' 195 


ijoujar jlj_^_ (J J R). 




jeleb ^J IV'^-IX'' f. tsajelib 


ijjen dy. 'I N). 




(J L B). 


aouajoudh ^jjjl pi. oujou 


dhan 


ajeleb ^Jl (JLB). 


1 (I Z DH). 
' jeff ^J ^J F). 




ajlal S^j\ (J L L). 




ejimer ^Jl (J M R). 


jek'eleb,_-r<.JIV-IX'=f. tsej 


eWlib 


ijmej yy^ (S M G). 


(JLB). 




ajinkadh jjjjl (J N K DH) 


ajek'le^) ^iàjl (J K' L Bj. 




ajenna Ujl (G N). 


âjig ^0' (J G)- 




*ajeniian ^j^;Jl (G N). 


ji^ech Jfj J G CH). 




* jhel JaJ aor. ?jAeZ ( J43-). 


ajs-agal jl^jl (J G G L). 








S 


u- 


s, es, is, pi. sen, sent (S). 




* sebb ^- Vcf. <5eéi^ f,l,„V 


s u- (S G). 




asebboui (jy^\ (OU OU). 


s a- (S). 




* sebboul J^^ IV-VIIP f. ^;ye*- 


is ^_ (S). 




éOMiV (JU). 


asi ^1 (S G). 




* sbih' ^. *■ ( *=*"). 


si ^ (S G). 




* asebib' ^\ [f"). 


as ^1 V« f. ia^ (S). 




seberek li^ (B R K). 


aisi ^\ (S). 




* sebà »^^ (ft-)- 


asi ^1 (S). 




* stoub »_j_^ (v^')- 


souai (j\^ Ve f. thesouai (S 


OU). 


* Stb'ajj'g- C^^ 1 ^^ ) . 



soub 






IV° f. tsesoub (S B) 



istoullous j_^_jJ_jL^_ (L S). 



k 



196 



GLOSSAIRE No 1 



souther J^ (S TH R). 
asoulber j ^J (S TH R). 

* sedjar jUs-- ( _^^ ). 

* sha'til J:*- (jU). 
sah'fedji;«^(SH'FD). 
sekbou _^-' (S KH OU), 
soudoiin ÔJ-^^- (S D N). 

* sid' Ju* ( jU ) . 
sid'er jJu^ (D R). 
sderr'el JijJLv (D R R' L). 
sar jL, (S R). 

ser j^- (R). 

ser j^V^f. /5er (S R). 

ouser j-^^ pi. ouseran (OU S R). 

isertclias i_^Uj^^_ (S R TCH S). 

asired' '^jJ^ (R D'). 

aserd'oun jji^-l pi- iserd'an 

f. thasercVount (S R D N). 
serir j-j^- aor. fse?'i?' (S R R). 
asersi ^^-j^' (R. S). 

* sera ^^ ( ^^ ) 
saourar' éljyu (R R'). 
aserg-el JO^' plur. isérgclen 

(RG L). 



ass ^! pi. oussan (S). 



asas 



(.r**"' 



(S S). 



sess ^_^.«« a. ises&a (S OU), 
sous lt^- 'i- ^'■îoî^s/. (S OU), 
essou _^l a. ^y5a (S S). 
lisser j^j (OU S R). 
aoiisser j^Mj\ (OU S R). 
asser' ^1 (S R'). 
sousem ^3-/ (S S M). 
asousam j»l«_^l plur. isousimen 
(S S M). 



asisemmedb 



yT r.iiiu ml 



(S M DH). 



essen 



^T" 



(SN). 



essaiijjU (SN). 

soudh ^_^ aovisie is ou d h d/i 

(S OU DH). 
*sat'h' J^ (^). 
sat't'el Jiw (S T' L). 

* sàa U.a/ ( ^3)- 

* sài (juv V^ f. tsdi ((^« ). 
*sàith »!»*«*« (^jL^). 

sr'ou yu« a. iseroui (S R' OU); 
isr'i ^Jt«o pi. isr^an (S R'). 
asr'ar ^^1 pi . isr'aren (S R' R), 



aser'rou j^l (S R' R). 
aset" ;_fiu.l (S F). 
asif ^a^l pi. isaffen (S F) 
souf (_j_^ (S F). 
asafou jAm.1 (F). 



souf 



i^ ft*« 



(F). 



sif ;^- a. îsa/, V-I-X-^ f. tsifi 

(FF). 
asferi (^^a-l pi. is ferlin (SFR). 
sefzoui ijyji^ (F Z OU), 
asefsi ,^-a*I (F S). 
sefk Ocu (S F K). 

SOUK ^^M ((jLu). 

*sek'k"er ^^ (^)- 

sek'k'em Ji^ (S K' M). 

askiou jSL\ (S K).' 
' skid' X, (S K D'). 

siked' jSL a. iseked' (S K D'). 

asiked' iCl (S K D'). 

esker JZ.\ a. isker (S K R.). 
• syer ^ (S K R). 

asekchem ^Cl (K CH M). 

asekkiou _jJCI (S K). 

sekker^C (S K R). 



GLOSSAIRE N" 1 

isekkiii ^51.) (S K N). 
seken^ (SK N). 
iskoun jj5C«.j (S K). 
sekniou _^>Jl5C (S K N). 
aseknef ^iCl (K N F). 
se{f Li5C (S G). 
sougf i5^*« a. isoiigga (S G). 
essougf (-5^1 (S G). 
* se(foura lj_j5C (^^). 
ase{j(jas ^^\ (S G S). 
sougg-as i^^Do-, (S G S). 
asoujfgas ,j-l^^l (S G S). 
aseg-}fouas ^l_j5Cl (S G S). 
asou{;-g-ouas ^^^I^T^^I (S G S). 
se(jem SZ, (S G M). 
seglef .^ (S G L F). 
aseglef <_aJSl,I (S G L F). 
segfmi f^^Slx (S G). 
asagfoum ^j'yL\ (G M). 
segami (_^^ (S G), 
asigfna IlSCI (G N). 
asignou _jl5l.l (G N). 
sel J-, (S L). 



197 



198 



GLOSSAIRE No 1 



saoul J3L (L). 

siouel J_^^ (L). 

selbedhoucL ^^JaJl« (S L B 

DH CH). 
aselbedhouch J^^^IJ (S L B 

DH CH). 
asali J-.I (L). 
isli J*«j pi. islan f. thislith, p1. 

thislathin (S L). 
*slikha 4i^ {'J"*")- 
silla X« (S G). 
sellaou jX*, (L S). 
* sellek (1U« a. isellek ( cXL- ). 
*sellem L, (U). 
aslem 1^1 pi. isdman (S L M). 
*selam ^y.^ (W)- 

I a. iousem, ÏV^ f, ^^a- 



asem 



r 



sem (S M). 
asami (^L.1 (S). 

smouzejjouth d) .fj^ (M Z R'). 
semsalili >«— (S KH). 
asmekthi JZ^\ (K TH). 
smelli J.^ (M L L). 
soumm ^_^ (SM). 



soumm |»_^^ aor. isoumma 

(S OU M). 
asommi ^c-1 (S M). 
sounimar jU_^ (S M R). 
semmedh laC po f. sisemmedh^ 

I-VnPf.s?seww?(fA(SMDH). 
asemmadh ^U"! pi. isemmidhen 

(S M DH). 
asemmedh jar-l (S M DH). 



asemmidh 



cP;= 



fS M DH) 



semmoum ^yr" V'^ f. sisemmem 

(S M M). 
asemmam"j.lc-' (S M M). 

asemmoun ^^^ (S M M). 
asaoun jjjLI plur. iousaouen 

(OU N). 



sen 



sin 






(SN). 
(S N). 



ousaoun ijjL-j (OU N). 
asiouan jjl_j^l plur. isiouanen 

(S N). 
senath il>\JL« (S N). 
send jlU« (N D). 
asendoud'er J^^S^J (N D D' R). 



GLOSSAIRE N» 1 



199 



asensi ^^S^\ (N S). 

senr'el JiJL- I-VIP f. senr'al 

(N R' L). 
asennan ^V'iJ pi. isennanen 

(S N N). 

CH 

* ch (ji (tLl). . 
ch ^ (S). 

cil u^ (K). 
ach ^1 (K). 
cha U (I N). 
ech Jt-I (K). 

* acba Ul (t-^). 
ouch j:-3 (F K). 

ich ^J^ pi. achioun (S K). 
eich j^j (CH). 
ichba U.J (S OU). 
achelibech ,jtii.l (S G S). 
icbel)l)Ouadlien •j.al^^j (CH B 

DH). 
chet CL a. ic/ie^a (TCH). 
icht J.ij (I N). 
achettai <j-liil (CH T). 



senounnoutli ^IjJcL^ (N N DH). 
* sehel Jy-. ( J.--). 
shemm ^,^ (S H M), 
souou ^ a. /«owa (S OU). 



* cliedjà ^ (^-}. 

chetchin ,V3^ (K). 

cbad jLî, H"^ f. mchoud (CH D). 

cbedid' Ji,jc (Z D). 

eicbed'jLljJ (CH). 

cber j^ (CH R). 

cbera 1^ (K R). 

oucber ^^3 V=f. toucher (SRR). 

c' err j-1 ij^)- 
cbroured' ':>jjj^ IV-VHP f. tsa. 

chrouroud' (CH R R D'). 
acbroured' ij^^l (CH R R D'). 
clierg i5>i (S R R). 
acberrn j.^tl (CH R M), 
cbaren jjjb (S R' R). 
ecbcb ^J^ pi. echchen (CH). 
cbocb JLJL- (CH CH). 



200 



echch ijll a. ichcha (CH K) 
ouchcha bj (OU CH N). 
acliacba L1.I1I 



aclichar jli,l pi. ichcharen 

(S K R). 
ichclier ^^ (S P».' R). 
ecbcbef ^1 (CH F). 
oucLcLen rji,^ pi. ouchchanen 

(OU CH N). 
acbdhadh ^l:*^! (CH DH DH). 
cbat' Jali; a. ichcW (G TH). 

* cbr'el JiA. ( Jii, ) • 

* clier'el Jii. ( Ji^). 

cbouf ^_s^ V-X^ f. [tchoufou 



GLOSSAIRE N<' 1 

cbeboub o^5c, (CH K). 
cbeg- d^ a. iachge (CH G). 
cbal Jli, (K L). 
acbelbab .^^1 (CH L H R). 
cbam jiLi, a. icham (K' M). 
cbem _: (K). 



acbimi j_jÇ--' f titu). 

* cbemt CUc- (CaC-'). 
*icbmat J^ir^. (iJUc-'). 
ecbmejï Js^\ (CH M Gj. 

* cbenimilb 1^ {Csr). 
cbemmoiul j^jc- a. ichemmoiid 

(S M DH). 
cbemmoiul' ':>jsr (S M DH). 



(CH F). 






cben '^t. (S). 


acboufou jsjJi-l (CH F). 






aebcbaou jl^l pi. ichchaoucn 


cbofritb J.>^^ (CH F 


R). 




(S K). 


* cbekV L^ (uL). 






ecbcliat OU (OU TH). 


cbek a^ (K). 






* cbemmer jC- ( jsr' ) . 


ecbk Oj:! (TCH). 






ecbenji ijy^\ (N Z). 


icbb 0:^ (CH K). 






cbincber j.:\r., (CH N CH R). 


cbka ^ (CH K). 






cbenan ^Ui, (S N). 


cbked ji5C/ a. iachked (CH K 


D). 


* cbaouar j^\z, (J^). 



GLOSSAIRE No 1 



201 



*çebali' ^L-^ (^•^). 

* çout Oj-s- ( cIjL.). 

* çeha U? (^). 

*açli'aUs'l C^). 

* çah'ab w.jsi' IP f. mçaliab 

* çah'arath <^y^ ( j^ ) ■ 

* çid ju*^ ( -i^ ) • 
*açid ju-sl ( jL?). 

* riadelcli r-^^r^ C-^'-*)- 

* ça'dik' JjU {^jx^). 

* çiadau O-^^-' ( -î^ )• 

DH 

adli Ja\ a. ioudha (OU DH). 
idh j^ipl. ac//mn (H DH). 
adhou y^\ (DH OU). 
aidhi ^J pi. ildlian (I DH). 
adhad' jbl pi. idhoud'an 

(DH D'). 
adhai- jUîl pi. idharen (DH R). 
*dliour j^tf (.r^)- 



'içiaden (JjI^j (j'-';- 

* çiadoun tj jjl^ ( j'-s ) . 

* rouer j_j-o a. içouer ( jU»). 

* çourth ^jy^ { J^)- 

* çourali Bj^^ ( jU ) . 
çài> t_*«/«s ( (_A*«3 j . 

* çr'ar _;i-3 a. içvar (^^). 
*açel J-sl ( J-^j). 

*ouçel J-3J a. iowçe/((J-?j). 
*çallali' >^ a. içallali [^). 
*çaUaridj ^.jl^ ((r^«-')- 

* çouab v'j^ (v^)- 

U^ 

dliroii ^j-is VI° f. dherrou 

(DH R). 
dlierr ^^ (DH R). 
dherrou j^ (DH R). 
edhzi t^j.^1 (DH Z). 
adlis ^^1 (DH S). 
edhs (_^1 ;DH S). 
idhes ^ju^, (T' S). 



202 

* tlhâf <_a«J^ a. idhcif ( (_a*L9 ). 

edhfer ^1 (D' F R). 

* adhefli JaJL^l ( JjJ^ ) • 
dhegei- ^ VI-VIIP f. dheggh 

(GR). 



GLOSSAIRE No 1 

dhel j;^ a. idhla (DH L). 
*dliell J;^ a. idhell {^). 
*dbellel J^ (Jii). 
adhen ^1 (DH N). 

* dhhar j^:^ ( ^^ ). 



if J=u pi. Wan (I DH). 
oiit'ou _ol53 (OU DH). 
't'ebikhaii^ i'f^). 
*tabà ^ [ç^)- 
it'idj ^i- (T' J). 
t'er> (D' P). 

* it'er ^^ f j^T). 
*l'our j»L (jlb). 
*t'arf o^ '^i-s^'I') 
it'ij jJai(T'J). 
at'as ^0,1 (T' S). 
*t'aous ^^IL» (^^)- 

* fouis ^.^t» ( ij-^ ) • 
et't'es ^1 a. /«"«'«^s (T' S;. 
itTaf ^oU^i (T' F). 



T' J. 



et't'ef ^Ll lY-VHe tsatU'afJ^h: 
{T F). 

* et't'ik'ef ^aiLI (^). 
at't'an ^[jUpI (DH N). 
out'ouf o>I»j (T' F). 

* t'âf «_a«t a. i(df{(^a^ ). 
t'ok'otb .Ud, (G TH). 
t'eVir jJd, (G R). 
*t'oul J_^ (Jlt). 
*t'aleb^U, (^)- 
*treb ^J^ a. ifleb (^Jip). 

n'ià^ {^). 

at^en ^1 (DH N). 
at'an ^Usl (DH N). 

* t'ann ^ ( ^ ). 



GLOSSAIRE N» 1 



203 



âib ^^ V«f. taib (v^). 

ôhbeilj ^ (juc). 
ibbout' i^ (A B T'). 

âl)ii juff a. iàhed ( ju^ ). 

âl)er ju: IP f. mâbbar (j.: ). 

aterli t}Jic V° f. fd^er/i: ( tJ> ) 
^adjebL.<cs? a. iâdjeb (u-^). 

àiljib.^ (-r^)- 

iâdou jJifi (Ij^). 
àiltl Jl£ ( J.C ). 
^àdtli (j-Ji£ a. m(/c?a ( jIc ). 
âddis ^.ul (A D S). 
ûdel JA£ (Jju). 
rour jj^ (A R R). 
àrour jj^l (A R R). 

j àrar j^ (^). 
|àrrag- .5> {S^)- 
: àrracb ^\^ [6^)- 
^ oûroug^ ûT};/^ ( J,^ ) . 

iàjel J_)fi (J*?=). 



* àousedj ***'_^c ( îf**^ ) ■ 
*àicb (_pj.c ((_AW). 

* ùchra \j'.Lc- ( j<Lfi ). 

* àiat' Js'wsi: ( Jalc . 

* ôk'ab 1— lUc ( w^ ) . 
Vik'l Jip (JA^). 

* «'«{j-ab tjiSS; ( t-^Àc ). 

* ojjgabet iloJSi (w^ ). 
*à;rjredh jii IV-VIIP f. Isâg- 

gidh ( iU ) . 
*àla j£ (:^). 
*àlai u:^ (Xî). 
aâllouch Ji_ji^l (A L CH). 
âllouch J.^ (À L CH). 
*àlim jt* (J^). 

* âoum >^c a. idoum (|»W). 

* amer ^^ a. if'uaer [jf-]. 

* àoun jy: (û^ ■• 

* àiou j^ ( ^J■ ) 

* àiaii l-^ {(J-)- 



204 



GLOSSAIRE NO i 



R' 



r'^(R'). 

ar' pi a. i7''ou (R'). 

r'a l^ (K). 

er' ^1 (G). 

ir' ^. (R'). 

ir i J. (R'). 

r'ou y^ (R'). 

ar'i c>l (R'). 

* r'abl) i^ ('-^)- 

* r'abetb ^U {J^). 
*r'ebn ^ (^^). 
r'ad A^ (R' D). 

ir id oJo (R' D). 

* r'adr jJlp (jJ^). 
ir'id' JiJu (R' D'). 
ar'edTan J^bJJ^\ (R' Z F). 
r'ar jU [K R). 

r'er > (R' L). 
r'er > (R' R). 
r our jy: (R' R). 

ar'redj ^>l (R D). 



L 

ar'erd'a \j>J^\ pluriel ir^erd'ain 

{K R D'). 
ar'eroud jj>l (R' R DH). 
r'ardal J-^> (R' RD L). 

*r'erour j^Jp- {^). 
ar'ourar' jlj_ji=l (K' R.). 
r'ers ^> (R' R S), 
ar'eras ^l>l (R' R S). 

* r'rek' ^J^ a. zV're/t' (j^^). 

* our'rak' ^l>j (j>). 

* ir'rak' jl^_ (ô"^)- 
ar'erem j»^>^l pi. ir'criwiuuei 

(R' R M). 
av'eroum ^j>l (R' R M). 
r'ez ;> IV-VIIP f. tser ezzr 

(R'Z). 
r'zer j^:^ a. /r'::er (R' Z R). 
ir'zer jjiu pi. b''ezran (R' Z R 

* r'azirt il)j;>=^ (j^^)- 

* r'zartb ^IjJc^ ij^)- 
ir'ezran (j^jj*i (R' Z R). 
r'zif ^j^ (R' Z F). 



GLOSSAIRE N" 1 



205 



ar'ezfan ^Uj>l (R' Z F). 
*r'azal Jl> (j;>). 
*ar'zal Jl^l (j>). 
'r'zaletch Jl^ (j^^)- 
*r'zaii 0'^ (l;^)- 
r'iss ^ (R' S), 
ir'es ,jjv pi. ir'esan (R'S). 
*r'esais (_^jLi: (,j-^). 
* ar'esmar j'c-*^' pi. ir'esmareyi 
(R' S M R). 
* r'achch j^^ V° f. tr'achcha 

' * ar'dlias ^Ua^I (,^hc). 

r'ef ^i (R' F). 

ir'f t_a*j pi. iffaouen (R' Fj. 

our'al jUj (R' L). 
ir'il JJ: IV-X'=f. tser'lli (K' L). 

ar'ioul J_^l pi. irialei ir'ouial 
(R' L). 



ar'li Jil (R' L). 
*r'li Ji(:)U). 
r'liJp(R'L). 
ar'ili JJ.I (K' L). 
ir'il JJu (R' L). 
ar loui iSjii\ (R' L). 

* r'iel) ^III«f. toiiar'lelj{^\fi). 
i-'ekla IjOp (R' R). 

ar'ilas ^Xil pluriel ir'il as en 

(R'L S). 
•r'iedii jiU (Lié). 

* ar'ilif t_a;iil (t_ai^). 
er'mi ^1 (G). 

er'mel J-él VP f. r'emmel 

(R' M L). 
armai Jlfl (R' M L). 
our'emma If j (R' M). 
ar'endjour j^^ (R' N DJ R). 

* r'enni^ (^). 



f u> (F), 
af ol (F). 
of ^1 (F). 



F o 



af o' a. fou/? (F). 
if ojia. nf{Y). 
if c.ai (R' F). 



12 



206 



GLOSSAIRE No I 



afii ^\ a. loufii (F G), 
fta ^ (F T). 

* fettech ^ ¥<= f. tfettech 

* fter j3 a. ioufter (J^). 

* ftevk' ^jô (ô^s)- 

* foutecli ijlJ^j^ (lt^)* 
fetljetlj ^ IV-VIIP f. tsfe- 

djulj (F DJ). 
ifedjedj ^«i (F DJ). 

•fali'al J^! (J*r!). 

* fkhar >^?Ve f. fe/^-/irtr (^-?). 
ifad jU (DH). 

foud ^,B (F Dj. 

fad' iU pi. ifad' en (F D^). 

foud' i_^ a. ie/foud' (F D'). 

fer ^9 a. //"row (F R). 

if ri ^Sj'H (F R). 

afriou j)js\ pi. afrioun (F R). 

afrioui (i-j'_^9l pl- afriouen 

(F R). 
afour j^sl (F R). 

* af ri tell jfi^?l (^^?)- 



* ferali' ^ji a. ï ferait {r-j^). 

* afroukli r-3_;Sl (r-^s)" 

efred j^l P f. ie/"re^ (F R DH). 

* farrâ ^^9 (^^9). 
afrasen ^l^sl (F R S). 

* afrig: ciSÇ^sl ((J^). 
afren 0^' (F R N). 
efren ^^1 (F R N). 

efzou j;^l pef. sefzou,l-Ylll'{. 

sefzouai (F Z). 
foujela 'ijjs (F J L). 
afous ,_;-j3l (F S;. 
aifous u^y^\ (F S). 
aoufis ^j^i^\ (OU F S). 
efsi ^^1 P« f. 5e/ij, VP f. fessi 

(F S). 
efsou _^l (F S). 
afousi ^^\ (F S). 

* fsed JU.9 P'= f. sefsed (Jt-?). 
afsous i_ri"~!l (F S). 
afessas u-L^I (F S). 
afouch u-^?' (F S). 

if cher jO?o (F K R). 

afdhis t^i^sl pl. ifdkisen (D Z). 






GLOSSAIRE No l 



207 



* foclhdha i-Ji3 ( 11?) 

* fet'a Lks (jis). 

* fot't'a iiaS ( Jas). 

I OU four' cj.93 (F R'). 

fir'ar jlis pi. 2y?r'?-an (F R' R). 

afr'oul J^l (F R L). 

effer ^1 a. iffer (F R). 
j effer' ^1 (F R'). 

fek'ais ^^U? (,j*Â3). 

efk a,\ (F K). 

fak iJU a. //omA- (F K). 
; afoukou _jS^I (F K). 
[afkOsl (FK). 

fak UU V« f. tfak (F K). 

aifki jTfj (F K). 

foukth ^^9 (F). - 



ifker ^, (F K R). 

afouff dS^9l (F G). 

afeg^ dàl a. ioufeg (F G). 

fal J3 (F L). 

afell J9I (F L). 

afelle J9! (F L). 

fell J? (F L). 

' afellah' ^>^l {J]). 

*fellek'^9 (^). 

* fna Us (Us). 
afounas fjJù^} pi. 

(FNS). 
afennich jjlxLsl pi. ifennichen 
(F N CH). 

* fehem ^.^ (j^s). 



ifoimasen 



pi. 



ak'aboub «_>^ 

(K' M M). 
ik'ebbach J,\Ju (K' B CH) 

rak'bih' ^' (^1). 

r k'bel lM (J-3). 
r k'aout o^9 ((^33) 



iWoubab 



ak'ettount CJ_^I (K' T N). 

* k'tal Jià IP f. 7/îA'a/a/ ( J:à; 

* k"oudd i^ (^5^)- 

* k'adder jos (jjà). 

* k'addem j»JL9 (j»Jà). 

* k'ader jjis (jos). 



208 



GLOSSAIRE N" 1 



* k'oud' j_^ V= f. tckoucV ((^ys). 
ak'ed'acli j^'j^\ pi. ik'eddachen 

■ f. thah'edechth pi. thtk'ed- 

dac/ùn{K'B'Cll). 
k'ed'ech VP f. k'eddech 

(K' D' CH). 
k'or^I'-''f. ser'er, I-VIlPf. ser'ai^ 

(K'R). 
k'ar Ji (R" R). 

* k'arib >_»i^9 (i_)^). 



* k'eil) 



V^ 



IV^ f. tsik'erb 



k'ard'el Jj^9 (K' R D^ L). 
ak'erd'al Jlj^l (K' R D' L). 
ak'aiTOu }j3\ pi. ik'' ouvrai 

(K' R OU). 
* k'arrel) lj^s (v^)- 



ak'oran 



u'^s 



(K' R). 



ak'ouran jjlj_j9l (K' R). 
ak'zin ;j.-}\ (K' Z N). 
ak joun jjj_^9l pi. ik^jan (K' J N). 
ak's ^^1 (K' S). 
ek'es ^1 a. ik^sa Ve f. thek'es 
(K' S). 



ouk's ^_5 V^ f. tonk's (K' S). 
ak'chid'en ^jJuiLsl (K' CH D'). 
iak'choud'an ^'^^.Lsl (K' CH D'). 
ak'chich juAàl (K' CH CH). 
ak'ehouchen ^^-Isl (K' CH). 
ak'cboual jl_jJL3l pi, ik'choualen 

(K' CH D'). 
k'eclimâ x^JLs V^ f. tk'eckma 

(K' CH M À). 

* k'edh ^ HP f. touak'dhou 

ak'odhar jUasI pi. ik'odharen 

(K' DH R) 
*kedhdhaU23 (^s). 

* k'adlià jilis (aIis). 

* k'I'à «ks (»ks). 

* ak't'ià ^tJasI pi. ik^fiân (^). 

* k'aà pis (pli). 

* k'ouk' jys ye f. tk'ouk' (Ja). 
ek'k'ar >l (R' R). 
ek'k'ouran jj'j^sl (R' R). 
ek'k'el Jsl a. ioiûiel (K' L). 
ek'k'im Jl (K' M). 
ak'l J3l (K' L). 



iJ 



k'el Js ik'k'el (K' L). 
k'I J9 (K' L). 

* k'aleb .-Js (i-Jâ), 
ak'lal J^làl (K' L). 

* k'iil JJls (Js). 
ouk'em Ij a. iouk'k'e77i (K' M). 

* k'aouim rjlâ {a^). 
ak'amoum >y.l pi. ik'amoumen 

(K' M M). 



GLOSSAIRE N" 1 209 

ak'emmouch Ji^l (K' M M). 
*k'imah ^ (^li). 
k'eu ^ IV-VIP f. tsek'en, Y' f . 
thek'en (K' N). 

* ak'oua l_^l {<j_^). 
" k'aoui (/_js {(Sjs). 

* k'aouth .1*_^ (l?js). 



* k'ouali êys ((/js). 



K et 


;< 


-/'-(K)- 


* akatter }S\ {jS). 


y/J(PO. 


katli <:X (OU TH). 


ak U'I (K). 


*eytlier }S\ (JLT). 


aki j^l a. iouki (K). 


* aktliei- jlTI {jS). 


akoui (j-_jri (K). - 


aktboum ^yS\ (K TH M) 


ouka 1^ (K). 


akid jTi (K). 


aika ^\ a. wMÂ;a (K). 


akid' jTl (K). 


ayab J€'\ (K À B). 


yer jTa. ^■ye^' (S K R). 


iyab yls: (K A B). 


* aker j>\ [J^). 


akal)l)ar j\S\ plur. ikahbaren 


akour jjTl (KRDH). 


(K B R). 


yera l^(KR). 


oukt vlTj (OU T H). 


kara l^(K R). 


ikt CS: (I N). 


kepal/(KR). 



12. 



210 



GLOSSAIRE No \ 



iUerri ^^^pl. akramn (K R R). 

kai-rach u^/'(K R CH). 

kerez j/ VP f. kerrez (K R Z). 

kerzan ojj" (K R Z). 

kerech J^/'IV-VIIP f. /seA-er- 

Hc/i (KRKR). 
ekren ^f\ P f. ^eAren (K R N). 
eks ^_^ri a. /eAi- (K S). 
kes^(KS). 
aksoum ^^^\ pi. ikesman 

0"^^ (K TH M). 
kisan ^1^(1^ S). 
ouksan jjl*^^ (G L). 
kech jlTV^ f. feA-ec/î (K S). 
ekeh ^\ a. ikch (TCH). 
oukch (^'fj (G L). 
oukch ^^ (F K). 
iokclibi ^^ (K CH R). 
ckcher j-iSl P'= forme sekcker 

(K CH R). 
ekcbem -iSl VP forme ketchem 

I-VIP f. sekcham{K CH M). 
akàl) ^51 (K A R). 
kâd oaTa. ikâd (K A D). 



* kif ,^f{i_aS). 

iyfer ^«5Ç (F K R). 

ekk m a. ikka (K K). 

akka fe'l (K). 

ekker ^^1 IV^ f. tsenekker 

(N K R). 
ekkas ^^\ P« f. seMas (K S). 
ekkes ,^^1 a. zA;A;es, V*^ f. thekkes 

(K S). 
oukken ,^^3 (K). 
akal JSl (K L). 
akli jTl pi. flA/an (K L). 
kelt cXili L). 

* koull J$^( tP )• 
aklal J>ri (K L L). 

ouklal J^fj IVe f. tsonklal 

(KLL). 
kem jr(K). 

* akmou jC\ ( jC). 
yemt C5r(R). 
kemmi ^^(K). 
*kammail JST ( jST). 
*kemmel Jir(Jjr). 

* kan J^ a. ikan (y^)- 



GLOSSAIRE N" 1 



211 



eknou ^\ a. ïkna, I""" f. seknou, 
VP f. kennou yr(K N). 

iken jIjSo pi. aknioun (K N). 

eknef t-a^Tl I""" forme seknef, 
I-VIIe f. seknaf (K N F). 

akanif ^\ (K N F). 

koung ^^^ (K). 



kennou yTflv N) 
kounim ^^{\\). 
akenni ^\ (K). 
kenniou ^J5'(K). 
kennouim ^yS^(K). 
kaï ^ (K). 



G et GM 



'^- (G). 



eg" t^l a. î"^'a (G'). 

{j liT contraction de deux (/. 

a{.- ^1 IVc f. tsoug (G). 
ag'oui (/jTl IVe f. tsag'oui (G I) 
igitch ^ (G TH). 
*ffak'azyf(,^^..^). 
a^edder jjfl (D R). 
egder ^jT! ( jJâ). 
agidech ^an (G L CH). 

ou^d' jT, (K S DH). 

coud' i^a. iggoitd' (G D'). 



ajfoud'ou jJ^S7 plur. igoud'ouin 

[G OU D'). 
ijfid'er jJiX plur. igoud'ar 

(GD'R). 
aj-d'al jiJtTl (G D' L). 
ajjoud'al jlijTl pi. igoud'alen 

(G D' L). 
}ïar/(GR). 
a^rar j^l (G R). 
{jer jTa. iouger (G R). 
ouag-er jSlj pi. ouageran (G R). 
ouger ^ V f. touger (G R). 
a(yer jTl a. iougir (G R). 
iger _^ pi. igran (G R). 



212 



GLOSSAIRE N° 1 



ag-our f\ (G R). 

ag-erthal JIj*jS1 plur. igerthlal 

(G R TH L). 
jyerrez jJ^Ç^^ D'). 
agerziz j' jj^l (R G G). 
{jres^/(GRS). 
agerfioLi _j-?^^l pi. igerfiouin 
Îîerm^/(GRM). 
a{verm^/'l(GRM). 
jjerinan jL_^G R M). 
ag-azou jjfe'l pi. igouza (G Zj. 
agazi (/ j^i 

oiip;zi cO^J P^- ougzan (G Z). 
ag-ejcl'our jjJjS'l (G J D' R). 
ag-echrir j^j^\ plur. igechrar 

(G CH R). 
8-ejjyV^f. tagejj f^ {G i). 
eg-ser ^,^1 a. ioiigser (K S R). 
ageelieh^l (K S). 
aget't'oum fji::S'\ pi. igoudhman 

(G DH M). 
*gâ^a. igà [^). 
* gàd JU^ ( J^ ) • 



ig-ef c_a5:(GF). 

eggou /l V f. theggou (G G). 

eggi /l IV^ f. /ivr/^^- (G). 

oOG-i J^l (GTH). 

eg-gat oiS^I a. iouggat (OU TH). 

igget j4 (I N). 

eggeth jjr\ (G TH). 

iggoutlien ,j*_^ (G TH). 

aa-ffidj ç^l (D'). 

agged jTI (K S DH). 

egged jTI (K S DH). 

eggadjri (GD'). 

eggoud' ij^l aoriste iggoud' 

(K S DH). 
aoug-gouad' jl_jr3l H^ f. moug- 

gouad' (K S DH). 
aggour j^j^l pluriel iggouren 

(G OU R). 
gaigar j^(G R). 
eggiz jf I a. /oii^-^n (G Z). 

eggazit' luj^l plur. iggazit'epÀ 

(I Z DH). 
aggouadh ^1/1 (OU DH). 



GLOSSAIRE N° 1 



213 



aji'oug-lou ^if\ (G G L). 
iose" cA (I N). 
agi il (G L). 
a{jla X^l (G L). 
'i oujrel Jç^ pi. ow^/rtn (G L). 
a{joulef ^f\ plur. igoulfan 

(G L Fj. 
ajyellid' i<^| plur. irjelUd'en et 

igeld'an (G L D'). 
a(joullech ^_^r'| (G L CH). 

*a(jellil J^! (jî). 
aglim ^1 (G L M). 
ag'lim ^1 (G L M). 
agelmim ^1 (G L M M). 
a{joulmim ^l^SÏ pi. igoulmlmen 

(G L M M). 
gma lir(GL). 



al Jl (L). 
* el Jl (Jl). 



ejfma bTl (Gj. 

agem 1^1 IV-VIIP f. tsagoiim 

(G M). 
eijjam ^È (I G M), 
jjoumer ^^(G M R). 
{famma LîC a. iougamma (G M). 
oujyemmas ^r^J (^1 S). 
îjeii ^I'''^ f. ^a^-en, VII^ f. gan, 

I-VIP f. 5e^an (G N). 
a(jnaou jlil (D' G N). 
eigenech ,jli57l (N R'). 
egnecli ^'jTl (N R'). 
* g-enf (-ali^a. igenfa (<-xl3). 
g-oungig- ii53j^rp f. echgoungig 
V-P f. techgoung'hj (G N G G). 
ig-enni ^^ pi. igennouen (G N). 
gouhailech ^jjbjf ^\. gouhadrr 
chen (G H D CH). 



L J 



* oula ^3 {^) 
ouali JI3 (L). 
' lou _jJ (_^). 



214 



GLOSSAIRE No 1 



ali Jl a. iovli ^}^ (L). 

* ouala "ij ( j). 
oulai ij^j (L). 

ili Ji a. illa, IV« f. ^.s/// (L). 
*lbas ^U (^). 

* labs (^^ (,__^). 
oultma ls'3 (L). 
oultsma iff^j (L). 
*louli^-_jJ (^^). 

*elli'ik'^l (Ji-.) 

* Ih'aff c^èj- (JJ-). 
ilakhd Ji^% (L R'). 
laz Si (L Z). 

louz J3J (L Z). 

ilisou _j^L (L S). 

els i_^l P^f. .ve/s, I-VIII-XT. se- 

lousou, IV-VIII-X" f. tselousou 

(L S). 
ils j^^L (L S). 
iles,^_ pi. //^a/i (L S). 
*laeb J^^[^). 
' oulacli ^"ij ("if), 
loua ^_jJ (L R'). 



làgaech J^^, parce que, Rac.?^ 
(Zénaga). 

* lar' '£i V. tsllar (iJj). 
lar' é"^ a. llnr'a (L R'). 
lar'ilath Cj\y^ (L R'). 
alr'oum >^l plur. ilour'man 

(L R' M). 
ilet'^. (LF). 
Mfat j.«J (C.?J). 

* lefà ^ (^^). 

* lak' j-^ F'' f. ;«M' (^). 
elkem JJI a. ^7A-em (L K M). 

* lakin ^ i'J^). 

* likoun r^ (u^)- 

* laf." Jh pe f. ^^^piag V-VIIP f. 

lai Si (L L). 

loul J^ a. iloul (L L). 

elli Jl (L L). 

elli Jl V^ f. telU (H L). 

*elli Jl (Ji)l). 

*elli JI(J). 

oulli J^ (OU L). 

elli J' IV« f. tseUl (L). 



GLOSSAIRE N'^ 1 



213 



* oulli Jj a. ioutta ( Jj). 
ouellidja J^ (OU). 
ellar' ^:i (L IV). 
ellir' ^1 (L K). 
aillir' ç.l\ (L R'). 
ellar-d'a IJiiJI (L R'). 
ellar'd'ath ^IJiiJI (L R'). 

elloumouu ô^'i^' [^ ^ ^^)- 
aliénai (L). 
•Allah aill (4)1). 
'iallah 411^. (411). 

lam fi [fi), 
s laoum |»_jJ (f'i). 

lûum j»y (j»'^). 

ilim JLI (G L M). 

louma '<Xj>j} (j»'i() 



almi (^1 (L M). 

lemar' éll a. ilemaf (L M R"). 

lemm ^ (L M). 

alemma U.I (M}. 

*alemmaUI (U). 

oulemma Uj (OU R). 

alemmas ^U pi. ilemmasen, 

f. thalemmast, pi. thllemma- 

sm (M S). 
alemmar' ^Ui (L M R'). 
alain ^_'i\ (L). 
ouilan ^jXJ (G L). 
oulainni ^^'i^ (OU). 
alennedj ^1 (N G). 
oulah o^j (OU R). 



M 



v(M). 


ouma Uj (G). 


m j»l a. iama (K' M). 


mi ^ (M). 


\ m 1»! (M). 


imi ^_ (N). 


1 ma U (U). 


imi ^_ (M). 


[ ;a u (M). 


* mlji-ed jjvo ( .3 j- ) 



nou 



(M) 



* moût 



216 



GLOSSAIRE No i 



* ml)âtl Jjt^ (•*'*i)- 
malta U. (M). 
matad'i c/iU. (M). 
monter J_^ (M T R^ 

* mettan J^ a. biietlana {(j^). 
imetsezouel Jj>c (Z OU L). 

* moulh <^y {CJ\a]- 
mthatli ^11. (M TH TH). 
nietlj ^ (M DJ). 

araedj ^1 a. ioumedj (M Z). 
*maiilja Uf^L» (U). 
mwljidj g^ a. iemdjidji (M J). 
emdjiaj ^' (M DJ DJ). 
ajnetcb ^1 (M Z). 
ametch^la. ioumelch{MTCR). 
ametchouriai (/Ijjjf^l (TCH R). 

* oumtcban Cpf3 (ù° )• 
*auiali'l)Oul J_^l ( Jt^)- 
mah'atl .>UU (M). 
*mh'al JU(JU). 
*mh'ain ^>U (jU). 
makh ^U (M). 

* meklialib ^^'i\^ { t-*!»- ) • 
maddi</JL. (M D). 



amdoutcLel J^jJuI pi. ùndou 

tchal (D' K L). 
amoudder jjjj (D R), 
amcddouklch Xjul (D' K L), 
ameddoukev ^^J.^ (D' K L). 
ameddakoul J_jSjul plur. imed- 

doukal (D' K L). 
auieddoukel JTjJl.! (D' KL). 



midden 



fD'). 



mader jju V^ f. tmader (M D R), 
enuler jj-l (M D R). 
amdoukadj r^J-»' (D' K L). 
madaj; S\ù\a (M). 
'médina À:. ju (jjju). 
md'erkal J^Ji.II-IV-IP f. f^e 

med'erkal (D' R. K L). 
amad'ar' ^UJ (M D' R'). ; 

imid'ek iiJuc (D' R). 
imid'ejj .5ju: (D' G). 

amed'loiil JjJJ-l (ji). 
mad'oun ,jj^^ (T' N). 
imd'anen ^^'IJu: (D'). 
amer ^1 (M R). 
mer ^ a. imei' (M R). 



GLOSSAIRE N" l 



2i1 



imary_ (M R). 
amratO^I (MRT D). 
martadi ^J^ (M R T D). 
*amerouetch j^^i^l {■ij)- 
amertri (/ V' (M R Z') . 
imerd'in ^^jy_ (M R Z ). 
marrai^ (M). 

^amrar jl^^l (i^). 

* marra th tl;^ ( t^ )■ 
*marralell ^^^ (i/^ )• 

ainerzi <jjy\ (M R Z). 
. * inerazoumt Ja^jjI^^ (i-ijj). 

•iiiardli ^^ (lP'^)- 

'mradh ^.^ (u^i/^)- 

*onirar J^^\ {^^)._ 
' aiiier(you_^C^IpI. i7nerga{MFiG). 

mereii ^j^ a. io)nnrene (M R). 

'mereiii ^ty» (»i/^)- 

' ainerhoul) t->cû>^l (t_*ii>j). 
/ luirouel J^i^l plur. hnrouelen 
(R OU L). 

uiiez J/»l (M). 
maiz j,» ( jU). 



amezd'ar' plj>»l pi. imezd'ir'en 

(Z D' R'). 
amzoïiar jlj^l (Z R). 
anizouarou jj'jj^l (Z R). 
^mazzit^J/'lV'^ f. tamazzï[(j'y^). 
anie/.zour' fj^*! pi. imezzouren 

(M Z R'). 
maizzoug; i5jj|- (M Z G), 
amzejyer ^^1 plur. imezgaren 

(ZGR). 
amzil Jjj>»l (Z L). 
amezian ^Vi>>\ (M Z G). 
amouj j^m\ (M J). 
amouj j^\ (M Z). 
™ejj > (M J). 
masa LU (M). 
aiusouther J^^ pi. imsouthe- 

ren (S TH R). 
*iness j_^« V'' f. tame^s (^^*). 

* massas ,_^l-»« ( j__^« ). 
ameset't'el JJ=^.I (S T' L). 

* meskin (jS^ ( ^^5w ) . 
*ameskin ^j^Cv-l (^5w). 

* mesala fu»» ( J*— )• 

13 



218 



GLOSSAIRE N" 1 



niselai (jX^ (L). 
amousni ^^-j^l (S N). 



amech 



o-^' 



amouch 



u-^i 



(M K). 

(MZ) 



* maclii _:U ( U ) . 
amchich ,^^j^\ plur. imchacli 

(M CH). 
mecbcha Ll^ (TCH). 
amachchou yul (M CH). 
imoucbchan ^\J^^z (S M G). 
ameclit'oh' >-^l (CH T' H^ 
amecLt'et'oL' *J=J='-^I (CH T' H'} 

* emchekt ilXi^l ( lJy%l ). 
*amchan ^li.^1 (ijl^). 
*amçoucr j_j-A.l pi. u/içoueren 

medh j^ (MDH). 

amoudhin Ci^j^^ ?'• imoudkan 

(DH N). 
amodhin j;^Jâ-l (DH N). 

* met'ark'etcli ^^jltw ( ô^ ). 
imel'l'i ,^Jac plur. imcCt'aoun i mouk'el J3_^ (K' L). 

(MT'). j amouk'el J^y (K' L) 

*mà^(^)- I maki J'U (M). 



*amâd _uJ (Ijitf ). 

* amâfouii iJjAJt.1 ( ùî^ ). 

*mâiia ^^ a. hnùnn {^c ). 

enuner' i-l (M R'). 

mar'a UU (M). 

*mor'ar jU. ( jU). 

amr'ar jUwl imr'aren (M R' R). 

mar'er ^>^U (M). 

mr'er^ I"^ f. semv'er (M R' R). 

mr'oiir j^t. IV-IX" f. tseinou- 

rour (M R' R). 
mor'ar jU* (M K' R). 
*amai*''l)OUn jj_j.^«l ( 0>^ ]■ 
imour'li ^^ (K' L). 

*marmouni ^^^ (r^)- 
mok'r yi, (M K' R). 
amok'ran Jijk.\ (M R' R). 
amek'raii (jl^i.1 (M R' R). 
imk'oren o^_ (M R' R). 
amek'k'eran Jiju\ (M R' R) 



(iLOSSAIRE N" 1 



211) 



meklhi ^> I-II« f. smchUii , 

I-II-VIP f. smrhtkm. 
amekthi ^-1 (K TH). 
makidja U^^U (M). 
raakocraf ^IjTU (M). 
amakouar j\^\ (K R^ DH). 
imkeredh J^J^ pi. iinkeredlten 

r^:^j:i^ (K R DH). 
mekcli^^ (TCH). 
maoukch ^jS'ji» (M). 
*inekkan jj^ (ij^)- 
*makelt J^U jT'l ) 
*makeltL^U (jTl). 
* mkan jlS^ ( |j^ ) . 
*amkau ^j^l ( j5C^). 
*amyan jj^Sl.1 (^^). 
*iemkin ^^5^^ (,j^). 
mikni (^ (M) . 
mag; lISI» contraction de mai ^ 

(M). 
amgfoud' ij5CII (G C). 
amjfer ^Cl pi. imgaren (M G R) 



iij(;er _^ V^ f. fi/i('(/r, VP f. w^r/- 

fA'?-(GR). 
aiiiagei- J^\ (G R). 
amagrauien ^*^l (G R M). 
amaoiij}{fouad' Jl^jfjUI (K S DH). 
inigilla XÇ. (M). 
rael J.. a. imel, VH'' f. mal, IV- 

VRc r. t. semai (M L). 

* mal JU (JU). 

* maoula Jj^ (Jj). 
maïl JjU (M). 

* 1110 ul Jj^ (jU). 

* mlih' ^ [^). 
meloiil jjJL. (M L L). 
mlil JJU (M L L). 
aniell J-l (M L L). 

* melli ^* a. ioumelli (jU), 
amelli J-l ioumelli (M L). 
inellidj ^_J- V" f. imellidj (M L L) . 
amellal jXI (M L L). 
raelloul J^ (M L L). 

melmi Jk' (ML). 



lamjjei- ^1 pi. «///^«/'««(M G R). j einmi ^^1 (MM). 



220 



GLOSSAIRE No 1 



* amma Ul ((»l). 

imma U pi . thimmathin(j^\s: (MM). 

mimi ^ (M). 

ammi ^\ (M). 

oumma Uj (M M). 

ioumiiia Uj< ^M M). 

emmi ^\ a. ioumml (M TU). 

emmai tfUI (M). 

emmat OUI (M T). 

emmet vlw.1 a. immet (M TH). 

emmoiit O^l (M TH). 

emmelh ^1 (M TH). 

animas ^jX>\ (M S). 

emmoug-er ^y,\ I""» f. chmougei' 

(M G R). 
emmel J*l (M L). 
memini ^ (M M). 
mammek Cl: (M). 
amman jjUI (M). 
man ^ (M N). 

* amenai (^J). 
ouman jjUj (M N). 
iman ^U (M N). 
aman jUI (M). 



men ^, (M). 

* mena iL. I" f. smena (a1»). 
main jjU (M). 

moun jj^ (M N). 

mana L. (M). 

amnai (/U*l pi. imnaien (N I). 

ment ÛJL. (M). 

manetcli ^U (M). 

imendi (^jiJLc (M N D). 

amnir jçUl (M N R). 

mouns jjJ_^ a. imounsou (N S). 

mensiou _^»*Jl. (N S). 

imensi ^^^Jx (N S). 

manicli jjijU (M). 

* mena m !'''= f. smenâ (^**). 
amenr'i JJUl (N R'). 
amenaoul J^lJUl (M N). 
manni ^ (M). 

* menna 11» a. imenna [^). 
mennaout OjU* (M N). 
amennar j'JUl (M N R). 
mennounedh Jaj^» (N N DH) 
amahad ju>.L.I (M). 

mai (j\j, (M). 



i. 



GLOSSAIRE N" 1 



221 



N j 



m 



(HN). 



in ù: (N). 
an ol (N). 
en ol (N). 
n (N). 
anou J\ (N). 
nai c^i; (N). 
ini^(N). 
anaou jl'l (N). 
jaouanou y\^\ (N). 
jounoui (S y 3 (OU N). 
jeni Jl (N R'). 
'aini Jl (N). 

* nebba U (L*). 

* iiouLeit cl»vj)* (<^). 
' noubetch ^y (v^J)- 

nelitl' Ju,' (j-/*). 

enl)arelch ^jÇ\ a. inharelcli 

nebgi j:;:- (N B G). 

nihan jLJ (<-j1j). 
ita b" (N T). 



nil vlJ (N T). 

netsa b* (N T) 

netta b (N T). 

entarrak iJjlil (N T R K). 

netni ^ (OU N). 

ntahat Jjl^" (N T). 

nthad' jl^- (N T). 

* nadjem sf. {^). 

netch ^ (N K). 

nitcb ^ (N K). 

iietcbi ^" (N K). 

netcbnin jjws: (N K). 

nekhla :^ (N KH L). 

end jjl (N D). 

anida Ijul (N). 

ndar j\X (N D R). 

' nedm j»jj (,»Jii). 

nadem ^jU a. hioudam, IV-VIIR 

f. tsenoudoum (N D M). 
anoudoun jjjjll fN D N). 
indin ^>x. (N D N). 
nadabojj (NDH). 



nad'i (JjI a. /non d'à (N D'). 
anad'i (jj^\ (N D'). 
'nbud" jjl a. inoud'a (Iju). 
anir ^"i pi. mitre n ^jç^ (NI R). 
aniir jol (N I R). 
iiei-niJ^'IV-VIIcfJ.ynema/fRNV 
anerni ^jj-'l (R N). 
enz j.*! pe f. zenz, 1-X^ f. zenou- 

:ou (NZ). 
anzad' jl j."l pi. hizad'en (N Z D'). 
nous (_^j; (M CH). 
* lias ^U (i^U). 
eus ^1 I'= f. sens-, I-VIII-X"^ f . 

senousou, IV-X'= f. Isenousoii 

(NS). 
iiiisi ^^ pi. /iiisnn (I N S). 
eiiser j^\ (N S R). 
nesroud jj^^ V" f. lih\s'roud 

(NSRD). 
iiecli ^ (N CH). 
einecli jL.\,l (N R'). 
einich ^ll (N R). 
nechclia Uj (N K). 
iueheli OjLi, (N CH K). 



GLOSSAIRE N" \ 

encliekk dbJl aor. inr/iidika 



(CH K). 
necliin jjw) N K). 
neclini jinlj N K). 
nedlulh j^ a. inedhdh (DH DH . 

* net'h' ^^ W f. mentait' i^). 
net't' Ja! N DH). 

nef't'er y^ (N T' R). 

enr' ^1 \-\V f. ieme/jr' (N R'). 

ner' ^ V1I« f. nar\ IV-Vn« f. /s?- 

war' (N R'). 
nir' ^ (N R'). 
anef c_ftjl I'° f. ^me/", TV'' f. Imnef 

(NF). 

* iiafë ^^ [^)- 
' nef â «aj ( /i«j j . 

* iiafè «ai (^fj). 

* neffekli ^*' (>-?")• 

* nek'lel» i_JLâJ (cJà). 
uek a (N D). 
neka 1$J (N K). 
enker J^\ (N K R). 
anekcliouiii ^^-l5Jt (K CH M). 
nekki jû (N K). 



1 



iiekkin jjJo (N K). 

nekkenin ^:5j (N K). 
nekkinan j^UST (N K). 
nikan ^^ (N K). 
nekini j^Ç (N K), 
ne{f c;5J a. ineçji (N K). 
inigfi jd, pi. inagan (I N 
noug-er ^^TjJ (G R). 
nam |»L' IV'' f. tsnmm (N 
amnoud' i^'l (NMD'). 
animar jUI pi. in /m ai' (N 
*nems j_^ (,^ ;. 
noumr'er Je y (M R' R). 
ann ,jl a. ianna (N H), 
eiini (j! (N). 
nia ^ (N). 
linin ^ (N). 
anen J\ (N). 
ouinna Lj (N). 



h tt pi. A^/?. (TH). 
ali(laû>l (HD). 
liiddoii jMt (H D) 



GLOSSAIRE N° 1 

ounni (j_3 (N) 



223 



G). 
M). 
M RI. 



annedj il (N DJ). 

annar Jl\ pi. inourar (N R). 

ennij jîl (N G). 

*ennes ^^1 IIP f. touonnes 

(uh')- 
iennidlien -^J^ (I DH N). 

ennidben ^^'1 (I DH N). 
enuer' ^1 (R'). 
ounnek a^ (OU N). 
ennaoumach ^J^y\ (N M CH). 
ennouen ^y\ (OU N). 
onhi (^1 a. /nAa (N R'). 
"enhidj -ffT^' (^sjTT^ ). 
ahetcli ^ (N H TCH). 
*nhar jl^ (^î). 
nahni ^^ (N). 

aiioua \j\ (N). 



* noua*' j\y ( jU 



H A 



hedrjjub (HD R). 
had' il* (H D'j. 
bizit c^^yjL (I Z). 



224 



GLOSSAIRE N» 1 



bas ^U (H S). 
hesrafiL J^sl^^ (S R F). 
'liaicha 4..ixib ((jiLib). 
hiif ^^ (H I F). 
houk il^ a. ihouk (H K), 
hala Oa (L). 

* Loul J_jA ( J^ }. 

ahoul Jytl (H L). 

* lialoug: t5^iA. ( j^JU- ). 

* alilig- t^JÇittl ( ^JU ). 



ou j (OU). 

*0U j (j). 

oua I3 (OU). 

oua Ij a. ioua (OU TH). 

oua Ij a. ioua (OU). 

aoui (/jl a. ioui et i^oi»' (OU 

oueth vl-j (OU TH). 

aouthoul J^jl (OU TH L). 

aouUiil J-Tjl (OU TH L). 

aouedj r-jl (L). 

*ouadjel> t_*?-lj (l_/>;>.j). 

'ouah'il j^j (J^j)- 



hell XH L). 

'bellek OU a. /Ae/M- (OU). 
ouham ^Uj (OU H M). 
ouliem Jbj (OU H M). 
*liames ^J^ i^j^)- 

* hemm J^ [^)- 

Len ^ib a. ?7«/m (H N). 

*Loua IjA a. ihoua \^^^ ((/^ft). 

abioui (j-_^l (H OU). 

abioui (^_^a>l (OU). 



OU j 



' aouab^di c?jL>-jl (jl»-j). 

* ouab'cb ,ji^3 ( (ji^j ). 

* ouokbt C^j ( tl*s j ) . 

* oued jlj ((j-jj). 

oued jj a. ioued (OU DH). 

aouid' I3I (OU D'). 

aouid' J.3I (OU DH). 

OUI- jj (OU R). 

ouar jlj (H R). 

ourt'ou jJ^jj pi. ouourt'oun 

(OU R TH). 
ouiz jj (OU Z). 



I 



GLOSSAIRE N'o 1 



221 



aouaziou j>j\}\ plur. iouazioun 

(OU Z). 
ouasi ^Ij (OU). 

OUOSt' Ja^j [ia^j). 

■ * ouacli jjilj (pb<). 
.ou...cb ^...3 (OU R). 

aoudh ^jl a. iouodli (OU DH;. 

ouait' iiij (OU). 

* out'a Itj ((^j). 
' oiiàd jLffj (j^j,' 

ouok't vlij (*->sj)- 

* ouok'tL tl*'9j (vlij). 

oui Jj pi. oulaoun (OU L). 
oui jj (OU R). 
aoual Jljl pi. aoualen (L). 
ouala "^j (L). 
' * oueil Jjj (Jij)- 



oualou _jJl3 (j). 
*ouali(l jJlj (J.lj). 
* oualla "ij ( (J j ) . 
iouma L»j» (M). 
ouami (^Ij (OU). 
oummecli ,_^j (M S). 
ouamouli ejjlj (OU). 
ouin ^>_j (OU Ni. 
ouen ^3 (OU N). 
ouiner' i-j (OU N). 
ouenna Ij (OU). 
ouenni (jj (OU N). 
ouinnat ^Lj (OU N). 
ouennamou jjtj (OU N) 
ouannouli «jllj (OU N). 

ouh »J ;0U). 

ouih 4,,^ (OU). 



I (^ 



!ic^(I). 
a 1,(1). 
ïi i^l a. z'eï'i (G). 

ou j, (N). 
oua Ij» (G). 



iat OIj (I N). 

aiet iloj (K). 

aidoud jjo,! (D). 

iider jju pi. iidraouen (GD'Rj. 

iii- j. (1 R). 

13. 



226 



GLOSSAIRE N" 1 



aiour jy\ (G OU R). 

airad' jlj.1 pi. //raûf'en (I R D'). 

* iôurain ^\jy (<^j)- 

aiazïdli ^_'j\ plur. iaznlhcn. 

(I Z DH). 
aisouni ^^^\ (K TH N). 
iedh j^, (I DH N). 
iadlien ^^_pl. iadhnhi (I DH N). 
ioudlien -^y^ (I DH N). 



* iak'ouau ^\yu [ij^). 
ioaalilion -^fy i K:. 
aioug- ^y\ (I G). 
aïla^LJ (G L). 

'aillil JJLJ (Jâ). 
ian ^\ (I N). 
ioun (jji (IN). 
aiouli «^j (OU). 
labou 3^ (I H). 



GLOSSAIRE N" 2 



Ai 

A — I, pron. démonstr. ce (Béni Menacer, Doubdou, Ouarsenis; 
Djerid, Harakta). 

— (pour aiV ou ad) pour que, afin que (Béni Iznacen, Zoua- 
oua, Bel H'alima, Doubdou, Bougie, Chaouia, Djerid, Ouar- 
senis, Taroudant, Djerba). 

— exclam, ô (Zouaoua, Djerid, Bougie). 

al, (s\, exclam., ô (Bougie, Zouaoua, Touat, Taroudant). 

ai, (^1, pron. démonstr. et relat., ce, ce qui, qui (Chaouia, 

Bougie, Chelh'a, Taroudant). 
aid, Jtl, part, démonstr. (Touat : Timisakht). 
ai ad, J (^1, pour que (Béni Menacer). 
ai da, Ij (^1, pron. dém. ce (Gourara). 
ai ref, t_aiï ij\, pourquoi (Zouaoua). 

B ^ 

B DJ N — tahedjna, Us^j, subst. fém., pi. tibedjniouin, ^^^, 

tête (Mzab). 
B D — 1" bed, a., aor. ibed, j^ (Harakta, Béni Menacer, Bougie, 

Zouaoua); aor. ibid, ju, (Chelh'a); aor. i^er/rf, ju (Chaouia, 



228 GLOSSAIRE iN» 2 

Ouarsenis); aor. ibbed, a- (Mzab), se dresser, s'arrêter, se 
tenir, se poser. 
hdad\ JJO, aor. i(jded\ iju, (Bougie, Zouaoua), se tenir. 
2° BD' : ebOad', J>\, aor. ioubbad\ Xy (Zénaga), se mettre à. 
3° OUD : oud, jj, aor. ioud, ^y (Djebel Nefousa); aor. ioudd, 
jji (Zénaga), se tenir. 
B D — ebbad, M, aor. ioubbad, Jiy (Zénaga), arriver. Cf. larac. 

OUDH. 
B D' — obboud\ jj)l, aor. ioubbod', v. neut. (Zénaga), s'envoler. 
B B — ebrou, ^j\, aor. ibra, Ijo, v. act. (Bougie, Zouaoua)^ ^e/er, 

lâcher, divorcer. 
B B KH S — bourakhs, col. u^jy (Mzab), postérité, enfants. 
2° OU B KH S : subst. m. oureklis, ^jJ-j^, petit, enfant. 
(Béni Menacer.) 
B B D' — abrid\ Juj-I, subst. m. chemin, route (Harakta, Ouar- 
senis, Touat, Béni Menacer, Chaouia, Djerba) — fois (Bou- 
gie), pi. iberd'ayi, ^Ijjy, (Zouaoua). 
2° B B D : abrid, J,j\, chemin, route (Béni Menacer, Haraoua, 

Bougie). 
brid, JUj-, chemin, route (Djebel Nefousa). 
B B B — tebrouri, (jj^j^, subst. f. (Djebel Nefousa) neige. 
B B B' — abarer\ ëjll, pi. ibourar', plj_^, subst. m. (Zouaoua), 
renard. 
2° B B R : tabaourrouth, vl^jjjL*, subst. f. (Chelh'a), renard. 



GLOSSAIRE No 2 229 

B R K' K' — taberWali'ait, vI*Jûjjj, subst. f. (Djerba), verdure, 

herbe. 
B R K — aberkan, J^j^, pi. iberkanen, 0'"^,, adj. quai. (Zoua- 
oua, Guélàia, Chaouia, Bougie), noir, 
berrlk, dlj», v. d'état (Zouaoua), être noir — I" f. act. seberek, 
I iJj^ (Zouaoua), noircir. Cf. Manuel de langue kabyle, § 30. 

theberek, iij^, subst. f. (Zouaoua), noirceur. 
2° BRX: aber-^en, ^j\, v. d'état (Béni Menacer), se noircir 

— V'^î. sberreyen, [fj^ (Béni Menacer), noircir. 
30 B R TCH : abertchan, ^^j\, adj. quai. (Mzab), noir. 
3 R N — beren, ^j, v. act., VP f. berren, ^j (Zouaoua), tourner 

(une vis). 
3 R OU — abarrou, ^j\, pi. iberraouin, ^3\jo, subst. m. (Béni 

Menacer), sauterelle. 
B Z — ebz, y\, aor. ibzi, ijy^,v. act., IV-VIP f., tebbaz, jL*, aor. 

itebbaz, ji^ (Béni Menacer), étrangler. 
î Z G — ebzeg, Sj\, lY" f. tsazeg, i^S'jI, VP f., /ve«:e^, S'y 
(Zouaoua, Ouargla, Bougie), être humide ; 
— I""* f. zebzeg, Syj (Zouaoua), v. act. mouiller. 
- 2° B Z I : ebziy çs'j\ (Béni Menacer), tremper, être trem-pé. 
3° Z Z G : azzoug, S'^j\, s. m. (Zouaoua), humidité. 
4° D G : V^ f., tadeg, v5jUj aor. itadeg, ûTjL (Zénaga), être 
trempé. 



230 GLOSSAIRE N» 2 

B CH L — ■ honchil , J^^_, pi. ibouch'den, jL!,^, subst. m. 

(Djebel Nefousa), cufanl. 
BK — ibk'u J^, subst. m., pi. ibhan, ^^ (Zoiiaoua), ibha, ^ 

(Bougie), singe. 
B K T — boh't, cSJ, aor. ibokt ed\ idXl, v. neuf. (Zénagaj, s'Hoi- 

ijnpv. 
B G S — ebges, ,jSJ^, v. act., IV" f. tsages (Zouaoua), se ceindre. 

— aggous, i^rj^'? subst m. (Zouaoua), ceinture. 
B L K' G H — tliabelak'oucht, û^_jâL', subst. f. (Béni Menacer), 

niouclieron. 
B H — boiihy oji, exclamation de tristesse : hélas, malheur 

(Bougie). 
B OU — ibiou, j;-, subst. m., pi. ibaouen ,jjL (Zouaoua, Bougie), 

fève. 

T ô 

T DJ — eitidj, ^J, aor. ieitidja, U^i, v. act. (Zénaga), chercher. 
T R — tirou, jj-', adv. aussitôt (Djebel Nefousa). 

tourou, jjjJ, adv. aussitôt (Djerba). 
T R S — toures, ^j_f, pi. toursan, ô^jy, subst. m. (Zénaga), 
chemin, route. 
2° TH R S : atherras, o^\j\, subst. m. (Béni Menacer), voya- 
geur, homme, passant. 



GLOSSAIRE N" 2 231 

TF — ntef, tjjl, aor. toute f^ '-^y ^ ^- i^eut. (Mzab, K'çour, 
Touat), putrer, pénétrer. 
2° D F : adcf, ^J, v. neut. (Djerba, Harakla), e7itrer — V' f. 
sadef, (_9jL-, aor. isadef, ^.jjLj, v. act., introduire ; isadef 
imanis, ^U i_jJ^. (Djerba), il se retira — sidef, i_sji.„, aor. 
isidef, (_jju*-j (Chaouia), /aw'e entrer, introduire. 
3" D' F : ac?'?/", ^i\, aor. ioud'ef, v. neut. (Harakta, Bot'ioua 
du Vieil-Arzeu, Rif, Béni Menacer), entrer; tlioud'ef, i_sJj^, 
subst. f. (Béni Menacer), entrée. 
T G — ettag, (JTUI, aor, iettaga, iTb, v. neut. (Zénaga), bondir. 
ï M — ^ew, (T, aor. item, ^_, v. act. (Touat), allonger^, étendre. 
TS OU — tsou, y, V. act., V f., thetsou, ^ (Zouaoua), oublier- 

thitsin, gcT, subst. f. (Zouaoua), oubli. 
T OU R' — tow\ cjT, V. irrég. (Béni Menacer, Ouarsenis), être, 
se trouver' 

— tournai, ^UjT (Béni Menacer), me voici, je suis. 
tourna, \cjJ, être, se trouver (Béni Iznacen); thettoura, \cy^ 

(Bot'ioua du Vieil-Arzeu), elle se tint. 
itour\ p^, conj. (Ouarsenis), si. 



TH 



TH — th, ith, <1>, pron. pers. 3« p. m. sing. compl. dir. d'un 
verbe, pi. ihen, J, f. tlient, JU-* (Zouaoua, Harakta, Béni 



232 GLOSSAIRE N» 2 

Menacer, Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Bel H'alima, Bougie), le; 

ath, l1)I (Haraktaj, le; 

at/ia, b*l (Bougie), voici; 

thaï, (j\i (Bougie, Zouaoua), cela; 

th'm, (jô (Bougie, Zouaoua), celle; 

t, it, O (Doubdou, Djebel Nefousa, Rif, Ghdamès, Djerba, 
Béni Menacer, Chelh'a, Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Béni Izna- 
cen, Bougie, K'çour, Chaouia, Djerid, Ouarsenis), pi. ten, 
^, t. tent, iZ^, le, les; 

ton, y (Zénaga), le, lui; 

ti, ^ (Zénaga), celle. 

2" T : /, /(, O (Touat), le, lui. 

3" TS : Is, Zj (Zouaoua, Bougie), pr. sufF. fém, elle, la. 

4° H : A tu, pi. tien, ja>, f. hent, ^'^ Béni Menacer, Harakta, 
Ouarsenis), le, les. 
TH B R — ithbir, j^, pi. itlihircn, ijj^, subst. m. (Zouaoua, 
Rif, Guélàia, Temsaman, Béni Ouriar'en, Bougie), 'pigeon, 
f. thilhbirth, >lij^, pi. tkitkbirin, Jj^ (Zouaoua^ Temsa- 
man), colombe. 

2° D' B R : thacTbirth, ^j^^^, subst. f. (Béni Menacer), 
colombe. 
TH TH — einthath, diU»!, aor. imthath, ^IjUc (Zénaga) et athath, 
^\j\, aor. iouthath, vl»lî^ (Zénaga), v. neut._, être rempli. 



GLOSSAIRE N" 2 233 

^H D' — éthûd'l, (sy^\, pi. ithéd'an, ^jlàl/, subst. m. (Zénaga)_, 

l'H R — thithar, jb*, subst. m. (Zouaoua), fourreau. 

'H R — ether, J\, subst. m. (Zénaga), côté; s'emploie avec les 
pronoms suffixes pour signifier -près de. 

HT' — thli',ia^, subst. f. (Zouaoua, Rif, Guélàia, Kibdana, 
Temsaman, Ouarsenis, Bel H'alima, Bougie, Béni Menacer, 
Chelb'a, Ghdamès, Syouali);, œil. 

H F — athef, ^\, aor. loutlief, <-ajj', v. neut. (Zénaga), ra- 
baisser, mépriser; se construit avec of, ^1. 
2" DJ F : idjouf, (_9^^.- subst. m. (Zénaga), mépris, insulte. 
[IL — athoul, J_yl, subst. m. (Zénaga), bien, paix. 

» 2'^ H L : ahoul, J^aI, aor. iouhoul, J_jAjj_ ^Beni Menacer), 
V. neut. être tranquille. 

DJ ^ 

f — cdj, r-l, V. act. (Zénaga, Zouaoua, Chelb'a, Bougie, Béni 
Menacer, Haraoua), laisser; IV-IX"" f. tsadja, U: ou djadja^ 
[sf: (Zouaoua), V'= f. tedj, ^ (Mzab), aor. itedj, £->.. 

edj, ^1, aor. idjou, yf-,, v. act. (Doubdou)_, croire. 
— thoudjith, <!*;*• j», subst. f. (Zouaoua), abandon. 

2° jj, ejj, j\, V. act. (Zouaoua, Mzab_, Bot'ioua du Vieil-Arzeu^ 
Ouargla), laisser, abandonner, pej^metlre, Y" f. tejj, \: 
(Bot'ioua du Vieil-Arzeu). 



234 GLOSSAIRE N" 2 

ejj, j\, aor. ioujja, Ijji, (Zénaga), se débarrasser r/p- se cons- 
truit avec d'eg, «iSj. 

DJ D TH — djidul/i, <li'j^, aor. idjidalfi. ^'J^., v. neut. (Zénaga), 
s'affligrr ; se consiruit avec d'erj^ i5j. 

DJ D'N — djoud'an, ^Ijjj^ (Zénaga), autre^ ensuite; 
lidjoud'an, J^'^j^ (Zénaga), gauche. 

DJ R.' D' — djourd\ Ji^, v. act. (Zénaga), entraîner. 

DJ K — edjoukka, ^y-\ i Zénaga)^ Innt que. 

DJ G — tedjiir, c5^, aor. iledjgi', S^., V'' f. (Zénaga), nuijcr. 

DJ G N CH — fdjognouch, J^yS^, (Zénaga), pourvu que. 

DJ M — ledjma,l(f (Zénaga), comme; s'emploie avec la préposi- 
tion n. ,j, de. 

DJ M R. — edjoumra, lt^_^l (Zénaga);, si. 
edjoumreh, t!,/'_^l (Zénaga), si; 

DJ M N ^ edjemn. •^j^\, pi. idjemnen, J»<*: subst m. (Zénaga), 
aigle. 

DJ M N D R — edjmandar, jo^l (Zénaga), adj. quai, if rv?/; peut- 
être dérivé de la racine arabe j^ avec Tarlicle Jl devenu 

rdj. 

DJ OU — tcnedjou, y^, subst. f. Zénaga), montée, action d^ 
numter. Cf. ennedj, ^\ (Djerba), en haut. 

2" DJ G : l'idjeg, iSS^\, aor. ieidjeg, d5^, , v. neut. (Zénaga), 
monter. 



GLOSSAIRE N" 2 23.-; 



TCH ^ 



TCH — etch, ^, aor. ietch, ^., siibj. itch, v. neut. (Béni Me- 
nacer, Harakta, Bougie^ Béni Iznacen, K'çoiir, Djerba, 
Zoiiaoua, Chaouia, Bel H'alima, Tonat, Oiiarsenis); aor, 
iaitch, ^i (Djebel Nefoiisa , ; subj. i/r/in, Lsi (Doubdou); aor. 
itchi, ^*i, (Zénaga, Rif); aor. ifc/ia, '^. (Bif, Touat), ni(nn/fr; 
(Rif), mordre; 

— oiifchi, j_^j (Zouaoua, Bougie); elc/ii, ^j^U siibst. m, 
(Zénaga), noiirrilure ; 

toiittoutc/i, -ryy-, subst. f. (Toiiati, repas; 

thoutchtlh, L^-j>-y, subst. f. (Zouaoua), mets,, nourriture. 

2" K GH : ekc/i, ^jS'\, aor. //,ch, ijSJ (Ghdamès, Guélàia), 
manger; 

mekch, ^jS^, IV f. (Zénaga), manger entièrement. 

3" CH T : c/iet,',Z^, aor. ic/ieta, LlIj, v. act. (Ghelb'a), manger. 

4° T T : teft, iJUT, forme irrégulière d'intensité et d'habitude 
(cf. sess', ^j,^ de sou, j.^, boire), aor. itetti, ^- (Zénaga, 
Béni Menacer, Mzab, Djerba, Djebel Nefousa, Chaouia), 
manger; 

etf, Zj\ (Chelh'a), manger. 

5" D' DH : ticVidlti, (C^.J^", subst f. (Zénaga), nourriture. 

6° T DJ : tadj, ^, v. act. (Zénaga), nourrir. 

7° TH TS : V^ f. irrég., iIkHs., tU (Zouaoua, Bougie), manger. 



236 GLOSSAIRE N» 2 

8° CH : fch, Jt,|, aor. khi, |^_, sul)j. kJt, jLi_. v. act. (Mzab, 

Chelh'a, Rif); aor. k'/iou, yij (Mzab), manger.; 
mechcha, Lu, subst. m. (Rif), morsure, nourriture; 
toutouch, {J'y y, subst. f. (Touat, Tiattaf), nourriture ; 
touttouck, J'y y, subst. f. (Touat : Timisakht), nourriture. 
9° CH K : ec/tk, dbl, v. act. (Chelh'a), nourrir. 
TCH R — tc/iar, jU, aor, itchour, jy^.. v. neut. (Zouaoua, Béni 
Menacer), être rempli, plein; 
thateherlh, ^js^, l''^ f. (Zouaoua), action de remplir. 
TCH Pi — ametchouriai, {j\jy^\, subst. m. (Zouaoua), chauve- 
souris. 

TCH F Pi' — etehfar^a, Ua>-I, subst. m. (Zénaga) , seigneur; 
etchfar'a d' ofin, gol j l*?;»-!, malheureux que je suis. 

«c 

H' F D — salifed, jua3=^, P*" f., aor. isalifed, Ju«3=*-i, v. act. (Béni 

Menacer), tromper^ se construit avec fell, Jf. 
H' L X — liliy, JJ^, aor. iah'liy, dlK, v. neut., VP' f., h'alley^ 
(14^ (Béni Menacer), être malade. 
2° H'L CH : Iilich, jJ^^, aor. ililich, JÀ^. (Benilznacen),r'/re 
malade. 
H' M L — iiammel, J^^, v. act., IV-VHP f., tseKammil, J^; 
(Zouaoua), aimer; 
airmal, Jl^l, subst. m. (Zouaoua), amour. 



GLOSSAIRE N" 2 231 

KH — flA-A, ^1, exclamation de tristesse (Mzab), hélas. 
KH B — akliljou, _^l, pi. ikhouba, 1j_^,, subst. m. (Béni Mena- 
cer), grotte, trou, caverne. 
KH M DJ : akhmoudj, r-^?^'. subst. m. (Zouaoua), Irou. 
KH T GH — akhtech, ^^À^\, aor. lakhtech, ,J^., v. neut. (Zénaga), 

être coupé. 
KH R — kherrou, ^jU, aor. ikherrou, ^j^, v. act. (Djerba), 

frotter. 
KH S — takhsa, LJiî, subst. f. (Zénaga), foie, ventre. 
KH S — thikhsi, ^^J^, subst. f. (Zouaoua, Haraoua, Bel H'alima, 

Temsaman, Bougie), brebis. 
KH S — ek/is, j^^l, aor., ik/isa, LJ~ (Zouaoua, Bot'ioua du 

Vieil-Arzeu, Djerid, Béni Menacer, K'çour, Bel H'alima); 

aor. /khs, ^jjei (Mzab^ Chaouia); aor. iekhs, ,jj^, (Harakta , 
' Touat, Chaouia, Ouarsenis), v. act. vouloir', aimer ; 

— takhs,,j^^, sing. f. (Zénaga), nourriture. Cf. kes, ^jS{Zoua- 

oua), faire paître. 
2" K S : kisan, jjLJr (Zouaoua j, vouloir. 
KH Ç T — kheçat, il>U^, aor. ikhecaf, Cà^, v. act. (Chelh'a), 

chercher. 
KHL L — akhloul, J^^l, subst. m. (Zouaoua), morve, mucosité. 
KH L L — akhlal, ^]'%.\ (Béni Menacer), beaucoup (Cf. hellal). 



2:î8 glossaire N» 2 

KH M — nl:hkha)ii , jU-I, pi. ikhhliamen, if>^, subst. m. (Zoua- 

oua. Bougie, Béni Menacer), maison. 
KH N Z Z — akhenziz, 'jj^^, subst. m. (Zouaoua);, morvc^ inuco- 
silé. 
'■I'-' KH N T' T' : akhentU, liJa;.i.I, subst. masc. (Zouaoua), 
morve, mucosité. 
KH OU — hhoii, ^, aor. ikhouga, ^_^, contr. pour ikhouuua, 

V. act. (Djebel Nefousa), prendre. 
KH OU — khou, ^ V. act. (Ghellïa), .*■«//;'. 

sekhou, _^i", P® f. (Mzab, Djebel Nefousa), salir, 
ser/isak/i, 'f^", l-H*^ 1". (Ouarsenis), salir. 
!2" KH B : kitebhed, jJ- (Touat), salir. 
KH OU F — khouf, (_»j^, aor. ikhoaf, (_s^, (Haraoua), des- 
cendre. 

D ^ 

D — particule séparable placée tantôt après, tantôt avant le verbe. 

Cf. Manuel de langue kabyle, § 30. — Elle existe dans 

tous les dialectes. 
aidoud, jj-ViI, part, démonst. (Mzab), ce. 
d, j, précède les adjectifs, 
eddad', ibi (Zénaga), cela, 
darad', jjlj (Zénaga), puisque, 
eddin, .jù\ ^Djerba), ce, celui-là. 



GLOSSAIRE N° 2 239 

2° DJ : edj, A (Zénag'a), particule séparaljle. 
>BD' B — adebd'eb,^J,J, (subst. m. Zouaoua), souci, préoccu- 
pation; 
adebd'ab, ljIÔijI, subst. m., pi. id<;bd'aOen (Zouaoua), soucieux. 
DJ M N — edidjmoi, ^jI, subst. m. (Zénaga), enfant. 
) D — edjli, {/jl, subst. m. (Zénaga), submersion, action de se 

noyer. 

» D — addoun, ^jJ, subst. pi. (Zénaga), préparatifs. 
(L'AOC — eddou, ^J, aor. idda, la,, (Zouaoua, Ouarsenis, Bou- 
gie, Zénaga, Chelh'a, Guélàia, Bot'ioua du Vieil- Arzeu) ; aor, 
iddou, ^ (Taroudant); aor. iouadda (Zénaga) ; IV« f. tsedda, 
U" (Zouaoua); V'= f. theddou, jjJ (Zouaoua), aller, marcher. 
2° D D G : eddeg, ï.5jI, v. neut. (Zénaga), venir, aller ensemble. 
3° Z OU : ezoua, l^jl, aor. izoïia, \yj^ (Mzab, Djerba, Rif, Ou- 
arsenis), aller, s'en aller. 
4" Z G : ezga^ ^j\, aor. izga, ^y, v. neut. (Zénaga), venir, 
aller ensonble. 
» R — dar, jlj, prép. (Chelh'a, Taroudant), chez, près. 
daradaUi, «Idjjb (Zénaga), conj. nuiis. 
darad'ath, *lilijlj (Zénaga), mais. 
> R — der, jj, aor. idder, jji, (Ghaouia, Ghelb'a, Ouarsenis, 
Bougie, Touat, Mzab, Djebel Nefousa, Béni Menacer); edder, 
jjI et IV-VIIP f. tsiddir, jX (Zouaoua), vivre, être, se 
trouver. 



240 GLOSSAIRE N° 2 

doiir, jjj, aor. /ddou7\ jjO., v. neutre (Béni Menacer), é<?'c,u)u 
taddart, OjIjiT, subst. f. (Mzab, Rif), maison, 
addar, jU, subst. m. (Zénaga), maison. 
tiddart, «-"j'Jir, subst. f. (Touat, Tiattaf), maison, 
tameddourl, <~ijsJ^ (Djebel Nefousa), subst. f. et 
thouddcrih, ^j:>y, subst. f. (Zouaoua), vie. 
agedder, jjiSl (Chaouia); amoudder, jj_^l (Zouaoua), viva 
20 D' R : sid'rr, jJu«, I" f. (Zouaoua), faire vivre. 

D R Z — edderz, jjjl, subst. m. (Zouaoua), bruit. 

D Z — dez, jj, Ve f. thaddez, jjJ, v. act. (Zouaoua), marteler, pil 

thoaddeza,'\j.iJ, subst, f. (Zouaoua), martelage. 

afd/iis, (^J^sl, pi. ifdhisen, -^j^jJai^i, subst. m. et 

thafdhisl, C^^jÇ^z»;, pi. thifdhisin, ^.^-xlAflj*, subst. f. (Zouaou 

marteau. 

D S — thiddeslh, .L^jJ, subst. f., pi. thidda's, i^-U* (Zouaoi 
sorte de jeu de dames. 

D F L — defel, Jsj, v. neut. (Mzab), éclater, crever. 

D F L — adefal, Jsjl, subst. m. (Zouaoua), lierre. 

D G L — odjel, J*.l, v. neut. (Zouaoua), être vQxtf. 

thedjalt, JUlUÎ, subst. f., pi. lhoadJal,J\^J (Zouaoua), veut 
tlioudjela, %^y, subst. f. (Zouaoua), veuvage. 

DM — thademoulh, <1i^aX, subst. f. (Chaouia), gazelle. 

DM — eddem, ^J, IV-IX«f. tsaddam, ^l-C, v. act, (Zouaoua), c»/ez 
thouddema, l>ij, subsl. f. (Zouaoua), enlèvement, rapt. 



GLOSbAIRE N" 2 241 



D' J 



D' — ioud'an, ^jliJ. (Chaouia); imed'anen, ^\Xz^ (Zouaoua), pi. 

gens. 
D : loudan, jbji (Djebel Nefousa), pi. gens, 
midden, ^ju (Touat, Mzab, Béni Menacer, Béni Iznacen, 

Zouaoua, Bougie, Djerba, Chelh'a, Bougie), col. gens. 
l 3° DJ : idjj ^, subst. m. (Zénaga), homme. 

eggldj, ^', subst. m. (Touat : Tementit), homme. 
D' — Ihid'ets, tliJu, subst. f. (Zouaoua), vérité. 

2" D : tidet, CjJ^, subst. "f. (Mzab); tideth, •l'-u (Chaouia), 

subst. f. vérité. 
3° T : tet, JUJ, subst. f. (Zénaga), vérité. À 
D' — ad\ il, f/V;, particule marquant le subjonctif. Cf. Manuel 

de langue kabyle, § 33 (Zouaoua, Bougie, Bol'ioua du 

Vieil-Arzeu) — (Zénaga) si — (Zénaga), particule démons-' 

trative ; 

id\ J* (Zénaga, Harakta, Zouaoua), et, avec ; 

eid\ à.1 (Zénaga), voici; 

d'id\ j»i (Zénaga), avec; 

d'addtff\i\ù ^Zénaga], afin que ; 

d^an, jlj (Bel H'alima), ici. 

2° D : ad, jl^ d, j, marque le subjonctif (Chaouia, K'çour, 

14 



242 GLOSSAIRR iN" 2 

Bougie, Bel H'alima, Doubdou, Ghdamès, Touat, Mzab, 
Djerba). 
rf, j (Béni Iznacen, Cbelli'a, Bougie, Ouarsenis, Taroudant 

Mzab) et; 
rd, jl ^Djerba) et; 
ad., j| (Doubdou) et; 
^"' jl (Chelh'a), pron. démonst, ce ; 
kl, j. (Zénaga, Harakta, Bel H'alima), avec; 
ded, jj, did (Djebel Nefousa) et ; 
da, lj, marque du subjonctif (Ouarsenis). 
3" D : ad', il, marque du subjonctif (Touat : Tementit). 
did, a,j (Touat, Tiattaf), avec. 
D' B — rd'ha, Ljl, aor. led'ba, bJ., v. neut. (Zénaga), aller. 

id'ha, IJi, subst. m. (Zénaga), attaque. 
D' R — ad'er, jj', aor. ioucrer, j'iy (Zouaoua, Zénaga), tombery 
descendre — (Zénaga), jeter, IV'' f, tsad'er, jJL' (Zouaoua) ; 
id'er, jôi, subst, m- (Zénaga), cùlr ; 
ad'ar, J'A, subst. m. (Béni Menacer), descente, chute; 
ed\roiir/\ (Sjp^ (Zénaga), au dessous de ; 
ad'rar, Jjil, aor. ioud'rar, jljjji, v. neut. Zénaga), tomber 
2° T' R : 1%'r, J^, aor. it'er, ^__ et it'ra, 1^_, v. neut. (Bou 
gie), arriver, descendre. 
D' R — ted'rien, ^jjl (Zénaga), pire. 
2'^ D R : di)-, jù Zouaoua), inauoais ; 



GLOSSAIRE N" 2 243 

derr'i, ijj-i (Bougie), mauvais. 
D' R R — ad'ra7\ jijil (Zouaoua, Béni Menacer, Bot'ioua du 
Vieil-Arzeu, Béni Iznacen, Haraoua, Ouarsenis, Chelh'a, 
Harakta),subsl.m.,;y/o«^ar//7^, pi. hVraren, ^Jj-i^ Zouaoua); 
icTourar, jljjô. (Harakta, Béni Menacer). 
D' R R' L — ad'err'al, JijJ', pi. Urerralen, J^j'-^ (Zouaoua), 
aveugle. 

d'err'el, Ji^jj, VHP f. d'err'll, J^jJ, v. d'état (Zouaoua), êlre 
I aveugle. 

2° D R R' L : tli'Hhrrplt, C^'hjjH (Zouaoua), aveuglement, 
cecite. 

sderrel, Ji^jJi-, I''f.; I-VIirf. sderfll, JJ^jJLu-, v. act. (Zoua- 
oua), aveugler. 

' R K L — IP f., md'erknl J^i., IV-II'' f. ismed'erhal, XjM 
(Zouaoua), trébucher. 

S — ad' es, ^il, aor. ioud'es, ,j-':>y (Zénaga), s'arrêter, se poser. 

ad'is, ^ji\, pi. id'isan, ^jLojl•, subst. m. (Zouaoua), côté. 

2° D S : idf's, u^.-^' subst. m. (Bougie, Chaouia), côté. 

R' — ad'rou, ji-^, subst. m. (Béni Menacer), préparatifs, 
chose, festin. 

R' R — d'r'ar, J^'i, aor. idfar, J^j, (Zénaga), s'affliger. 

R' R' — ad'rar\ plsil, subst. m. pierre (Ouarsenis, Béni Me- 
nacer, Zouaoua), pi. id'r'ar'en, ^^J». 

2" D R' R' : adrar, iUjI, subst. m. (Taroudant, Mzab, Ouar- 
gla, K'çour, Gourara, Bougie, Béni Menacer), pierre. 



244 GLOSSAIRE N° 2 

D' F R — d'effir, j^si (Zouaoua), dans la suite, ensuite. 

2° D F Pv : zdeffcr, ^Jj, prép. (K'çour), derrière ; 

r'er def/ir^ y.i J^, adv. (Bougie), en arrière. 

deffer, ^sj (Béni Menacer), après. 

3° DH F R : dhfer, jiÇs, aor. idJifer, yû^i (Zouaoua, Béni 
Menacer), suivre. 

4° T F R : et fer, yÇi, aor. il fer, jc^ (Zénaga), suivre, adorer. 
D' F L — ad'fel, JsjljSubsi. m. (Zénaga, Béni Menacer, Zouaoua), 

neige. 
D' K — thid'ektli, zS'Si, subst. f. (Zouaoua), lentisque. 

imid'eJi,t}Jj:, subst. f. (Zouaoua), lentisque. 

imid'eg, df^s:, subst. f. (Zouaoua), lentisque. 

D' K L — d'ûukel, J^j, VIII'' f. d'oukoul, JjTji (Zouaoua), être 

joint — zd'oukuul, JjTjJj, I-YIII*' f. (Zouaoua), se réunir.,, 

se joindre. 

2° D K L : auieddakoul, J_j5a.', pi. irneddoukal, J^Jor, subst | 
m. (Zouaoua, Harakta, Touat, Bel H'alima); ameddoukelT 
Jfjjul, pi. irneddoukal, jl^Jx (Béni Menacer, Harakta, Ben | 
Iznacen, Touat, K'çour, Djebel Nefousa) ; anieddakel, J^Ë 
(Bougie), ami — nidoukoul, JjT^Ju, ll-VIIIe f. (Béni Mensj 
cer) ; mdoukel, J^ju IP f. (Bougie, Harakta), s'associer. 

3° D TCH L : amdoutchelj Jj^^ju', pi. irndoutchal, jU-jjI 
(Mzab), ami. 

¥ D K Pi : ameddoukr, ^Jul, subst. m. (Bot'ioua du VieiB , 



I 



GLOSSAIRE N° 2 245 



Arzeu,Rif),r/m? — (ayneddoukpvt , Cj^^js ,suhstJ.{Rii) ,n)nie . 
5" D K TCH : amdouktch, îf^Jul, subst. m. (Zénaga), ami. 
G° D K DJ : emdûukadj, ^l^jul, II-VIP f. (Zénaga), convenir 

ensemble — imdoukadjen, ^l^jic ; amedoukadjen, v^d^juI " 

imdoukadj, r^J^i subst. pi. (Zénaga), amis. 
D' G — d'eg, (.5^, prép. (Zouaoua, Harakta, Zénaga, Chaouia, 

Haraoua), dans — (Zouaoua), avec. 
2° D G : deg, c5j, prép. (Zénaga), d'entre, de — (Haraoua, 

Zénaga), dans — degag, S'^i (Zénaga), frès de. 
3" D' I : d'i, (/j, prép. (Zouaoaa, Harakta, Béni Menacer, 

Chaouia), dans. 
4° D I : f//, (/j, prép. (Béni Menacer), dans — (Djebel Nefou- 

sa), vers. 
5° D' : d', 3 (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), dans. 
D' G N — éd'égen, ^^fil (Zénaga), subst. m. noir, nègre. 

téd'égen, ^^r ^'^ f- ^or, itéd'égen, 'J^'x^ v. neut. (Zénaga), 

noircir, devenir noir. 
2" G N : agnaou, jU-TI, subst. m. (Djebel Nefousa), nègre. 
D' M — oud'em, ^ij, pi. oud'inaouen, JjUij s. m. (Zouaoua, 

Bot'ioua, Bel H'alima, Haraoua, Béni Menacer) ; 
ed'm, j»jl, s. m. (Zénaga), visage. 
thid'ma,l>j^, subst. f., pi. (Zouaoua), femmes. 
H' M — id'im, jt!, pi. id'ammen, ^IJ, (Zouaoua, Haraoua), 
d'ammen, ^J':> (Zénaga); id'amen, j;^U(Ouarsenis, Rif), sa??^- 



14. 



246 GLOSSAIRE N» 2 

2" D M : idamen, r^U (Béni Menacer, Gourara, R'çour, Mzab, 
Taroudant), sang — loudoum, f^^y, V-YIIP f. aor. iton- 
doum, f^i^ (Béni Menacer), saigner. 
D' M Pi — ed'mer, ^jl, subst. m. (Zénaga), muraille. 
D' M R' — ed'iner\ i-Jl, v. act. (Zénapj'a), pcn'ler. 
D' OU F — thad'ouff, Ja^^Ô.', subst. f. (Béni Menacer, Ouarsenis), 
laine. 
2" D' OU T' : Ihad'ouf, .kjj;, subst. f. (Zouaoua), laine. 
3° D OU T' : thadout', ijJb', subst. f. (Bougie), laine. 

R J 

R. — fher, J, aor. iefhra, IjLj (Zénaga), gémir. 

R — er., aor. ira, \j (Béni Iznacen, Doubdou, Ouarsenis, Tarou- 
dant), V. act. chercher, vouloir — elter J\, aor. Hier, Jj 
(Zénaga), vouloir — f. irrég. d'hab. lelter, Ji, aor. iteiter 
et iteileri, je, (Zénaga), chercher, vouloir, chasser, atta- 
quer. 
— thoutra, \Jy, subst. f. (Béni Menacer), recherche. 
— etter, J\, subst. m. (Zénaga), recherche. 

R — thasarouts, Jj^jUJ, subst. f., pi. thisoura, lj_^*J (Zouaoua, 
Guélâia), clef. 

R. — ar, j\ (Zénaga), devant, certes — (Chelh'a, Taroudant), ^jowr 
que — ardar, jljjl (Ghelh'a), chez ; ser, j^ (Chelh'a), vers 
— d'ara, Ijlj (Zénaga), particule intensive. 



GLOSSAIRE NO 2 217 

- iri, (jj, subst. m., pi. iran, ^\j (Zoiiaoua), cou. 
It — aiuiu, jjl, IV f. tsaron, ^jU (Zouaoua, Chelh'a), rcrirP- ; 

tliira, !j^*, subst. f. (Zouaoua, Guélàia), ('•crit. 
R B — tharhouth, ^yj, subst. f., pi. tlu'rba, \)J (Zouaoua), plat. 
R B B — i/irn'bahlh, il^^ij, subst. f. (Zouaoua), aholment. 
R TCH — aroiieich, ^jjl (Zénaga), scorpion. 

R KH — erkh, r-jl, (Djebel Nefousa), être nombreux, affiner; 

(Béni Menacer), mélaufjer. 
R D — erd, jjI, aor. ierd, j^_ (Touat); ired, ùj (Béni Menacer), 
revêtir, 
arouad, jljjl (Béni Menacer), vêtements. 
2» R DH : aroud/i, Ja^j\ (Rif), airidli, ^_j\ (Djerba), vête- 
ments. 
3'* R' R DJ : fw'redj, ry^^i aor. iour'redj., rJ^y (Zénaga), 
revêtir. 
I> B' — ourad\ jljj, aor. iourad'i, t^Jljjj, III'^ f. (passif) tchou- 

rad', '■i\jy>- 'Zénaga), vaincre. 
1! D' — irid\ ùj, aor. iourad\ iljj», IV "^ f. tsirid\ijZ (Zouaoua), 
être propre — V^'^ f. sired\ jjç«, aor. isarad\ jjLj, V-I''e f, 
tsired\ Jjwj 'Zouaoua). laver. 
asired\ subst. m., Jjy-I; thard'a, li^» subst. f. (Zouaoua), /a- 

vagCf lessive. 
2» R D : sarad, jl_r-, I"""' f. (Béni Menacer), aor. isiiid, jjwj 
(Ouarsenis, Chelh'a), V-I" f. tsired, ij^^l (Djebel Nefousa), 
laver. 



248 GLOSSAIRE N» 2 

3» R DJ : saradj, ^j^, V" f. aor, isarndj, ^1^^ (Touat : Te- 

mentit), laver. 
4" R Z : fjerrez, jj", f. irrég. d'hab. (Zouaoua), faire pro- 
prement. 
R D' — arad', Jljl, aor. iourad'i, (j'^^jy (Zénaga), être lourd, vain- 
cre ; lY^f. tchourad\ J'j^i ^''"^ vaincu. 
RD' — ird'en, jij-, subst. m., pi. avec le sens de collectif (Zoua- 
oua, Hiiraoua, Rel H'alima, Ouarsenis, Bougie), blé. 
R D' S — fhard'asih, .l^li^^ subst. f., pi. third'as ^\ùJ (Zouaoua), 

empan. 
R R — err, J, aor. irra, v. act. \j (Djerid), ôter, enlever (Rif), 
répliquer: IV-IX^f. tsarra, \J (Zouaoua), rendre, vomir, 
iriran, 'J^jj, pb (Zouaoua), déjections, 
thiririt/i, ^_jj^ , subst. f. (Zouaoua), vomissement. 
R Z — erz, jj, aor. iourznu, ^jjy (Djerba), chercher. 
R Z — erz, jJ, aor. irza, Ij^-, IV-IX« f. tsarza, \jj, IV-VHI-X^ 
f. tserouzouy ^j^J (Zouaoua), être cassé, casser, dépenser 
— aor. irzou, jjj (Béni Menacer), être cassé, 
tharouzi, (Sj^J, thimerziouth, iliyjjZ , subst. f. (Zouaoua], 

cassure, brisure. 
atse7'ouz, jjj — jl (Zouaoua), premier labour. Cf. ekrez, j^\ 

(Zouaoua), labourer. 
2" R CH : erch, jjijl, aor. irech, ^j (Zénaga), se briser. 
R Z F — tharzefth, 'i^^'jj, subst. f. (Zouaoua), demeure. 



GLOSSAIRE N« 2 249 

R Z M — arzoum, ^sjj (Zénaga), sauver. 

R S — ers, j_^jl, aor. irsou, ^j (Béni Menacer, Mzab, Bougie, 

Chelh'a, Bel H'alima, Chaouia, Ouarsenis,Haraoua),IV-VIII- 

X" f., tserousou, ^sj (Zouaoua), tomber, descendre — P® f. 

sers, ^yj^, I-VIII-X" f. serousou (Zouaoua), faire descendre, 

poser, déposer. 

— asersl, ^c-j— '» subst. m. (Zouaoua), placement. 

— tharousi, ^ç^sj, thimersiout/i, Cj^^j: (Zouaoua), thourls, 
yjj, subst. f. (Bougie), descente. 

— thamersath, il>L/^*, subst. f.{Zouao\ia.), placement. — arsadliy 
^L/jl, (Zouaoua), dépôt d'humeurs. 

R GH D' — Orchid', XlJ, V^f. torchid', J^J (Zénaga), étrangler. 
R CH G — irchigi, J^j, subst. m. (Zénaga), tortue. 
R R' — err\ pjI (Zouaoua, Mzab, Ghaouia, Ouargla), v. neut. 
brûler — aor. iourra, Icjji (Zénaga), être chaud. 

— tarr'ath, vlilêy, subst. f. (Zénaga), chaleur. 

— thimerr' iouth, Cj^jZ (Zouaoua), brûlure. 

— aourar , cljjl (Zouaoua, Béni Menacer, Mzab, Bel H'alima, 
Béni Iznacen, Rif, Touat, Gourara, Haraoua, Ouargla, Gha- 
ouia, Bougie), jaune. 

— ourir, «jjj (Zouaoua), jaunir, devenir jauyie ; saourar', 
éjjL/, subst. m. (Zouaoua), jaunisse. 

RF — irfi, ^ji subst. m. (Ghelh'a), soif, chaleur. 

— erfou, yj, aor. irfa, VI" f. rc /fou, y j{Zouaona), se met ti^e 



2oO GLOSSAIRE N" 2 

en colère, T^ f. serfou, ^^j-^, aor. isorfa, l3.r-*4 fZouaoïia), 
irriter 
— ourrif, (_jjj, pi. ourfan, jl5jj, subst. m. (Zouaoua), colère. 

R K — f/iarikth, <LS^_j, pi. iliirika, ^^J, subst. f. fZouaoua, Bou- 
gie), selle. 
R K — iroukan, J^^j, pi. (Djerid), vêlements. 
Pi K S — t/iarkast, yL.J€j, pi. thirkasin, ^j^J , subst. f. (Zoua- 
oua , pi. tharkasiii, ^fJ€j (Béni Menacer), chaussure. 
R G — arfj, v5j', aor. icwfj, c5^ (Harakta), attaquer, se jeter sur, 
R G Z — argaz, j€j\ (Zouaoua, Bougie, Harakta, Chaouia, Chel- 
h'a, Touat, Taroudant, Djerid), ergaz, j^J (Djerba, Djebel 
Nefousa), subst, m., pi. Irgnzpu, ^j^j, homme. 
2° R D.T Z : ardjaz, jUjI, subst. m. (Mzab), homme. 
3° R G' Z : arg'nz, j^jl, subst. m. (Chelh'a), homme. 
4" R .T Z : arjaz, jljj, subst. m. (Mzab), homme. 
50 Pi I Z : ariaz^ jljjl, subst. m. (Béni Menacer. Rif, Ouar- 
senis), homme. 
R G G — ergigi, Jl^J, IV^ f. tsergigi, Jl^J, aor. itsergigi, 
jlijl (Bougie), trembler. 
2° R Z Z : tiarzazt, OjjjL"(Mzab), tlrzazt, Ojljy ;Djebel Ne- 
fousa), thaierzizt , ^'jjj^ (Ouarsenis , tnierzizt, Zj-jjjZ 
(Rif), ^awrMM:?, LJjjjyl', subst . f., pi. tiarzouzoun,Q^j^jJ^ 

(Zénaga), lièvre, hase — agergiz. jj_f\, subst. m. (Chaouia), 
lièvre. 



GLOSSAIRE N« 2 251 



I 

B 3" R Z S : taiprzist, J**«j j^L , h«nerztst, «.lv«jjj'la>, aierzist, 
m J^^j^l, subst. f., pi. liarz/ts, ^\jj^ (Béni Menacer), lièvre. 

R G L — arougal, ji^jl (Djerid), noir. 

R M S — La première forme de cette racine ne se rencontre 
qu'en touareg : ermes, signifiant saisir, prendre. 
2° ermech, ,J*»j\, aor. irmech, ^^j. VP f. remmech, ^jl.»j., 
aor. iremmocli, Ji^j (Zénaga,, saisir, prendre, enlever — 
termec/i, i^»J-, subst. f. (Zénaga), prise, capture, chasse. 
IN — ernoii, yj\, aor. irna, \^j, VI" f. rennou, Jj (Zouaoua, 
Bougie) — aor. irni, Jj (Djebel Nefousa, Djerba), IIP f. 
(passif) touarnou, JJJ-) ^'^^- itouarna, KiJ^ (Mzab, Djebel 
Nefousa), ajouter, accroître, vaincre, augmenter, triompher 

— thimerniouth, >l)^jC, subst. f., pi. thiinerna, \jjs (Zoua- 
oua, Bougie), accroissement, victoire — anerni, JJ\ (Zou~ 
aoua), subst. m., accroissement — nerni, JJ, f. irrég. pour 
merni; IV-(IIj-VIP f. tsnernai, ij\jJ>J (Zouaoua), s'accroître. 

R N — irnaoun, o5^J-> subst. pi. (Djerba), amis. 

R OU — arou, jjl, aor. thourou, ^jj (Béni Menacer, Mzab, 
Bougie, Touat, Zouaoua); V" f. tarouj jjL* (Mzab, Chelh'a, 
Djebel Nefousa, Chaouia, Béni Menacer); IV'^ f. tsarou, ^Jj 
(Zouaoua) ; V^ f. ter, J (Zénaga), enfanter, mettre bas, pondre 

— arraou , jlj! (Zouaoua), accouchement, enfantement 
(Béni Menacer), enfants, postérité — erraou, jljl (Bougie), 
arrach, ^J'\J (Zouaoua, Béni Menacer), enfants, postérité. 



252 GLOSSAIRE N« 2 

— ouara, Ijlj (Touat), enfant. 

— tharoua, \^J (Zouaoua, Bougie), postérité, enfantement. 

— taroua, \^J, coll. {Ch.e\h.'gL), postérité. 

— rownmou, _j-_5j, pour [a]roii emmou, fils de mère (Djebe 
Nefousa), frère. 

R. OU L — erouel, Jjjl^ v. neut. (Mzab, Djebel Nefousa, Béni Me 
nacer, Harakta, K'çour, Bougie, Rif, Ouarsenis, Bel H'alima 
Doubdou, Ghdamès), rouel, Jjj (ZouaQual, aor. ierouel i 
irouel, ^jj;W'^i. rouggel, J^j, aor, irouggel, JTjj' (Ht 
rakta), reggoul, JjS^ (Zouaoua), s'enfuir, fuir. 

— I"f. serouel (Béni Menacer, Taroudant), faire fuir, retire: 

— amrouel, Jj^l, subst. m., pi. i))ierouelen, ^^j: (Zouaoua 
fuyard. 

— tharoula, ^jj, subst. f. (Zouaoua), taroula, ^^J (Be 
Menacer), fuite, 

2" R OU N : erouen, jjjl, aor. irouen, jjj^ (Djerba), fuir. 

3° R OU R : erouer, j^J (Bot'ioua du Vieil-Arzeu) fuir. 

4° R OU DJ : erouedj, t-jjI , aor. ierouedj, ^jy (Zénag, 

fuir — terouedj, r^j, subst. f. (Zénaga), fuite, 
5° R OU TCH : erouetcli (Zénaga), s'enfuir — erouetch, ^t 

subst. m. (Zénaga), faite. 
R OU OU : rouou, jj, aor. iroua, VP f. rehhou, yj (Zouaou 

être rassasié — VI^ f. regga, ^j (Béni Menacer), i 

sasier — P'= f. serouou, jj^, aor. iseroua, I-X" f. serouù 

iS3j^ (Zouaoua), rassasier. 



I 



GLOSSAIRE N» 2 253 



RI — tirith, •^J, subst. f. {Zénagà), jai'din. Cf. (Zouaoua), uur- 

m thoU, yjj. 

Tll D' — ried\ j^j, aor. iried\ 'j^j (Chaouia), revenir en arrière. 
R I L — aralal, jLjl (Béni Menacer), forêt, fourré, buissons. 

Z j 

)Z — ezzi, tf ji, aor. izzi, (jy (Zouaoua), croître. 
Z TH — zi(h, iloj (Béni Menacer), être tranquille. 
;^Z D — azed, jjl, aor. iouzed, ijy (Haraoua), jeter^ lâcher. 
;Z D — izda, bj-, (Doubdoii), lorsque. 
ïZ D D — lazaddi, ijyj, subst. f. (Mzab), maigreur. 
ij, azdad, jIjJI, pi. izdadan, o'-^'^j' (Béni Menacer); pi. izdaden, 

jjbj- (Harakta)^ maigre. 
^' 2° J D' D' : ajd'ad\ iljjl, pi. ijd'ad'en, Jjjljj^, (Bot'ioua du 
Vieil-Arzeu), maigre. 
3° CH D D : chedid, aai: (Zénaga), maigreur. 
î D R — ezdar, jjjl, aor. izdar, jyj^ (Chelh'a), pouvoir. 
'■H l D' TH — zed'ath, kl»ljj, (Zouaoua), devant. 
2« Z Z T : ezzat, ^\j\ (K'çour), devant. 
3" D D TH : eddaith, ^ol (Gourara), devant. 
î D' R' — ezd'er\ pjj', IV'' f. zedder\ cjj (Zouaoua), habiter. 
amezd'ar\ plij^l, pi. imezd'ir'en, j^uj^, subst. m. (Zouaoua), 

habitant, 
thanezd'our'tli, <U:jjji)*, pi. thinezd'ourin, àf^'^'j^, subst. f. 
(Zouaoua), habitai ion. 



tli 



234 GLOSSAIRE N" 2 

Z D' G — zed'ig, ^}j, v. d'état (Zouaoua), être pur — T" f. ziz- 

d'eg, i^jijj, aor, izazd'eg, •^jj-, I-VIIP f. zizd'ig, «^JJJ 

(Zouaoua), pin'ger, purifier, netloger. 

thezd'eg, ^'y], subst. f. (Zouaoua), pureté. 

azizd'eg, iiS"jjjl (Zouaoua), pur. 

Z D' M — VI'' f. zeddem, jjJ (Zouaoua), aller chercher du bois 

Z R — azar, jljl, subst. m., pi. izouran, jjlj^j- (Zouaoua, Ben 

Menacer), racines. 

Z R — zer, jj, aor. izera^ \yj, v. act. (Zouaoua, Bougie, Chelh'ï 

Djerid, Djebel Nefousa, Harakta, Chaouia, Touat, Gourara) 

aor. izri, (jj'j (Béni Menacer, Touat), aor. izrou, ^jj (Djebc 

Nefousa, Ouarsenis, Béni Menacer, Harakta, Touat), aoi 

izzar, j'j (Zénaga), voir — (Djebel Nefousa), chercher - 

VP f. zcrr, jj (Zouaoua, Mzab, Djerba), visiter — V 

tzar ,Jy (Zénaga), visiter. 

izeri, (jjj, subst. m., thimezriouth, tLiy^jjs, subst. f. (Zouaoua 

vue, vision — thimezra, \jjz, subst, f. (Zénaga), vue. 

Z R — ezzar, jljl, aor. izzar, j\j (Béni Menacer), être lepremie 

précéder. 

ezzm\ jljl (Mzab), d'abord. 

2° Z OU R : zouir, j^j, aor. izouar, Jyj^, VP f. zouggt 

jf^j (Zouaoua j, précéder, 
amzouar, jlji>»l (Ouarsenis, Béni Menacer, Djerba) — a; 



GLOSSAIRE N° 2 25o 

zouarou, jj'j^*!, pi. imzouara, \Jyj: (Zouaoua, Haraoua), 
précédent, primilif, antérieur. 
thazouara,\j\yJ, subst. f. (Zouaoua), prédominance, action de 

précéder. 
3° J B R- : ijberen, ^jy_ (Zénaga), d'abord. 
Z R — azrou, jjjl, subst. m. (Zouaoua), pierre, idole. 
Z II R — azirar, Jjj\, pi. izwaren, oj\j'j (Béni Menacer), long, 
azrour, j^jj', subst. m., pi. izrar, \jj et izouren, ijjyj 
(Zouaoua), frange. 
Z R Z Pi — izerzer, jjfj , subst. m. (Mzab, Djerid); zerzer, jjjj, 
subst. m. (Djebel Nefousa) ; fhizerzerth, ^jjj'j , subst. f. 
(Zouaoua); tizerzert, ^jjj'J, subst. f. (K'çour), gazelle. 
2° Z R P\, : azrar, j'jjl, subst. m. (Béni Menacer), gazelle. 
3° Z D R : azdir, jjjl, subst. m. (Béni Iznacen), gazelle. 
Z R. F — azerf, ojj', subst. m. (Béni Menacer); azerfi^ c^jj'? 

subst. m, (Zénaga), argent. 
ZR. M — azrem, >jjl, pi. izerrnan, ijUjj-, subst. m. (Zouaoua), 

serpent. 

Z Z — ezzou, jjl, aor. izza, Ij- (Zouaoua) ; aor. izzou, yj (Béni 
; Menacer) ; V^ f. Ihezzou, yj (Zouaoua), pkmter. 
oiizzou, jjj, subst. m. (Zouaoua), plantation, 
azezzou, jjji, subst. m. (Zouaoua), genêt épineux. 
\'L — zouz, j_jj, V° f. Izonz, jyj, aor. iizouz, j^y>_ (Béni Mena- 
' cer), gémir. 



256 GLÛSSAIHE N» 2 

Z DH — zid', Juj (Zouaoua), être doux. 

azid'an, j'J^j' (Zouaoua), doux. 
Z DH — zed/i, Jaj (Zouaoua), lisser; VP f. zeCC, Lj. 

azeft'a, Uaj', pi. izidhouan, ^^y^y, subst. m. (Zouaoua), tissu 
tissage. 
Z DH — zed\ jj, VII« f. :«(/', Jlj (Zouaoua), moudre. 

izd'a, \'yj, subst. m. (Zouaoua), moulin. 

izid\ J.j;, subst. m. (Zouaoua), mouture. 
Z À L K — azâlouk, '-^j^jK f- tazdloukt, cS'^Uj' (Mzab), lonc 

2" Z L K' : tazalnk't, CJùj (Mzab), longueur. 
Z R' — zour\ cjj, aor. izour, bjy (Béni Menacer), déchirer. 

zour'er, J^jJ, \iU.^ f. zourour, j^ijj (Zouaoua, Bougiei 

Z R' L — azral, Ji^jl, subst. m. (Bougie), chaleur. 

2° Z K' L : YP f. zek'k'el, Jsj (Bougie), ê^re c/^aurf. 

3° Z I L : azil, Jjjl, subst. m. (Béni Menacer), chaleur. 
Z F — tizeft, fl^/j, subst. f. (Zénaga), longueur. 
Z K' — zek'k'a, Isj, subst. m. (Béni Menacer), maison. 
Z K' R. — azekltour, jjsj\, subst. m. (Haraoua), rocher, pierr 
Z K — ;//;, kllj (Zouaoua, Haraoua), devant, tôt, plus tôt, 

bonne heure — azekka enni, JliSjl (Zouaoua), lendemai 
Z G — zeg, i5j (Bougie), de — ezg, ^j\ (Zouaoua), devant. 

2" Z I : zi, ijj (Béni Menacer), contre, d'entre — (Bot'ior 
du Vieil-Arzeu), loin de — ezzi, (jj\ (Harakta), loin 



(ILOSSAIRE N" 2 2.": 

— (Béni Menacer), de, au-dessus de, plus que — (Rif)> de. 
3" Z R' : zer\ cj (Chelh'a), de, hors de. 
Z G — zeg, liSj, V-VP f. thezzeg, ^y (Zouaoua), traire. 

— thonzga, ^j^, subst. f. (Zouaoua), action de traire. 
Z G II — azger, J'J (Zénaya) ; azgar, ^fj', subst. m. (BelH'alima, 

Bougie), pi. izgaren, jj^j-, hœuf, taureau. 
Z G R — ezger, _fj\ a. \zger, ^y (Zénaga), se retirer, aller, 
sortir (Zouaoua, Bougie), traverser, VIP f. (Zouaoua), zeg- 
ger Jj. 
azgar, j^j\, subst. m. (Zouaoua), traversée, 
azagour, jj5jl, subst.. m. (Zouaoua), dos. 
amzeger, JJJ/*!, pi. imezgaren, ^j^y: (Zouaoua), subst. m., 
traverse en bois. 

I~2 G Z — zigzou, yfj, IV-A^IIP f. tezigziou, y^f-j (Zouaoua), être 
bleu, 
azigzaou, ^\-^j\ (Zouaoua), bleu, vert. 

'!'> 7.11 : azizaou, j\jj\ (Béni Iznacen), aziza, I j jl (K'çour), 
bleu, vert. 

î G G — ^^OUi '^' 30^- ^^^90'^' ■) ^'J (^Izal)), s'adresser à, appe- 
ler, crier, 
azegga, ^j\, subst. m. (Mzab), reproche. 
; G G — zegeg, c^Jj, V-VIIP f. tzegig, y^S^-j (Zouaoua), jaillir. 
— azageg, <i53jl, subst. m. (Zouaoua), jaillissement. 



I 



2j8 glossaire No 2 

Z G N — azrjen, if'J-, pi- r-'ji'neiu ^.Ty. siibst. m. (Zouaoua), moUié, 
Z G H L — ouzil, Jijjj '^'/"'S court, 1" f. zouzzel, Jjaj, raccour- 
cir (Zouaoua). 
ozouzzel, Jjjj', subst. m. (Zouaoua), raccourcissement, 
thouzel , Jjjî, subst. f. (Zouaoua), brièveté, 
aouzelan, {Jij^^ (Zouaoua), court. 
Z L — zel, Jj, aor. izzel, Jj- (Béni Menacer), aor. izzal, Jj 
(Mzab, Djebel Nefousa), allonger, envoyer. 
2° Z N : zen, jj (Taroudant), envoyer, étendre. 
Z L — ouzzal, JJ3, subst. m. (Zouaoua), fer. 

amzil, Jj^l, subst. m. (Taroudant), forgeron. 
Z L — azzel, Jjl, aor. ionzzel, Jj^ (Zouaoua, Haraoua, Ben 
Menacer) — Y*^ f. tazzcl, jjT, aor. itazzel, Jjû 'Ouarsenis 
Béni Menacer), courir, se hâter, couler en abondance — 
II-I''' f. einzazal, J'j^*! (Zouaoua), msazzal, J'j--^ (Ber 
Menacer), lutter à la course — I'"'' f. zizzel, Jj-j, aor 
izazzel, Jjlj- (Zouaoua), faire courir, 
izzel, Jj» , sulist. ni. (Béni Menacer), thazzela, ^y , subst. 
(Zouaoua), course. 
Z L — ezlou, jij\ (Bougie), zpIou, jJj (Zouaoua), aor. izla^ "i" 
égorger ; — YP f. zellou, jij (Zouaoua). 
tkamezlionth, ^j^jc, subst. f. (Bougie), boucherie, 
thimezlioufh, Cj^yz, subst. f. (Zouaoua), victime. 



GF.OSSAlllE N" 2 2o0 

/ L M — izUiii. Jj, pi. izlainiii, ^«"ij, subst. m. (Zouaoua), oignon. 

/ L M DH — azelmadh, jaljl (Béni Menacer), gauche — azel- 
madhi, ^Izljl (Harakta), à gauche. 
2" Z L M T' — azeJmat', Ujl, f. ihazelmaC, hiy (Bougie], 
gauche. 

Z M — tizemmetch, ^y^ subst. f. (Touat), chemin. 

Z M — izem, ^y, pi. izmaouen, i^jUj-, subst. m. (Zouaoua, Bou- 
gie, Doubdou, Chelh'a), lion — tizemt, C^>j^, subst. f. 
(Chelh'a), lionne, 
ezzem. aj\, V^ f. thezzent, ^y (Zouaoua), fondre sur. 

Z M R — izimer, j^j (Zouaoua, Béni Menacer, Harakla), izmer. 
^j (Ivçour, Bel H'alima), subst. m., pi. izamaren, ^jUj-, 
agneau — azoumer, i^^^jl, subst. m. (Ghdamès), agneau. 

2° J M R : éjimi'r, ^Jl (Zénaga), agneau. 

Z M R — zmar, jUj (Harakta), izemmar, J^y , subst. m. (Chaouia), 
maladie. 

Z M R. — ezmer, ^j\, aor. izmer, ^j- (Béni Menacer, Touat, Rif- 
Djerid), aor. izrnir, ^^y (Zouaoua, Chaouia, Bougie, Touat 
Timisakht), VP f. zemmer, ^j (Chaouia), pouvoir, 
izemmar, jUj-, subst. m. (Chaouia), theznierth, ^^y, subst. f. 
(Zouaoua), force, pouvoir. 

,. izmer, ^/>y ; azmir, j^^jl (Zouaoua), puissant. 

1" J M R : ejmer, ^^Jl, aor. ijmer, ^y_ (Zénaga), pouvoir. 

ÎN — azen, jj\, aor. iouzen,^jy (Béni Menacer), emmener. 



260 r.LnSSATRE N" 2 

Z OU — thz/oua, \j>y, suhst. f. (Béni Menacer), plat, assiette. 
Z OU — azaou, jljl, subst. m. (Ghdamès), poil, cheveu. 

2' Z B : azbi, (ijl, pi. ouzban, ^\jj^, subst. m. (Zénag'a), poil, 
cheveu. 
Z OU R' — azouggouor\ pl^^^jl, azouggai'' , '^}j\ (Zouaoua), 
7'ourje. 
zouggouar\ ^l_jSjj (Zouaoua), rougir; l^'' f. sezouer , 'çjy^\ 

I-YIIP f. sizouir', Ajjj— (Zouaoua), rougir, 
thahouzouggouar" t h , U^ljT^j^^, sul)st. f. (Zouaoua), rougeole, 
azeggâbour, j^^-kT)!, pi. izeggâhar, j^'j., subst. m. (Zouaoua), 
rouge-gorge . 
Z OU F — zouf. i_sjj, IV-X"^ f. Isezoxifou., ^i^-j (Zouaoua), so\if- 
fler (en parlant du vent), 
azoufou, _j93jl, subst. m. (Zouaoua), souffle. 
2" J OU : ajaou, ^Ijl, pi. ajaouan, ^^^^j^, subst. m. (Zénaga) 
souffle . 
Z OU L — azaouali, J^ljl (Harakta), malheureux. 

imetsezoual, Jjj^ (Zouaoua), subst. m., scahieuse. 
Z I — zai, t/lj (Bougie), ezai, <^ljl, aor. iezai, (j\y, v. d'état 
IV" f. tsazai, ijly (Zouaoua), êfi^e lourd — azaian, jjUj' 
pi. izaianen, J\i\'j (Zouaoua), lourd, 
thazith, il^i'j, subst. f. (Zouaoua), pesanteur. 
Z I — zi, (jj (Béni Menacer), avec. 

ezzei, (jj\, subst. m. (Zénaga), alliance. 



GLOSSAIRE N» 2 261 

ozzi, t/jl, V'' f. thczzi, ij'J (Zouaovia), tourner autour. 
Z I B — zilh, ^j (Zouaoua), être fendu. 

J J 

.T B — jeba, \)j (Zouaoua), apparaître, se lever (en parlant du 
soleil). 

T DJ G — ajedjig, iiÇ>-j', pi. ijedjigen, ^^Ç*.^_, sul)st. m. (Zoua- 
oua), fleur, 
joudjeg, i^S^^j (Zouaoua), fleurir. 

2° DJ DJ : djoudjeg, vlC-^^-, VHP f. djoudjoug, JS^_^ 
(Zouaoua), fleurir. 

J H' M N — ajalimoum, ,»_j?.jl, pi. ijali'mam, ^Ly^ji, subst. m. 
(Zouaoua), merle. 

J H' N DH — ajalinidh, ja^>-jl, suhst. m., pi. ijah'nadh, j^^^y, 
(Zouaoua), queue. 

T B. — oujar Jjj (ïouat), plus. 

2° DJ R : oudjar, jUj (Mzab), plus. 

J J Pt — ijoujar, Jjjy, subst. m. (Zouaoua), rougeur d' érgthèrne . 

J F F — jefjf, ^j, pi. jeffen^ ^,J, subît, m. (Zénaga), queue. 

J Ct — ajig^ '^Hj\ subst. m. (Zénaga), porc. 

I G CH — jigech, ^jSj, subst. m. (Zénaga), marche. 

J G G L — ajgagal, j)SC5jl, subst. m. (Zouaoua), treille. 

J L B — jeleh, ^Jj, aor. ijeleb, uJjj, IV-IX^ f, tsajelih, ^_JJ: 

ÇLo\xdiO\xdi), se jeter^ sauter. 

15. 



262 GLOSSAIRE N" 2 

ajeleb, ^)jl, suhst. m. (Zouaoua), saut. 

2^ J K' L B : jek'deb, ^J, lY-IX" f. tsejek'lib, ^.isjl (Zoua- 
oua), sautpr. 
ajelvleb, wisj', suljst. m. (Zouaoua), saut. 
J L L — ajlal, Sij\ subst. m. (Béni Menacer), queue. 
J M — tajeinmi, ^^y, subst. m. (Mzab), buisson. 
J N J B. — ijinjer, jj^y^-, subst, m. (Zénaga), mouche — ijinjer n 
tamouuit, C^^^n ^ jyy. (Zénaga), mouche à miel — téjinjrrt, 
■Ijjyy, subst. f. {ZénR<^d), moucheron. 
J N K D' — ajinkad", J53jl, pi. jounkad'en, jifeTiJ, subst. m. 
(Zénaga), gazelle. 
2^ Z N K DH — azenkodli, ^j\, subst. m. (Chelh'a), gazelle. 

S — s, ^, prép., avec, de, à cause, far (Zouaoua; Mzab, Touat, 
Djebel Nefousa, Harakta, Béni Menacer, Bot'ioua du Yieil- 
Arzeu, Chaouia, Béni Iznacen, Djerba, K'çour, Chelh'a, 
Djerid, Rif) — à. en (K'çour, Zouaoua, Toual) — devient 
:; devant une dentale — vers (Zouaoua) — /5, ^j^ (Bougie), 
avec, 
asami, ^j\^\ (Béni Menacer), jusquà ce que. 
1° CH : ch, ij' (Zénaga), avec, à cause de. 

S - fw,(_rl, aor. ious ed, ^o^j> (Zouaoua, Doubdou, Béni Menacer, 
Haraoua, Djerba, Djebel Nefousa, Chaouia, Djerid, Ha- 



GLOSSAIRE N" 2 2G3 

rakta, Ghdamès, Béni Iznacen, KV-our); aor., iousou, ^y 
(Djebel Nefousa) ; aor. iousa d, j L-j) (Bougie); aor. iousid, 
j i^j» (Harakta, Chaouia, Rit); V f. tas, ^^ (Mzab, Djerba, 
Cbaouia, Djebel Nefousa, Béni Menacer, Harakta), l'cnir. 
lliisin, ijwj, subst. f. (Zouaoua), venue. 
2" CH : ecli d, j ^1, aor. icite d, j ^j^i (Zénaga), venir. 
S — ass, ^\^ pi. 07issan, (jUj, subst. m. (Zouaoua, Béni Menacer, 
Béni Iznacen, Mzab^ K'çour, Bougie, Harakta, Bel H'alima, 
Ouarsenis, Djerid, Djebel Nefousa, Rif), jow — as, ^\^ 
subst. m. (Gourara), jour — assa, L-l, aujourd'hui — as, 
ijJ\ (Béni Menacer), lorsque. 
> — asi, j^l, aor. iousi, ^y, subj. iasi (Touat, Taroudant, Gou- 
rara), prendre — (Chelli'a, Rif), porter. 
S — s, ^, pi. sen, ^, pi. f., sent, il*:^., pron. pers., 3^ pers., 
compl. d'un nom, d'une prép., compl. indir. d'un verbe. 
Cf. Manuel de langue kabyle, § 11 (Zouaoua, Harakta, Béni 
Menacer, CHaouia, Chelh'a, Djerba, Bel H'alima, Doubdou, 
Ghdamès, Ouarsenis, Taroudant, Haraoua, Piif, Béni Izna- 
cen, Gourara, Touat, Bougie, Djerid), lui, à lui, à elle, à 
eux, à elles. 
2° CH : ch, u-, P^- chen, ^i,, f. c/ienl, ûJLi< (Zénaga), lui, à 
lui, à elle, à eux, à elles. 
_^SBL— sebboul, Jy^, IV-VIIP f. tsebbouil, Jj^^ (Zouaoua), 
•■ interroger — Cf. arabe, JU. 



264 GLOSSAIRE N" 2 

S — isi, i^hj, subst. m. (Ghdamès)_, bœuf. 

2° CH : tcchiy ^iJ, subst. f. (Zénaga), vache. 
SB — souO, y_j— , IV^ f. tsesoub, i_)_j,*J (Zouaoua), descendre. 
S TH Pi — soufher, J^ (Bougie, Zouaoua), demander, 
asouther, j^^, subst, m. (Zouaoua), demande, 
amsoui/ier, jj—*', pi. hnsontheren, ijjjt^, subst. m. (Zoua- 
oua), mendiant. 
S T F — Ce tbème n'existe que dans les dialectes touaregs de 
Gbat et des Kel Ouï, ispttaf, noir. 
2" Z DH F : zedlidhof, <^j, aor. izedhdliof, ^j (Djerba), 

devenir noir — V'' f. zezdhof, «-aJL^jj (Djerba), noircir, 
tazodhf, «-f^y, subst. f. (Djerba), noirceur^ couleur noire, 
zodh/i, j^f^j, subst. m. (Djerba), noirceur, couleur noire. 
3° Z T' F : zeCCaf, ^\^j (Djebel Nefousa), noir, nègre. 
S D N — soudoun, ijjj^- (Béni Menacer), baiser.- 
S R — sar, jL-, aor. isar, jLj (Cbelb'a), faire devenir. 
S R — ser, _^, V" f. iser, j^, aor. //.svr, j^ (Bougie), envelopper' 
S R — seri, (jj^ (Chaouia), tirer. 
S R TCH S — sertckas, i^Uj— , aor. isrrtchas, ^\:^j^ (Mzab), 

tromper (se construit avec la prép. ref, «^j. 
S R D' N — asercVoun, Ô3^-r-') pl- i^crcVan, jjljj-^j, subst. m 
(Zouaoua), mulet — t/iaserd'ount, CvîjJ^wj, suljst. f. ;Zoua 
oua), 777ule. 
S R. R — serir, jj-..., aor. iserir, jj^-^i (Touat ), déchirer. 



GLOSSAIRE N« 2 263 

'2° CH R : cher, ^, III'' f. loucher, j^y (Zénaga), dcchiver. 
3» CH R G : chercg, c5^ (Bougie), déchirer. 
S R F — thesrafth, ^l^ly^»J, hesrafth, vl*9l_^*, subst. f. (Chaouia), 

carerup, antre, grotte. 
S S — osas, ^Ll, aor. iasas, ^^Lj (Mzab), prendre à V écart 
(peut-être à rapprocher de asl, ^^-1, essou, ^^\, aor. issou, 
_^_ (Toual), étendre). 
S S M — sousem, _-_^ (Bougie, Zouaoua), se taire; IV-IX*^ f. tsou- 
soinn, |»j-4._j*J (Zouaoua). 
asousa7n, j»L,_j-,l, pi. isousimen, ^^^..^^s^, subst. m. (Zouaoua), 

silencieux, 
thasousmi, jy_^j, subsl. f. (Zouaoua), silence. 
S DH — soudh, J^y^i aor. isoud/i ed, j ,j^_^*^. (Bougie), souffler 

violemment. 
S T' li — seCt'el, Jli-. (Bougie, Zouaoua), raser. 

tsedhila, Xa*J, subst. f. (Zouaoua), action de raser. 
amsetCel, JJa*«.*l, subst. m. Zouaoua), barbier. 
SB.' — asser , lJ, subst. m. (Djebel Nefousa), piiita. 
S R.' — isrl, (^^, pi. isr'an, (jliu«j, subst. m. (Zouaoua), percnop- 

tère. 
S R' Pt — asr'ar, jli-.l, pi. israren, ôj'j^' subst. m. (Zouaoua, 
Mzab, Bougie), pi. ser'iran,Jij^ (Ghdamès);rtser'row, j^l, 
subst. m. (Harakta, Doubdou), bois. 



266 GLOSSAIRE X" 2 

2° CH CH R. : achchcn'en,jj{L\, ieJiehoren, iJjlJLj, charen, ^jU., 
subst. m., pi. (Zénaga), bois. 

S R' OU — serou, jku,, aor. ise7''ou, yi^_ (Djerba), a-ppeler. 

S F — asif, t_a*-,l (Zouaoua, Djebel Nefousa, Chelli'a, Taroudant, 
Bougie), souf, o^- (Mzab, Cliaouia), asef, t_a^l (Dje])el Ne- 
fousa), pi. isaffen, ^sUo, subst. m. (Zouaoua), fleuve, rivière. 

SFR. — asferi, iSj^^, pl- i^feriin, J/^f*vJ, subst. m. (Bougie), 

S F K — sefk, ^^, aor. /se/7.', ^^Ia^j (Zouaoua). // faut. 

S K' M — sek'k'em, Ji^, aor. isek'k'em., Ju>.>_, V" f. tsek'k'em, 

iu-j", aor. itsek^k'er//, Ju-î. (Djebel Nefousa), pouvoir. 
S K — iskoun, Oi^.' subst. m. pl. (Zénaga), /bm. 
S K — askiou, _jJCI, adj. et subst. (Béni Menacer), asckiou, ^S^\ 
(Ouar.senis), noir, nègre. 
2" TCH I : atchiou, ^^\ (Djerba), 7ioir, nègre. 
S K — teska, (SiLô, pl. leskan, (j^Jî, subst. f. (Zénaga), corne. 
2° CH CH : acJtcJiaou, ^U^l, subst. m.^ pl. ichchaouen, ^j^l-lj 
(Mzab), pl. ouachchioun, ^j_^*i:l^(Harakla, Béni Menacer), pl. 
ouachchoun, ^^\^ (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), corne. 
3° CH : irh, ^^j, subst. m. (Zouaoua, Bougie), pl. ochioim, ij_ft-^l, 
coj'7ie. 
S K D' — siked\ jSZ^, aor. isakecV , iTLj, VHP f. sikirV, JuC 
(Zouaoua), regarder. 
asiked\ JSZ,\, subst. m. (Zouaoua), regard. ' 






GLOSSAIRE N" 2 267 

skid'' , jSZm (Boug-ie), voir. 
SKR — askar, j^\, pi. askaren, ÔJ^-»'? s'ibst. m. (Chelh'a), 
griffe, ongle. 
2« CH CH R : achchar, jUI (Mzab, Djebel Nefousa, Béni 
Menacer, Chaouia, Bougie), ichcher, _p.tj, subst. m. (Zoua- 
oua), pi. ichcharen, ÔJ^. (Zouaoua, Mzab, Djebel Nefousa), 
achcharen, ^J~^\ (Béni Menacer, Chaouia, Bougie), ongle, 
griffe. 
SKR — thasekourth, >1jj^^",, subst. f., pi. thiskourin, jjj_jC-j, 

(Zouaoua), perdrix. 
S K Pi — esker, jZy\, a. isker, Jk^i (Bougie, Zénaga), VI" f. sek- 
ker, ^L> (Zénaga), faire, établir, se mettre à (Djebel Ne- 
fousa) , pouvoir, 
esker, subst. m., _^l (Zénaga), action, fabrication. 
2» S X R : syer, JZ., aor. isyer, JZ^^ (Chelh'a), faire. 
3° X R : yer, ^^ aor. iyer, j5^ (Chelh'a), faire. 
SKR — sekker, ^^, aor. isekker (Zénaga"', dévorer. 
S K N — seken, rS^^, YII"^ f. m'kan, J^^ (Zouaoua), montrer. 
S K N — asekniou, j^5!ll, subst. m. (Zouaoua), carotte. 
S G — essoug, ^^\ (Zénaga), désirer, vouloir. 
. S G — seg, clC (Zouaoua, Djerba, Mzab, Béni Menacer, Touat, 
Taroudant), de, ci cause de, d'entre — (Djerba, Touat: Te- 
mentit), loi^sque — sgi , jC (Touat : Timisakht), lorsque. 
La particule seg entre dans la composition des mots sui- 



! 



268 GLOSSAIRE N" 2 

vants : segmi, ^^SL (Zoiiaona) — agelh^ jC (Touat : Tiat- 
taf), lorsque — segami, (JC^ (Béni Menacer), tant que. 
sougg, i5^««, aor. isougga, Ifj^' (Djebel Nefousa), être au-des- 
sus de, préférable à. 
2° S I : si, ^- (Mzab, Djebel Nefousa, Béni Menacer, Harakta, 
Cliaouia), d'entre, de, par — (Haraoua), dans — (Djebel 
Nefousa), lorsque, 
aisi, ^,.)l (Djebel Nefousa), parce que — silla, Xu. (Mzab), 

puisque, 
esi, ^J (Chaouia), d'entre. 
SGS — aseggouas, ,_;-ljd (Zouaoua) ; asouggouas , ^ljS^*.l 
(Béni Menacer), asouggas, ^^^J^ (Mzab, Chaouia, Chelh'a), 
aseggas, ,^|$l,l (Bougie) ; souggas, ^jX^^ (Djebel Nefousa), 
subst. m., an, année. 
2" CH B CH : achehbech, ,J^\, subst. m. (Zénag-a), année. 
S G L F — seglef, ^)^, Vil" f. seglaf, ^ySL (Zouaoua, Bougie), 
aboger. 
aseglef, t_fti5l,l, sul)st. m. (Zouaoua, Bougie), ahoîment. 
S G M — segem, SL, aor. isegma, U5C»j (Zouaoua), pousser, 

croître (en parlant des plantes). 
S L — sel, aor. isela, X«j (Zouaoua, Rif: Temsaman); X" f. seli, 
J.W (Zouaoua), entendre, 
thitneslioutli, tj^^w:, subst. f. (Zouaoua), ou'ie, audition. 
S L — tasilt, JJL*J, subst. f. (Harakta), marmite. 



GLOSSAIRE N" 2 230 

S L B DH CH — selbedhoudi, ^^:^ (Zouaoua), chanter (en 
parlant des oiseaux). 
aselbed/iouch, Jt-^^JL!, subst. m. (Zouaoua), chant d'oiseau, 
> ramage. 

S L — isl/', J.«j, subst. m. (Zouaoua), pi. islan, ,jM*»j, fiancé — 
thisl/th , ilJu-j, pi. thisiath'nu Cr'^-J, subst. f. (Zouaoua), 
fiancée. 
SLM — a^/ew, IJ, pi. we/w(7?i, ^JlW, subst. m. (Zouaoua), 

'poisson. 
S M — fl.ç<?>», ^J, aor, iousem, ^jj, IV" f. tsasem, _-l" (Zouaoua), 
être jaloux, 
thismim, CrJ^, subst. f. (Zouaoua), ja/ous/e. 
S M R — soummar, jU_^, subst. m. (Zouaoua), versant exposé au 

soleil. 
S M DH — asemmedii, jic-l, subst. m. (Zouaoua), froid, fraî- 
cheur, 
asemmidh, jâ^', subst. m. (Bougie), vent, 
thasmoudhi, 'a^ , subst. f. (Zouaoua), froid, fraîcheur, 
asemmadh, jj^'r-', pi. isemmidhen, 1^-3^. (Zouaoua), froid 
— semmedh, ; c- (Zouaoua), v. d'élat, être froid — I""^ f. 
sisemmedh, jis*^ (Zouaoua); VI-YIIP f. sisemmidh. ja^c**-* 
(Zouaoua), refroidir, 
asisemmedh, jac-**"', subst. m. (Zouaoua), refroidissement. 



270 GLOSSAIRE N» 2 

2" CH M D : cJiem7noud, j^c-, aor. icJiemmoud, j_jc^. (Zénaga), 
être froid. 

3° CH M D' : cJtemmoiid' ._ j_jr-, subst. m. (Zénaga). 7ieige. 

4° CH M D.T : techmoudji, ^s^yr^, subst. f. (Zénaga), vent. 
S M G — ismeg, dS^-^. (Chelh'a), noir, nègre. 

'20 S M J : isinij, j_c-*i (Djerid), noir. 

3° .T M J : ijmej , yy^ (Touat : Tementit), noir, nègre. 

4" M CH CH : imonchc/ian, ^jLi._^c (Chelh'a), noir. 
S M M — semmoum, ^jC (Zouaoua), être aigre, I'''^ f. sise7nmem, 
^c-^, I-MH'^ f. sisemmoum, (ij-c***" (Zouaoua), aigrir. 

asemmarn, jIc' (Bougie, Zouaoua, Ouargla), aigre. 

semmoum, (»j-c^, subst. m. (Bougie), aigreur. 

tliesemmem, sH, subst. f. (Zouaoua), aigreur. 

^'^ S M N : asemriwun, ûj^'^ subst. m. (Zouaoua), oseille. 
S M M — somm,^^, v. neut., aor. 2V/som?»a, UM*j(Zénaga), dormir. 

asommi, (_j.*«l, sul)st. m. (Zénaga), sommeil. 
S N — sen, y.^, essen, rj^\, aor. issin, ^j^^ (Zouaoua, Ouarsenis, 
Mzab^ Zénaga, Bougie, Taroudant, Béni Menacer, K'çour, 
Djerid, Ghdamès, Haraoua, Touat, Chelh'a, Djerba,Chaouia), 
essan, ^jUl (Djebel Nefousa), V" f. tissen, j.^ (Zénaga), sa- 
voir — V° f. irrég., sin, ^, aor. issen. ^j^__ (Zénaga, Touat), 
faire savoir. 

ousoun, ôi-j» subst. m. (Djebel Nefousa), thamousni, ^^, 
subst. f. (Zouaoua), science. 



GLOSSA'KE ?■,"" 2 271 

amous7ii, ^^^\,si\hsi. m. {Zouaoua.), savant. 

2' S K N : sekin, ijfL (Béni Menacer), savoir. 
S N — SPH, ij^ (Mzab, Djerha, Béni Menacer, Chaouia, Harakta, 
Touat), sin, ^ (Zoiiaoua^, Djebel Nefousa, Bougie, Clielh'a, 
Haraoua), snin, jj^JL, (Harakta), f. sent, C.'-^ (Béni Me- 
nacer), senath, iIj'J^ (Zouaoua^ Bougie), deux. 

2° CH N : c/dnan, ^jLl,, f. c/ienat, cjLi, (Zénaga), deux. 
S N N — asennan, jjU-,1, pi. isennanen, ^|;U*^_, subst. m. (Zoua- 
oua, Béni Menacer), épine. 

isinen, ,j^, subst. m. pi. (Mzab, Djebel Nefousa), dents canines. 

2° CH N N : chinan, O^-^- P'- chinanen, J'c^ , subst. m. 
(Zénaga), aiguillon, épine. 
S OU — souou, ^, aor. issou, _j^ (Béni Menacer, Bougie), aor. 
isoua, \j*^^ (Zouaoua, Harakta, Chaouia, Chelh'a), aor. 
isouou, ^i (Touat), aor. isoid, ^s^, (Ouarsenis, Haraoua), 
V" f. thés, -^ (Zouaoua), VI" f. sess, ,^,m^ (Zénaga, Djerid), 
IX^f. thessa, Lo (Zénaga), f)oire — P^ f. irrég. ses, ^j,^ (Zoua- 
oua), sous, ^y^, aor. isousi, ^^-_j--j (Bougie), essaou, jLI, aor. 
issaou, ^Lj (Béni Menacer), souaï, (j\_^, V-pe f. tkesoual, 
(j\y^ (Zouaoua), arroser, faire boire, abreuver. 

fhissit/i, >L-^, subst. f. (Zouaoua), boisson. 

tkisoui, (S^, subst. f. (Béni Menacer), action de boire. 

2° CH B : ichba, Li^, Y' f. trheba, UjLJ (Zénaga), boire. 
S H M — shernm, ^f^ (Béni Menacer), être méchant. 



GLOSSAIRE X» 2 



S OU N — asiouan, ijl_^--l, pi. isiouanen, O'I^;*^, subst. m. 
(Zouaoua^, milan. 
. thiouanl, C^\^, subst. f. (Béni Menacer), milan. 



CH ^r' 

CH — eich, j_^J, ?V/?, jjij, ^, eiched', JuIjI (Zénaga), que. 
c/ioch, jjl^, cliochad' ':^^J^ {Zénaga.)., j lis que. 

CH B DH — ichebbou dhen, j:.s\i.j,}_, subst, m. pi. (Zouaoua), 
crêpes. 

CH T — oehetfai, (/Uil (Mzab], g)'as. 

CH D — choud, j_ji,, n^ f. mchoud, i^^ (Zénaga), se séparer. 

CH R — cher, j^ (Zénaga), avec. 

CH R — r/^/'r, ^^o (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), mépriser. 

thimrc/irai, (/l^ci, subst. f. Bot'ioua du Yieil-Arzeu), mépris. 

CH RM — écherm, (»_r-^l, subst. m. i Zénaga), image, forme. 

CH CH — echch, u-S subst. m., pi- echcken, ^\ (Zénaga) ,o/seou 
de proie. 

CH T' H' — amecht'oh\ J^"-^^ etamecht'et'o/i', J^^' >-'\ (Zouaoua), 
petit. 

CH F — échelle f, t^ai»! (Djebel Nefousa), se jeter sur. 

CH F R. — chofrith, i1«j_^.i. subst. f. (Zénaga), herbe. 

CH K — chek, Chu, aor. ichek, ^lilj (Zénaga, Béni Menacer), 
peindre, représenter — aor. ichekJw, ISjLj (Zénaga), s'ima- 
giner, penser — V^ f. techk, CiZ, aor iterhka, l$Jlâ. (Zénaga)^ 



GLOSSAIRE N» 2 273 

êt7'e cru — enchekk, éljUl, aor. Inchekka, l$Jia, (Zénaga), 

s'imaginer, 
ichk, ïlLlj (Zénaga), semblable. 
2" CH CH : echc/i, ^\, aor. ichcha, Uj (Taroudant), croire, 

s'imaginer. 
CH K D — achked, j5o,I, aor. iachked et iachkid, j5oj (Chelh'a), 

vouloir, venir. 
CH G — cheg^ é53,, aor. iac/igi, jCij (Taroudant^, se mettre à. 
CH M TH — V" f. techmout/i, «1)_^" Zénaga), se baigner. 
CH M G : echmeg, cl5^', aor. ichmeg, \SSsri (Zénaga), élever. 
CH N CH R — chinclicr, j--ùL, aor. ichincher, _,,Ou1j (Zénaga), 

enlever. 

DH J> 

DH — idh, j*j_, subst. m. (Zouaoua, Zénaga, Béni Menacer, Harak- 

ta, Bel H'alima), pi. oudhan, jli>j (Zouaoua), nuit (Cf. H DH). 
2" D : id, a., subst. m. (Doubdou), nuit. 
3° D DJ : dadj ad, jI ^Ij (Mzab), cette nuit — dadj an, jl r-'j 

(Ghdamès), ce soir — dadj, ^b (Glidamès), lorsque. 
4° F D : ifad, jUj, subst. m. (Glidamès), 7iuit — ifad ou touaji 

iSj^J} J^l (Ghdamès), cette nuit. 
DH Pt — dhrou, ^j^, aor. idhra, \j^, VI^ f. dhcrrou, j^ ^Zoua- 

oua), arriver, avoir lieu, être fait, 
dherrou, j^^, subst. m. (Zouaoua), aventure, événement. 



274 GLOSSAIRE X» 2 

dherr, jCa (Chelh'a), tomber. 
DH R — adliar, JcA (Zouaoua, Bot'ioua du Yieil-Arzeu, Chelh'a, 
Piifj; dhar, jb (Mzab, Béni Menacer, Harakta, Chaouia, 
Haraouaj, pi. idharen, ÛJ^.- si-iJ^sit. m., pied, jambe. 
2° D' R : d'ar, jli, subst. m. (Zénag-a), -pied. 
3'^ D R : daran, ijIj'j, subst. m. pi. (Zénaga), pieds. 
DH Z — edhzi. (Sj-^'^, ^or. ied/izi, <jj^ (Chelh'a), blâmer. 

2^ Z T' : tazzil', Ja^y. subst. f, (Chelh'a)^, blâme, reproches. 
DH S — edhs, adhs, ^^i^l, aor. iedhsa, LJaj (Zouaoua, ZénagaJ 
Harakta), aor. iedhsou, _^*J^_ (Béni Menacer;, Harakta)^ aor. 
ioudhsa, \..^y (Zénaga)^ rire, 
thesadhsouls, Jj_j*^.^'. subst. f. (Zouaoua), dents. 
2° T S : I"- f. ets, ^\, aor. il sa, Ui, IV f. tsats, ^U, aor, 
itsatsa, Lj'w (Bougie)^ r??'e. 
DH DH — toudhdkain, ^^y, subsl. f. {Zénaga), .intelligence , 

capacité. 
DH DH — dhad/t, u^b, subst. m., pi. idkoudhan, ^^^_ (Rif)) 
doigt. 
2° DH D' : adhad\ ibl, pi. idhoud'an, ^jli_^_, subst. m. (Zoua- 
oua), doigt. 
DH K' R' — tadhk'ar'al, vlù^Uù^J, subst. f. (Rif), furet. 
DH L — dkel, JJ^ (Zouaoua), aor. idhhi , X^_, frotter. 
DH OU — adhou, y.=\, subst. m. i^Zouaoua), up/*/, ajr^ souffle. 
2" D' OU : ad'ou, jjl, subst. m. (Béni Menacer), rcn^. 



GLOSSAIRE N» 2 270 

DH N — adhen, '^J^\, aor. ioudhen, 'J^y^ (Mzab;, Zouaoua, Chel- 
h'a, Djerba), IV" f. tsadhen, ^l' (Zouaoua)^ être malade. 

amodhin, Ct-**' (Chaouia), amoudkin, ijÇ^^\, subst. m., pi. 
imoudhan, J'Cay: (Zouaoua), malade. 

2° T' N : at'an, ^[]s[, subst. m. (Zouaoua, Mzab, Djerba), at'- 
fan, (jlJsl (Djebel Nefousa), maladie — ■I'''^ f. sat'en. ^1»L., 
aor. isat'en, ^Uj (Bougie), rendre malade — is'aten ima- 
nis, ^jj^ (|r^^. (Bougie), il fit le malade. 

3° D N : aden, jj!, aor. iouden, ^^y (Touat), être malade. 

4° D' N : mad'oun, ^^Ji. (Harakta), malade. 

T' 1 

r' J — iCij, ylii^, subst. m. (Zouaoua), soleil. 

2° T'DJ : iridj, ^., subst. m. (Bougie), soleil. 
r S — efCes, ^jJs^, aor. iCCes, j^^_ (Béni Menacer, Ouarsenis, 
Harfioua, Touat), dormir. 
2° DH S : idhes, ^JJ^^, subst. m. (Béni Menacer, Ouarsenis, 
Taroudant), sommeil. 
T' S — at'as ,^IUI, (Zouaoua, Bougie), beaucoup. 
2° T' : ai t'a, UajJ (Ouarsenis), beaucoup. 
3" DJ : ouadja, Ulj (Zénaga), beaucoup. 
r F — et'fef, i_ftLI, aor. it't'ef, ^_alsj (Zouaoua, Bot'iouadu Vieil- 
Arzeu, Béni Menacer, K'çour, Bel H'alima, Bougie, Touat, 
Djerid, Rif), aor. it'faf. ^J=h. (Gbaouia), IV-VIP f. tsat'raf. 



276 GLOSSAIRE N» 2 

esUsU (Zouaoua)^ V^ f. teft'af(Mzah), prendre, saisir^ chasser. 

iCCaf, tjUii (Djebel Nefousa) ,out'ouf, i_?^^j, subst. m. (Djebel 

Nefousa), thouCCefa, ^y, subst. f, (Zouaoua), capture, 

prise, chasse. 

A B T' — dbboiif, -t>_^, subst. m. (Bougie)^ thàbbouC , ^y^, 
subst. f., pi. thidbboudhin, (j^y^ (Zouaoua) _, ventre. 

A D S — tâdes, ^ji*j, subst. f. (Zénaga), moucheron. 

A D S — adddis, j^^.Jusl^ subst. m., pi. idddas, ,_r'-^i (Béni Mena- 
cer, Rif, Chaouia), pi. idddisen, jr*«JJUj_ (Bougie), ventre. 
2° A D S : addiSf cri-*'' subst. m. (Touat: Timisakht)^ taddis, 
^jL", subst. f. (Touat : Tiattaf), ventre. 

A R R. — drour, j^^, subst. m. (Bougie), pi. idrouren, ijj^j** 
(Zouaoua); dos. 

A G DH — dggedh Jj5^, IV-YIIP f. tsdggidh, j»^ l' Zouaoua). 
appeler (probablement de la racine arabe JsW, aor. Ja^J. 

A L CH — adllouch, (jî-y^l, subst. m. (Doubdou), dllouch, ^^ 
(Béni Menacer), agneau, mouton. 



R' 



L 



R' — ar, 'f\ aor. iour\ p^j* (Zouaoua), se faire à — aor. ir'ou, jjn 
(Mzab), faire — aor. (Oui\ '^y (Bel Il'alima, Doubdou), aorjf 



GLOSSAIRE iN" 2 277 

iouro, Icji (Chaoïiia, Béni Menacer), prendre, s'emparer de 

— aor. ira, Uj (Chelh'a), être sur le point de. 

R' — ar'i, ^1, sabst. m. (Béni Menacer), lait ; ir'i, Jij_ (Zouaoua), 

lait aigre. 

2° J : iji (jy, subst. m. (Zénaga), lait. 

R' — ?■', i, prép, (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), contre, sur — (Béni 

Menacer, Chelh'a, Haraoua), vers — (Béni Menacer, Touat, 

Djerid, Chelh'a, Taroudant), dans — (Gourara), chez, à — ?■'«, 

U (Zouaoua, Chaouia, Mzab), pour que — r'a, U (Chaouia), 

r\id, jlc (Chelh'a), rou, ^ (Béni Menacer), ce que — ir\ i,_ 

(Chelh'a), lorsque. 

r\ 'c, suffixe de la première personne (Zouaoua, Chaouia, 

Touat, K'çour). 

2° KH : /t'A, ^ (Bot'ioua du Vieil-Arzeu, K'çour), contre, sur. 

3" X : ■/, r (Chelh'a), dans. 

R' D — r'ad, jU, aor. ir'ad, jli (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), tromper. 

R' D — ir'id', Xju, pi. iricVan, jIjij, subst. m. (Zouaoua, Béni 

Menacer), chevreau, faon. 

2" R' D : irHd, juij, subst. m. (Béni Menacer), chevreau, faon. 

3° R' T : ihrat, Jjli;, subst. f. (Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Béni 

Menacer), clùvre. 

4" R' T' : ihraf, JsUJ, pi. thirei't'en, ,ji»*j\ subst. f. (Zouaoua, 

Bougie), chèvre. 

5" T T' : tat\ JaJ, subst. f. (Bougie), chèvre. 

16 



278 GLOSSAIRE N" 2 

P».' R. — rm\ jU, nor. /rV/?-, jlju (Zouaoua, Bougie, Béni Menacer), 
aor. ifer, _^_ (Taroudanf), aor. ir'ra, l_^_(Clielh'a). appeler. 
2" K' R : k'nr, jls, aor. l'k^ar, JJu (Zouaoua), YP f. ek'lxar, 
j^il, aor. ik'k'ar,Jju (Harakta, Mzab), dire — (Touat), crier, 
chanter. 
VC R — r'er, J^ (Djerba, Mzab, Béni Menacer, Béni Iznacen, 
Djebel Xefousa, K'çour, Cliaouia, Bel H'alima, Touat : 
Tiatlaf),c//e; — (Zouaoua, Harakta), vers —(Bougie, Zouaoua), | 
dain — r'our,j_^ (Zouaoua, Bougie, Doubdou, Ghdamès\ ' 
chez, dans, vers. 
2° R' L : relda, Ijdi (K'çour), jusqu'ici. 
3" Pi : e)', J ^Zénaga), chez. 
Pt' R D' — ar'erd'a, \'^J^\, pi. ir'erd'ain, j^JJ^., subst. m. (Zoua- 
oua, Béni Menacer), )'til. 
2° K R D : arerda, lj>l, subst. m. (Harakta), rat. 
R' R D' L — rard'al, Jj,/^ (Bougie), se débattre. 
R' R D' M ■ — thir'ird'ernth, ^ijù>l, subst. f., pi. thir'ird'emiouin,< 
j^_j.^jjou' (Zouaoua), scorpion. 
2° R' R D M : thrardemt, JU.jjlio, subst. f. (Béni Menacer), 
tr'ardemt, ^Iw^jUj (Mzab, Djebel Nefousa), tirerdemt, 
il^j_;JJ (Taroudant), scorpion. 
R' R S — ar'aras, ^\J^\, subst. ni. (Cbelh'a), chemin. 
R' 11 S — r'ers, ^J^, aor. Irers, (j-^. (Mzab, Béni Menacer, Rif,l 



à 



GLOSSAIRE N° 2 279 

Haralda, K'çour, Doubdou, Ghdamès), rgorger, tuer, im- 
moler, 
ter'arist, J-^jjliJ. subst. f. (Béni Menacer), victime. 
2° R CH : arech, Jtjl, aor. iourech, J'jy^, V« f. tarech, ^jJ 

(Zénag'a), égorger, tuer, immoler, 
tirchë, \^j, subst. f. (Zénaga), victime. 
R' Pi DH — thir'erdhin, ^^Ç^Jù, subst, f., pi. (Zouaoua), épaules. 
2° R' R. T' : thar^erout'., ^^j^. subst. f. (Zouaoua), épaule. 
3" R' R D : ar'eroud, jj^^I, pi. irarden, ^^J^_, subst. m. (Béni 
Menacer);, épaule. 
R' R M — areroum, f^J^\., subst. m. (Zouaoua, Béni Menacer, 

Harakta, Doubdou), pain. 
R' RM — ar^erem, aJ^\, subst. m., pi. ir'ermaouen, 03^_;*i 

(Mzab), ville. 
W 1 — r'ez, :>, YP f. k'az, j\à (Zouaoua), creuser, IV-VIRa f. 
tser'ezziz, -j-JC (Zouaoua), ronger, 
tharouzi, <jjy»j, subst. f. (Zouaoua), action de creuser. 
R' Z R — irzer, jyu, pi. ir'ezran, j'j^,, subst. m. (Zcuaoua), 
torrent — (Béni Menacer, Mzaby, rivière, fleuve. 
thirzarth, ilfjyC, subst. f. (Zouaoua), ravin. 
R' Z R — ir'ezran, ijjyti, subst. m., pi. (Chaouia), chiens. 
R.' Z F — r'zif, ^^ (Chelli'a, Zouaoua), être long. 

ar'ezfan, ij^i^\, pi. ir'ezfanen, J^y^i (Zouaoua), long. 
Oo j^' ]j' Y : ar'ed'fan, 0^-^'j P'- ir'ed' fanen (Zouaoua), long. 



280 GLOSSAIRE N" 2 

R' S — ir'ef;, ,^ki_, pi. irsan, jJLJu. subst. m. (Zouaoua), os. 
Uir'essa, UiJ, subst. f. (Chelb'a), les os, le sfpielette. 
2" KH S : ik}ie>^, i^^.' p'- '/«■/'•''«", ù^-^- su])st. m. (Chaouia), 
os. 
R' S — r'iss, ^h (Djerba, Djebel Nefousa), esprrer. 
R' S M R — aresmar.^ J-^\ subst. m. (Zouaoua, Rougie), pi. 

ir^esmaren, qJ^s^., mâchoire. 
R' T' Z — ar'fez, _^iiil (Cbelh'a), se prétendre. 
R' F — r'ef, <_ai (Mzab, Zouaoua, Rougie, Doubdou, Chaouia), 
sur — (Zouaoua), contre, 
ir'f, <_A«u, pi. ir^faouen, ,J3^*i« si^ihst. m. (Zouaoua, Djebel 

Nefousa, Chaouia), tête. 
2" KH F : khf, ^ (Rot'ioua du Vieil-Arzeu, Rif, K'cour), — 
iklif, <~a.i~, subst. m. (Béni Menacer, Chelh'a, Ouarsenis, 
Haraoua, Taroudant), tête — s'emploie avec les suffixes pour 
exprimer le pronom réfléchi — (Zouaoua), tête de bétail. 
3° F : if, t_aj, subst. m. (Zénaga), tête, charge qu^ on porte sur 
la tête — s'emploie avec les suffixes pour exprimer le pronom 
réfléchi. 
R' L — arioul, J^^-il^ subst. m. (Touat, Haraoua), pi. ir'ial, jUu 

(Zouaoua), âne. 
R' L — ar'li, Jil, subst. m. (Béni Menacer), bras — sourHi, Jij- ^ 

(Béni Menacer), de force. 
R' L — ir^il, J^iu, subst. m. (Zouaoua), crête. 



GLOSSAIRE No 2 281 

thiv'ilt, ûJLi', subst. f. 'Zouaoua), petite ercte, rue. 
R' L — our'al, Jij, aor. ioi/r'al, Jiji (Zouaoua), se trouver, s'en 
retourner, 
thoufalin, à^J^ subst. f. (Zouaoua), retour. 
2° K' L : elvlvel, J'sl, aor. ikli'el, Ji (Bougie), s'en retourner. 
R' L — r'ii, Ji, aor. ir'li, JJo 'Zouaoua, Bougie), tomber — aor. 
ir'la, ^ (Haraoua), être, se trouver — V'^ f. ser'll, Ji«, aor. 
iser'li, (_^i*«j (Bougie), faire tomber, jeter, abattre, renverser, 
ar'loui, c/_^l, subst. m. (Zouaoua), chute. 
2" R' R. : r'er, ^ (Bougie), être tombé. 
R' L S — afilas, ^j-'XJ^\, pi. ir'ilasen, ^^Xio, subst. m. (Zouaoua, 

K'çour), panthère. 
R' M — ar'emma, If-I, subst. m. Béni Menacer), verdure, herbe, 

foin. 

R' M S — thir'mest, J*w~, pi. thirmas, ^\^ (Rif, Béni Mena- 
cer), tir''mest,C^, pi. tir' mas, ^^'^ (Touat); ihour'mesth, 
,L^y, pi. thour'mas, ^\J^ y, subst. f. (Zouaoua), dents 
molaires — thne7''mest,,l,.*.^,p]. thner'mas,^j»l^, subst. f. 
(Chaouia), dents molaires. 
R' M S — thir'amsiouin, O'^:-"^' subst. f. pi. (Harakta), pré- 
paratifs. 

R' M L — er'mel, JPl, VP f. r'emmel, Ji- (Zouaoua), moisir, être 
moisi, 
armai, jLfl, subst. m. (Mzab, Zouaoua), moisissure. 

16. 



2S2 GLOSSAIRE N" 2 

tJwur'miU^ tl^Lf-jî, subst. f. (Zouaoua), chose moisie. 
R' N DJ R — ar'endjour, j^^', subst. m., thar'endjourth, 
Cjj^^, pl. thir'endjoin In, ifj^^, subst. f. (Zouaoua), nez. 
R' OU S — teraousa, L-jUj, raousa, L-jlc, subst. f. (Cbaouia), 

cJiose — pl. tir'aousiouhi, ^^J^^J^iJ (Mzab), chose, désir. 
R' H II — Ce tbème ne se rencontre qu'en touareg abagprar : 
arahar, vallée — à rapproclier sans doute du tbème R' Z R. 
2" par métatbèse Z R' R : cizarfn\ j^jl, pl. izouvar, J^5ji 

subst. m. (Zouaoua), vallée. 

F ._3 

Y — thafdth, (IjU)', subst. f. (Zouaoua), lumière. 

2" F OU : asafou, _^f-«l, subst. m. (Zouaoua), tison. 
3" F OU K : thafoukth, J^aj*, subst. f. (Zouaoua, Harakta, 
Bougie), thafoukt, cS^^i (Béni Menacer), toufoukt, <lS^\y 
(Zénaga), soleil, 
foukth, <lSj.s, subst. f. (Béni Menacer), chaleur. 
F — af, o'j aor. ion fa, Uji (Zouaoua, Bot'ioua du Yieil-Arzeu, 
Ouarsenis, Taroudant, Béni Iznaeen, Bougie, Touat), aor. 
ioiifou, j3j> (Djebel Nefousa), aor. ioii/i, ^y^ (Béni Menacer, 
• Haraoua, Chelb'a, Zénaga, Harakta, K'çour, Gourara, Bel 

H'alima, Djerba, Mzab, Cbaouia, Doubdou, Rif), IV^ f. haf, 
ij^ (Zouaoua), trouver — djouf, o^, aor. idjouffi, (_j9^^ 
(Zénaga), trouver. 



GLOSSAIRE N° 2 283 

tJilfin, ^s^, subst. f. (Zouaoua), trouvaille. 

F — /", i_9 (Chelh'a), dans — (Mzab, Harakta, Zénaga, Béni Me- 
nacer, K'çour, Chaouia), uf, ^_s\ (Zénaga), contre, sur, au- 
dessus de. 
af, o', aor. iouf, oj» (Chelh'a), if, (_aj, aor. iif, (_a^ (Zouaoua, 
Mzab), IV"^ f. tsiif, t_aJ" (Zouaoua), être au-dessus de, valoir 
mieux que — F" f. souf, o^-*, aor. isoufa, 1-3_^**j — isoufa g 
imanes, ^i^\sy^_ (Chelh'a), il se vanta. 

F T — fta, Us, aor. ifta, U«b (Chelh'a), se j)récij)iter, marcher. 

F DJ — ioufadj, AsJ, subst. f. (Zénaga), pesanteur. 

F DJ DJ — fedjedj, ^', IV-VIIP f. tsefedjdj, ^'^ (Zouaoua), 
briller. 

ifedjedj, ^f^- (Zouaoua), éclatant. 
FD — taffoud, i^iÇ, subst. f. (Zénaga), mastication, action de 

mdcJter. 
F D' — fad\ jU, pi. ifad'en^ ù^^.j subst. m. (Béni Menacer), 

jambe, genou. 

F D' — fond', 3_^, aor. ieffoud\ j_^_ (Béni Menacer, Chaouia, 
Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Zénaga) ; fad', jU, aor. ifoud' , ijA, 
IV*^ f. tsefad' , JU: (Zouaoua), avoir soif. 
fad\ ils, subst. m. (Zouaoua), soif. 

2" F D : fond, j^, aor. i/foud, ùjih (Mzab, Zénaga, Béni Me- 
nacer, Ouarsenis), aor. i/fed, jujj (Djebel Nefousa), e/fad, 
jUI, aor. i/foud, jj.«j (Bougie, Djerid), avoir soif 



284 GLOSSAIRE N" 2 

F R — a four, jjsl, subst, m. (Ghdamès), lion. 
F R — fer, jS, aor. ifrou, j^fj (Ghdamès), vouloir. 
F R — ^/fer, y_\, aor. i/fer, jS^ (Toiiat, Zouaoua), V f. t/ip/fer, 
^8j* (Zouaoua), se cacher, 
thoufera, ^jsj, subst. f. (Zouaoua), cachette, 
afrioii, j>js^, pi. afrioitn, ÙJi^^K subst. rn. (Mzab, Béni Mena- 
cer), ifer, jSi, pi. afrioiin, i)y ji} (Zouaoua, Bougie), aile, 
feuille — afrioui, iSjij^^, pi. ifriouen, jj^_^«j_ (Zénaga), aile, 
ifri, (jjit>_ subst. m. (Bougie, Zouaoua), grotte, caverne. 
F R D — V^ f. sefred, ijst^ (Bougie), ^fl/fl?/er (en parlant du vent). 
FR S — afrnsen, ij^^j^}, subst. m. pi. (Zouaoua), balayures. 

efres, i^^sl, aor. ifres, ,_^^_ (Zouaoua), être ùalai/é. 
F R N — efren, ù^', v. act, (Zouaoua, Bougie), choisir, V" f. se- 
fren, (jj».^ (Zouaoua), VU"' f. ferren, j_^9 (Bougie). 
afren, l^j^, subst. m. (Zojaoua), cJioix. 
F Z OU — F« f., sefzoni, iSyj^^, I-VIP f. sefzouai, <^lj>«- (Zoua- 
oua), se débattre, 
F J — ffjji, (J^y^, subst. f. (Zénaga), chair, viande. 
F J L — foujela, 'ij^_, subst. m. (Zénaga)^ festin. 
F S — a fous, wji} (Zouaoua, Bougie, Toual, Taroudant, Djebel 
Nefousa), fous, ^^i (Béni Menacer, Touat, Djerid), subst. 
m., pi. ifassen, ^^L?j, main — (Rif), aile. 
afousi, jc-^sl (Harakta) — aifous, ,^yi>}, f. thaifoust, O-j^ 
(Béni Menacer, Bougie), droite. 



GLOSSAIIiR N" 2 28.j 

efsou, ^^ (Rif)' s'enfuir rapulcmmt. 

2" F S S : efsoiis, ^^^i\, oor. //'smn^, u*>^fi (Béni Menacer, 
Ouarsenis)^ IV^'f. fessons^ l/->*-? (Zouaoua), être léger, agile, 
adroit, se hâter. 

afsoiis, tr_^9l (Béni Menacer); afessas, ^JJ^\ (Zouaoua), léger. 

ihefses, ^ju^, subst. f. (Zouaoua), légèreté. 

thefsoust, ^L.^^^, subst. f. (Rif), hirondelle. 

3" F CH : afouch, ^^i\ (Zénaga), droit. 

fouch, u-^?' afouclt J^^^}, subst. m. (Zénaga)^, main. 
^ S — ef$i, j^^sl, aor. ifsi^ ^^a,_ (Chelh'a, Ouargla, Bougie, K'çour, 
Zouaoua, Mzab), fondre, VI<= f. fessi, ^^^ (Bougie^ Zouaoua) 
— I'"'' f. sefsi, ,c*J?-', fondre, (C-f-' (Zouaoua, Bougie, Ouar- 
gla, IC'çour, Mzab), I-VIPf. sefsai, c/L»f- (Zouaoua). 

afsai, t^L-al, subst. m. (Zouaoua)^, dénoùment, fonte. 

asefsi, (£*►«*«', subst. m. (Zouaoua, Mzab), fonte. 
'' R' — effef , isl, aor. iffer , iaj (Zouaoua;, Mzab, Béni Menacer, 
Harakta, Bougie), aor. iffour, ê^«j (Bot'ioua du Vieil-Arzeu, 
Taroudant), V'' f. theffer\ iaî (Zouaoua), sortir — V'' f. 
soufef , ki^ (Zouaoua, Djerba, Djebel Nefousa), soufar', 
(Taroudant), I-VIII" f, souffour\ Pj^,_^-' (Zouaoua), faii'e 
sortir, tirer. 

oufour', p_jSj, subst. m. (Béni Menacer), tJiouffer'a, lisj^*, subst. 
f. (Zouaoua), sortie, issue. 



286 GLOSSAIRE N» 2 

F R' Pi — /ir'ar, j^s-, pi. ijir'ran, 0'^:^i? pul)st. m. (Béni Mena- 
cer), 6'erj9e?î^ 
F II' L — afr'onl, J^^isl (Béni Menacer), sot. 
FF — affif, o^'» aor. ioufaf, ^J<^^y, v. nent. (Zouaoua^ Djebel 
Nefousa), être fin, drlicat — V" f. sif, «-a^^, aor. iw/Vv', i^L, 
isaf, (_jL«.j (Zouaoua), passer au crible. 
F K aifki, — jrÂjJ, snbst. m. (Bougie, Zouaoua), lait. 
F K — fak, tlLs, aor. ifouk, i]_^aj, manquer, n'être plus, être fini 

afoukou, _5.'^9l, sul)st. m. (Zouaoua), fin. 
F K — fak, iJU, V'^ f. tfak, tJiiÇ (Taroudant), s'éveiller. 
F K — efk, kllsl (Zouaoua)^ offak, dlsl (Zénaga), V f. irrég. <sflA;, 
IJU (Zouaoua), donner. 
2" K CH : oukch, ^j (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), donner 
thikchi, ^^^J, subst. f. (Zouaoua), don, donation, cadeau, 
présent. 
3" OU CH : ouch, ^^ (Touat, Rif), donner. 
4° T CH : etch, ^1 (Chaouia), donner. 
F K R — ifker, jCa^^^ subst. m. (Zouaoua, Ouarsenis, Taroudant) 
tortue. 
2° F CH Pi : ifclier, ^«j,, subst. m. (Haraoua), tortue. 
3" par métaihèse X F R : iyfer, ^s5Ç, subst. m. (Béni Mena- 
cer), tortue. 

F G — «A'.'/' '-^' (Bougie, Touat), aor. ioufoug, ^y>j> (Touat), 
afig. i5ol, aor. ioufeg, iI"C9j. (Zouaoua, Béni Menacer), voler, 



GLOSSAIRE No 2 287 

s'envoler — IV*^ f. Isefeg, l5^' (Béni Menacer), battre des 
ailes, 
afoufj, v^^sl, if*^Oy '-^.' subst. m. (Zouaoua), vol. 
2'; F I : rt/?/, j^âl, aor. lou/U, ^^y yEeni Menacer), voler, s'en- 
voler. 
F L — fol, jU, subst. m. (Touat : Tementit), faute, mal. 
F L — fell, J9 (Zouaoua, Harakta, Djerba, Béni Menacer, Bougie), 

sur — (Chaouia), chez. 
WL fel, J9, aor. iflou^ Jflj_ (Djebel Nefousa), se mettre au-dessus 
de — aor. ipi, >jaj (Mzab, Djerba), passer sur. 
afell, Jâl (Zénaga), en haut — afelle, Jsl, subst. m. (Zénaga , 
désert. 
F L S — tliafellist, iI**»jlUj' (Béni Menacer), thifilallest/i, il--4f>', 
subst. f., pi. thifilellas, (_;«XLaj (Zouaoua), hirondelle. 
2° F R L S : thifirellesth, ^i^^^, subst. f., pi. thifirellas, 

u^'^j^ (Zouaoua), hirondelle. ^ 
3" F L CH : taflil/chtj klJL4J.2:, subst. f. (Zénaga), hirondelle. 
F N S — afounas, u^^_^\, subst. m., pi. ifounasen, ^1j_^. (Mzab, 
Béni Menacer, BoFioua du Yieil-Arzeu, K'çour, Doubdou, 
Djebel Nefousa), bœuf, taureau. 
FN CH — afenjiich, ,^^1, adj. quai., pi. ifennichen, -..IjJUj, f. 
thfennichth, tl^JLùîj Zouaoua), camard. 



288 GLOSSAIRE N» 2 

K' J 

K' — ouWa, làj, aor. iouk'a, làji (Touat : Timisaklit), vouloir, d 

sirer. 
K' B GH — ik'ebbach, ^iJn (Djebel Nefousa), subst. m. pl._, v< 

tements. 
K' T N — ak'etlounl, J^'^jJiî, subst. f. (Béni Menacer), charge c 

bois. 

K' D' CH — ak*ed\ich, ^IJtâl, subst. m,, pi. ik'eddachen, /J^lji 
(Zouaoua), serviteur, 
k'ed'ech, u^-is, VP f., k'eddech, Ji^Js (Zouaoua)^, servir, 
thak'cddachth, ^l\jm^ pi. thik'eddachin, ^\jm (Zouaoua 
servante. 
K' Il — k'or, Ji (Zouaoua), être dur. 

ak'oran, ^^^\, pi. ik'oranen, i}\J»i (Zouaoua) ; ak'k'ouiw 

ij\jjs\ (K'çour), sec, dur. 
2° rV R : IV<= f. tser'ar, jliJ (Zouaoua), être dur. — pe f. 5, 

r'cr, jk..^, I-VIIe f, ser'ar, Jk^ (Zouaoua), durcir, 
ar'ourar, Jjy^\, subst. m. (Zouaoua, Bougie), sécheresse, 
thararth, vlijli*, subst. f. (Zouaoua), dureté, sécheresse. 
R' R D' L — k'ard'el, Jj^ (Béni Menacer), s allonger, grand\ 

— ak'erd'al, Jli^l (Béni Menacer), grand, long, 
R' R, OU — ak'arrou, j^sl, pi. ik'ourrai, t/lj^u, subst. m. (Zouf 
oua), tête. 






GLOSSAIRE N» 2 289 

K' Z N — ak'zin,^yi\, pi. ik'zan, ^\jjn, suhst. m. (Béni Menacer), 
chien. 
2° K' J N : ak'Jovn, Ô5_>''' P'- ik'jan, O'jr*"- -^"''st. m.'Zoua- 

oua)^ chien. 
3° K' DJ N : ak'djoun, J^^\, pi. ik'djan. jl^., subst. m. Bou- 
gie), chien. 
K' S — ak's, ^j^\ (Ptif), être malade. 

K' S — ek'ps, fjji\, aor. ik'sa, L»i, Y" f. thpk'es. (Zouaoïia), pirjuer. 
fhouk'esa, Ljj*. siibst. f. (Zouaoua), piqûre 
ihasik'esf, JU*«i**J (Béni Menacer); thisik'eslh, vlw.i;*J, subst. 

f. , pi. thisouk'as, ^^j^ (Zouaoua), alrjxiillon. 
2" G S : thagoust, il»-._^j*, pi. thigovs:a, UjCj, subst. f. 
(Zouaoua), piquet. 
K' S — ouk's, jj-^s^, V" f. toiik's, ^ jT (Béni Menacer), fendre. 
K' CH D' — iak' chaud" en., jjy^ (Béni Menacer), nk'chid'en, 
^Jl.jL3( (K'çour), Œchoud'en, (Ji^zJu (Bel H'alima), subst. 
m. pi., bois. 
1" Iv GH L : (hak'chnlt, CJjLi*, subsf. f. (Zouaoua:, bois. 
ak'cho}/al, jl_jJL9l, pi. Ik'rhnualen, jl^jjju, subst. m. (Zouaoua). 
panier. 
K' CH CH — ak'chich, ,jl{JLiI, su])st. m. (Bougie), enfant. 
IC CH Ma — V" f. tk'echnd, ^.Liû (Bougie), railler. 

K' CH N — ak^hoiichen, ^^isl (Doubdou), subst. m. pi., plat. 

17 



290 GLOSSAIRE N" 2 

K' DH R. — ak'odhar, j'LisI, pi. ik'odharcn, ^jjUaÂ. siiljst. m. 

(Zouaoua), troupeau de bœufs. 
K' L — oL'lal, J^sl, subst. m. (Zouaoua), appélit. 
K' L — k'cl, Js, aor. ih'k'el, Ji (Béni Menacer), aor. ik'cl, Ji 
(Chaouia), aor. ik^al, Ji (Ghdamès, Toual), V-VII^ f. ta- 
k'ol, JUT, aor. iltnk'al, jUc (Harakta), II^ f. mouk'el, Jâ_^, 
R^'-II-VIII" f. tsemonk'oul, Jj^y (Zouaoua), regarder., cher- 
cher, 
amouk'el, Js>»', subst. m (Zouaoua), regard, 
ak'el, Jsl (Bougie), ak'l^ Jsl (Chaouia), voici. Cf. Manuel di. 

langue kabyle, § 22, p. 24. 
2° R' L : ril, J^i (Zouaoua), r'a/^ j\c, aor. /r"//^ JJu (Tarou- 
dant), IV-IX'^ f. tsefill, JJJ (Zouaoïia), regarder comme 
prendre pour, croire, 
imour'li, ^^iC, subst. f. (Béni Menacer), UiamourUi, ^^i 

subst. f. (Zouaoua), vue, regard, 
arili, (J^l, subst. m., pi. ir'ial, jlJu et ir'ouial, JIj^ij (Zoua- 
oua), pensée. 
K' M — k'im, ^, aor. ik'iin, Ju (Bel H'alima, Djebel Nefousa 
Harakta), aor. {altim, Ju (Djerba, Touat), ek'k'ini, _sl, aor^ 
ikliim, Ju (Bougie, Béni Menacer, Djerba, Béni Iznacen 
K'çour, Touat), 5e tenir, se dresser, se mettre à, demeurei 
ouk'em, ij, aor. iouk'k'em, i.ji,lV-VIll'' ï. tsouk'k' ini, Ji J, aoi 

'< 

■c 



GLOSSAIRE No 2 291 

ilsouk'k'iin, ^f^ (Zouaoua), fmrc. — V-YII" f. leWarn, |»U', 
aor. ilek'ama, Uli:, (Djerba), prendre. 
2° A M : ani, A aor. iama, UL et iamë (Zénaga), se lever, 
demeurer — F'= f. c/iam, >li,, aor. ichama, UUj (Zénaga), 
faij^e demeurer. 
v' MM — ak'amoum, ^ji\, subst. m., pi. ik^maoumen, ij»^'. 
(Zouaoua, Bougie), bec. 
2° K' M CH : ak'emmouch, (jî'_jil, subsL m. (Zouaoua), grande 

bouche. 
3° K' B B : ak'abouh, v^^'' subst. m., pi. ik'ouhah, <^\iya> 
(Zouaoua), bec — Cf. arenboub. 
ii' N — k'en, ^, IV-VIP f. Isek'an, jjU', Y" f. thek'en, jkj (Zoua- 
oua), attacher. 



K et •/ 



r 



l — elka, ^\, aor. iouka, ^y et ioukka, ^y (Zénaga), V^ f. teika, 
^, aor. ileika, iST^ (Zénaga), porter, enlever, 
ouka, 1^, subst. m. (Zénaga), action de porter. 
\ — aki, i^\, aor. iouki, ^^y (Béni Menacer, Touat), akoui, ijf^, 
IV*" f. t&akoui, isf^ (Zouaoua), s éveiller, être sur le point 
de — P^ f. sakoui, (/jTL-, I-VIP f. sakouai, (/IjTL. (Zoua- 
oua), éveiller, 
thakouain, ^\p^, subst. f. (Zouaoua), réveil. 
2° X : y^, tJ, o'/i, ^^\, aor. ioir/j, i^y (Haraoua), s'éveiller. 



292 GLOSSAIRE N» 2 

K — ah, ill (Ghaouia), aok (Zouaoua), toul — avec la négation, 
rkn — tak, iJb", takech, ,j1S1j* (Zénaga), comment — akid. jTi 
(Béni Menacer, Touat), ahid\ J5l (Béni Menacer), avpj 
— akid, jSI (Ouarsenis), siir — kowuj , <^f (Zénaga). i 
chaque. 

/.•a; (/', J.lS' (Zénaga), q\m\ — haid'ki, il J.1^ (Zénaga), poarqunf 

akenni, jTl (Bougie), abul. 

oukken, ^jTj (Béni Menacer), parce que — iouakkcn, -.fj 
(Zouaoua, Bougie), o/m que, -pour que. 

1° CH : arA, ^\ (Mzab), tout, chaque. 

3° I : aiet, ZJ^ (Chelh'a), chaque. 
K — ekka, ^\, aor. iekka, ^_ (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), se tenir 

être retenu — akkay, *J€\ (Béni Menacer), garde-toi. 
\v — pron. sufî. de la 2'^ p. m. sing., toi, le, de toi (Rif, Harakta 
Chelh'a, Zouaoua, Bougie), ki, ^, kina, US^ pron. siifl". 2" p 
m. (Zénaga) — ketch, ^ (Bougie, Zouaoua), kouk, iJj 
(Zénaga), pron. isolé ii° p. m. sing.. toi — kem, ^^(Zénaga 
Zouaoua), kemmi, jC(Bougie), kemmin, ^îC (Chelh'a), pron 
pers. isolé 2" p. f. sing., tu, toi — ken, ^^(Touat), kouu, jj 
(Bougie), kounim, ^^^(Chelh'a), pron. sufT. 2'' p. pi., vou; 
de vous, à vous — kennoui)n, jr_^S^ (Chelh'a), kenniou, ^ 
(Rif), pron. pers. isolé 2*^ p. pi., vous. 

2" CH : pron. pers. suff. 2*= p. m. sing. (Bot'ioua du Vieil 
Arzeu, Doubdou, Mzab), <oz, de toi, à foi, te — chek, ûi 



GLOSSAIRE N" 2 293 

(Chaouia, Djerid, Béni Menacer, Djebel Nefousa), chehka, 
^ (Touat), chekkin, ^jfL (Djerba). chelchin, ^ji~^ (Mzab'], 
pron. pers. isolé 2*^ p. m. sing., lu, foi — c/ion, ^t (Rif)' 
pron. pers. isolé 2^ p. f. sing., ta, toi. 
3" TCH : ic/i, j£, pron. pers. suff. 2*^ p. m. sing. (Zénaga, 

Mzab);, te, toi, de toi, à toi, 
A° X : y, f, pron. pers. suff. 2" p. m. sing. (Béni Menacer, 
Djerba), te, toi, de toi, à loi. Cf. sur ces pronoms Manuel 
de langue kabyle, ch. ii, §,^ 9-17. 
K B Pi — akabbar, JS\, subst, m., pi. ikabbaren, Jjl^ (Zoua- 

oua), griffe. 

K TH ~ IP f. mektkl, ^, aor. imektlù, ^, V-II-VIP f. Ismek- 
thai, (j\^' (Zouaoua), se rappeler, se souvenir — I-IP f, 
smektki, jS^, I-II-VIP f. smekthai, (j'cS^ (Zouaoua), rappe- 
ler, faire souvenir, 
amekthi, ^é^l, subst. m. (Zouaoua), souvenir, mémoire, 
asmektlii, ^^^\ subst. m. (Zouaoua), rappel. 
2° X TH : meythi, ^ (Ouarsenis), .se rappeler. 
La forme simple n'existe qu'en touareg ahaggar sous le thème 
K T, ekte d, se souvenir. 
K TH M — akthouni, >y^\, subst. m. (Zouaoua), ehair, viande. 
1 2° K S M : aksoum, ^^■<S\, subst. m. (Chaouia, Zouaoua, Béni 

Menacer), pi. ikesman, ,jlr«*\ (Zouaoua), chair, viande. 
I 3° I S M : aisoum, (»^*ujJ, subst. m. (Doubdou, Djerba, Haraoua, 
I Gourara), chai)', viande. 



294 GLOSSAIRE N» 2 

K R — kera, l^(Zouaoua), kara, \^ (Zénaga) , choiC , employi 
comme pronom indéfini : quelque, quelconque — kara houln 
i} y l_;r(Zouaoua), quelque, quiconque. 
■ 2° GH R : chn-a, 1^ (Mzab), chose. 
3° X Pi : yera^ l^r(Chelh'a), chose. 

40 R : ara, Ijl (Ghdamès), chose — s'emploie en zouaoïia ave( 
la particule our, jj, pour marquer la négation. 
K R R — Ikerri, ijj^., pi- akraren, jjlj^U subst. m, (Zouaoua 
Bougie), mouton. 
2° G R. R : gérer, jj", subst. m. (Zénaga), mouton. 
K R^ Z — kerzan, ^jljjS'(Ghdamès), gras. 
K R Z : kerez, jj', v. act. (Zouaoua), VI" f. kerrez. j^r(Bougie 
Touat. Zouaoua), labourer, à rattacher sans doute àlaracin 
R Z. 
2° I R. Z : thairza, Ijjv. subst. f. (Zouaoua, Bougie), labour. 
K R DH — imkeredh, J^^f^a. pi. hnkeredhen, J^J^<:. subst. m 
(Zouaoua), voleur, 
thoakerdha, V^^J, subst. f. (Zouaoua), vol. 
2° K R. : akour, j^Sl, aor. iouker, j5ji, IV'^ f. Isakour, j^ 

(Zouaoua), voler, 
amakouar, jlj^^l, subst. m. (Zouaoua), vol. 
K Pv K Pi — YP f. karrach, ^J-Ji', aor. ikarrach, u*j^ (^^^ 
Menacer), déchirer — kerech, ^J", IV- VHP f. tsekerich 
^^, VI-VIIP f. kerrich, ^^^T (Zouaoua), ronger. 



r.LOSSAlRE N° 2 295 

K R N — I'" f. .se/,/v'/j, ^JL (Mzal.), caclinr. 
K S — kt's, (jJ^iZénaga), ijaitre. 
K S — eks, ^\, aor. ieksa, l«57 (Ghdamès), trouver. 
K S — ekkes, ^\, aor. //,Av'\, ^^^^ (Zcuaoua, Bougîe, Béni 
Menacer, Djerba, Djebel Nefoui^a), Y" f. t/œkkes, ,^^;Zoua- 
oua), enlever, oter. 
t/ioukesa, i^fj, subst. f. (Zoiiaoua), rupture. 
1" K en : V'' f. lekech, ^5j, aor. itckcclich. jSi_ (Zénaga), 

enlever. 
3" G CH : agech, jS\, subst. m. (Zénaga), action de prendre, 
d'arracher, 'prise, capture, saisie. 
'K S — V" f. sekkas, ^^, aor. isekkas, ^IST^j (Djerba), battre 

des ailes. 
K S R. — ekser, j-~S\, aor. ikscr, j-S^ (Touat), descendre. 

t/mouksert/t. CjjSj^j subst. f. (Zouaoua), penchant (d'une 

colline), déclivité, pente. 
2" G S R. : egsér, j^\, aor. iougser, j^y^ (Djerid), descendre. 
G*» K CH R : ekcher, j^\, aor. ioukcher. j^:S'y^ (Zénaga), des- 
cendre. 
K S DH — kesedh, ^^«^(Chelh'a), craindre. 

2" KH CH D' : akhchoud\ j_jJLi.l, aor. iakhchoud\ I-jJiJ-j 

(Zénaga), craindre, trembler, avoir peur. 
3° G D' : eggoud', jjTl, ouggoud', JjSj, aor. iggoud', J_j5Ç^(Berii 
Menacer); aouggoiiad', jj^', V*^ f. tsaouggouad' , ijfjlj' 



29G GLOSSAIRE N° 2 l 

(Zoua.oua), craindre — IP f. (pass.) ntuwjgouad' , '^fy 

(Zouaoua). , 

ihiijd'l, (jJSJ, subst. f. (Béni Menacer), thar/gouad'in, ^'^^, ' 

subst. f. thouggad'l, (j'ù^J, subst. f. (Zouaoua), crainte, peur. 

amaoggouad', j_j.5jUI (Zouaoua), craintif. 
4° G D : aggad, jSl, aor. ioaggad, jfy (Bougie), se consiruit 

avec deg, <^; ^99''d, -*^l, aor. iegged, jS^ (Touat), se cons- 
truit avec seg, i.i5w, avoir peur, craindre. 

tliigoudi, (j^^, subst. f. (Béni Menacer), crainte. 
K CH B — iohchbi, ,0^,, f- taokchblth, JU^aJlSIJ (Zénaga), grand. 
K CH M — ekcheni, ^^\, aor. ikcheni, -.^5^7 (Zouaoua, Bougie, 

Taroudanl), VP f. ketcliem, ^ pour kechchem (Zouaoua), 

entrer — I" f. sekchem, ^-JC, I-VII" f. sekchain, j»LlC 

i^Zouaoua), faire entrer, introduire. 
anekchoum, >^jS^\, subst. m. (Zouaoua), entrée, 
asekchern, ~SL\, subst. m. (Zouaoua), introduction. 
2" T CH M : ^'1. aor. itchem, ~1 (Zénaga), entrer. 
K A B — akàb, ^^\ (Djebel Nefousa, Harakta, Chaouia, Bougie)^ 

ikâb, y-JS^i^, pi. ikâben , ij-jS^, subst. m. (Bougie, Djebel Nefousa),| 

renard. 
2° X B : ayaô, v_jl$'l (Béni Menacer, Ouarsenis), iyab, ^K,' 

(Béni Menacer), pi. iyaben, '^j^^, renard. 
G"* TCH A B : itcliâb, ,.^, subst. m. (Mzab), renard. 
K A D — kùd, JjS", aor. Ikâd, JjiÇ (Djerba), améliorer. 



GLOSSAIRE N» 2 207 

K K — ckh, lll, aor. ikka, isC (Zouaoua), venir, provenir, être. 

KL — lliikli, ijCi, subst. f. (Zouaoua), marche. 

2° ÏCH L : li/c/tli, Ja£, subst. f. (Mzab), conduite, marche. 

KL — akal, jlS'l, subst. m. (Zouaoua, Bougie, Chelh'a), terre, sol. 

2" CH L: chai, jli,, subst. m. (Touat), terre, sol. 

30 G TCH : itijetch, ^\ subst. m. (Zénaga), terre, sol. 

KL — akli. Ji^\. pL aldan. ^%\, subst. m. (Zouaoua), esclave, 

nèijre. 

KL — ihikelt, cJ^^, pL thikoual, Jlj5?, subst. f. (Zouaoua), tikell, 

.^J$J, subst. f. (Ouarsenis, Taroudant, Haraoua, Djerba, Béni 

Menacer, Djerid), likkelt, cJ^:, subst. f. (Djebel Nefousa. 

Cbaouia, Chelh'a), kelt, ilJT, subst. f. (Djerba), fois. 

2° TCH L : tilvhell, CSJ, subst. f. (Mzab), fois. 

K L L — oiiklal, J^, IVc f. tsouklal, ^^^S'J {7.ouaouo.\ être digne , 

mériter. 

aklal, J^l, subst. m., thouklalin, (j^^^y, subst. f. (Zouaoua), 

mérite. 

K N — eknou, ^\, aor. ikna, U^, YIP f. kennou, _^(Zouaoua), 

se courber, I" f. seknou, ySZ^, aor. isekna, UC-j (Zouaoua), 

courber. 

I kennou, ^^ subst. m. (Zouaoua), courbure. 

K N F — eknef, >^\ (Zouaoua, Bougie), VI^ f kennef, ,.^ 

(Zouaoua), rôtir, v. neut. — P'^ f. seknef, ^.aSL, I-VIP f. 

seknaf, iJcS^ (Zouaoua, Bougie), faire rôtir, 

n. 



298 GLOSSAIRE N° 2 

al<anif, i-a^lSl, akanaf, ,_sU5l, subst. m. (Zouaoua), rôti, 
aseknef, i_a:^l, subst. m. (Zouaoua, Bougie), action de faire 
rôtir. 



G et G^ 



r 



G — Ce tbème ne se rencontre sous cette forme qu'en touareg 
ahaggar, ag. /ils. — Il entre dans la formation du mot com- 
posé gma, If, subst. m. (Chelh'a), frèn' zz: ag -)- ma ((ils de 
mère). Cf. la formation de oultma, Ic^j, sœur. - 

2° R' : er'mi, ^Jr\, subst. m. (Zénaga), frère. 
3"^ OU: ou, j, subst. m. (Zouaoua), fils — ioiia, \y, subst. m. 
(Mzab), frère — oiinia, Uj, subst. m. (Touat), iouma. U_^, 
subst. m. (Béni Menacer, Djerid, Ouarsenis), frère. 
G — eg, <^\ (Zénaga)-, réfléchir, considérer — IV'' f. tseggi, J^, 

itseggi, Je (Bougie), regarder. 
G — ag, iS\, aor. iouga, ^y, IV^f. tsoug, c5jj' (Zénaga), dépenser' 
G — eg, \SS^\, aor. Iga, l5G (Taroudani, Harakla), aor. igou, jC 
(Djebel Nefousa), V-^ f. tegg, aor. itegg, t^ (Chaouia), faire, 
établir — aor. iougi, jji (Touat), mettre — ag, l5'I, V" f. 
tag, SZ (Béni Menacer, Touat), porter — V« f. tag, S'^ | 
(Haraoua,) pouvoir, 
thimegga, ^, tkimeggeth, iSx, subst. f. (Zouaoua), cohabi- 
tation, j 
2° R' : ar\ cl, IV" f. tsar, ^lj\ (Zouaoua), er\ ^1 (Béni Mena 






GLOSSAIRE N" 2 299 

cer, Ouarsenis), faire, vlaliHr, porter — • (Chelh'a), com- 
mencer. 
o" DJ : edj, ^1, aor. idjrni, ^^ (Mzalr, aor. idja, l^(Touat: 

TemenLit), faire. 
4° J : ej^, jl (Haiaouai, faire, établir. 
5" I : ei. u\, aor. ieii, (j (Chaouia, Béni Menacer), faire. 
G — g, (^(Zouaoua, Djerba, Touat), dans, avec mouvement — 
(Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Boiiyie, Djerid, Taroudant, Ouar- 
senis, Gourara), dans, vers — gmi, ^(Bougie), lorsque — 
oitg, l5j (Mzab), dans. 
G — </r/«, ISj, subst. f. (Djeljel Nefousa), touga, ^y, subst. f. 
(Chelh'a, Bougie), plante, herbe, foin. 
2° DJ : ouadja, Ulj, subst. ni. (Zénaga), plante, herbe, foin. 
G' — eg', ^\, aor. iga, )5o (Chelh'a), être. 

G TH — eggeth, cS\ (Djerba, Chaouia), être nombreux — iggou- 
then, ^ P^>,'^\. iggouthenin, Oi-'_j^ (Chelh'a), nombreux. 
•2° G T : goût, Cj^, aor. igout, 0_j5o (Chelh'a), être nombreux. 
3° G TCH : igitch, J^., subst. m. (Zénaga), multitude, quantité. 
A° K' TH : t'oliotli, tUil» f^Zouaoua), être nombreux. 
5° CH T' : chat\is.L, aor. ichaC , h ;..i (Bougie), être abondant. 
6" G : oggi, ^^\ (Zénaga), augmenter. 
G DJ — tougdjin, O^y, subst. m. (^Zénaga), pai^i. 
G D' — tigidlth, 'L^xSz, subst. f. (Zénaga), mur. 



.^00 GLOSSAIRE N" 2 

G D' — amgoud', j_j5^l. subst. m. Zouaoua), branche. 

G D' R — igld'er, jJL^. pi. igoud'ar, j'Jj5^, subst. m. (Zouaoua,, 
vautour fauve, 
2° DJ D R : idjider, jju*;,pl. idjoudar, J^yr, subst. m. 'Bou- 
gie), aigle. 
3° I D R : iider. jj,, pi, lidraouen, ,jjlja., subst. m. (Béni 
Menacer), vautour. ^ 

G D' L — uyd'al, jlJSl et agoud'al, JIJjTl, subst. m., pi. igou- 
d' aie II, jjlj_^ I Zouaoua), prairie. 

G R — tkigerth, <^^, subst. f. (Bougie, Zouaoua), jardin, ter- 
rain, 
iger, ^Ç, subst. m., pi. igran, jj'^ (Zouaoua), champ, 

G R — ger, jf, aor. iouyer, J'y^ [Zénaga), jeter, s'emparer — 
aor. igra, l^(Chaouia), aor. iger, ^(Taroudant, Bougie), 
jeter, V'^ f. tager, J'Z, aor. ilager, jfL (Zénaga), être jeté 
— dheger, _^, YI-VIlIo f. dhcggir, jfU et fek'ir, jji^ 
(Zouaoua), y^/er, lancer — eitniager. ^5^1, V-II^ f. (Zéna- 
ga), accoucher, enfanter, mettre bas. 
tigra, \^, subst. f. (Zénaga), courage, pi. tigercm, ^\S^ (Zé- 
naga), violences, attaques. 

G R — tegeré, ^, subst. f. (Zénaga), assiette. 

G R — ager. J'\, aor. iougour, jjTy (Djebel Nefousa), aor. iou- 
gir, ^y (Harakta), aor. aggour, jjTl, aor. iggour, j_j^ 



GLOSSAIRE N" 2 301 

(Béni Menacer, Rif, Harakla), aller, s^en aller — aor. iou- 
ger, ^y (Zénay;a), s'adresser à — IP f. ma<j<n\ ^, aor. 
iritouger, J"^ (Zouaoua), miger, Jk^, aor. irniger, jCs^ 
, mieger, JZ* (Bougie), IV-II'^ f. tsemager, J'M (Zouaouay, 

I V-II« f. tmegr, ^^, aor. ilmegra, \J^. (Zénaga), visiter, 

rencontrer, se visiter — IP f. niouger, fy> (Taroudant), se 
rencontrer, 
nouger, ^y, aor. inouger, ^y. (Zénaga), se cacher, 
tagouria, \ij_^, subst. f. (Djebel Nefousa), marche, condaite. 
amager, ^\, subst. m. (Zouaoua), rencontre. 
2" DJ R : adjour, j_^l, aor. idjour, jy^ (Mzab), cdler. 
3" I R : iour, jy, aor. iïour, jy (Béni Menacer), aller. 
G R — ouger, jTj, V*" f. touger, _fy, aor. itougra, \J'y^ (Zénaga), 
entendre — IP" 1". eniouger, _fy^, aor. iemougra, ^J^yc 
(Zénaga), accorder. 
G R — ouager, ^, pi. ouageirin, j'^/j, subst. m. (Zénaga), 
! serpent. 

! G R. — gar, J^ (Zouaoua, Bougie, Zénaga), agar, j^\ (Djebel 
Nefousa), entre, parmi — gaigar, jlSX(Bougie), entre. 
2° G' R : agar, J^\ (Bougie), entre. 

3° J R : jar, jlj (Mzab, Harakla, Haraoua), entre — ejerou, 
jjj\ (Mzab), jerou, jjj (Djebel Nefousa), convenir ensemble. 
4° DJ R : djar, jU (Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Béni Menacer, 
Ghaouia, Ouarsenis, Touat), entre. 



302 GLOSSAIRE N" 2 

G 11 TH L — (Kjerthil, iS^J^K susbt. m., pi. i(/ertJiial, jL*^ 

(Zouaoua, Bougie), et diiii. t/iagerthilt, ,JUL'__^, pi. Ih/ger- 

tkial, JL*_^ f Zouaoua), natte. 
G Pi S — togrcst, C^JÏZ. subst. f. (Djerid), hiver. 

grès, ^^, v. iieut. (Zouaoua), être engourdi par le froid 
G R Y — thagerfa, Is^, pi. thiger/iouin, 'j^^:^,^, subst. f. 

— ogerliou, j-^^^/^l, pl- igerfiouin, j^j^^, subst. m. (Zoua- 
oua), corbeau, corneille. 
2*^ J H' F : thiiali'fi, i^'.^y, subst. f. (Gourara), corbeau. 
G R. M — agerm, j»jSl. subst. m. (Zénaga), malheur — germ^ ^^^ 

subst. m. (Zénaga), enneuii — gerrnan, j^L.^(Zénaga), nié- 

chant. 
G RM — amagremen, ^^1 (Zouaoua), subst. m., année (sorte 

de corymbifère). 
G Z — ''00^'^ j^'' '^^^'- <ouggiz, -J'y (Chelh'a), descendre. 
G Z — agazou, jjTl (Zouaoua, Boug-ie), agazi, ij ;f\ (Zouaoua), 

pl. igouza, sui)st. m., ^j_}^,,gi'^'pp'^- 
G Z — ougzi, iS^/'s, pl- ougzan, i^^ifj (Zénaga), fih. 
G.T — O^jji J^' ^'^f- '"tl'\i.j^ j^' (Zénaga), savoir. 
G J D' R — agejd'oiir, jjijSl, subst. m. (Zouaoua), lamentation. 
G CH R Pl — agechrir, jj-^\, igechrar, J_r-^_, subst. m, (Bougiei 

Zouaoua);, et thagouchrirth, ^lijj-Ji.^, subst. f,, pi. thigou- 

chrar, j\j-l^S^, genou. 



■ 



GLOSSAIRE X» 2 :!0;! 

G DU M — ag^rruinti, (»_j-IaSl (Djebel Nefousa, Zouami;)), jil. 

igoudhman, ^Xz^JîZ (Zouaoua), subst. m., hayueltp. 
G G L — agouglou, ^)^S\, subst. m. (Zouaoua), frnntuge. 
G F — >^g^f, <-f^. subst. m.jig>'f,i_aKS, subst. f. (Zénag-a), crainte. 
G L — agi, Js^l, coll. (Béni Meuacer), bien, richesses. 
2" I L : alla, X\, coll. (Zouaoua), bien, richesses. 
G L — ougel, JSj, pi. ouglan. ô^' subst. m. (Zouaoua, Boui^ie), 
dents incisives. 
2" I L : ouilan, jjXj, subst. m. pi. (Béni Menacer), dents. 
?>" K S : ouksau. jl~Sj, subst. m. pi. (Gbelli'a), dents. 
4" K CH : oukch, ^jS^, pi. oukcliehi. (j^y subst. m. :'Zé- 
naga), dents. 
G L D' — agellid\ JuJS'i, pi. igellid'en, (jJUsTj, subst. m. (Zoua- 
oua, Bougie), 7'oi. 
2" J L D : ajell/d, -Ujl, pi. ijelliden, tjJLj_^_, subst. m. (Béni 
Menacer, Mzab, Djebel Nefousa), roi. 
G L GH — agoullech, ^jS'l, agoallich, ^l^j^l (Zénaga), beau- 
coup. 
2" G D CH : agiderh, ^J^\ (Zénaga), mulllplier, augmenter. 
G L F — agoulaf, t_Jjri, pi. igoulfan, ô^^j^» subst. m. (Zouaoua), 

essaim. 
G L M — aglim, Js\, pi. iglimen, ,jf^., subst. m. (Zouaoua, 
Djerid, Djebel Nefousa, Chaouia), peau. 
2" G' L M : ag'lim. J^\ (Haraoua), peau. 



I 



;3fli GLOSSAIRE N» 2 

3" G' R M : ac/riiiu f._f^, pl- ig'cnnan, ô^^_. subst. m. JG 

(Bougie), pt^au. 
4° DJ I. M : odjlini, ^_UI. p!. idjlimen, ^jç^., subst. m. (Mzab), 

peau. 
5° I L M : allim, A,}, pl. Uimpn, ^., sub:^t. m. (Djerba, 

Oiiarsenis, Béni Menacer) — 'ilem, L, subst. m. (Chelb'a), G 

lllemniit, JU^L", subst. t'. (Touat), peau. 
& I DJ M : iiljim, ^j<, subst. m. (Zénaga). peau. 
7° L M : alloumoun, ^y>^\ (Zouaoua), subst. m. pl., peaux. 
G L M M — afjouhniui, A^^, pb igouhninteu. 'js^_^_, subst. m. 

(Zouaoua), étauij. 
2" DJ L M M : djelmam, j»Uer, subst. m. (Mzab), bassin. 
G L N — ouglan. j^ (Chaouia), d' abord — peut-être de l'arabe 

y. ' 

G N — (jauditn, iC aor. iyaiiti/ia, U5^ (Zouaoua), aor. iougamma, 

LiTy (Zénaga), abandonner, refuser. 
G M - aqern, f\, aor. iougein. fy (Zouaoua, Bougie), IV-VIII" f. 
Isagouni. ,»_jj Ij' (Zouaoua), puiser, 
asagouni, (»j5Cl,l, suljst. m. (Zouaoua), cruche. 
G M R — Ikagniarth, ^J.^, subst. f. (Zouaoua), tagnicrl, ^jS^, <; 
subst. f. {Zénà'^a.), jument. . 

-o 1 M Pl : tkaimarth, ^J^, subst. 1". ^Beni Menacer), _y'u»/(?n/. 
G M R — gounter, y»^, aor. igoui/ier, j^^ (Taroudant), chasser. 



r.LOSSAIRE N" 2 305 

(i X — ijcn, -f, aor. i<j''n, -^^ (Zouaoua, Bougie, Taroudaat), 
VU» f. Qun, (j^ (Zouaoua), dormir — I'"" f. sagen, -Jk^ 
I-VII"^ f. segan, jlSl, (Zouaoua), endormir, faire dormir, 
thagouni, ij,^, subst. f. (Zouaoua), sommeil, 
ikagounils, ^l^^^t^ subst. f. (Bougie), fatigue, épuisement. 
G N — igenni, ^^, pi. igennouan, O'^"*^' subst. m. (Zouaoua), 
lliignouth, di^SJ, pi. thignaou, jU5?, subst. f. (Zouaoua), 
ciel — asigno, \:SZ,\, aslgnou, ySi^, subst. m. (Zouaoua). 
nuage. 
^'^ J N : ajenna, Ujl, subst. m. (Mzab, Rif, Touat), ciel — son- 

jenna, l'Jj- (Touat), en haut, au-desi^us de — goujenna, '\.j^ 

(Rif), en liant, 
loujinisi, C^^jy, subst. f. (Mzab), air. 
G N G G — V-I-VIIP f. tethgoungig, ^^S~fj>^^, aor, itechgoun- 

gig, jS^S^^^ (Zénaga), éhranler, faire trembler. 
G H D CH — gouhadec/i, ^J-'MfJî', pi. gouhadechen, ^ja^^, 

subst, m. (Zénaga), griffe, ongle. 
G OU D' — agoud'ou, jJ^jS'l, pi. igoud'ouin. Ij ^'if^_. subst. m. 

(Zouaoua), tas, de fumier. 
G OU R — aggour, jjSl, pi. iggouren, jj^^^, subst. m. (Zouaoua), 

mois, lune. 
GI — thagouin, ^^, subst. f. (Zouaoua), refus. 

2° G' I : ag\nii, {j^\, aor. iougoui, ij^y, IV'' f. tsag'oui, 

(Sj^ (Zouaoua), refuser. 



306 GLOSSAIRE N° 2 

L J ' ,1 

* I 

L - al, Jl, subst. m. (Mzab, Zénaga), endroit. » 

///, Jj, aor. i//(/, X (Mzali, Zouaoua, Béni Menacer, Harakta. 
Chelh'a, Djer])a, Boui,''ie, Cliaouia, Touat, Goiirara), être. 
Cf. Manuel de langue kahyle, § 32, 1"^. 
alain, ^'i\ (Taroudant). pres(/af\ 
T. — ou'il/. J!jl, aor. iouala, ^\y (Zouaoua, Bougie), IV^ f. tsuiadi, 
Jiji (Zouaoua), roir. 
allen, -^.S. subst. m. pi. (Zouaoua), yeux. L 

lliala, X* (Zouaoua, Bougie), pi. l/illioua, l_^j*, subst. f. 

(Zouaoua), source, fontaine — hala, ^a, subst. f. (Chaouia), 

1 

tala, X", subst. f. (Mzab, Béni Menacer, Djebel Nefousa), 
source, fontaine, réservoir, 
il, Jj, subst. m. (Zénaga), fleuve. 

2" Pt : thara, \j, sul)st. f. (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), source, 
fontaine. 
L — -oultsma, Ic^j (Bougie), oultnia, Irj, subst. f. (Cbaouia, Zoua- 
oua), sœur. 
'2" TCH : outchnu/, l^j, subst. f. (Pvif), sccur. 
L — al, Jl, conj. (Djerba), et. ' 

L thili, ^S, subst. f. (Béni Menacer, Bougie), ombre, image. 
2*^ B : t/iiri, ijj)î, subst. f. (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), ombre, ^ 
image. 



GLOSSAIRE No 2 301 

3" DJ .- lidji, (^^", pi. l'Hljeiu -y^, sul)sf. f. (Zénaga), omln-f^, 
imaije. 
L — (d'i. Jl, aor. iouli, Jj. (Zouaoua, Mzab, Djel)el Nefousa, Djerba, 
Béni Menacer, Bougie, Toiiat, Chaouia, Djerid), IV'' f. 
/.s7//;, JJ (Zouaoua), mouler — P f. $iiU, jL, I-Vlle f. salai, 
(jT^ (Zouaoua), élever, faire monter, 
l/toulifs, vlJj)*, suhst. f. (Bougie), ouiai, (j'i^. sub.st. m. (Cha- 
ouia). montée, action de monter, aseension, escalade. 
(isad, J^l, subst. m. (Zouaoua), élévation. 
L — IM-VII'^ f. mselai, ,j^„^ (Zouaoua), me.slai, (j^.^^ (Béni 
Menacer), parler — V-II-I-VIP f. Imeslai, (jX^ (Béni Me- 
nacer), s'entretenir rnatuellement, discuter. 
2" OU L : aoual, Jl^l, pi. aoualen, -Jljl (Zouaoua), pi. ioualen, 
j^lji, subsl. m. (Mzab, Djebel Nefousa, Harakla, K'çour, 
Bougie, Bel H'alima, Béni Menacer, Cholh'a), parole, avis, 
sentiment, projet, 
l'" f. saoul, jjL (Ghelh'a;, Rif), essaoul, JjLI (Harakta), siouel, 
J^^ (Djebel Nefousa, Zouaoua), parler — II-I'" f. msiovl, 
J_^^tM.. (Zouaoua), s appeler. 
3" OU DJ : aouedj, --jl, subst. m, (Zénaga), ^)a?'o/e. 
\'-I'''' f. tchouidj, ^^:>. (Zénaga), parler. 
L Z — laz,ji, subst. m. (Zouaoua, Harakta, Béni Menacer, Cha- 
ouia, K'çour, Djerba, Djebel Nefousa, Chelh'a), faim ; louz. 



\ 



308 GLOSSAIRE N° 2 

jjj, subst. m. (Béni Menacer, Mzab), faim — (Zouaoua), 
avoir faim. 
L S — V-^f. loules,^J, IV-VI-VIIPf. toullmis, ^j}y (Zowdoun), 
être l'Oloui. 
istoullous, ^_^^;**j (Zouaoua), éblouissant, 
alitullrs, fjJy\. subst. m. (Zouaoua), cblouisscinenl, 
L S — ''Av, (_^l, aor. Usa, l*JL, IV-VIII-X'^ f. tselousou, _^_^l; 
(Zouaoua), sliahiller, se cétir — P'" f. sels, ^_^L., I-Vlll-X'^ 
f. selousou, _j-,_jl^ (Zouaoua), habiller. 
2° D S : eds, j_^J, coll. (Zénaga), vêtements. 
3° T S : tsa, LJ, subst. f. (Zénaga), vêtement. 
L S — iiisou, _j*JL (Béni Menacer), être fané, par métal hèse, 

sellaou. jX., VI'^ f. (Zouaoua), se faner. 
L S — ils, ^i (Béni Menacer, Taroudant), iles, j^_, pi. ilsan, 
jLJL, subst. m. (Zouaoua), langue. 
'2" R S : iers, ^j. subst. m. (Rif), langue. 
3° DJ : ondjou, ^>.j, subst. m. (Zénaga), langue. 
L R' — lar, ci, aor. ilar'a,\c'%_ (Chaouia), appeler, crier. 

2° L A : loua, cji (Zouaoua), crier, appeler. 
L R' — ell(u'\ àJI (Zénaga), vers. 

ellar'd'a,\JJ>}\, ellard^alk, ^Ijjjl (Zénaga), ellir,ij\ (Chelli'a, 

Taroudant), lorsque, 
lar, ci, larcVath, «IjIJjJ (Zénaga), mais — aillir'. iull (Cbelh'..), 
tellement que. 



GLOSSAIRE N" 2 309 

2" L KH: 'ilaklid, j^X (Rif), ensnltr. 
L R' M — alr'oum, >yJI (Zouaoua), pi. //our'»ia)}, J^jL, sub^t. 

m., rhanit'aii. 
L F — llcf, t-aL (Béni Menacer, Bougie), pi. il fan, 0^?^.' subst. m. 

(Zouaoua), xanglier^ porr. 
L F S — lalefsa, ^^'^'>i P^- l'iefsiuuin, ,^_j^*uaL', subsl. f. (Rif , 

v/prre. 
L K — t/i/'lkpt.<:, cSJî, pi. thilk'ni, O^^j subst. f. (Zouaoua), pou. 
i" L CH : thillkhth, .iJuU, pi. thilb'c/un, Oi^uL*. subst. f. (Zoua- 
oua), pou. 
L K M — elkem, SJ\, aor. ilkem, JCL (Taroudanl), arriver. 
2" CH K M : cchkem, iCLl, aor. ichkcm, Ci^j (Zénaga), arriver, 

prnélrer. 
3° TCH K M : etchkem, S^\, aor. ilchhem, S^^ (Zénaga), 
arriver, pouvoir, réussir à. 
L L — clli, Jl, aor, ielli, Jj, IV'= f. Iselli, ^ ('Zouaoua), ouvrir, 
l'Ire ouvert, 
t/iouliia, Ujî, pi. thoulliouin, if^y^ subst. f. (Zouaoua), ou- 
verture. 
L L — lai, J'^, aor. iloul, j_jL (Zouaoua, Djebel Nefousa, Mzab), 
lY'-' f. tselal, J%' (Zouaoua), êlre naturellement, naître, se 
trouver; IPf. mlal, jX., vilil, J.i., aor. imlal, J31j: ; IV-II^f. 
tsemlil, JJc (Zouaoua), se rencontrer, 
elli, Jl, suhst. m. (Zénaga), corps. 



r,10 GLOSSAIRE N« 2 

thala/ifh, >l*J>j*. sul^sf. f. (Zouaoïia), naissance. 
L M — (helemma, iV, subst. f. (Béni Menacer), Urne (au. mot fran- 
çais? — Cf. cependant à Taroudanl : toaloumma, U^jT, Unie). 
L M ir — leniar\ il, aor. ilemar', i^L (Djerba), nager. 

alenunai'% éUI, subst. m. (Djebel Nefousa), natation. 

M ^ 

M — m, I», pron. pers. sufT. de la 2" p. du féminin dans tous les 
dialectes. 

M — ma, U (Zouaoua, Cbaouia), si — (Ouarsenis, ïaroudant), 
lorsque— (Béni Menacer. Chelh'a), mai, (j-U (Djebel Nefousa), 
ce que — entre dans la composition des mots suivants : 
mar'a, \cU (Bel H'alima, Chelh'a), ce que — nmtta, lu 
(Mzab), quelque chose, ce que — matad'i, t/J'jU (Béni Me- 
nacer), connnent — mata, L"i« (Touat), si — (Piif), comment 
— înahad, jUtU (Béni Menacer), lorsque, tandis que — 
maday, tlTLU (Chaouia), )nara, IjU (Chelh'a), si — niasa, 
LU (Chelh'a), pour que — mala, ^U (Béni Menacer), qui — 
ma illa, %_ U (Pvif), mail, JjU (Bougie), si, lorsque — mana, 
Uo (Djerba), ce que — (Béni Menacer), qui — manala, "il'U 
(Béni Menacer), inanni, ^^> (Chaouia), qui — mcrr'er, j^\» 
(Djebel Nefousa), ;j«/*^«<e — (Djerba, Djerid), marera, \J^\a 
(Touat), pourquoi — tnain, ^U (Bot'ioua du Vieil-Arzeu , ce 
que — (K'çour], pourquoi — înain del ouok'lli, ^^\ j ,^U 



GLOSSAIRE No 2 .'ill 

(Béni Menacer), quand — mnka, ^U (Djerid). inak/', j^U 
(Touat : Timisakht), makldja, UTU (Touat : Teinenlit), ma 
oukc/i. fjS^ U (Harakta), comme, autant que, comment — 
manir', iiU (ïoualj, makod'of, ^_s^JS'[», madjak, ilU-L. (Zé- 
naga), où — marra, \^^ (Zouaoua), tandis que — mar'cr, 
t>^U(Rif), comme — mammou, _jjr (Djebel Nefousa), celui qui 

— mak/i, ^U(Chelira), maref, <_acU (Boni Menacer, Chaouia, 
Harakta, Bel H'alima), emmai, (jl>\ (Djebel Nefousa), maidjn, 
\if\A (Zénaga), pourquoi — manicli, ^U (Béni Iznacen), men, 
^. (K'çour), ce que — s manie k, (jl^j'i-^ (Mzab), manis, j_^U 
(Béni Menacer, Ouarsenis), mamek, ÔLU (Chaouia), îna)n- 
mek,'lX.l> (Djebel Nefousa), manetch ra, U ^U (Mzab), com- 
ment — amou, ^j>\ (Mzab), amman, jjUI (Béni Menacer), cela 

— memech, ^^ (Doubdou), jiarce que — ment elouok'th, 
^iji\ J»i. (Béni Menacer), quand. 

mi, (j (Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Bougie), lorsque — (Doub- 
dou), quoi ■ — Celte particule entre dans la composition 
des mots suivants : m'uji, J^l. (Béni Menacer), si — (Tarou- 
dant), lorsque — miyil/a, XÇ* (Béni Menacer), si — r'imi- 
rjilla, XÇç^ (Béni Menacer), jusqu'à ce que — ammi, ^\ 
(Béni Menacer), lorsque, ainsi — mimi, ^j^ (Mzab), pour- 
quoi — mikni, ^^Ç» (Bougie), mais — imi, ^ (Bougie), 
rasmi, ^yrlc (Touat), lorsque — nietli, JJl. (Touat), si. 
M — aman, ^jUI, coll. (Zouaoua, Mzab, Zénaga, Béni Menacer, 



312 GLOSSAIRE N" 2 

Gourara, Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Harakta, Chaouia, Ouar- 

senis. Toiiat, Chelh'a, Taroudant, Haraoua), amm, -y. 

(Djebel Nefousa), cnii. 
M — am, j»l (Harakta, Bougie), ronwie — (Béni Menacer), lorsque 
2° M K : arnck, Ol.\ (Zoiinoua. Bougie), comment. 
3" M GH : aiiipch, ^\ (K'çour). comment. 
M — ///?/. ^. subst.m. (Zouaoïia, Béni Menacer. Harakia, Bougie 

Ghaouia, Haraoua. Gourara), pi. imaonen, ^^s: (Zaouia) 

bouche, evfrre, ouverture — //(/', ^, subst. m. (Zénaga), 

bouche, enlrre, ouverture. 
M — tJtrniin, U, sulist. f. (Bougie), fsamri,]^, subst. f. (Taroudant). 

côté. 
M T — emmat, vJjUI. aor. imntat, Jjlr (Zénaga), s'envelopper. 
Mï R — monter^ Jy, aor. /mouler, J^ (K'çour), trouver. 

estimer. 
M TH — eunnetli. vl^.l, aor. onmeth. ^L£ (Harakta. Bougie), aor, 

imuiouth, iIj^, IV'' f. irrég. tseiuetsalh, <Uc£ (Zouaoua). 

einmouth, «l»^*!, aor. immoiith. >l>y: (Béni Menacer, Harak^ 

ta, Cbaouia, Djerba. Bougie, Zénaga), mourir. 
2° M T : emiiiet, C^J, aor. immrt, C^ (Djebel Nefousa, Mzab) 

euDunuf, Cjy\. aor. iuimoul. (Jjj.c (Haraoua. Taroudant 

Ghelh'a, Béni Menacer, K'çour, Touat), mourir, 
lameltnnt, lUUc, subst. f. (Mzal), Zénaga). temedant, CJbf, 

subst. f. (Ghaouia), )nort. 



GLOSSAIRE N" 2 313 

3° M M : e)/i))u,(^\, aor. iuiimnii, ^^j» (Zénag-a, Toual), mourir. 
[m DJ — medj, ^ (Zénaga), se prrcipiler. 

emdjidj, -<f I, subst. f. (Zénaga), (tel ion de descendre, descente. 
; M TCH — ametch, <"l, aor. ioumetcli, f-'y^ (Zénaga), attaquer, s'a- 
vancer. 
M D — thamda, (ju, tauida, Iju, fiamda, lji*i>, subst. f. (Béni Mena- 
cer), fosse, puits. 
^M D D — maddi, ijx>, subst. m. (Ghdan^.ès), chaudron, marmite 
M D n — emder, jjul, aor. imder, jju: et imdri, ijjj.s. (Béni Mena- 
cer), jeter. 
M D R — mader, jj.», ¥•= f. fmad>'r, jjx, aor. itmader, jju'- (Zé- 
naga), chercher, s'étonner. 
M D' R' — amad'ar', pIJul, pi. imoud'ar', pliy:, subst. m. (Bougie, 

Zouaoua), buisson, broussailles . 
M D' N S — tameid'anfs, ^jj\j,J, subst. f. (Zénaga), rat, souris. 
M R — themara, Iju, .subst. f. (Bougie), violence. 
M R — imar, jlc (Mzab, Béni Menacerj, innr, js (Zénaga, Bougie), 
subst. m., temps, moment — imarou, jjU, dimarou, ^Jj: .i 
(Béni Menacer), aussitôt, à présent, immédiatement — Imir 
anni, Jl js. (Bougie), à ce moment-là. 
mer, 4^, aor. imer, y: et ioumra, |^j* (Zénaga), être, 
meren, ^^, aor. ioumrene, ù^/^Ji (Zénaga), continuer, être 
continuellement. 

amer, u^\ (Taroudant), si. 

18 



314 GLOSSAIRE N» 2 

M R T D — marlad, S,^, aor. imniitidi. (jXy: (Zénaga), Irompcr. 
2° M Pi T : aor. imnrala. L"^ et iitntrat, «l>_y: (Zénaga), trahir, 
ruser. 
M R D' — ainerd'i, t/j^l. pi. amiyrd'onn, ijjj^^l, sul)st. m. (Zé- 
naga), do?, — ii/icrd'hi. y^iji (Chaouia). ensuite, après cela. 
2" M R Z : ainerzi, (jjy*\, subst. m. (Zénaga), dos. 
M R R' — tliemourri, t^j_jc (Reni Menacer), temourri, {J-j^^, 
coll. (Mzab, Djebel Nefousa), pi. temourrin, ^i^j^" (Tarou- 
dant), tnwurr'etch. ^j^^, pi. tmourr'at'm. 0^^ij_jc (Touat), 
sauter elle. 
'•'}:■ M R : taoamrilh, ^^/'jU. pi. taoumri, iS^^\l (Zénaga), sau- 
terelle. 
M R G — amcrgou, _^S^I, pi. huerya, ^j^, sub.st. m. (Zouaoua), 

grive. 
M R OU — temerouid, -*»j^', subst. f. (Zénaga). confiance. 
M Z — timouzen, ^j^c, subst. f. (Zénaga), appui. 
M Z — amez. J^l, aor. ianiez. i^l (Doubdou), saisir. 

-" M DJ : amedj, fj, aor. ioumedj, ^^_ (Zénaga), travailler, 

soigner. 

3° M TCH : ametch, ^\ aor. ioainetc/i, ^j> et iinuietc/i. ^. 

(Zénaga), saisir, serrer, emmener, apercevoir. Cf. M TCH 

M Z R' — amezzour', bji^\, subst. m., pi. imezzouren, ^sy 

(Zouaoua, Rif, Oiuirsenis, Ilaiaoua, Reni Menacer), pluriel 

imezzar\ c\yc (Rel H'aliina), oreille. 



GLOSSAIRE N° 2 315 

2° M Z G : sinoiizerjouth, JjjSj^^.^^^ (Zouaoua), entendre. Cf. 
âzzouij, li^J^ (Zouaoua, Bougie), sourd. 
M Z G — maizzou;/, ^sj^ (Zénaga), rtre petit. 

2° M Z I : arnezzkuu ôl^*! (Béni Menacer, Chaouia), nniezian, 

ijl^l (Zouaoua), pel/t. 
tlieiiizi. ijy, subst. f. (Zouaoua), ])el/lesse. 
M .T — amonj, jy\, pi. mozzan. ^1^, sulisf. m. (Zénaga), puits. 
1° I\l CH : anioiirJi, ^J'jJ. sul)s[. m. (Zénaga), puits, courant 
d'eau. 
M J — t'^najj, y\ (Zénaga\ accoucher, mettre bas. 

2° M DJ : medjidj, *ff , aor. iamjidji, ^-s?^. (Zénaga), être 
vivant . 
M S — animas, ^Ul (Toual), oufjaninias, ^^^ (Harakta), yantrnas, 
,_;«U^ (Touatl, gouannnas, ^_^UI_jl'(Djerba), au milieu de — 
alemuias, ''^\1.K pi. ilemmasen, ^~Ud. tlialemmasl , clw^'i*, 
pi. thileninmsin, ;j--^, sul)st. f. (Zouaoua), milieu, 
VIO y en. 
2" M GH : oummec/i, ^3. oumac/i, ^_;lUj (Zénaga), milieu. 
M CH — amcinch, ^J,l^\, pi. inichach, (jiLu, subst. m. (Zoua- 
oua, Béni Menacer), amachchoii, jJi..\, subst. m. (Tarou- 
dant), chat. 
2' N S : nous, u^y, subst. m. (Zénaga), chat. 
M DH — medh, ja-, aor. imedh, jiC (Béni Menacer), pénétrer, 
arriver, se glorijier. 



316 GLOSSAIRE N" 2 

M T' — t/tamel'l'oul/i, ^^, subst. f. (Zouaoua, ]^)Ougie, Béni 

Menacer), tamel'Coat, Oj-kc, subst. f. (Touat), fi'.inme. 
M R — eiu)iir)-\ ioi (Zouaoua), se jeter sur. 
M ï' — iinefn. j^iar. pi. imeCfaoun, o3^' subst. m. (Zouaoua, 
Bougie, Ouarsenis), larme. Cf. endhaoun, jjjUaîl, subst. m, 
pi. (Zénaga), larmes. 
M K R. — amrar, jli.!, pi. imr'aren. jjUf, subst.m.(Chaouia), 
chef — Zouaoua), vieux. 
mor\ir, Jl», aor. imrer, Jls: Béni Menacer), mr'our, jj^i.», 
aor. imr^oitr, jjir, IV-IX'' f. (semoarour, j^y^ (Zouaoua), 
grandir — l''" f. semr'er, jksr' (Zouaoua), élever, 
ihemour'er, J^^^ subst. f.. (Zouaoua), grandeur, 
noumr'er, jiuj (Chaouia), vieillir, 
thamr'er, ^*, subst. f. (Zouaoua), vieillesse. 
thamrarth, •l'jlir, pi. t/timrurin. ^ jlic, subst. f. (Zouaoua), 

vieille. 
^o M K' R : amek'ran, jl^l, amoliran, jljÀ«l, pi. imok'ra- 
nen, J^^ (Zouaoua, Harakta, Bougie, Cbaouia), amek'k'e- 
ran, ô'^'' f- ^/'f<''^<'/'■Vi'era/^^ JJl^c (Mzab, Harakta, K'cour, 
Bel H'aliaia, Touat), imk'oren, ijjÂs , pi. imk'ornin, d^^ 
(Chelh'a), grand, 
mek'k'our, j^i», aor. imek'k'our, jyu: (Doubdou), niuk'k'or, 
jju (Gbdamès), meJik'or, Jeu^ (Taroudant), mok'r, jk» 
(Djebel Nefousa), êt7'e grand. 
MGR — emmouger, J'^\, aor. ie/nmougra, \^^ (Zénaga), s en 



(JLOSSAIRE N" 2 317 

retourner — !''•' f. chmouger, jSjc- (Zénaga), faire retour- 
ner, renvoyer. 
MGR — meger, ^, VP f. megger, J^ (Zouaoua), moissonner, 
amger, ^1, pi, intgaren, ^j€s, siibst. m. (Zouaoua), mois- 
sonneur, 
amger, JZA, pi. i?negran, jljJî, subst. m. (Zouaoua, Bougie), 

faucille, 
thaniegra, IjS^c, pi. thimegr'iouin, ^y^-s, subst. f. (Zouaoua, 
Bougie), moisson. 
ML — melmi, ^_j-JL. (Béni Iznacen, Bel H'alima), lorsque — 

imoul an, jl J^c (Djebel Nefousa), jw.s^u'à ce que. 
ML — rnel, J*, aor. imal, Jx (Djebel Nefousa, Béni Menacer;, 
dire, aor, imela, ^, Vile f. mal, jU, IV-VII^ f. i semai, jlc 
(Zouaoua), indiquer, montrer — etnmal, jUI (Djebel Nefousa, 
Djerba), dire, indiquer — amelli, J-l, aor. ioumelli, ^»y 
(Zénaga), 'promettre, 
lliamouli, Jjj;, subst. f. (Zouaoua), indication, signalement. 
M L L — arnellal, JX.1, pi. imellalen, ^^ (Zouaoua, Ouarsenis, 
Béni Menacei-, Djerba, Djerid), mellel, JJ* (Djebel Nefousa), 
blanc, 
melloul, Jji., V. d'état (Zouaoua, Cbelba), mlll, JJ* (Béni 
Menacer)^ mellal, Ji. (Touat : Tementit), omell, J*l (Djerid), 
V« f. tmelli, Jr" (Zénaga), v. neut., blanchir, devenir blanc 

— I-VIIIe f. sernlil, J.k- (Djebel Nefousa), I-X»^ f. smelli, 

18. 



318 GLOSSAIRE N" 2 

JiT- (Mzal)), I-YIIP f. smellal, J^. aor. isnicllitl, J^lc-i (Béni 

Menacer), blanchir, v- act., rendre blanc 
tliemlel, Jic, subst. f. (Zouaoua), blancheur, 
tdsemlelli, ^4*^J, subst. f. (Djebel Nefousa), asmelii, J-^-', 

subst. m. (Mzab), acllon de blancJdr, blanchissage, 
ihamellatih, vU>c (Bougie), thamellalt, lLJ^c (Zouaoua), subst. 

f., pi. thimellalin^ Cm^^c-, œuf. 
thaniilln. ^s, pi. ihini/lHouin, ifj^is, subst. f. (Zou.ioua), 

tâmellith, C^S-.^, subst. f. (Zénaga), colombe. 
2" M L D.T : \MX'= f. trnellidj, ^ (Zénaga), devenir blanc. 
M M — thamemth, ^J, subst. féminin (Zouaoua), Iharneni/.C^, 

subst. f. (Béni Menacer), tanioumt, ^Lv-jc, subst. f. (Zénaga), 

miel. 
2° M N : lament, JUIc, subst. f. (Zouaoua), miel. 
M M — emmi, ^J\, subst. m. (Zouaoua), memmi, _^c. subst. m. 

(Bougie), fi h. 
imrna, le, subst. f. (Zouaoua, Béni Menacer, Bougie), oumma, 

Uj, subst. f., iounnna, Uj», subst. f. (Zénaga), vière. 
M N — moun., j^ (Bot'ioua du Yieil-Arzeu), se réunir — nurn- 

7iaout, cIjjUo (Mzab), beaucoup. 
M N — iman, ^jU, subst. m. (Zouaoua, Djebel Nefousa, Mzab, 

Harakta, Djerba, Bougie, Chaouia, Touat, Ouarsenis), âme, 

vie, personne — s'emploie pour rendre le pronom réfléchi. 

Cf. Manuel de langue kabgle, §18 — man, jjU, ournan, ^jUJ 

(Zénaga), subst. m. pi., Itonnnes. 



GLOSSAIRE N" 2 319 

M N D — It/iendi, ^sjIc, coll. (Beiii knacen), orge, céréales. 

M N R — amenir, jd.!, subst. m. (Zouaoua), front. Cf. N I R. 

M N R — (uiif'nnar, jUL.1, subst. m. (Zouaoua), partie — Cf. 

amour, jy\, pi. iinouren, jjjjc, subsl. m. (Béni Menacer), 

partie. 

IV j 
N — eniii, (Jl, pron. démonst. marque réloignement (Zouaoua, 
Mzab, Béni Menacer, Bougie, Taroudant, Touat), ce, celui-là, 
cela — Cf. Manuel de langue kahylr, § 19 — ain, ^\ (Zouaoua), 
aini, ^\ (Mzab), ce qui — in, ^_, an, ^\ (Zénaga), ce que — 
i)i, ^ (Bougie, Doubdou), inin, (jc^ (Harakta), an, ^jl (Gou- 
rara), aina, Ll (Chelh'a), celui, celle, cela — indin, ^jc- 
(Djerba), ces. 

nin, (j^ (Glidamès), alors. 

anen, J\ (Zénaga)^ certes. 

nui, (/l)' (Harakta), ici — en, J\ (Zouaoua), là — anlda, IjCI 
(Zénaga), où. 

nahni, ^^ (Zénaga), lequel — anoria, \y (Bougie), qui, 
lequel — en, jl (Zénaga), celui. 
N — i7ii, ^_, aor. inyia, L. Cf. Manuel de langue kabyle, § 32, 1" 
— (Zouaoua, Harakta, Béni Menacer, Zénaga, Bot'ioua du 
Vi(;il-Arzeu, Bougie, Bel H'alima, Doubdou, Ghdamès, 
Touat, Ouarsenis, Chelh'a, Taroudant, Haraoua, Rif, Gon- 
rara), dire — V<^ f. tenon, aor. ilenoua, ly:;, (Zénaga), être dit. 



320 GLOSSAIRE N» '2 

tithnenna, lis:*, pi. lli'nnennin, jÇs, subst. f. (Zouaoua), action 

de dire. 
^" M : irai, ^z, aor. ionmma, Uj» (Djerid), dire. 

N — nnou, jll, subst. m. (Touat);, aouanou, jj!jl, siibst. m. 
(Cbelh'a), lanoul, OjlL", subst. f. (Djerid), puits, 
thaouints. JUîjL*, subst. f. (Harakia), source, fontaine, 
lanith, <1aw, tinilli, >!*;-, pi. tinoud'in, ^'-iy.^ , subst, f. (Zé- 
naga), grotte. 

N — i)i, jj, prép. de direction (Djebel Nefousa), vers. 

N — "j û> prép- marq. le génitif, de — s'emploie avec les pro- 
noms et les substantifs — Cf. Manuel de langue kabyle, i^J^il, 
12, 66 — (Zouaoua, Mzab, Zénaga, Djebel Nefousa, Béni Me- 
nacer, Bot'ioua du Vieil- Arzeu, Harakta, Béni Iznacen, 
K'çour, Bougie, Chaouia, Chelh'a, Touat, Taroudant, Ha- 
raoua, Rif, Gourara, Ouarsenis). 

NT — nta, L' (Zénaga), nella, L' (Mzab, Béni Menacer, Harakia, 
Touat, Zénaga, Bougie, Djerba), netsa, L' (Zouaoua, Bougie, 
Harakta), nenta, l;:-" (Zénaga), pron. pers. isolé 3*^ p. m. 
sing.^ lui — f. netsath, il>^ (Zoauoua), neltalh, CJcl (Béni 
Menacer), ntahat, CJÇs, ntahad\ il^î (Zénaga), elle. 

NT — n\t, CJ, adv. (Doubdou, Djebel Nefousa), aussi., même. 

N T R K — ntarrah, llj^j (Zénaga), être aigre. Cf. en touareg 
ahaggar, ark, sentir mauvais. 

N DJ — tenidjouillt^ '^.yfy sul^st. f. (Zénaga), plaine. 






u 



it 



GLOSSAIRE No 2 321 

N TCH M — inetvlihnt, vl.wf^', su])St. f. (Zénaga), femme. 

1° M CH K N : amechkan, qC^\, subst. m. (Djerba), enfant. 
N KH L — neh/tla, Xk*, inek/da, Xi^i (Béni Menacer), s'affliger, 

s'irriter. 

N D — V'^ f. tend, x: (Touat). obtenir. 
N D — send, X^, !'"'= f. (Zouaoua), VIP f. seiidai, t/ljù-, battre le 

beurre. 

N D D' R — asendoiid'er, jijjiUl, siiljst. m. (Zouaoua), détour- 
nement. 

N D R. — ndar, jlal, aor, indar, jU- (Zénaga) , être imminent. 
N D M — nadem, >£, aor. inoudem, ^.ij^, IV-VIIP f. tsenou- 

doum, ^^.ij^ (Zouaoua), avoir sommeil. 
N DH — nadah, «jU (Zénaga), ou bien. 
N D' — nad^i, ij^Z, aor. inoud'a, Ijy- (Zouaoua), chercher. 

anud'i, i/iLi'l, subst. m. (Zouaoua), recherche. 
N DH — net't', U (Djebel Nefousa), être aujirès de. 
N R — teneri, ijjCj subst. f. (Zénaga), désert. 

annar, jul (Zouaoua, Bougie), pi. inourar, j\jy^, subst, m., 
aire. 

N Z — enz, 'J\ (Zouaoua), être vendu — l^'^ f. zenz, yj (Zouaoua, 
Béni Menacer, Bougie), I-VIII-X'' f. zenouzou, jjjlj, 
vendre, 
azenzi, (j'Jj\, azenzou, yjj^, subst. m. (Zouaoua), vente. 
2" N J : P" f. jenj, ^j (Zénaga), vendre. 



322 GLOSSAIRE N» 2 

échenji, (^jli,l, suljst. m. (Zénaga), marcIié. 
N Z D' — anzaiT, 'ù\'j\, pi. inzacren, Jiljô (Zouaoua, Beiii Mena- 
cer), subst. m., po/l, cheveu. 
N Z L — fenzelt, vl^lj^", pi. tenzal, jiji:, subst. f. (Touat), œuf. 
N S — eus, i^il, aor. insa, Lâi (Doubdou), IV-VIII-X« f. tsenou- 
sou, ^^ (Zouaoua), passe)' In miU — 1'"= f. sens, ,jJu«, 
I-VIII-X'' f. senousou, j^^L^ (Zouaoua). faire passer la )iuit, 
donner fliospil alité, 
asensi, (Ch*Ju.I, subst. m., t/timensiou/// , Jjj^,^Ju:*, subst. f. 

(Zouaoua), hospitalitr, 
IP f. rnensiou, _j^.uJu, aor. iinensiou, _j**Jlc (Mzal)), mouns, 

j^_^, aor. imounsou, j^j^^c (K'çour), souper, 
imensi. ^^Jx, sul)sf. m. (Bel H'alima), souper. 
N S R. — enser, j^i\ (Zouaoua), moucher. 
N S Pi D — V" f. fnesroud, Jj^r-i.", aor. itnesroud.-^^j-Jc (Tarou- 

dant), avaler. 
N CH K — incheh, dlll (Zénagal, se construit avec les pronoms 
personnels pour signifier avoir, 
incheggin, ^^, fai. 
inchekki, jCli,, iu as. 
inchekti, ^^L, il a. 
inc/iaktath, ^laSoJo, elle a. 
inchaganak, lluSoJ., nous avons, 
inchikoun, ^j_^S^, vous avez. 



GLOSSAIRE No 2 323 

inchehloi, (jS^, ils ont. 

Avec la négation, le pronom se place avant la particule inchck : 

onar in inchek, ^llJlÀ. ^ J3, Je n'ai pas. 

ouar ki inchek. dUa, ^T' jj» ^^ "'^'■'^ P^'*'- 
N T' P». — neCCcr, J^ (Chaouia), mordre, déchirrr. 
N Pi' — 7ie7'\ jo (Mzab, Béni Menacer, Zouaoua, Djerba, Toiiat, 

Bougie, Djebel Nefousa, Chelh'a), ou, on bien. 
N R' — enr\ iîl, aor. ii})'^/., Uu, (Zouaoua, Clielli'a), aor. inr'i, 
JiX, (Mzai), Harakta, Bot'ioua du Yieil-Aizeu, Béni Menacer, 
Bel H'alima), VI" f. nek\ J^ pour nei^'r' (Zouaoua), tue)- — 
l'" f. senr\ «JL, (Béni Menacer), faire tuer — A^-II- f. fe- 
nienr\ iit", aor. itnienr', ils- (Mzab, Bif), se hatire, conibullrc 
— V-VIIl'3 tuour\ c^' (Béni Menacer), combattre — IP f. 
menr, iU (Touat), se battre — IV-VIP f. tscnar , èL" 
(Bougie);, se quereller — V-II-P'^ f. temsenr, ii^ (Zénaga), 
se battre ■ — VII'' f. nar, éU, aor. i)iour\ èy- ; iV-VIP tse- 
nar , èL' (Zouaoua), combattre — YIIP' 1'. ennoiir, éjJI, 
aor. iennour\ èy- (Béni Menacer, Cbaouia), combattre^ se 
battre. 

amenr'i, Ji^l, subst. m. (Zouaoua, Béni Menacer), combat. 

fhimenr'iouth, kIj^JCJ , pi. thimenr'iouia, ify,»^^-, subst. f. 
(Zouaoua), meurtre, assassinat. 

2" N GH : einec/i, ,jlli, subst. m. (Zénaga), guerre. 

einich, j_^l (Zénaga), faire la guerre. 



324 GLOSSAIRE N" 2 

egnec/i. ij^\, aor. lougncch, ,Jj^y (Zénaga), combattre 
eignech, ,jijSJi (Zénaga), se faire la guerre. 
3° N H : enhi, ^^1, aor. inha, l,L (Zénaga), tuer. 
4° N : eni, Jl, aor. ienie, J- (Zénaga), tuer, 
tini, ^', subst. f. (Zénaga), lionne. . 

N R' L — Te f. senr'el, Ji;L-,, I-VIP f. seiiral, jU;L, (Zouaoua), 

répandre. 
N F — '^i1Pf, <-flwl, V. act., aor. iounef, ^y, I""* f. sinef, <-a:l*, 

IV" f. tsanef, <_aîL' (Zouaoua, K'çour, Bougie), laisser. 
N K' L — thanok'lets, CUi-*, pi. thinohHin, û^*, subsl. f. 

(Zouaoua), figuier. 
N K — nek, »lt, aor. inek, Oi^ (Zénaga), monter à cheval. (Cf. 
NI.) 
2° N G : neg, id^T, aor. inegi^ j^ (Zénaga), passer à cheval. 
3" N : en, jjl, aor. inou, y.. (Béni Menacer), monter à cheval. 
X K — 7ieky vil" (Zouaoua), nekki, ^^ (Zouaoua, Doubdou, Bougie), 
nekkin, ,jS^ (Chelh'a), nika, ^, nikan. J^ (Zénaga), je, 
moi — nekini, ^^5Z (^Zénaga), nckkenin, ^iSo (Clielb'a)^ nous. 
'2" N CH : nech, ^J^ (Ghdamès, Mzab, Béni Menacer, Toual), 
nechcha, Ulj [Touai], moi — nechni, ^^ij (Chaouia), nechin, |\ 
ÔI-IJ (Bif), nichnin, (j^ (Touat), nous. 
3o N TCH : netch, ^ (Chaouia, Haraoua, Béni Menacer 
K'çour, Djebel Nefousa)^ nitch, ^ (Harakta), netchi, ^^ n^ 
(Bel H'alima), moi — netchnin (jÇjf (Béni Menacer), nous 



ly 



GLOSSAIRE N« 2 32;; 

N K lî — enker, ^\, aor. ioimkei; _^y ;Zénagaj, IV-VI* f. tse- 
nekker, ^ (Zouaoua), se lever — P^ f. senker, J^ (Zé- 
naga), faire lever, éveiller, 
ikenekkera, \^, subst. f. (Zouaoua), lever. 
2" K K R : ekker, jf\, aor. ikker, jST (Zouaoua, Béni Menacer, 
Ouarsenis, K'cour, Djerba, Djebel Nefousa, Touat, Bougie, 
Chaouia), se lever — P^ f. sekker, J^, aor. is^kker, ^^^ 
(Touat), faire lever, réveiller. 
3*^ N X R. : enyer, ^\, aor. inyer, ^ (Ghelb'a), se lever. 
4" TCH R^ : et cher, ^1, aor. itcher, js£. (Mzab), se lever. 
N G — denneg, c5ul j (Djebel Nefousa), en haut. 
2^ N J : enirij, jîl (Mzab), oi haut. 

3" N DJ : ennedj, 4\ (Djerba), en haut — r'alennedj, ^pM 
(Djerid), d'en haut. 
S M — naîn, ^\j, aor. inoatn, j»_jw, IV" f. tsenani, jtL* (Zouaoua). 
s'habituer, 
thanowni, (jy', suljst. f. (Zouauuai, habitude. 
JJ M D' — ani/toud', i_^'l, subst. m. (Zénaga), forgeron. Cl', ar. Jd. 
JÎ M R — animar, jU'l, pi. iniviar, jU.^, subst. m. (Bot'ioua du 

■• Vieil-Arzeu), chasseur. 
i M CH — annaoumach, ^»y\ (Zénaga], désirer. 
î N DH — IP f. mennounedh, j^y* (Zouaoua), dégringoler. 
2° N N TH : P" f. senounnoulh, ^liyy^ (Zouaoua), retomber 

19 



326 GLOSSAIRE N" 2 

N H — Ce thème ne se rencontre sous cette forme qu'en touareg 
ahaggar, enhi, voir. 
2° N : ann, ^i, aor. ianna, L (Doubdou), voir — enn, ^1, aor. 
inni, ^^_, V^ f. tenn.. ^ (Touat), voir, chercher, chasser. 
N H ÏCH — nhetch, ^, aor, inhetch, f.^, (Zénaga), être, vouloir. 
N OU — anaou, jl'l, subst. m. (Zénaga), bruit. 
NI — amnai, c/lL.1, subst. m. (Zouaoua), cavalier, pi. imnaien, 

N I R — cniir, j^\, subst. m. et anir, j^\. pi. iniiren, oJr^ subst. 
m. (Zouaoua), front saillant. 

H fi, 

H D — ahd, jjt\ (Béni Menacer), manger, dévorer. 
haddou, jJa, subst. m. (Béni Menacer);, pâturage. 
anoudoun, Oi-'J'*') subst. m. (Béni Menacer), nmirriture, pâ- 
turage. 
H D R — hedr, jJla, aor. iJiedder, jO^i (Bougie), converser, cau- 
ser. 
H D' — had\ iU, aor. ihad\ il^_ (Zénaga), pouvoir. 
H R — tahert, O^", subst. f. (Mzab), lionne. 

2° OU R : ouar, jlj, pi. iouaren, j;jlj», subst m. (Mzab, Djebel 

Nefousa), — pi. ouaren, ^jlj (Zénaga), lion — f. touaret, 

il>JJ (M ab, Djebel Nefousa), lionne. 

3° R : ar, j\, \ ^. iran, ^\j, subst. m. (Harakta), arr, J, subst. 



r 



GLOSSAIRE N» 2 327 

m. (Ghaouia), lion — tharreih, <L>j, subst. f. (Chaouia)^ 
lionne. 
H S — ha$, ^U> (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), frapper. 
H DH — La forme ahadh n'existe qu'en touareg. 

idh, jaj (Zouaoua), pi. adhan, ^bsl, suLst. m., nuit. 
H K — /louk, tiyt> (Djerid), frotter — dehek, vlUj, aor. idehek, 

cJao, (Djebel Nefousa), frotter. 
H L — hell, Ja, aor. ihallou, jJLçj_ (Béni Menacer), lécher. 

2° L : ell, Jl, V-X'^ f. telli, J:, aor. itelli, JJ — /e///, V« f. 
iirég. J:J, aor. z7e<//^ ^ (Zénaga), lécher. 
H L — (touareg, ahel, jour). 

2» Z L : a-a/, Jljl, subst. m, (Zouaoua), midi. 
H L — hell, Ja (Ghdamès), é/j'e nombreux . 
H N — Ae??, i^tt (Béni Menacer), agiter. 
H N — hanou, _jltt>, subst. m. (Béni Menacer), tente. 

2" N : in, jj, su])st. m. (Zénaga), demeure. 
B OU — ahioui, (j^\, subst. m. (Ghaouia), enfant. 
H I F — Ai//"^ '-f:*^ 3or. ihiif, tjçu^j (Ghaouia), aider. 

or j 

3U — 01/0^ Ij, aor. ioua, \j> (Djerba), dire. 

DU — particule démonstrative, entre dans la formation d'un 
grand nombre de pronoms : 
oui, (C^ (Djebel Nefousa, Djerba, Ghaouia)^ ouaif ouih, «t^ laj 



328 GLOSSAIRE N» 2 

(Djebel Nefousa), ouddi ma, U (^j^ (Djerba), celui qui — 
ou, j (Zouaoïia, Bel H'alima, Mzab, K'çour, Béni Menacer), 
ouh, oj (Djebel Nefousa), aioith, t>j>\ (Djerba), fouh, ty 
(Mzab, Djebel Nefousa), ouamouh, 0^3 (Mzab), akioui, (ji^\ 
(Ghaouia), ce, cela — ouasi, fj\j '^Mzab^, oua, !j (Chaouia), 
ouih, A,^ (Djebel Nefousa), ouid'i, t^à.3 (Djebel Nefousa), 
oubma, Lj (Chelh'a), ouddi, (^j^ (Djerba)^ celui, pi. ouiedh, 
jaij, ouiedh iadhnin, gj^^. ^.3 ' Cbelh'a), les autres. 

oua, Ij (Harakta), ce que. 

ouami, ^^Ij (Bol'ioua du Vieil-Arzeu', taul que. 

oumouani, (jlj.»j (Cbaouia), lorsque. 

ouellidja, U^j (Zénaga), ce qui est. 
OU TH — outh, ilij, aor. iouelh, <Ljy (Zouauua. Bougie), aor. 
iouoth, iL)j) (Zénaga), battre, frapper, tomber (en parlant 
de la pluie), jouer (d'un instrument). 

fhiitka, IlJ, pi. thiitkiouin, ^j-^-*, subst. f. (Zouaoua), coup. 

2" OU T : il>j, aor. iouout, Zjy Ilif), frapper. 

3'' OU K T : — oakt, cS^ (Béni Menacer), frapper. 

4" K TH : kath, ^J^^ (Zouaoua), f. irrég. d'intensité, /"r«/)/^(^r, 
jouer d'un instrument. 

5" G T : aggat, >1>€\, aor. iouggat, cJ^y (Djebel Nefousa), 
battre des ailes. 

6° CH T : echchat, ^W, aor. ichchat, JjLj (Mzab), battre. 

7" OU : oua, Ij, aor. ioua, Ij» (Zénaga), frapper, battre. 



i 



GLOSSAIRE N" 2 329 

OU TH L — aouthoul, Jjj', 1>I. iouthal, ^}'Cy, subst. m. (Bougie, 
Zouaoua), aouthil, lUjI, cubst. m. (Chelh'a), lièvre — thou- 
thoults, C^Jy, subst. f. (Bougie), liase. 
2° OU T : tsaoutouth, >^yf, subst. f. (Taroudanl), lièvre. 

OU D N — ouden, jjjj (K'çouri, lorsque. 

OU D' — aoud\ jjl, aor. iouid', Jiy (Zénaga), s'arrêter. 

OU 11 — onr, jj, adverbe de négation, ne, ne pas, point, s'em- 
ploie tantôt seul, tantôt avec une particule (Taroudant, 
Ouarsenis, Béni Iznacen, Cbelh'a, Bot'ioua'du Yieil-Arzeu, 
Chaouia) — our ... eh u-"»J3 (Haiakta, Bel H'alima, 
IIaraoua_, Chaouia, Touat) — ouar, jj (Zénaga, Bot'ioua du 
Yieil-Arzeu) — our ... ara. Ij(...jj (Zouaoua, Bougie). 
2" OU L : oui, jj (Mzab, Djebel Nefousa, Doubdou), ne pas 
— oulaimi, ^'ij K'çour), nr pas — oulemma, U^ fBougie, 
Zouaoua), rien, ne pas — oulah, o^^. 
3° OU : } (Djerba). oua, Ij (Touat : Timisakht), ou ... chei, 
jc-...^ (K'çour, Ouarsenis), ou ... ch, (_r»«'3 (Béni Mena- 
cor, Chaouia, Djerid), ova ... ch. i/...'j (Touat : Tiattaf). 
nt" ... ■pas. 

OU R — thouourtk, ^jj, subst. f. (Bougie), (lialjbourlh, <^j}~, 
subst. f. , pi. thihntira. Ij^J (Zouaoua), porte. 

OU R TH — onrthou, Jj^, subst. m. (Béni Menacer, Zénaga), 
ourthi, Jjj, subst. m. (Zouaoua), jV//c///j, verger. 



330 GLOSSAIRE N« 2 

thamourlh, ^j^ (Zouaoua,Beni Menacer, Chaouia), Jiamourth, 

«l>j_^ (Béni Menacer), subst. f. , i^nys, terre, terrain. 
2° OU R. T' : ourt'ou, jhj},suh$t.m.,-p\.otiourt'oun, ^^j^^ 
(Mzab), pi. aourt'ouû, ôâ^Js' (Djebel Nefousa), verdure, 
culture, pâturage.i. 
OU R R — aourlr, jj^, subst. m. (MzabJ, montagne. 
OU R. ?>. — ourar, Jjj, IV^ f. tsourar, JjJ (Zouaoua), jouer. 

ourar, jlj^, subst. m. (Zouaoua), jeu. 
OU Z — ■ ouiz, 'jj (Zouaoua), v. act., aider. 

aouaziou, j'jlj', subst. m., pi. iouaziouen, ^yj^y 'Zouaoua), 

subst. m., auxiliaire, 
thouizi, (S'jy, subst. f. et thouiza, \j y, subst. f. (Zouaoua), 
aide, corvée tnufuelle. 
OU J D — oujd, jj3 (Mzab), préparer. 

'2° OU DJ : ouadj, r-I^. aor. iouadj, ^\j) (Bougie), préparer. 
OU J T' — taoujaC, iljj^, subst. f. (Zénaga), maladie. 
OU S R — ousser, j^^ (Zouaoua), aousser, J-.3I (Béni Menacer), 

aoussar, j^j\ (Harakta, Bougie), être vieux. 
OU S R — ouser, j-^j, subst. m., pi. ouseran, i^^j-^^ (Zouaoua), 

palmier nain. 
OU CH N — ouchchen, j-i.3, subst. m., pi. ouchchanen, J{l.j 
(Zouaoua, Touat, Mzab, Haraoua, Béni ^fenacer, Djebel 
Nefousa, Bougie), chacal — f. thouchchents, C^S^J (Bougie). 
2° OU CH : ouclœhn. Lij, subst. m. (Temsaman), lévrier. 



GLOSSAIRE No 2 331 

OU DH — aoudh, ^jl, aor. ihbodh, j»- (Zouaoua), aor. ioiiodh 

(Mzab, Béni Menacer, Rif), iououdh, Jay (K'çour, Bel 

H'alima), iaouodh, Jay (Ouarsenis), iaoudh, ^y (Haraoua), 

IV<= f. tsaoudh, ^y^'d (Zouaoua), arriver. 

aoudh, ^jl, subsl. m. (Béni Menacer), aggouadh, J^\^\^ 

subst. m., "^Qixxv aououadh, (Zouaoua), arr'wée. 
I" f. sioudh., J^y^ (Zouaoua, Béni Menacer), faire arriver, 

amener. 
2° 0\} V : aouet\ i»jl, aor. iouet\ l>y (Bougie), aor. iouoV 

^ay (Djebel Nefousa), arriver. 
3° OU D : oued, jj, aor. ioued, zy (Ghdamès), arriver. 
4" OU D' : aoud', ijl, aor. iouid\ j*y (Zénaga), arriver. 
OU DH — adh, ^1, aor. ioudha, bj. (Mzab, Djerba), aor. idhou 
jiaj (Chaouia), descendre, tomber. 
2o OU T' : oufou, ^h^, subst. m. (Mzab), péril. 
3° OU D : oud, jj, aor. iouda, bji (Taroudant), tomber. 
OU F S — aoufis, ^^^-i?}', subst. m. (Béni Menacer), marteau. 
OU L — oui, J^ (Zouaoua, Bougie, Gourara), subst. m., pi. oula- 
ouin, ^yi^, cœur, caractère — thoulaouin, ^ yl y [Zouaoua), 
f. pi. femmes. 
2° OU D : oud, jj, subst. m. (Zénaga), cœur, volonté, gré. 
OU L — toualat, C/i\J, subst. f. (Chelh'a), fois. 

2° OU R : touara, \Jy, subst. f. (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), 
fois. 



332 GLOSSAIRE N» 2 

3° G R : tigira, \J^, coll. (Zénaga), fois. 
OU L — oiilli, ^}j, subst. m. (Zouaoua), brebis. 
OU N — suffixe pronominal de la 2^ personne du pluriel mascu- 
lin. Cf. Manuel de langue kabyle, § 11-16. 
OU N — ousaoun, jjUj (Zouaoua);, en haut. 

asaonUy (J3^'> subst. m., pi. iousaouen, jjUji, thasaount, 
iI^îjLJ, subst. f. . pi. thisaounïn, jjîjLJ (Zouaoua), montée. 
OU N — ouin, ^3 (Zouaoua, Djerba, Bougie, Haraoua, Touat, 
Gourara), ouennat, «IjUj, ouhoul, (/jlj (Chaouia), ouenni, 
Jj (Mzab, Touat, Béni Menacer), ouennamou, ^Uj Chelh'a), 
ouenna, l'^ (Chelh'a)^ celui gui — ouen mag, i5U; j pour oueû 
mai i (Chaouia), ce qui — ouannouh, ej^ Mzab), cela — 
ounnek,C^>^ (Zénaga), chaque, tout. 
OU H M — ouhem, Jbj (Zouaoua), s'étonner. 

ouham, jUj, subst. m. /Zouaoua), étonnemenl.- 
OU OU — ebbon, j»!, IV-IX^ f. tonbboun , \yy (Zouaoua), être 
mûr. 
pe f. sebb, fc_*« (Zouaoua), faire cuire. 
thiboui, (j^. subst. f. (Zouaoua), maturité, 
asebboui, ts^^\, subst. m. (Zouaoua), cuisson. 
OU I — aoui, </jl, aor. iboni, (jj^ (Zouaoua), aor. ioui. ^y (Béni 
Menacer, K'çour, Haraoua)^ aor. iaoui, ^/jb (Djebel Nefousa, 
Bougie^ Béni Menacer), aor. iououi, (jy (Bel H'aiima), 
apporter, emmener, porter, prendre. 



GLOSSAIRE N» 2 333 



liS 



I — thaits, iIaJ, subst. f. (Bougie, Zouaoua), pi. thouiath, ^LjJ 
(Zouaoua), ('paule. 

I — /, (/, prép. (Zouaoua, Mzab, Bol'ioua du Vieil-Arzeu, Djerba, 
Bougie, K'çour, Doubdou^ Ghdamès, Haraoua, Djerid, Ouar- 
senis, Touat, Gourara, Rif, Harakia), à, vers — suffixe de 
lai'** personne. Cf. Manuel de langue kabyle, § 11-16. 
'la, \ (Chelh'a, Ouarsenis, Djerba, Djebel Nefousa), exclama- 
lion, 6. 
7, tj, marque du génitif devant les noms commençant par un /. 

I R — iir, j (Zouaoua), mauvais, méchant. 

I R D' — airad', jl^-l , subst. m. (Béni Menacer, Bot'ioua du 
Vieil-Arzeu, Bel H'alima, Ouarsenis), lion. 

I Z — izi, (Sj, subst. m., pi. izan, jjlj^_ (Zouaoua), mouche — 
diminutifs : thizith, <L^_j^ (Bougie), thizits, J*jJJ (Zouaoua), 
thizit, vlo>j, hlzif, ^.>_û>, subst. f. (Béni Menacer), mou- 
cheron — zizouth, ^3jj^ hizizouith, <^,yj^j^^ subst. f, 
(Béni Menacer), abeille — thizizouith, <l^,ij'j, subst. f. 
(Zouaoua), abeille. 

I Z DH — aiezidh, jajj'l (Zouaoua), aiazidh, J^,j}, subst. m., pi. 
iazidhen, ^y (Mzab, Djerba, Touat), iazidh, j^j^, subst. 
m., pi. iazidhln, ô^i'j (Touat), pi. iazidhan, Cj^.'x (f^'O' 
coqs, poulets. 

19, 



334 GLOSSAIRE N» 2 

thiazidhin, jj^jL*, f. pi. (Béni Menacer), tiazldhin, ùi^j^ | 

f. pi. (Touat), poules. ; I 

2° I Z T' : iazif, lujlj, subst. m, (Rif)? pl- iozifen, ^J\ 

(Mzab), coq — thaxazif , i^jL*, subst. f. (Bougie), tlnazit\^ 

lujL*, subst. f. (Béni Menacer), poule. 
3° I Z T : tiazit, «lo jLT, subst. f. (Touat), poule. 
4° G Z T' : aggazU\ ^ij^\, subst, m., pi. iggazit'cn, ^ji=tijK 

(Djebel Nefousa), coq. 
4" R' D' DH : ard'oudhan, j^bjjil, our' d' adhan , ^j^:^IJlPJ (Zé- 

naga), m. pi., poulets. 
tard'ondh, jj^jJùr, subst. f., pi. toufd'adhan^ ^iiïjr(Zénaga), 

coq. 
6° J DH : oujoudh, J^^j^. subst. m., pi. oujoudhan, jjUsjj; 

(Zénaga), coqs. 
Le thème primitif devait être sans doute K Z ou H qu'on 

retrouve encore en touareg ahaggar : ekez et ekahi, coq. Le 

k s'est affaibli en i en passant par le g, conservé dans le 

Djebel Nefousa. 
I DH — aidhi, ^^\, subst. m., pi. iidhan, jl:« (Zouaoua, Touat, 

Chelh'a, Mzab), chien. 
2o I T' : it'an, yLkj, subst. m, pi. (Ouarsenis, Djebel Nefousa, 

Béni Menacer), chiens. 
3» I D : aidi, </a.l, subst. m. (Haraoua, Gourara), chien. 
4° I P : idi, (/a,, subst. m., pi. idian, jjIjO. (Touat : Tiatlaf), 

chien. 



GLOSSAIRE N° 2 333 

5" I D' : id'î, (jjt, subst. m., pi. id'an, jjlô. (Zénaga), chien. 

I DH (N) — iedh, jij (Chaouia)^ ennidhen, ^jJa^\ (Béni Menacer), 

iennidhen, ^-^w (Rif)» ioudhen, 'J^y (Mzab), pi. iedhnin, 

ù^^ (Chaouia, Chelh'a), autre. 

Oo j j> ç^^j . ennit'en, Ma-*l, f. thennit'en, ^Jti^' (Bougie), autre. 

I G — aioug, c5j>l, subst. m. (Bougie), bœuf, taureau. 

I G M — eigam, ^^\, subst. m., pi. eigamnen, j>.1SjI (Zénaga), 

renard — teigam, ^^, subst. f. (Zénaga), furet. 
IN — ioun, iouen, ^j_J» (Zouaoua, Zénaga, Bougie, Doubdou), f. 
ioueth, <L>y (Zouaoua, Bougie), ian, ^\, f. iat, Zj\ (Chelh'a, 
Ghdamès, Taroudant), un, une. 
2° G N : iggen, -JZ, f. igget, cSI (Mzab), f. icht, CJ^i (Rif), 

f. ikt, C5Z (Touat, Gourara)^ un, une. 
3° J N : ijjen, ^y^ (Djerba, Béni Iznacen, Bot'ioua du Vieil- 
Arzeu)^ f. ijjet, ^y (Djerba), icht, CmIj (Bot'ioua du Vieil- 
Arzeu), un, une. 
4" DJ N : oudjoun, 0^3 (Djebel Nefousa), idjen, ^ (K'çour, 
Bel H'alima, Djerid, Chaouia), f. tiichl, ^1»JU' (Chaouia), un, 
une. 
5° DJ : idj, A, f. icht, ^ULj (Béni Menacer, Ouarsenis, Hara- 

oua), un, une. 
6° CH : ich, ^_, f. cha, Li, (Harakta), î/n, une. 
I N S — inisi, ^ , subst. m., pi. inisan, ^'*à. (Zouaoua), 
hérisson. 



336 GLOSSAIRE N» 2 

I N B G — - inebgi, J^, subst. m., pi. inebgaoun, Oi^. (Zoua- 

oua), hôte. 
I N G — inigi, Jl., subst. m., pi. inagan, J^ (Zouaoua), fémoin.^ 
I H — iahou, j^_, subst. m. (Zénaga). renard. 



GLOSSAIRE IN' 3 



^1 — adbnb, <_j\j J, pi, idbaben, jjb a, (Mzab), bah, «— ib (Bougie, 
Harakta, Zouaoua), èaéa, LIj, subst. m. (Zénaga), maître, 
possesseur de — baba, U (Zouaoua, Zénaga, Bougie, Béni 
Menacer), subst. m., pèj'e. 

-^1 — h'ad, jL (Jb-I)', ouln h'ad, jL. "ij (Zénaga, Béni Mena- 
cer), personne. 

^p-i — akher, ^1, aor. ioid/ier, j^y (Bougie), s'en retourner 
— adj akhor, j^\tJ (s^^l) (Zénaga), akharth, ^JJ\ (i^l) 
(Zouaoua), l'autre vie. 

^^' — Adam, Adem, |.jl, n. pr., Adam — ougzan Adem, O'j^ 
>J, (Zénaga), fils d'Adam — bni Adrm,^ j»jl ^ (Béni Me- 
nacer), pi., hommes. 

jil — Ve f. kabyle, tedden., jjC, aor. itedden, ^^JC (Djerba, Béni 
Menacer), teddin^ jjI, aor. iteddin, ^jz. (Djebel Nefousa). 
chanter (en parlant du coq). 

A.-1 — thasedda, \jJC, subst. f. (êJu«l) (Béni Menacer, Bougie), 
/^onwe. 



1. Les mots entre parenthèses indiquent la forme arabe exacte du mot 
berbérisé, 



338 GLOSSAIRE N» 3 

J^i — makelt, J*^U (Béni Menacer), makelth, il^TL» (Chaouia) 
( JS^L»)^ subst. f., nourriture. 

j\ — article invariable. — Le J (/), s'assimile devant les lettres 
solaires (Jj, >1>, j, j, j, j, ^, u^, jj^, o^, -t, -t, J, ù)- — 
Dans le dialecte zénaga, ce J devient parfois r, et j dans 
le dialecte du Rif — elli, Jl (t/JJl) (Béni Menacer, Mzab, 
Chelh'a), qui. 

AÎ^ — Allah, Aill (Harakta, K'çour), subst. m., Dieu — ouallah, 
<il!lj (Bougie), par Dieu — iallah, <U]u (ïouat), alloîis. 

iji — /, J (Ouarsenis, Zénaga), vers. 

l«i — amma, Ul (Zouaoua), quant à. 

Q*\ — amen. •^j>\, aor. iamen, ^l (Haraoua), se fier à. 

^r-il — ennes, j_^l, 11^ f. arabe — touennas, III"^ f. kabyle, ^Ij» 
(Bougie), /aw-e amitié. 

wJ — 6, i-j, aw sujet de (Touat) — préposition employée dans les 
composés : bh'al, jU: (Béni Menacer), mh'al, Jl*î, comme 
— Oela, X (Chelh'a), sans — back, tr'i ( ^ c/l ) (Béni Me- 
nacer), bach ad', jl ^J'\> (Harakta), bach ad, J Jî-Ij (Djerid), 
pour que — bifih, <u«j («Us 4»), immédiatement. 

iS^ — beij, is\, subst. m., du turk bek, ci et beg, i^ devenu 
(/Ij en arabe, (Harakta), chef^ prince. 



GLOSSAIRE N° '.i 339 

J^_ — IP f. arabe, better, Jj (Mzab), mutiler. 

^^ — abh'h\ jf£\^ siibst. m,, \\. ihKiren {'oj^), thabh'irth, 
iljji^-", subst. f . , pi. thibliirin, ^j^ et thihliar, J.^ 
{ij^) (Zouaoua), jardin — abah'h'ar, jU;|, subst. m. 
( jU: ) (Béni Menacer_, Zouaoua), jardinier — abah'ri, <sj^\ 
subst. m. {{Sj^) (Bougie), vent. 

iJj — hda, Iji., aor. ibdou., jju, (Bougie, Chaouia, Béni Menacer), 
commencer, se mettre à. 

j^ — barra, ((jj) \j (Béni Menacer), ouharra, \j^ (Touat), 

dehors. 
ùj^ — mbred, jju, subst. m. (Taroudant) , amritch, ^y*\ et 

amerouetch, (jjv.) (Zénaga), lime. 
iJj; — IIP f. arabe bai-ek, (tlji), aor. ibarek, iJjL (Harakta), 

bénir — VIP f. arabe (iJjôl), enbaretch, rjL'l, aor. inba- 

retch, -rj^ (Mzab), être béni. 
•^> — bdd, j.*i, après, ensuite (Djebel Nefousa, Djerba) — bâd 

ma, U jbu (Harakta), apiyjs que — mbàd (a*j j.*), a»*» 

(Ouarsenis), ensuite. 
jjÂio — bâdh, j*« (Béni Menacer), quelque. 

^ — ér'a, Uu, aor. zèr'a, U- (Zouaoua, Bougie), vouloir. 

t-^ — bnadem {^ù\ ^I), j»jL, pi. bni Adam, j»j| ^ (Mzab, Djebel 
Nefousa, Béni Menacer, Bougie, Chaouia, Rif), subst. ni. 
homme. 



340 GLOSSAIRE N» 3 

^^ — hehera, \j^^ (Chelh'a), beaucoup. 
J_^^ — abahloul, J^^jI, subst. m. (Djerid), sot. 
j\ — baz., j\i, subst. m. (Rif), faucon. 

Zj 

^ — ihbâ {^]. ^, aor. ithbâ, «^ (Zouaoua), suivre 

yl" — tab, ljU, aor. itaba (vi^J? ^^ (Zénaga), se repentir. — Y'L 

kabyle stoub, ^^ (Béni Menacer), faire repentir. ' 

U^ — tliel ^, (J*)i aor. ifk'el, ^^ (Ghdamès), être consi- 
dérable — t/ik'al (Ja), aor. ithk'ala, ^:^sc (Zénaga), d'kel ' 
( J* )> JâJ, aor. id'k'el, Jsà., VP f. kabyle d'ek'k^e/, Jsj (Béni 
Menacer), être lourd — thk'el, Ja, aor. itfik^el, Jii, ''Ouar- 
senis, Haraoua), être lent. 

^^ — theldj, J* (Djerba), tildj, J^ (Djerid), neige. 

y. — tfnnar, jlx*, pi. (Béni Menacer), fruits. 

^> — tlinain (jL'l). ^L* (Bol'ioua du Yieil-Arzeu), etnain, j^L'l 
(Rif), deux. 

c-^ — djebb, c-^, subst. m. (Mzab), citerne. 

,J-f- — jebel (J-»), Jjj. subst. m. (Zénaga), montagne. 



GLOSSA[RE N" 3 341 

,.^j.»t>- — gaWaz [^jm^], ^^(Mzab), gratter, déchirer. 
P--*^ — adjdâoun (ÎUîjl^), j_^cjb».|, subst. m. (Bougie), poulain. 

j>- — aidjar, jL<l, subst. m., pi. ieidjarm, ^J^. (Zénaga), 
djourth, <^jy^ (Béni Menacer), djerra, i^ (Bougie, Zoua- 
oua), djorret, ^j:>^, sul)st. f. (Chaouia), troii (â^^^^)- 
<S^ — djer, j>-, aor. idjrou, ^j< (Ghelh'a), arriver, advrnir. 
> jX>. — djeld, jJU, subst. m. (Touat), peau. 

^ — djemâ, »l^, aor. idjemâ, »^ (Bougie), rassembler — 
djeml, »^ (Harakta), totalité, tous. 

,j^ — ajennan (jjU»). O^j'- subst. m. (Zouaoua), jardinier. 

^-f- — djenali'et (JW^'), C»»-U*. (Djerba), djenanuaii. t-'jU>- 

f^s^'), pi. (Djebel Nefousa), ailes. 
-^■ff- — dj/ied, j^o^, aor. idj/ied, o^si (Bougie), être fort — djr- 

hed, djehd, J14»., subst. m. (Zouaoua, Bougie, Ghelh'a), force 

— jhel (J^*-). Jftj, aor. ij/if^l, J*ji (Béni Menacer), éf;v 

fort. 

fc->^ — djouab ^\^, subst. m. (Zénaga), réponse favorable — 
ouadjb, «-»>-lj (métathèse de tjjU, IIP f. ar.), aor. iouadjb, 
w^l j» (Bougie, Béni Menacer), répondre, accepter, consentir. 



342 GLOSSAIRE N» 3 

C 
^J^ — ICabz. y=^, aor. ih'abzi, LSjfî (Béni Menacer), sais'n-. 

c)-ï>- — ama/iboul, J_j*^l (Haraoua), sot. 

•^>- — h'add, j^, subst. m. (Ouarsenis, Taroudant, Haraoua, 
Zénaga, Béni Menacer), limite, borne, 
fiaddad, Jjl»-, subst. m. (Béni Menacer), forgeron. 

1-*-=^ — aJideia (^Joj-), IjO*-! (Zénaga), milan. < 

^*- — Karr, ^, subst. m. (Harakta), chaleur — /l'orrat, i_^j 
subst. f. (Haraoua), lièvre. 

<-^j^ — alUarbebbou (1j^), y^j>-^, subst. m. (Bougie), camé- 
léon. 

^->j>- — liarb, ^j^, subst. m. (Zénaga), force, courage — (Béni 
Menacer), guerre — Korbat (ij^), J^^^, subst. f. (Zé- 
naga), attaque. 

^Jj*- — Kar'xth {Zjy-'), •L^^y-, subst. m. (Zénaga), jardin — 
ah'ritha, (tl>jU.) l^_;^l , subst. m. (Zénaga), jardinier — 
ah'arrath ( ^^j»- ), ^^'^1, subst. m., pi. iliarralhen, ^\j^ 
(Harakta), taureau. 

7rj>- — Kerredj, rj-i H" f. arabe, aor. iKerredj, rj^ (Djebel 

Nefousa), blâmer, reprocher. 
Û^>- — h'arrak, ti^, H'^ f. arabe — theh'airak, iJ^^i (lî^,^), 

V^ f. arabe (Bougie), se remuer. 



GLOSSAIRE N» 3 343 

M^z>~ — h'arm, ^^. subst. m. (Béni Menacer), honneur. 

jjs- — K'zon, ^y>- (Béni Menacer), aor. i/iazn, ^y< (Harakta), 
ah'zf.n, 0:r*-'» ^^^- iO'h'zen, ^j< (Mzab), s' affliger. 

^>. — Ire f. kabyle, s/iass, 1^"*="? aoi'- ish'ass, ,j..^>=^. (Zouaoua), 
rendre malade — hazz (,_,»>-), j*-, subst. m, (Béni Mena- 
I cer), /vrui'Y. 

,^— :>- — h'seb, i_*^^, aor. iaJiseb, w>— :*= (Bougie, Rif), penser, 
prendre pour. 

^>- — h'achicky fjj;^, subst. m. (Béni Menacer, Chaouia), 
ah'chic/i, ,j,iJi^\ (Harakta), herbe. 

'yo»- — h'oçein, C^^> subst. m. (Zénaga. Harakta), terrier, 

petite forteresse. 
i>- — h' ak" k\ ^P^ , subst. m. (Béni Menacer, Djebel Nefousa), 
raison, droit, vérité — msh'ak'k'y n-I"" f. kabyle, ,3j=*~* 
(Haraoua), contester — îth'akli' ((3j«^^'), X'' f. arabe, 
^ji^^, aor. istliak'li' , ^},^i^. (Béni Menacer), estimer. 

Jiuf — Kk\ir, JL>- — H- f. arabe Kak'k'ar. jk*. (Bougie, 
Harakta), mépriser. 

^yo- — liakker, J^,^\\^ f. arabe (Zouaoua), examiner. 

S:^ — ali'kim (^f^)< ^^y subst. m. (Béni Menacer), sage. 

\^s^ _ Kell, ^, aor. iKell, ,>: (Mzab), V f. kabyle teKill ^\ 
aor. iteh'ill,'[}^. (Djebel Nefousa), être permis. 



344 GLOSSAIRE No 3 

^'?- — aliUrj. dCiib! (Chelh'a). haloug,*S^i», subst. m. (Tarou- 

dant), gosier ( jl»). 
^^3«- — alilan, j)U', pi. ih'lan, j3Uî (Chaouia), bieyi, bon — oun 

ahli, Jj^l J3 (Djerba), méchant. 

.^ — ah'mou. _^l , subst. m. (Bougie), chaleur — ah'mou, ^^1, 
aor. iah'ma, U^ (Béni Menacer^ être chaud — h'ouinan 
(4^), «j^l (Béni Menacer), subst. m., chaleur. Cf. cepen- 
dant Notes de lexicographie berbère, 2" série, p. 47, s. y" 
CHAUD. 

j^ — teh'ammart, Zjj^, subst. f. (Béni Menacer), étal. 

^yf — h'amch\ ^3^, aor. ih'ameh'. ^j^ (Mzab), traiter de sot, 

blâmer. 
J."?" — h' ami. J^». (Zénaga). fj'uit — ah'mel ( J^). ^\ aor. 

iah'mel. J*^»^ (Touat), porter — VIP f. arabe enah'mil. 

i_U^I. aor. tenah'mil, J*^ (Zénaga), être pleine. 
O-^ — a'tanon (OjiU.). jiU-l, subst. m. (Taroudant), boutique. 

r}»- — dji (^U.). i^. subst. m. (Mzab), cho^^e — Kaouaidj. 

f'^y-. pi. (Bougie), effets. 
^^ — Kaous, j^jU. (Zouaoua), être malade. 

i>'»- — h'iC. lao- (Béni Menacer), //■/>///. ji^»-. subst. m. (Djerba), 

mur (Jaj_U.). 
J»- — //V//, jU, subst. m. iBeni Menacer, Touat, Bougie, Zénaga), 



GLOSSAIRE N° 3 345 

h'alet (i'U), lUU. (Rif), élat, temps — pi. h'aoual, Jl_j*- 

(Bougie, Glulaii.ùs, Harakta), choses. 
/i'a/, j'i», aor. ioulial ^;^y, (jUl) (Béni Menacer, Ouarsenis), 

être impossible, nen pouvoir plus, 
h'ila, 4!^, subst. f. (Zouaoua, Bougie), hileth, ^IJL»- (Chaouia), 

fli'ilet, JJLsi (K'çour), th'ilit, <LA^ (Bougie), subst. f., ruse, 
lliil, J^a:, V f. kabyle, aor. Itliil, J^. (Doubdou), ialitel, 

J:u«i, Y*^ f. kabyle combinée avec la VHP f. arabe (Mzab), 

sliatil, J:l3=*, P" f. kabyle combinée avec la VHP f. arabe, 

aor. is/i'atil, JJjc*-i (Béni Menacer), ruser, user de ruse, 
ah' août (J^^), Jjl*»'. subst. m. (Mzab), verdure de Vannée. 
jo- — sah'ani composé de la prép. berbère s et du mot arabe 

(jU. pour jj^ — (Touat : Tementit), lorsque — mlialn, 'J^ 

(Ghelh'a), subst. m., danger. 

ij~ — s?rt/î'(7/,X^f. arabe (j^js?**!}, ^jsî^ (Rit), '^>-h'o(j(j^ \S^ (Mzab^, 
èlre honteux, avoir honte. 

t 
il-i- — hhahbata, IJLi-, pi. (Zénaga), chasseurs. 

f--^ — khdâ, ffjù., aor. ikhdâ, çjj£ (Béni Menacer, Ghdamès, 

Harakta, K'çour), tromper. 
^-^ — khedem, ^jJ^, aor. ikhdem, ^jJ^ (Touat, Zouaoua), aor. 

ikhdim, ^jj£ (Ouarsenis, Béni Menacer), VP f, berbère 



346 GLOSSAIRE N» 3 

kheddem, ^jJ~, aor. ikheddem, ^^M (Béni Menacer, Touat}, ■ 
faire, travailler. ^ 

khadnœt (4-.jui.), .I*.ju., suljst. f. (Touat), travail. 

akheddim (rjû-), rjù-l, subst. m., pi, oukheddam, a\^) 
(Béni Menacer), serviteur. '■ 

j_^>- — rasais [^[<^), ^y^, subst. m., avilissement, appau- 
vrissement. 
J.«<a=»- — khaçlet (4Uii.), jULii-, subst. f. (Chaouia), défaite. ' 

f^'^ — mkhaçam, c^- H^ f- kabyle (Touat, Zénaga), tkliaçam, 

t~aM, V" f. kabyle (Zénaga), se disputer. 
j—às- — khadra, IjOi^, subst. f. (Zouaoua), verdure. 

J^iii- — khafer, ^tU., s'emploie dans les expressions dla khaf'er, 
j]s\^ J,c et fell khafer, _^U. J» (Béni Menacer, Harakta, 
Ouarsenis, Haraoua, Touat : Timisakht), parce que. 

»— jîAs- — khd'ef, tjj^ (Béni Menacer), aor. ikhd'ef, ^JL^i, enlever, 
emporter. 

<^!^>- — khVem., J^, aor. ikhCem, Jxii (Djebel Nefousa), tra- 
verser. 

'>-4'>. — khfif, ^■^ (Touat), léger — kheff, i^, subst. m. (Zé- 
naga), légèreté. 
.— ^ — mekhalib, ^\^, pi. (Ouarsenis, Touat), griffes. 

^/^ — khalç, jjoU- (Béni Menacer), IP f. arabe, khallaç^ j^» 
sauver. 



GLOSSAIRE N« 3 347 

Ji»- — khloC, Ui., aor. ikhloC, hiJ^ (Chaouia), combiner. 
i» — khlâ, *iU., aor. ikklâ, «ii: (Haraoua), descendre, 
■c^ — khalef, <-jJU-, aor. ikhalef, <_ai*; (Zouaoua), rester en 

arrière — ar'ilif (us^), *-?îV^^ subst. m. (Zouaoua), con- 
trariété. 
i>- — kklak', (jJU-, aor. ikhlak', ^^JLsî (K'çour), être, se trouver, 

>• — khla, Xi-, subst. m. (Bougie, Zénaga), désert. 

a^ — akhennouç {(j^j^), ij^y^^, subst. m. (Béni Menacer, 
Bougie), petit cochon. 

'»- — khanak\ ^j^, subst. m. (Bougie), gorge — khannak', 
^_^, IP f. arabe — aor. ikhannak', ^yJ^ (Harakta, Bougie), 
étrangler. 

<»«»- — V" f. kabyle appliquée à la II» f. arabe tkhabbaz, jJc^ 
aor. itkhabbaz, j^.. — Le y provient de la combinaison 

des deux 3 (J^^^ = J^^^) (Zénaga), plonger. 
\.y>- — kfioua, \^ {iSy-), aor. ikhoua, \^ (Djebel Nefousa), 

saisir. 
,'>■ — akhir (j^), j^^^l (Bougie)^ meilleur — khir, j^, bien, 

khir Allah, 4i]l jj- (K'çour, Bougie), beaucoup — khir, 

khiar (Doubdou), plus mieux — kheir, khir (Mzab^ Djebel 

Nefousa, Béni Menacer_, Touat), le bien. 
*»- — khial, jLi-, subst. m. (Harakta, Haraoua), image, ombre. 



3i8 GLOSSAIRE N" 3 

S^-^ — ?-'rfa/.Ae/^ Jji-Ijii (Béni Menacer), -cJ'aAVje/^ JjLljj (Bougie ■ 

à Vintérieur. 
l ^ — déni, jj (Zénaga)^ jamais — dani, j,i (Zénaga), plus lége) > 

plus faible, moindre — douni, Jj, aor. iddouni, Jjj (Bei 

Menacer), è/re en bas, caché — dounil (L*j), ^lJj(Chelh'i 

Djebel Nefousa), vie. 
Jo — doul (j'j), aor. idouel, Jjj. (Djerba, Djerid, Djebel Nt 

fousa), devenir — (Mzab, Touat), revenir — (Rif, Mzal 

K'çour), s'en retourner — d'ouel, J^j, aor. id'ouel, Jj. 

(Haraoua), revenir. 
^\.^ — ma dam, >Ij U (Touat), lant que — daim, rb^ daiman, U'- 

(Touat), continuellement. 

j 

ji — derrilh [\ji], <^ijJ (Chaouia;, postérité — d'rari, ijj\j 
(Ghaouia), enfants. 

Ji — d^ell,^^i, subst. m (Bougie), abaissement — amed'lou 

(J_^ju). J_jU.I (Rif), vaincu. 
t-^j — dhabi), ^&j, aor. idhobba, LfcO. (Mzab), aller. 

J 

(j-ij — )'as, ^'j, subst. m. (Clielh'a)^ tête, valeur. 



GLOSSAIRE N" W 343 

^'j — mi, j/lj, subst. ni. ^Cliaouiu, Zénaya^, acis, projet. 

jj — rebb, yj, subst. m., Seigneur, Rebbi, ^^j (Bougie), mon 

Seigneur, Dieu. 
j — IP f. arabe rebba, Lj (Béni Menacer, Bougie, Zouaoua), 

élever, nourrir. 
wj — rebiâ,»^j, subst. m. Zouaoua, Béni Iznacen, Djerba, Cbel- 

b'a), herbe. 
}^j — >'idjl, J*-j, subst. f. iïùuat : Tiinisakbt , j)ied. 

f"J — rrgem, fj\ (j^t-j^, VP f. kabyle reggetn, fj (Taroudant.^, 
blâmer — irgem, î^ (^j), subst. m.(Zénaga),?asc?ep/e>T?s• 
>-J — radj (Vj)? ^J (Haraktaj, erdjou, _j*-j', aor. irdja, \a.j, 
IY« f. kabyle Iseradjou, y>.} (^Zouaoua), espérer, compter 
sur. 
) — rh'etn, ^j, aor. irh'eni, ^j Bougie), avoir pitié. 

jjj — merazoumt (tjjl^), ^Z-^^jl^», pi. (Zénaga), marteau)-. 

pj — V f. kabyle Irachch, ^J. aor. ilrachchn .[^^^^{Zènag-d) . 

arroser. 
/■j — Ve f. kabyle tarai, ^^J (Zénaga), soigner. 

X3j — rfed, Jj>j, aor. irfed, J3j (Béni Menacer, Bougie, Chaouia), 

porter, charger, transporter. 
yij — merfak', II« f. kabyle Js^ (Béni Menacer, Rif), convenir, 

raccorder. 



3o0 GLOSSAIRE X» S 

t— Jj — regel), yj^j {^j), aor. irgeb, ^j (Mzab), regcf, •-sfj^ 
aof. irgef, <^j (Rif), voir, cJiercher — rok'hat (^j), 
kl»j3j (Béni Menacer), cou^ nuque — ergeb, u^fjl («-^j), 
aor. irgeb, ^j (K'çour), visiter, se construit avec la prép. 
kkf, ^^. 

wJ j — rekkeb, VP f. kabyle t^, aor. irekkeb, ^j (Zouaoua), 
monter. 

*.^*j — anipi'lioub (c_)_^a^), K^^y\ (Harakfa), effraijé. 

r-^j — rail , T-\j, aor. iarah\ -Aj (Zouaoua, Djerba, K'çour), 
rouh\ ^3j, aor. irouh\ ^^j (Bel H'alima, Béni Menacer. 
Haraoua, Bougie), aor. irou/i'ou, y>-}j (Béni Menace:-). 
aller, s'en aller — P" f. kabyle serouli', r^j^ (Béni Mena- 
cer), laisser aller, lâcher — VHP f. arabe rlali (rijji), 
--l'j (Harakta), se remettre, se reposer, 
rou/i', r^j, subst. m. (Taroudant), tharouilClli\ '^'^jj: siibst, 
f., pi. thirouih'in, jjj^ijy (Zouaoua), âme, vie, souffle. 






— bezzaf, ^\'J\) (Bel H al i ma), beaucoup. 

9'C^'j — dzaza{\\'' f. arabe du v. quadr. ^'j), Ij'j-» aor. idzazn, 

IjljJi. (Béni Menacer), être agité, trembler. 
^'j — pe f. kabyle zezâm, Jf-jj, aor. izezàm, ^fjj^ (Djubcl 

Nefousa), améliorer. 



GLOSSAIRE N» .J 351 

C^> j — zeff, z/fl, j;*9j, subst, m. (Zénaga, Béni Menacer), poix, 
rrs/ne. 

c^Jf j — Y" f. kabyle tzefzpf, ^y/j, aor, ilzcfzef, us^îJH (Béni 
Menacer), souffler violemment. 

jj — zk'ak', (jlàj, subst. m. (Touat), rue. 

Jjj — zenzel (JjJj), Jj-'j (Touat), aor. izenzel, ^jyy, trembler. 

;'j — zour (jlj)j JiJ» ^or. ?:o?/r, jjj- (Béni Menacer), visiter. 

Jij — zailah, j^\j (Zénâgai), zailet^CAAj (Béni Menacer) subst. 

f. , bête de somme, monture. 
■;lj — azain, ^Ijl (ij'jjj f- hazaint, vl^lyt (Béni Menacer), ^^aw. 

JL- — rnesalûj ^lw>, subst. f. (Djebel Nefousa), chose, a/faire. 

> — ¥•= f. f^e^é, t-»*«j" (Mzab^ Djebel Nefousa);, tslbb, t_*^3 (Cha- 
ouia), injurier, insulter. 

6— — sbili , <-r*" (Djebel Nefousa), bien, chose louable, hono- 
rable — asebih' , ^rtr"' (Djerba, Djebel Nefousa), bon. 

•> — sebà, «^, subst, m. (Touat), lion. 

seb/î, »^ (Bougie), sept. 
• j^ — si sera, p/^^ (Béni Menacei'), rapidement. 

:J*- — saCh\ J^, subst. m. (Zénaga), terrasse. 



332 GLOSS-MRE N» 3 

^J^ — sait II, ul^o.^ (Harakta), pi., bêtes sauvages. 

V" f. kabyle tsâia, j^*J (Zénaga), poursuivre. \ 

^y^ — jnesl;in, ,jSZ^ ^Zénaga, Touat, Bougie), ameskin. ;jSZ, 

(Harakta), pauvre^ malheureux. 
'^tL- — slikha. iâ^, subst. f. (Zénaga), boucherie, abattoir. 

i-i-i^ — slek, ÛU^, aor. islek, kllLo 'Touat), lancer — II" f, ara! 
sellek, éiL, aor. iselh'k, c^L-j l'Bnf'ioua du Yieil-Arzei 
Harakta), sauver. j 

^ — sellern. U, H* f. arabe — aor. isellem, Lj (Zouaoua, H; 
rakta, Béni Menacer, Bougie, Chaouia) — comb. avec 1 
V« f. kabyle tsellem, LJ, aor. itsellem, LJ, (Zénaga), salue] 
selnw, ^X-, subst. m. (Zénaga, Béni Menacer), salut. 

J.4— — se/iel, J^, subst. m., plaine. 

■3^ — sid\ ju-,, si(l, ji^, subst. rn. (Bougie, Touat), seigneia 

{naître. 
pL. — tsaàtch (Â*L,), ^1*-j', subst. f. (Touat : Tementil), foii. 

(j^-' — souk', j^-<. subst. m. (Béni Menacer), marché. 

j^^ — sedjar i jUc-T , jU?" (Béni Menacer), pi. arbres. 
A=f^ — c/iecljd ( i^'sç^ ], «^ (Béni Menacer), bravoure. 

y." — rharr, ^, subst. m. (Djebel Nefousa, Mzab) mal. 



GLOSSAIRE N» 3 353 

i\j^ — emchekt, cXx^\ — altération de la VIP jf. arabe li^jl 

(Zénaga), s'associer. 
»JL«-1 — chnchâ, ^o, aor, ic/iâchâ, »-1.«-1j (Béni Menacer), 
s^agiter. 
achacha, L.L1I, pi. khkhain. J^-iJ^^, subst. m. (Zénaga). 
rayon de miel. 
'Ji^ — chef al, Ji:;/ (Bougie), choufl, Jiy:, subst. m. (Béni 
Menacer), affaire, 'pré'paratifs, travail. 
VIII" f. arabe chtr'nl {^}i>:^\), Ji::^. (Zénaga), s occuper, tra- 
vailler. 

y^ — chek'k\ ^, aor. ir/iek'k'a, Ujlo (Djebel Nefousa), fati- 
guer. 
',„j^ — chemt, J»r- (Béni Menacer), être méchant — chpinmith 
(IP f. arabe tljr), ù^ (Bougie), injurier . 
ichmat, CjM (Béni Menacer), méchant. 
U. — ch [^c^), u-> marque l'interrogation (Béni Menacer). Le 
I mot arabe ^ altéré entre dans la composition des expres- 
sions suivantes : ouach [^ t^lj), ^Ij (Touat), quel — acha 
( i<^!), ?'>/", <_ap \l\ (Bougie), achouir'ef.i^ yil (Bougie). 
achimi, ^jç^^ (Bougie), achou r'ef, t_aP ^\ (Bougie), achkov, 
^\ (Chelh'a), pourquoi. 
•sJ^ — V« f. kabyle techka, i$^ (Zénaga, Mzab), se plaindre — 
(Chelh'a), plaindre. 
^ — IP f. arabe chemmer, jC' (Mzab), enlever, ramasser. 

20. 



354 GLOSSAIRE N» 8 

ju« — IIP f. arabe combinée avec la V" f. kabyle techaoum 

jjjU, aor. itechaouar, j3Uû..(Ghaouia), demande»' conseil 
consulter, 

rc-^ — reboh' . ^'->^, subst. m. ^Rif). malin. ! 

7C-.» — açli'a {f^), U^l (Bougie], être fort. 

çh'a Çj^^g^), U^, subst. f. (Bougie), force. 

açh'a{Asr'), Lsr^' (Zénaga), bien portant. 

beçça/i, 4g^. (Touat)^ certainement. 

I ^ — IP f. kabyle mçali'ab, ,^3=-*' ^Zénaga), s'associer. ' 

^.^ -^ çah'areth,suhsi. f. (^/jU^), ^js^ [Bem Menacer), désert 
^Xm» — çarlik\ jJjL» (Mzab), honnête, droit, juste, sincère. 
t-»*-^ — nih., c»*-?, subst. m. (Bougie), méchanceté. 

j»--^ — cr'ar, Jk^, aor. icr'ar, J^uu. se const. avec la prép. f, ^ 

(Harakta)^ rabaisser. 
jÀ^ et ^/i.^ — cerjoura (ij^i-s), !j_^, pi. (Djerba), faucons. 

T^^ — çetlah', J^. aor. i cal lait , J'^. (Djebel Nefousa, Mzab) 
réussir — çelli' , J^., aor. içelh'a, U^ (Béni Menacer 
Touat), réconcilier. 

7:,j^^ — çaharidj, rj^r^, subst. m. (Bougie), bassin, réservoir. 
citerne. 



GLOSSAIRE N» :i 35o 

^U — çouab. v'i^> subst. m. (Bougie), vérité. 

zA^ — çout, Zjye, subst. m. (Touat), hrn,'\t, son. 

;U — çouer, çaouer, II« f. ai'abe j^ (Béni Menacer, Bougie), 
peindre — V-VIIP f. kabyle tro)tJr, j ^m£ (Haraoua), ê\re 
rep7-ésenté — çourth{'oj^\ ^j^'^ (Harakta), çourah, Ijy^ 
{^o\x^ïe),teçouartll.,^L>J^^ (Béni Menacer) subst. f. pein- 
ture, iynage — (Béni Menacer), idole, 
amçouour (j_^.), jy^\, pi. imçououren, ^j^-^, subst. m. 
(Harakta), peintre. 
jL» — V f. kabyle teç.aiad, JUaJ, aor, iteçaid, ju-a:;, (Béni Mena- 
cer), chasser, 
çid, Ju-9, subst. m. (Béni Menacer), chasse, 
çiadoun, ij^ji^-*, m. pi- (Mzab), ciadan, ô-^^' pl- (Zénaga), çia- 
den, içiaden, jj^-aj (Bougie, Béni Menacer, Rif, Harakta), 
çiadetch, r^^^, pi. (Touat), chasseurs. 

9 — dhour, jy> [j-^), aor. ioudhour, jj^y (Mzab), nuire. 

— dlidf, <-a^, aor. idhôf, «_a«-^ (Béni Menacer), être 
faible — Vâf, «-o-t, aor. iCâf, «-a*iai (Bougie), être faible. 

^éJ» — met'bakh, 'f^, subst. m, (Béni Menacer), t'ebikha, li:t^, 
subst. f (Zénaga), cuisine. 



■••'56 GLOSSAIRE N« 3 

^ — r<tl)('i, »J,, siil)st. m. (Zénnf^a), naturel. 

^^ — /'"'■/'. i_5^, sul}.s[. ni., côli'^ s'emploie avec les pronoms 
suffixes pour signifier p?r.s de (Béni Menacer, Chel'ha). 

3jr^ — i/irt'iirk'<'lrli, sul)st. m. (jjUa.). pi. *?jUa. (Touat), wa/'- 

Jûi» — adhofl'i, JflJL^I, suhst, m. {yy<>l=) (Mzab), en/o»/. 

•^^ — ricli. i-UL, ;ior. //7r/>. i_*Uij (Béni Menacer), invoquer, 
appelrr. 

Calb, vJLt», suhst. m. (Béni Menacer), demande. 

Caleh, ^)li> (Harakta). rlierchanl. 
A^ — l'ii't, UJ», aor. it'lâ, «iiaj (Harakta), monter. 
J^ — l'ar. j%, aor. ii^our, ^_^ (Bougie), isoler, s'envoler. 

(j-U» — t'aous. ^jlt, suhst. m. (Béni Menacer, Rif), ro»/à',^^ 

(Touat), t eidja. \:e^ [Zénuga), jiaon. 
J^ — r<u//. J_^, subst. m. (Bougie\ longueur, durée. 

jji» — dhell, ^^, aor. idhcll. J-^, .sv /t'?j/r — dhellel ( Jii ), Ji:.^, 
aor. id/iellel, JJL^, av mettre à l'ombre. 

^ — t'iinn [•J>o), ijl» (Bougie), croire. 

j^ — dhliar {j^), j^, aor. idhhm\ j^^^ (I^if)» ^^ montrer 
— d/iAa?' (^;^), j^. subst. m. (Béni Menacer, Bougie, 
Harakta), dos. 



GLOSSAIRE N» 3 357 

L 

•^-t - âbd, juc, aor. iàbrl, ju.»j et idhed (Béni Menacer, Zouaoua), 
adoi'ev. 
(îhed, x^ (Chaouia), siibst. m., esclave, serviteur, /iomw?e (ser- 
viteur de Dieu), ôbhedj , ^ (-J^*). pl- ô^'bedjen, ^y^ (Zéna- 
ga), serviteur. 

jf' — II" f. arabe combinée avec la IP f. kabyle mâbhar, j.n» 
(Ouarsenis), lutter à la course. 

*^ — âdjeb, ,_*^, aor. iâdjeb, v_*^. (Zouaoua, Bougie, Djebel 
Nefousa, Djerba), plaire — aor. iddjeba, Lsfi (Béni Mena- 
cer), il est surprenant — \^ f. kabyle tddjeb, «-^ — 
âdjab, ._-^, subst. m. (Bougie), chose étonnante. 

J^ — djf'l (J^), Jj^> subst,. m.. (Zouaoua), rapidité — selàjeL 
J^«JL, (Zouaoua), rapidement. 

-^ — àdd, jic (Doubdou), être nombreux, considérable, 

. J-^ — àdel, Jju:, aor. iâdel, Jjuj (Bougie, Chelh'a), combiner. 
\ valoir, être juste. 

'-^ — âdou, jjLc, subst. m. (Béni Menacer), pi. iâdaouen, JjJ.«> 
(Bougie), ennemi. 

tàdout, Ojj.»;, subst. f. (Rif), ennemie. 

âdda, Ijitf, aor. iâdda, la* (Zouaoua, Bougie, Chaouia), passer., 

amâd, juu,\ fBeni Menacer), jusqu''à. 



358 GLOSSAIRE N" 3 

lii^ — oàroug (jj^^), c5}^, drach (Jtl^l), J^'^ , m. 
(Zénaga), racines. 

(drmg (^jjC, V" f. arabe), v5^" fZénaga), s'enraciner. 
Ù^^ — YIII'' f. arabe combinée avec la Y" f. kaljyle tâterk iJju 

(Djebel Nefoiisai, en venir aux mains. 
fi^ — ârem, ^^, aor. iàrem, ^yo (Harakta), être de reste, d 

trop — VP f. kabyle àrrem, »^ (Harakta), être très nom 

hreux. 

rt^c — dousedj, f"^, sul)st. m. (Béni Menacer), plante épi 

neiise, Liiisson. 
j-^ — ôc/nrt, l_^^^ (Zénaga), pleine. 

jj^iafr — ât'ech, iJJ^c, aor. iàt'ec/i, ^h.*j^ (Touat : Tementil), 

avoir soif. 
wAC- — '^09'^^ (i— liai;), v_>l$i (Mzab), âWah, v-jlÀc, subst. m. 

(Touat, Béni Menacer, Haraoua), ôfjgabet, ^1^^ (Djebel 

Nefousa), vautours. 
cl-c- — â/.-7, J£, subst. m. (Mzab, Bougie), intelligence. 

J^ — âker, ^ (Zénaga), salir. 

\^ — âlim, U (Bougie), savoir. 

mâllem, U., subst. m. (Touat), artisan, forgeron. 

y^i- — âla, J^ (Harakta, Haraoua, Zénaga), sur. 

"^<^"? yU, aor. idlou, y* (Bif), r'ii, Ji:, aor. ir'li, JJu 



GLOSSAIRE N« 3 353 

(Chelha), monV^v — I''- f. kabyle sev'li, Ji-, (Chelh'a;, 
tirer^ faire monter, 
âlai, (j^Hfi (Bougie), en haut. 
^ — ànir, jf-, aor. iiuner, ^<^«j iZénaga), être grave, pénible, 
grand, 
(inir, ^,subsl. m. (Zénaga, Mzab, Bougie, Béni Menacer), d(>. 
c — mniia, ^, subst. m. (Mzab), sens, 
ntdna, lU«, aor. imdna, lUc. V" f. kabyle tmdna, L»^ (Béni 

Menacer), penser. 
- âoum, >^, aor. iàou//i, ^yn^ Taroudant, Mzab, Bougie, 
Béni Menacer, Mzab, Cbaouia, CbeUia), nager. 
c — àlat' , -kUff, m. pi. (Bougie), cris. 

c — IP f. arabe combinée avec la V'^ tàUt, u^^', diab, ..^c 
(Zénaga), blâmer, reprocher. 

— âiou, ^^, subst. m. (Bougie), fatigue 

dieu, j^ (Zénaga);, se fatiguer — I""- f. sàia., L.^ ''Djerba", 

fatiguer, 
âian, ^Lc (Béni Menacer), fatigué. 

c — dich, ^/, aor. iàich, ^x«j (Bougie, Zouaoua), vivre — 
mâichet (4:la«>.), OJL u ., subst. f. (Béni Menacer), vie, nour- 
riture. 

— doun, jyi, aor, idoun, j_^«j (Bougie, Béni Menacer, 
Chelh'a), aider. 



560 GLOSSAIRE N» 3 

t 

.^c — r'abb, t_**, aor. ir'abb, ._Ju (Harakta), aller boire tous h 

deux jours, avoir soif. 
Jf- — V'' f. kabyle ierabn, ^ (Bougie), élre outragé, indiyi 

— ainar^boun (Oic**)' ù>r**' (Bougie), malheureux — ami 

f()U)i ( j_j^)> u>^' (Djebel Nefousa), malheureux, médian 
jA£. — r'adr, jji, aor. ir'adr, jjjo (Harakta), trahir, tromper - 

V'= f. kabyle tarder, jj^, aor. itar'der, jj^ (Zénaga; 

s'étendre en paroles. ' 

^ — rerour, j^J^ (Béni Menacer), drar-, j^, subst. m. (Zoii, 

oua), illusion. 
3J^ — rrelx\ ^t^, aor. ir'rek\ ^Ju (Chaouia, Clielb'a), ,J 

noyer. '' 

our'rak% J)\J^ j ^Djerba), ir'rak\ ;jl^_ (Djebel Xelousa), subi- 

m., action de se noyer, 
j^ — rzer, j'^, aor. ir''zer (Béni Menacer), être fort. 

rza)ih, ^Jc^, subst. f., (Béni Menacer), fo)-ce. 
ô^ — r'ezal, razal, ^1^ (Harakta, Touat, Djerba), ar'zal, Jl; 

(Ouarsenis) subst,. m., Ihar'zalts, ,2J\yd (Bougie), r'zaletc 

J\CJ^, subst. f. '(Touat), gazelle. 
^j^ — r'zan, ^^C^, aor. iour'zan, ^;^y (Chelb'a), l'emporter. , 
^c — Y"- f, kabyle, tr'achcha, UJu (Béni Menacer), être évanov \ 



GLOSSAIRE No 3 361 

^-k^ — our^dlias (^ué)^ i^^lkij, (Mzab) subst. in., action de 

'plonger, submersion, plongeon. 
Js^ - -7tfé_, wJU:, aor. ir7e6, ,_Jlij (Djerba, Touat, Rif, Béni 

Menacer), l'emporter — (Mzab), être nombreux — IIP f. 

kal)yle touar'leb, ^ifi\J (Djerba, Touat), tourHeb, ^^J 

(Béni Menacer), être vaincu — r'ieb, t_~U: (Mzab), beaucoup. 
Ai- — r'iedh (liié), jaU, VI-^ f. kabyle ?''e//ec?/i, jiii: (Zouaoua), 

^ — IP f. arabe ( >f-), khemmem, ^ (Chaouia), combiné avec 
la V'2 f. kabyle tkhemmen, **>i, aor. itkhemynem, *-Jiti (Bou- 
gie), songer, réfléchir, 
mar'moum, ^j-Jt* (Zénaga), évanoui. 

^ — r^enni, ^i, aor. ir'anna, Lw, V^ f. tser'enni, ^ (Zouaoua), 
chajiter. 

j\c — r'abeth (^jli), ^}c, subst. f. (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), 
buissons, fourré. 

le — r'ar. }i (Bougie, Touat), mor'ar, jli. (Harakta), anir'ar, 
jU-l (Harakta), subst. m., grotte, antre, caverne. 

b — ?'/r, jji (Mzab, Djerba, Chaouia), si ce n'est — (Béni 
Menacerj, à peine — (Mzab), autre, se construit avec les 
pronoms sullixes. 

^3 — fter, j.i, aor. ioufter, }.iy (Zénaga), être fatigué. 



362 GLOSSAIRE N" 3 

jjtxa — Vf. kabyle tfettech, jLJuî (Haraoua), chercher, recherche 

foutech, (jjils], jjlJ_j3 (K'çour), subst. m.^ recherche. 
J^3 _ V f. kabyle tfah'al, jU«J* (Djebel Nefousa, Djerba), 

vanter. 
^pc3 — Ve f. kabyle tefkhar, J^ aor. itfakhara, \ji=^, (Zénag£ 

se vanter. 
'T-Ji — ferah\ ^j>, aor. ifrah\ r-^_ (Béni Menacer, Harakt 

Mzab), aor. iafrah'a, U-^çj (Zénaga), Y'' f. berbère tfer., 

(Zénaga), se réjouir. 
^jS — afrouhh (r^.»)- r3^!'> subst. m. (Chelh'a, Taroudanl 

enfant, 'petit, 
ùji — abarid, 0.^-1 (Ghadamès), subst. m., icp?//", taureau. 

^ji — tefrisat, <L^yÇ (RiQ» subst. f., corps. 

ç^yS — farrâ. ^jS (Zénaga), se multi'plier. 

<i^ — V f. kabyle iferk\ ^yû (Béni Menacer), Ville f. aral 

fterW ( Jj^l), (iJ^ (Mzab), se séparer. 
il^* — afrig, ciÇ^I (Bougie), afritch, ^ji\ (Mzab) subst. m 

moxiton. Cf. sur la dérivation de ce mot, Masqueray, Cor, 

paraison d'un vocabulaire du dialecte des Zénarja [Archiv- 

des Missions scientifiques, 1879, p. -474). 
•A— â — pe f, kabyle, sefsed, ju^a-., aor. isefsed, ju«a»j (Djerba 

gâter. 



GLOSSAIRE No 3 363 

f.i — fadhdhak, 4^09 (Touat), fot'Cah, Âlia (Bougie), subst. f., 

argent. 
/« — lefà ((^s"^!), subst. m..*aJ, pi. /e/a?i, ^^ (Touat);, vipère, 

servent. 
;~^5 — ferais, ij-jLàa, pi. (Chelh'a), subsf. m., dépenses. 
-^f — afellaK { ^%, ), ^^sl (Bougie), ji"arc?/mer, laboureur, subst. m. 

■^ _ V« f. kabyle tfelk\ ^Ifl (Djebel Nefousa), IP f. arabe 
fellek\ (Jis, aor. ifellek\ ^^JUj (Bougie, Béni Menacer), com- 
binée avec la V"= f. kabyle tfellek\ jlaî ^Taroudant), être 
déchiré, crevé, se déchirer, se fendre. 

f — fna. Us, aor. ifna, Lojj (Zouaoua), être dissipé. 

&* — fehem, ^9 (Doubdou), comprendre. 

f — A? L?? (Harakta), dans. 

î 

û — k'aâ, çl» (Bot'ioua du Vieil-Arzeu), gaâ, el$'(Rif), ensem- 
ble — gad, ^l^(Ouarsenis), aor. igaâ, pISo, monter, 
k'aây c\9 (Bougie), subst. m., terre. 

-9 — ak'bih' (^), f. tak'bih'af, ^\ a^ (Touat, Rif), /?"'?. 

— /î'Z'e/, JJ, A'iÇ'fl/, JJ (Bougie, Djebel Nefousa, Béni Mena- 
cer), avant, d'abord — ak'bal a, I JJl (Bougie, Béni Mena- 
cer) — k'belfa, \c J^ (Mzab, Djebel Nefousa), avant que. 



364 GLOSSAIRE N" 3 

gabal (J^), J-T, aor. igabala, X5^ (Zénaga), commencer, j 
mettre à. 
Jkl9 _ ip f. kabyle mk'atal, Jià. (Touat), se combattre. 

;-»i — A:'rfer, jos, V-VP f. kabyle tk'adder, aor. itk'adder, jju 
(Mzab), pouvoir, 
egder, jjS'\ ( jos ) (Zénaga], thaiddourth [ijJs], <^j5->-^ (Be 
Menacer), tlddourt, il'jj-J^-" (Mzab), taiddourlk, tl»j3J^-' (B 
H'alima), taiddourt, Ojjju (K'çour), subst. f., marmile. 
tek'dlertck, r/J^' (Touat), subst. f., cuisine. ! 

k'adder, jos (Zénaga), ^?'os, grand. 
oj3 — ^f^â (f-^)' f-^j aor. «r/c/a, PJ^5Ç^, se construit avec k 
prép. a/", (_jl (Mzab), rabaisser. ■ 

çj3 — Yp f. kabyle k'eddem, ^jà, aor. ik'eddem, »jju (Bougi(à 

s'avancer. 
^9 — X'" f. arabe [yCLJ ), sek'k'er, Jsl^ (Zénaga), se tenir en re'pi 

^^ — k'reb., y^. aor. iWreb, ^Jn (Chaouia), être -proche 
IP f. arabe Werreb, y^ (Bougiej, — IV« f. kabyle tsik'ei 
^jM (Zouaoua), être proche, 
k'arib, ,_^_^ (Haraoua), proche. 

^j^ — VIP f. arabe, combinée avec la Y" f. kabyle, lengarat 

^\jS^ (Djerba), se battre. 
^5^ — k'adhdha, Uis, aor. ik'adhdha, Ui (Béni Menacer), êi 

perdu, dépensé, fini — IIP f. kabyle touak'd'hou, ^ 



GLOSSAIRE N" 3 365 

aor. ilouak'dhoii, _jlisly^ (Ghdamès) , êt7-e préparé — te- 

k'oudd, jjij, faire, accomplir. 
ikî _ kU\j , mJas (Mzctl)), k'd/iâ, ^ (Djebel Nefousa, Béni 

Menacer), couper (Béni Menacer), être coupé — k'adhd, 

*^, aor. i/i'dhd, *-Lai (Mzab), passer. 
ak'Ciâ (^s), /«^tsl, pi- ik't'iân, ^«-.lii (Bougie), tranchant. 
^J — gâd (jus), Oj^lMzab, Béni Menacer), être, se tenir. 

)' — k'Ul, JJà (Béni Menacer), un peu. 

agellil, jJTt, pi- igellilen, ^i^JS^ (Mzab, Bougie), a/////, JJL), 
f. taillilt, C*LL' (Béni Menacer), mal/ieureux. 

^lî — Ile f. arabe, k\illeb, ,_Jl3, combinée avec la V'' f. kabyle 
tk'alleb, ._Jiu (Bougie), rechercher — Vil* f. arabe ( ^.JaI ), 
,_JiJ, aor. inekleb, .-Ji- (Béni Menacer), se retourner. 

^i — ^^"/ l'-?**)^ sf^i"- ',7''"A'' ^-^ (Béni Menacer). efCik'ef 
(^ÀLI), aor. iqt't'ik'ef, tjai% (Harakta), ^/re 9?^as-. 

jlâ — V^ f. kabyle tk'nuk' , j_5*. aor. itk'ouk'i., jji^^ (Zénagji , 
faire du bruit. 

l» — IIP f. arabe k'aouim {^^^), fj^. aor. ik'aouim, jtjU (Ha- 
rakta). 
k'imah, âç* (Bcni Menacer), subst. f., valeur. 

Çj9 — k'oua, ly, aor. ikoubba, \)^su (Zouaoua), ak^oua. I^^il 
(Zénaga), IIP f. arabe k'aoui, (jj\3, aor. ik'aoui, (j^\iu et 



366 GLOSSAIRE N" 3 

ik'aoua, ljU»(Zénaga, Bougie, Ghelh'a, Harâkta), V°f. kabyl( 
tk'ou, yù (Djebel Nefousa), tok'at. CJJù, aor. ittok'af,Cj\k 
(Bougie), être fort, puissant, gros — k'oucV, j_js, V^ f. te 
k'oud\ Jji", aor. itak'oud'ou,',y:,^k:^ (Djerba), pouvoir. 

k'anitt (Sy), kl>y9 (Djei'ba, Béni Menacer, Touat), k'aonlk 
^^ (Harakta), subist. T., force. 

tfiarouiis[k>_^iij),^^^, su])St. f. (Bow^ie) , secows ,tak\jui I k ,,L<iJ. 
(Zénaga), force — k^ouah, ijs (Bougie), ak'oua, lysl (Zénaga) 
violence, excès. 

iak'oua, l_ji (K'cour, Doubdou), iak'oiian, ô'^â, grand, gros\ 

tek'ouad\ 'Jyû (Zénaga), subst. f., force. '' 

r 

j^ — ketker, jî-r(Chaouia), se multiplier, s^iccroître — 11^ f 
arabe akatter {jS'), jS'\ (Béni MenSiCev) , aug7nenter , V 
f. kabyle tektar, jSz (Taroudant), être abondant, 
tekethri, ijjSz subst. f. (Chaouia), multitude, abondance, 
akther, jS\ (Bougie, Harakta, Béni Menacer), kther, Jl^' 
(Béni Menacer], eyjher, j.f\ (Chaouia), iVer, j^_ (Djebe 
Nefousa);, plus, plus grand, considérable, trop. 

cP — koull, J^(Zénaga, Zouaoua, Béni Menacer, Bougie, Djebe ■ 
Nefousa, Chaouia, Piif), tout, chaque, — se construit ave^ 
les pronoms suffixes — kouHouma, IJS (Chelh'a), tant qu. 
— koulloiit, vl)_^ (Ghelh'a), toute. 



GLOSSAIRE N" 3 367 

w — kammad, jS, W f. arabe, aor. ikanmiad, ju'^. (Béni Mena- 
cer), serrer. 

y — kemmel, JiT, IP f. arabe, aor. ikemmel, J/^ (Toual), tor- 
mïner. 

^ — ekmou, _jCl, aor. ikmou, ^. (Djebel Nefousa), ikami, ^i 
(Djerba), cacher. 

50 — ou kan, jî^ (Chelh'a), seulement — kan, ^, aor. ikan 
(ûj^)' û^. (Djebel Nefousa), être — likoun, (jj5Çj (Chel- 
h'a), si. 

AJ — kif, t.a^(Ouarsenis), lorsque. 

J 
— oula, "i^, pas, point, oula d iidj, A j "i(j (Ghaouia). pas vn 
— oulacli, J^'ij (Bougie), ni — lach (^^'^), u-^ (Mzab), 
poiîit. 

fj^ — lebs,^j^, subst. f. (Bougie), //vrt^, ^_^L1 (Touat), vêtements. 

>■ — lah'k\ ^ji se construit avec la prép. khef, <^aJ- (Bot'ioua 

du Vieil-Arzeu) — lk\ig (^), <lCl- (Béni Menacer), elh'ik\ 
j^J-l (Harakta), atteindre. 

^ — Ifat, JU«J, aor. ilfata, UaL (Zénaga), se tourner. 

J — //l'a, UJ (^^), aor. ilk'a, LàL (Béni Menacer, Touat), ren- 
contrer — II'' f. kabyle mlak'a, Làl« (Harakta), mlaga, JSli» 
(Mzab), se rencontrer, se réunir, s'unir — V'= f. kal)yle 



368 GLOSSAIRE N» 3 

tlak^i, j^" (Béni Menacer^ atteindre — tlig, dCl: (Mzab),'i 
rencontrer, lutter avec. 

^yo — lakin, -J^.) (Béni Menacer, Harakta, Bougie, Chaouia 
viais. 

J — lemm, J, aor. ilemm, L, regarder. 

y — taon, j} (Bougie), si — lou kan, ^ ^ (Béni Menacer, H; 

rakta, Touat, Ouarsenis, Djebel Nef'ousa, Bougie), si. 
r-j — loiih' (r^), T-J-), aor. ilouJi , ^^j (Chelh'a), je^er. 

^V — lam., ^H, aor. ilam (j»_jL),'j»X (Djebel Nefousa, Mzal 
Djerba), loum [fi], ^j^, aor. iloum, j»_jL (Béni Menacer 
laouarn, »^ (Chaouia), V« f. kabyle tlaoïnn, »^ (Djerba 
tlaouam, ^^ (Chaouia), tlara, ^^ (Djerba), blâmer, 
loum, >ji, subst. m. (Zonaoua, Djerba), laouarn, »\^ (Chaouia 
louma, U_^ (Djebel Nefousa), blâme. 

r 

L« — ma chi, ^ U, ne pas (Béni Menacer) — madabin [ij^ li U 

t^ b U (Harakta), je voudrais. 
S^ — VP f. kabyle mettan, ^ (Zénaga), être lourd, dur. 

j-^ — médina, '<i-^jj»{Zénagai], tkemd' iiit ^^l^Js , thamd' int,suhs\.i 
pi. thimd'inin, Cjç^Js (Béni Menacer, Bougie, Zouaoua), vill 



GLOSSAIRE N" 3 369 

^ — marth (ê^), il»^ (Béni Menacer), ?»«?'?•«///, tl>^ (Harakta), 
marratch, ^^, subst. f. (Touat : Timisakhl), fois, 
amrar, jl^*!, subst. m. (Zénaga), icmrart, ^Jj: (Zénaga), 

temrer, jjS, subsl. f. (Zénaga), rapidité, 
martliain, (j^y (Béni Menacer), deux fois, 
amrar, jl^i (Zénaga), se hâter. 
''^/^ — ? mereîn, ^^^, subst. m. (Zénaga), idole. 

J^\/' — mradh^Jo^, aor. imradh, Ja^t, (K'çour), être malade 
— mardh, J^y, subst. m. (Béni Menacer, K'çour), maladie. 
l3^ — V« f. kabyle tamazzi, (jy (Zénaga), déchirer. 

^A — V^ f. kabyle tamess , ,^^-Ij', aor. itamess, j^-b (Béni Me- 
nacer), frotter, 
massas^ tr^ (Bougie), remuant, agité. 
^ — 7nâ, prép. ju., avec. 

J^ — IP f. arabe inekkan [^f*). û^' (Zénaga), donner le 
moyen de, permettre — V^ f. kabyle temkin, -^jZt. (Zénaga), 
être possible. 

iemkin, rS^ (Béni Menacer), peut-être. 

mkan, ^^ (Ghdamès), amkan, J^\ (Djebel Nefousa^, Ha- 

rakta), amyan, J^\ (Djerba, Béni Menacer), amchan, ^Lul 

(Haraoua, Djerba, Touat, Rif), amtchan,J^j^\ (Mzab), subst. 

m., lieu, place, endroit. 

21, 



370 GLOSSAIRE N» 3 

^U — mlili\ fé* (Béni Menacer, Ouarsenis, Touat), bien, bon. 

a1* — mena, «1., aor. imnâ, ^c (Béni Menacer), iéchapper, se 
sauve?- — P" f. kabyle smenà, ^ (Bougie), secourir, pro- 
téger, sauver — X'' f. arabe ( «It*"'), stemnd, *1p* (Bougie), 
demander du secours — P'' f. kabyle smena, Uc (Béni 
Menacer), défendre, protéger. 

^_^« — menna, \l^ f. kabyle L», aor. imenna, Uc (Bougie), désirer. 

oLo — inout, 0_^ (Béni Menacer), mouth, <L)y>, subst. f. (Bo- 
t'ioua du Vieil-Arzeu, Bougie), mort. 

Ju — moul, J^ {^)> tior. imoul, J_jx: (Djebel Nëfousa), pen- 
cher — Vie f kabyle, melli, ^^, aor. ioM?ne//i, J.«j^(Zénaga), 
s'approcher, se pencher, 
mal, jU (Zénaga)^ subst. m., fortune, richesse. 

jt« — IP f. arabe maiz, j*-., aor. imaiz, js — se construit avec 
la prép. t^ g (Bougie), examiner, discerner. 

j 

\^ — IP f. arabe nebba, U, aor. inebba, U- (Zénaga), inventer, 
adresser la parole. 

C^-^ — noubeit (^.-<'), <^y, subst. m. (Zénaga), buissons. 
•^ — nebd', jJ (Harakta), se séparer. 
^ — nedjem, ^ (Mzab), pouvoir. 



GLOSSAIRE N» 3 371 

k^J — ndem, ^X (Mzab, Djebel Nefousa), se repentir. 
■J- — noud\ jjl, aor. inoucVa, ^'^^ (Béni Menacer), chercher. 

^U; _ nVah', J^ (Mzab, Harakta) — IP f. kabyle menCdi, J^ 
(Zénaga), donner des coups de cornes, se débattre. 

•^ — nefekh, '^^ (Djebel Nefousa), être gonflé, VP f. kabyle 
'^ — ineffekh di imanis, ^U t/j ^. (Djebel Nefousa), se 
glorifier. 

*f> — nefâ, aor, inefâ, ^sc. (Chaouia). aider. 

nafâ, »«;, nafé, ^<ù (Zénaga), subst. m., utilité, mérite. 

j^ — nems, nims, ^ (Béni Menacer, Touat), furet. Cf. sur 
les traditions des Kabyles relatives à cet animal, Notes de 
lexicographie berbère, IP série, Paris, 1885, in--', p. 71. 

ff^ — nahar, jl^ (Rif)? subst. m., jour. 

jI* — noubetch {\ij>), ^y (Touat), subst. f., fois. 

'U — nouar (j'j'l)' j'j*' P^- (Touat), fleurs. 

Jl — niban (C^), OW' P^- (Touat), dents. 

iAl» — halek, ulia, IP f. arabe hellek, ûiU, aor. ihellek, klU^ 
(Djebel Nefousa), gâter, corrompre. 

— Aemm, jb,pl.AemoMm, |._j.<*^subst.m. (Mzat», Chaouia), souci. 
X" f. arabe esthamem, **,l.l (Béni Menacer), prendre soin. 



372 GLOSSAIRE N" 3 

j_^*-ft' — hames, ,^<*. aor. ihames, i^^-H^i (Béni Menacer), mm 

motter confusément 
JU — houl, J^û. (Djebel Nefousa),siibst. m., perte, ruine. 

(Sy^ — haoua, \^, aor. ihoita, ljl^_ (Mzab, Djebel Nefousa 
Cbaouia, Ouarsenis), fondre sur, s'abattre sur, descendr 

— V^ f. kabyle sehoua, \^^ (Djebel Nefousa), descendr 

— (Zouaoua), plaire. 

^J-U — haichah, <UUû>, subst. f. (Bougie), bête de somme. 



j — on, 3 (Harakta), et. 

■^>-j — ouah'd. JiP-j, seul — se construit avec les pronoms sut 
fixes (Mzab, Bougie, Zouaoua) — aouah'di, (/o^ji (Mzab) 
bon, bien. 

^■s^ 3 — oufiouch, cTi'-^ (Mzab, Béni Iznacen, Djebel Nefousa 
Chaouia);, ah'ouaich, ^_pjl_j>-' (Béni Menacer), ouh'aouch 
^jp-j (Zouaoua, Bougie), ouah'ouch, ^J-y^j f Zénaga), iouah' 
chien, à^^i^^y (Harakta), pi., animaux sauvages. 

(S^J — oued, jlj, subst. f. (Djerba, Touat, Gourara), rivière. 

J3 — ouzz, jj, subst. m. (Béni Menacer, Zénaga), ouzzet, ^j« 

sub-t. f. (Rif), oie. 
J9^j — ouost\ Jtw^ (Béni Menacer), milieu. 



GLOSSAIRE No 3 373 



/t—j — sâa, U-., aor. t'sâa, U^j (Zouaoua), posséder. 

iS^J — ouçel, J-î>3, aor. ioucel, \S^y (Djerba, Touat), açel, J-»! 

(Touat), arriver à, être froche. 
*',Jf3 — ouf a, Usj, subsf. m. (Mzab), -plaine. 
•A^J — ouàd, jLcj, aor. iouâd, jicj» (Mzab), promettre . 

^^3 — iouàr, ^ y^ (Touat), iouram, ^^jj> (Zénaga), cruel, ter- 
rible. 

♦1-9J — ouok't, ^Ijj (Zénaga, Bougie), ouok'th, il^s^ (Harakta), 
ouokht, vlci-j (Mzab, Zénaga), subst. m., temps, moment. 

4)j — oual'id, jJlj, subst. m. (Bougie), père. 

>Jj — Ve f. kaljyle tellar\ JL', aor. ilellar\ '^ (Taroudant), 
eddar\ ébl, aor. iddnr, clji, (Bif), lécher. 

0J — ou//?', J3, aor. ioulla, )ij, (Chaouia), être — ouala, aor. 
ioitla, ^ji (Ouarsenis), devenir — oualla, IP f. arabe )lj, 
aor. ioualla,^y (^Harakta), s'en retourner — aor. ioulla, ty 
(Béni Menacer), se mettre à — (Djebel Nefousa), revenir, 
reculer — V'-^ f. kabyle touella, "ij (Ghelh'a), s'occuper à 
— maoula, "^^ (Béni Menacer), ouedja ( Jj), L3 (Zénaga), 
subst. m., maître. 

c^^i — oueil, Jjj, subst. m. (Zénaga), malheur. 



Nota- — Les formes ^eleb, ^j et jeWeleb, vJls^, qui ont été 



374 GLOSSAIRE N" 3 

portées (p. 261-262) sous une racine berbère J L B doivent être 
placées sous la racine arabe ^is. La forme jek'eleb, devenue 
ensuite jeleb, renferme un j, J adventice comme celui que l'on 
rencontre dans le mot ajek'ed'oKr ^ js^j^^ dérivé de l'arabe jOâ 
(Hanoteau, Poésies populaires de la Kabylie du Jurjura, Paris, 
1867, in-8, p. 9). 



GLOSSAIRE N° 4 



A' 



S), (R'UO- 

iissement (jj). 
andon (DJ). 
ibandonner (DJ), (G M). 
ibaltoir (^). 
tljattre (R' L); s' — {iSj'»)- 
ibeille (I Z). 

iboîment (R R B), (S G L F), 
ibondance (J^). 

bondant, être — (G Ttt), ( JS'). 
.bord(d')(ZR), (GL N),(J^). 
.boyer(SGLF). 

breuver (S OU). 

ccepter (v^)- 

ccomplir (^c^). 

ccorder (G R); s' — (,j9j). 



accouchement (R OU), 
accoucher (R OU), (G R), (M j). 
accroissement (R N). 
accroître (R N) ; s' — (jS). 
action (S K R). 
Adam (j»jI). 
adorer (D' F R), (j^). 
adresser la parole (L*); s' — à, 

(Z G G), (G R). 
adroit (F S); être — (F S). 
advenir (ijj»^). 
affaire (JL.), (Ji^). 
affliger, s' — (N KH L), {^jj^), 

(DJ D TH), (D' R' R). 
affluer (R KH). 
afin que (D'), (A), (K). 



1. Les racines placées entre parenthèses doivent être cherchées dans 
■ glossaire n" 2, quand elles sont en caractères français, et dans le glos- 
aire n" 3, quand elles sont eu caractères arabes. 



376 



GLOSSAIRE No 4 



agile (F S); être — (F S). 
agité (^^); être — {^j) 
agiter (H N); s' — {^'^). 
agneau (Z M R), (A L CH). 
aide (OU Z). 

aider(HlF),(OUZ),(oW),(^?:) 
aigle (DJ M N), (G D' R). 
aigre, être — (N T R K). 
aigreur (S M M). 
aigrir (S M M). 
aiguillon (S N N), (K S). 
aile (F R), (F S), (^). 
aimer (H' M L), (KH S). 
ainsi (K), (M). 
air (DH OU), (G N). 
aire (N R). 
ajouter (R N). 

aller(DDOU),(D'B), (ZGR), 
(G R), (^i), (^Ij): s'en — 

(GR), (c'j)- 
alliance (Z I). 
allonger (T M), (Z L); s' - 

(K' R D' L). 
alors (N). 



âme (MN), (^Ij). 
améliorer (K A D), [f^j]- 
amener (OU DH), (OU I). 
ami (D' K L), (R N). 
amie (D' K L), (R N). 
amour (H' M L). 
an (S G S), 
âne (R' L). 
année (S G S), 
antérieur (Z R). 
antre (S R F), (^U). 
apercevoir (M Z). 
apparaître (J B). 
appauvrissement {^j^). 1 

appeler (Z G G), (S R' OU), (r' 

R),(LR'), (ÂGDH), (^). 

(Jj^);s'-(L). 
appétit (K' L). 
apporter (OU I). 
approcher, s' — (jl*). 
appui (M Z). 
après (D' F R), (jl«.); — cela 

(M RD'); — que(ji^). 
arbre [j^)- 



GLOSSAIRE No 4 



rn 



i aro-enf (Z R F), ( j»»). 
arracher, action d' — (K S). 
arrêfer,.s'— (BD),(D'S),(OUD'). 
arrière, en (D' F R). 
arrivée (OU DH). 
arriver (L K M), (B D), (D' R), 
(DH R). (M DH), (OU DH), 

(t^^), (J-'j)- 
arroser (S OU), (J^j). 
artisan (U). 
ascension (L). 
assassinat (N R'). 
assiette (Z OU), (G R). 
associer, s' — (D' K L), (l!^), 

attacher (IC N). 
attaque (D' B), (G R), (v^)- 
attaquer (R), (R G), (M TCH). 
atteindre (^). (lÀJ). 
audition (S L). 

augmenter (R N), (G TH), (G L 
CH), {Jf). 



aujourd'hui (S). 

année (G R M). 

auprès, être — de (N DH). 

aussi (N T). 

aussitôt (T R), (M R). 

autant que (M). 

autre (DJD'N),(IDHN), (jU). 

auxiliaire (OU Z). 

avaler (N S R D), (J,^). 

avancer (M TCH), (^as). 

avant ( J^). 

avec (D'), (D' G), (Z I), (S), 

(CHR),(K), (^). 
aventure (DH R). 
aveugle (D' R R' L) ; être — 

(D'RR'L). 
aveuglement (D' R R' L). 
aveugler (D' R R' L). 
avilissement (,_^^). 
avis (L), (c/lj). 
avoir (R' R), (N CH K). 



378 



GLOSSAIRE N» 4 



B 



baguette (G DH M). 

baigner, se — (CH M TH\ 

baiser (S D N). 

l)alayé, être — (F R S). 

balayer (F R D). 

balayures (F R S). 

barbier (S T" L^. 

bas, être en — (Ij)- 

bassin (G L M M), (^j^). 

battre (OU TH); - des ailes 
(OU TH),(F G), (K S); - 
le beurre (:ND1;se- (N R'j, 

beau (DJ MN DR), (,jlj). 
beaucoup {^'), (KH L L) , 
(T' S), (G L CH), (M N), 

bec (Iv M M). 
béni, être — ('-^j)- 
bénir {tJj). 

béte de somme (Jij), (u--fl>)> 
— sauvage (t^), (J^^j). 



bien(THL),(3l>.), (jU.), (^) 

(ji^j); biens G L). 
l)làme (DH Z], (^"i). 



^J=^)' iô^ 



blâmer (DH Z) 

blanc (M LL). 

blancheur (M L L). 

blanchir (M L L). 

blanchissage (M L L). 

blé (RD'). 

bleu (Z G Z); être — (Z G Zl 

bœuf (Z G R), (S), (F N S),j 

(IG), (.^?). • 
boire (S OU), (^). 
bois (S R' R), (K' CH D-). 
boisson (S OU). 

bon (3U), (^), (^; 

bondir (T G). 
borne (j^^). 
bouche (M), (Iv M M). 
boucherie (Z L). [^~ 
boutique (il*^). 



(a-^3). 



,U^ 



GLOSSAIRE N" 4 



319 



branche (G D'). 
bras (R' L). 
bravoure ( «^). 
brebis (KH S), (OU L], 
J.rièvelé(Z G H L). 
briller (F DJ D.T). 
briser (R Z). 
brisure (R Zj. 



broussailles (M D' R'). 
bruit (D R Z), (N OU), 

biùler (R R'). 

brûlure (R R'). 

buisson (R1L),(J M), (MD'R') 

(^], f^U), (CJ). 



C 



caché, être — (Ij-j)- 

cacher (K R N), (^); se - 

(F R), (G R). 
cachette (F R). 
cadeau (F K). 

■aiiiard (F N CH). . 
:aniéléon (t_>_^). 

apacité (DU DH). 
capture (R M S), (T' F), (K SI 

aractère (OU L). 

•irotte (S K N). 

:assé, être — (R Z). 

casser (R Z). 

cassure (R Z). 



cause, à — de (S), (S G). 

causer (H D R). 

cavalier (N I). 

caverne (KH B), (S R F), (F R), 

ce (A), (D), (D'), (N), (OU). 

cécité (D' R R' L). 

ceindre (B G S). 

ceintuie (B G S). 

cela(TH), (Dj, (M), (N), (OU), 

(OU N). 
celle (N), (TH). 
celui (N), (OU). 
celui-là (D), (N). 



380 



GLOSSAIRE No 4 



celui qui (M), (OU), (OU N). 

ce que (R'), (M), (N), (OU). 

ce qui (A), (N), (OU N). 

céréales (M N D). 

certainement [f^)- 

certes (R), (N). 

ces (N). 

chacal (OU CH N). 

chair (F J), (K TH M). 

chaleur (R R'), (R F), (ZR'L). 

(F),(^-),(>). 
chameau ^L R' M). 
champ (G R). 
chant (S L R DH CH). 
chanter (R' R), (SLRDHCH . 

chaque (K), (OU N), (Jfj. 
charge (R' F), (K* T N). 
charger (j^sj). 
chasse (R M S), (T' F). 
chasser (R), (T' F^, ^G M R), 

(N H), (.U). 
chasseur (N M II), (C.J-), (jU). 
chat (M CH). 



chaud, être — (R R'), (ZR'L), 

chaudron (M D D). 
chaussure (R K S), (M D). 
chauve-souris (TCH R). 
chef (M R' R), (t^'j)- 
chemin (B R D'), (T R S), (Z M), 

^R' RS). 
cherchant (._*Uj). 
chercher (T D.T), (KH Ç T), (R), 

(RZ), (ZR),(K'L),(MDR}. 

(N D'), (N H), (^j), f^3). 

(11-). 
cheveu (N Z D), (Z OU), 
chèvre (R' D'). . 
chevreau (R' D'). 
chez (D R), (R'), (R R), (F L). 
chien (R'ZR),(K'ZN), (I DH). 
choisir (F R N). 
choix (F R N). 
chose(D'R'), (R'OUS).(KR), 

(M), (^U). (JL). 
chute (D' R), (R' L). 
ciel (G N). 



GLOSSAIRE No 4 



381 



Citerne {^j, i^jt-^). 

clef (R). 

cochon, pelit — (jaJLi.). 

cœur (OU L). 

cohabilalion (G). 

colère (R F) ; se mellre en — 

(R F), 
colombe (TH B R), (M L L). 
combat (N R'). 

combattre (N R'); se — (J:» • 
combiner [^i^), (J-^)- 
comme (DJ M), (iM), (v)- 
commencer [G), (I^J, [^ j- 
comment (K), (M). 
comprendre (j./^)- 
conduite (K L), (G R). 
confiance (M R OU), 
conseil, demander — (j^)- 
consentir (vW-)- 
considérable, être — (j^ j. 
considérer (G). 
consulter [Je.). 
contester [ij^)- 
continuellement (*Ij). 



continuer (M R). 
contrariété {<^A^). 
■ entre (Z G), (R), (R' F). (F). 
convenir de qq. ch. (D' K L), 

(GR), (^iBj). 
converser (H D R). 
coq (1 Z DH). 
corbeau (G R F). 
corne (S K) ; donner des coups 

de-(^). 
corneille (G R F). 
corps (L L), [u'J.)- 
corrompre (»lUa>j. 
corvée (OU Zj. 

côté (TH R), (D' R), (D'S), (M) 
cou (R) (.-^j). 
couler en abondance (Z L). 
coup (OU TH). 

coupé, être — (KH T CH , ( »la3 . 
couper (fJaà). 
courage (G R), (y^). 
courant (M J) 
courber (K N). 
courbure (K N). 



382 



GLOSSAIRE No 4 



courir (Z L). 
course (Z L). 
court (Z G H L). 
craindre (K S DH). 
crainte (K S DH, (G F). 
craintif (K SDH), 
crêpes (CH B DH). 
crête (R' L). 

creuser (R' Z); action de — 
(R' Z). 



crever (D F L), (Ois). 

cri (.tW). 

crier (Z G G), (R' R), (L R'). 

croire (DJ), (CHK), (K'L), [jii] 

croître (Z). (S G M). 

cru, être — (CH K). 

cruche (G M). 

cuisine {'f^), (jJ^). 

cuisson (OU OU). 

culture (OU R TH). 



D 



dames, jeu de — (D S). 

dans(D'G), (S),(SG), (R'),(R' 

R), (F), (G),(^). 
de (D' G), (Z G), (S G), (N). 
débarrasser, se — (DJ). 
débattre, se — (R' R D' L), 

(FZOU), (^). 
déchiré, être — (*^?)- 
déchirer (Z R'), (S R R), (K R 

KR),(NT'R),(^^),(o^'); 

se — (Olâ). 



déclivité (K S R). 
défaite ( J-a*-). 
défendre {^)- 
dégringoler (N N DH). 

dehors (j). 
déjections (R R). 
demande ^S TH R),(^L). 
demander (S THR), {^] 
demeure (R Z F), (H N). 
déuoûmeni (F S). 
demeurer (K' M). 



GLOSSAIRE No 4 



383 



ient (SNN), (DHS), (R'MS), 

(GL), (yU). 
lépense {^j^'as). 
lépensé, être — (^^). 
lépenser (R Z), (G), 
léposer (R S). 
lépôt d'humeurs (R S), 
lerrière (D' F R). 

:escendre (KH OU F), (S R), 
(D'R), (RS), (KSR), (GZ), 
(OUDH), (^JU.), (t^_jit). 

escente (D' R), (R S), (M DJ). 

ésert(FL),(NR),(:U-),(^^). 

ésir (R S). 

ésirer (S G), (K'), (N M CH), 

essous, au — de (D' R). 
essus, au — de (G N), (F), 
(ZG);êtreau — de(SG), (F). 
Mournement (N D D' R). 
2ux(SN),(J). 
îvant (R), (Z D' TH), [Z K), 
'(ZG). 

( îvenir (jb), ( J3). 
îvorer (S K R), (H D). 



Dieu (4)1). 

digne, être — (K L L). 

dire (R'R), (M L), (N), (OU) ; 

action de — (N). 
discerner (jU) 
discuter (L). 
disputer, se — (-r^)- 
dissipé, être — (L^). 
dit, être - (N). 
divorcer (R R). 
doigt (DH DH). 
don (F K). 
donation (F K). 
donner (F K). 

dormir (S M M), (T' S), (GN). 
dos(ZG R), (ÂRR), (MRD'), 

dresser, se — (D D), (K'M). 

doux (Z DH). 

droit (F S), (^), (JX-). 

droite (F S). 

dur (K' R,;être— (KR), (ci^). 

durcir (K' R). 

durée (jU»). 

dureté (IC R). 



384 



GLOSSAIRE N» 4 



Ë 



eau (M). 

ébloui, être — (L S). 

éblouissant (L S). 

éblouissement (L S). 

ébranler (G N G G). 

échapper, s' — i^»)- 

éclatant (F DJ DJ). 

éclater (D F L). 

écrire (R). 

écrit (R). 

effets (^U). 

effrayé (^j). 

égorger (Z L), (R' R S). 

élévation (L). 

élever (CH M G), (L), (M 

elle (N T), (S). 
éloigner, s' — (B K T). 
emmener (Z N), (M Z), ( 
emparer, s' — de (R'), 
empan (R D' S). 
emporter {^^L^) ; V — 



R' W 



OU Ij. 

(G R). 



endormir (G N) ; s' - (S M M 

endroit (L), (,^5^). 

enfant (B R KH S), (B CH L 
(DDJM),(ROU),(KCHCH 
(N TCH M), (H OU), (ji 

enfantement (R OU), 
enfanter (R OU), (G K). 
enfuir, s' — (R OU L) ; s' - 

rapidement (F S). 
enlèvement (D M). 
enlever (D M), (R R), (R M S 

(CH N CH.R), (K), (K S 

(«_.i^), (y). 

ennemi (G R M), (Iju:). 

ennemie (Ijt*). 

enraciner, s' — (ji^)- 

ensemble (p^). 

ensuite (DJ D' N), (D' F R 

(LR'),(MRD'),(ji«). 
entendre (S L), (G R), (M Z h 
entraîner (DJ R' D'). 



GLOSSAIRE No 4 



385 



ntre (G R); d' — (S G). 
ntrée (T F), (K CH M), (M), 
ntrer (T F), (K CH M). 
ntrelenir, s' — (L). 
nvelopper (S R) ; s' — (M T). 
nvoler, s' — (B D'), (F G), 

O). 

nvoyer {Z L). 

paule (R' R DH), (I). 

pine (S N N). 

puisement (G N). 

scalade (L). 

sclave (K L), {j^). 

spérer (R' S), (Uj). 

^saim (G L F). 

îtimer (M T R), (^). 

t(iJ'),(L), (3). 

lablir (S K R), (G). 



étang (G L MM). 

élati'jL). 

étendre (T M), (Z L) ; s' — en 
paroles ( joi). 

étonnant {<-^). 

étonnement (OU H M). 

étonner, s' — (M D R), (OU 
H M). 

étrangIer(BZ),(RCHD'),(^). 

être (T OU R'), (D R), (K K), 
(^), (G),(L), (LL),(MR), 
(N H TCH), (j^), (0^), 
((J^); — continuellement 
(MR); n' — plus (F K). 

éveiller (K), (N K R^ ; s' — 
(F K), (K). 

événement (DH R). 

examiner {^), (jU). 



ibrication (S K R). 

lible (Uj) ; être — (<^«^J 

lim (L Z) ; avoir — (L Z) 



F 



faire (S K R), (R'), (K' M), (G), 
(f-^)'((>9); - amitié(^l); 
— arriver (OU DH) ; — boire 



386 



GLQSSAIRj; N° 4 



(S OU); - du bruit ( jU) ; 

— courir (Z L) ; — cuire (OU 
OU); — demeurer (K' M) . 

— descendre (Pi S); — 
devenir (S R) ; — dormix- 
(G N) ; — entrer (T F), (K 
CH M); — fuir (R OU Li ; 

— la guerre (N R' ) ; — lever 
(N K K) ; se -la guerre (NR'); 
manger (T CH) ; — monter 
(L), (^); — passer la nuit 
(N S); — repentir («-jL"); — 
retirer (ROUL); — retourner 
(M G R); — rôtir (KN F); 
action de faire — (K N F); 

— souvenir (K TH); — tom- 
ber (R' L) ; — trembler (G 
N G G) ; — tuer (N R') ; — 
vivre (D R) ; se — à (R'). 

fait, être — (DH R). 
falloir (S F K). 
fané, être — (L S). 
faner, se — (1' ^)- 
faon (R' D'). . 



fatigue ^G N), [j^). 
fatigué (<^) ; être — [J^i). 
fatiguer (^); se — [^]. 
faucille (M G R) 
faucon (jb), [jÀ^]- 
faute (F L). 
femme (D' M). (M T'), ^N 

M), (OU L). 
fendre (K' S); se — (Oij) 
fendu, être — (Z I B). 
fer (Z L). 

festin (D' R'), (F .1 L). 
feuille (F R). 
fève (B OU), 
fiancé (S L ]. 
fiancée (S L). 
fier, se — à (^'). 
figuier (N K' L). 
fils (G), (G Z), (M M). 
fin (F K), être (F F). 
fini, être — (F K), (^). 
fleur (JDJ G), (jli). 
fleurir (J DJ G). 
lleuve (S F), (R' Z R), (L). 



Il 



TC 



GLOSSAIRE N° 4 



38- 



Die (KH S^ 






)in (S K), (R' 


M), (G). 




)is (B R D'), 


(K L). ' 


OU L), 


(é-). (J-). ( 


V^')- 




mdre (F S) {(S_^tt). — sur(ZM). 


inlaine (L), (^ 


\ 




.nie (F S). 






rce (Z M R), 


(^4-1, 


(V^n 


(^)- (>)- 


{<sy»); 


de - 


(R' L). 






rêt (R I L). 






rgeron (Z L), 


(NMD 


M^h 



rme (CH R M). 

[•t.êlre — (o^), ('^-'),(>), 

"leresse (, •.-«>-). 



fosse (M D). 

fourré (<^\c). 

fourreau (TH R). 

fraîcheur (S M DH). 

frange (ZRR). 

frapper (H S), (OU TH). 

frère (R OU), (G). 

froid (S M DH). 

froid, être — (S M DH). 

fromage (G G L). 

frotter (KH R), (DH L), (H K), 

fruit (y*), (J^). 

fuir (R OU L). 

fuile (R OU L). 

furet (DH K' K), (I G M), (^'). 

fuyard (R OU L). 



G 



rde, — toi [K].' 

;er (ju-?), (vlUft>). 
^jche (DJ D' N), (Z L M DH). 
g'.elle (D M), (Z R Z R), (J N 

vD'), (j>). 



gémir (R), (Z Z). 
gémir (TH R), (Z Z). 
genêt (ZZ). 

genou (F D'), (G GH R). 
gens (D'). 



388 



GLOSSAIRE N» 4 



glorifier, se — (M DH) C^). 
gorge (^). 
gosier (^). 

grand (ir R D' L), (K CHB), (M 
R' R), O); èlre - (M r' 

grandeur (M R' R). 

grandir (K' R D' L), (M R' R). 

grappe (G Z). 

gras (CHT), (K R Z); être - 



gratter (t^-*=r). 

grave, être — (^)- 

gré (OU L). 

griffe (S K R), (G H D CH), 

BR),(^). 
grive (M R G). 
gros (CH T), (», (^^). 
grotte (KH B), (S R F), (F R 

(N), (^U). 
guerre (N R'), (>-ij>.). 



II 



habiller (L S) ; s' — (L S), 
habitant (Z D' R'). 
habitation (Z D' R'). 
habiter (Z D' R'). 
habitude (N M). 
habituer, s' — (NM). 
hase (R G G), (OU TH L). 
hâter, se — (Z L)^ d^)- 
haut, en— (FL),(GN),(NG), 
(OUN), (:U). 



hélas (B H), (KE). 

herbe (B R K K'), (CH F R 

(R' M), (G), ij^), (çj). 
hérisson (1 N S). 
heure de bonne — (Z R). 
hirondelle (F S), (F L S). 
hiver (G R S). 
homme (T R S), (D'), (R G 1 

(MN), (^J), (ji^). 
honnête ( Jju»). 



GLOSSAIRE No 4 



38!) 



lonneur [fj*-]. 
onorable {f*"). 
onte, avoir — {iS")- 
onteux, être — (j^)- 
ors de (Z G). 



hospitalité (N S); donner 1' 

(NS). 
hcMe (I N BG). 
humide, être — (B Z G), 
humidité (B Z G). 



;i (D'), (N). 
loIe(ZR), (», (V). 

lusion {J^). 

nage (CH R M), (L), (jU.; 

(»• 

laginer, s' — (GH Kj. 
imédiatement (M R), (vj). 
iminent, être — (N D R). 
imoler (R' R S). 
«possible, être — ( J^)- 
dication (M L). 
digne, être — (Oj*)- 
diquer (M L). 



jllir (Z G G). 
jUissement (ZG G). 



injui'ier (<-»«), {^^). 
insulte (TH F). 
insulter (-w-,). 

intelligence (DH DH\ {S^'- 
intérieur (J^j). 
interroger (S B L). 
introduction (K CH M). 
introduire (T F), (K CH M). 
inviter (U). 
invoquer (i-^lb). 
irriter (R F) ; s' — (N KH L 
issue (F R'). 



J 



jalousie (S M). 

jaloux, être — (S M). 

22. 



390 



GLOSSAIRE N» 4 



jamais (l'j). 

jambe (DH R), (F D'). 

jardin (R I), (G R), (OU R), 

jardinier (_^), {^»-], (^^). 

jaune (R R'). 
jaunir (R R'). 
je (N K). 

jeté, être — (G R). 
jeter (BR),(D'R),(ZD),(R'L), 
(GR),(MDR). (^"^);se-fJ 



LB);se — sur(RG), (CHF 

(MR') 
eu (OU R R). 
oindre^ se — (D' K L). 
oint, être — (D' K L). 
ouer (OU R R) ; — d'un in 

trument (OU TH). 
our(S), ij^). 
liment (G M R). 
usqu'à ce que (S), (U), (M L 
usque (CH), (Ijtf ); — icifR'R 
uste (JJ^") ; être — (J-^)- 



là (N). 

labour (R Z) ; premier — (R Zl. 

labourer (K RZ). 

laboureur ( *.). 

lâcher (BR), (Z Dj, (^\j). 

laine (D' OU F). 

laisser(DJ), (NF); -aller f^lj l 

lait (R'), (F K). 

lamentation (G J D' R). 

lancer (G R), (OL.). 



langue (L S). 
larme (M T'). 
lavage (RD'). 
laver fR D'). 
le, les (THl 
lécher (H L), {^3). 
léger(FS), (._fl^);être 
légèreté (F S), (^^). 
lendemain (Z K). 
lent, être — ({j*)- 



GLOSSAIRE N» 4 



:<i)i 



lentisque (D' K). 

lequel (N). 

lessive (R D'). 

leur (S). 

]ever,se-(JB),(lv^M),(NKR). 

lever (N K R). 

lévrier (OU CH N). 

lierre (D FL). 

lieu (^); avoir— (DH R). 

lièvre(RGCT), (OUTHL).(J^ . 

lime (LM). {^jj. 

limite (j^). 

lion (Z M), (F R), (H R), (I R 

D'), (^). 
lionne (Z M), (N R'), (H R), 

(jul). 
loin fZ Gi. 



Ion- (Z R R), (Z A L K), (R' Z 
F), (K' R D' L);èlre — (R' 
ZF). 

longueur (Z À L K*), (Z F), 

lorsque (Z D), (S), (S G), (DH), 
(R'), (G), (L R'), (M), (M L), 
(OU),(ÛUDN),(jU), (^1. 

louable if^)- 

loup (TH D'). 

lourd (ZI);être — (RD'), iZl), 

lui (TH), (S), (NT). 

lumière (F). 

lune (G OU R). 

lutter ( UJ ) ; — à la course fZ L), 



M 



mâcher, action de — (F D) 
mâchoire (R' S M R). 
maiy^re (Z D D). 
maigreur (Z D D). 
main (F S). 



mars (D R), (M). 

maison (KH M), (D R), (Z K'). 

maître (^J), (jU), {Jj). 

mal(FL), (Jsi). 

malade, être — (H' LX),(DHK), 



I 



392 



GLOSSAIRE No 4 



(K'S),(^L). (^^);ren(]n; 

— (DHF),(^^^); faire le — 
" (DH N). 
maladie (Z M R), (DH N), (Ou 

JT'), (^^). 
malheur (B H), (GRM), (J^jl. 
malheureux (TCH F R'), (Z OU 

L), (^), (OJ^), (Jà). 
manger (TCH), (H D). 
manquer (F K). 
marche (J G CH), (K L), (G R), 
marché (NZ), (jU). 
marcher (D D OU), (F T). 
marmite(SFR), (SL),(MDD , 

(»• 
marmotter confusément (jj^^l. 

marteau (D Z), (OU F S), ( ^jj • 

martelage (D Z). 
marteler (D Z). 
mastication (F D). 
matin {f=^). 
maturité (OU OU), 
mauvais (D' R), (I R). 



me (I). 

méchanceté (v-.»-s). 
méchant (G R M), (I RI 



élf 



- (SHM), (Cori), (o^i 
meilleur (jU-). 
mélanger (R KH). 
même (N T). 
mémoire (K TH). 
mendiant (S TH R). 
mépris (TH F), (CH R). 
mépriser (THF) 
mère (M M). 
mérite (K L L), 
mériter (K L Ll. 
merle (J H' M M). 
mettre (G) ; — bas 

(G R), (M J); se - 

(SKR),(CHG), (K'M), (J3: 

(J^), (U); se — au-dessus 

de (F L). 
meurtre (N R'). 
midi (H L). 
miel (M M). 
milan (S OU N), (la*). 



(CHRl,i> 



ir^)- 



(R OU) 
à (B DV 



GLOSSAIRE N» 



393 



milieu, au — de (M S), (Ja-j^i. 

moi (N K). 

moindre (Uj). 

mois (G OU R). 

moisi, être — fR' M L). 

moisie, chose — (R' M L). 

moisir (R' M L). 

moisissure (R' M L). 

moisson (M G R). 

moissonner (M G R). 

moissonneur (M G R). 

moitié (Z G N). 

moment (M R), (il*aj); à ce — 

là (M R). 
mon (R'). 
montagne (D' R R), (OU R R\ 

montée (DJ OU), (L), (OU N; 

monter (DJOU\ (L), ( Je ), (^ ,; 
action de - (DJ OU), (L), — 
à cheval (N K), {^j). 

montrer (S K N), (M L) ; se — 

monture (jlj). 



mordre (TCH), (N T' R). 

morsure (TCH). 

mort(MTH), (^U). 

morve (KH L L), (KH N Z T 

mouche (J N J R), (I Z). 

moucher (N S R). 

moucheron (R L K' CH), (J N 

J R), (A D S), (1 Z). 
moudre (Z DH). 
moulin (Z DH). 
mouillé, être — (R Z G). 
mouiller (B Z G). 
mourir (M TH). 
mouton (k L CH\ iK R R^ 

mouture ,'Z DH). 

moyen (MS) ;donnerle — J^)- 

mucosité (KH L L), (KH N Z Z . 

mule (S R D" N). 

mulet (S R D' N). 

multiplier (G L CH ) ; se — (ç-js ). 

multitude (G TH), (K TH R). 
mur (GD'), (J»L). 



I 



:i94 



rnùr, être — (OU OU). 
muraille (D' M R). 



GLOSSAIRE N» 4 

mutiler {Ji). 



IV 



na-er(DJG), (LMR'), {^\c). 

naissance (L L). 

naître (L L). 

natation (L M R'). 

natte (G R TH L). 

naturel (^-J^). 

ne... pas (OU R), {-i), (^U). 

ne... point (OU R, ("i). 

nègre (D' G N), (S T F), (S K), 

. (S M G), (K L M). 

neige (R R R), (D' F L). (S M 
™, {^'). 

nettoyer (Z D' G). 

nez (R' N DJ R). 

noir(RRK), (D'GN),(RGL\ 
(SK), (S M G); être - (B R 
K), (S T F), (S K), (S M G). 



noirceur (B R Iv, iS TF). 

noircir (R R K), (D' G N), (S 
F);se-(B R K), (S TF). 

nombreux (G TH), (c-.'*); êtr 
— (R KH), (GTH), (^ 
(HL), ( ai ); être très — (^^; 

notre (R'). 

nourrir (TCH), (b). 

nourriture(TCH),(KHS), (HD 

(J^l), (u^W). 
nous (N K). 
noyer, se — [iju^^', action di 

se-(DD). (j>). 
nuage (G N). 

nuire [j^). 

nuit (DH^; passer la — (N S) 

nuque {^j)- 



i 



r.LOSSAlRE N» i 



395 



o 



(A) (1). 

îtenir (N D). 

;cuper, s' — ( J*i<;, (Jj). 

il JH T ). 

uf (ML L), (N Z L). 

;e(J3). 

,;rnon (Z L M). 

seau de proie (CH CH). 

nbre (L), (jlî-'i; se mettre 

r-(jj.i 

igle(SKR), (GHDCH . 
•eille (M Z R'). . 

■ge (M N D). 



os (R' S . 

oseille (S M M). 

ôfer (R R), (K S). 

ou(NR'), (NDH). 

où (M), (N). 

oubli (ÏS OU). 

oublier JS OU). 

ouïe (S L). 

ouïr (S L). 

outragé, être ~ (Oj^). 

ouvert, êlre — (L L), (M). 

ouverture (L L), (M). 

ouvrir (L L). 



in (l\'RM}, (GD^). 

ître (K S). 
I.ix (TH L). 

Imier nain (OU S R). 
inier (K' CH D';. 
;nthère (R' L S). 
[on {^\1>). 

r(S), (S G;. 



parceque(SG), (K), (M), [ji^]. 

parler (L). 

parole (L\ 

parmi (G R). 

partie (M N R;. 

passant (T R S). 

passer (F L),(^), (^i^;; - à 
cheval (N K); — sur ^F L . 



396 



GLOSSAIRE NO 4 



pâturage (H D), (OU R TH^. 
pauvre (^j5C). 
pays (OU RTH). 
peau (G L M), (Jd»-). 
peine, à — (j^)- 
peindre (jU-). 
peinture (jUj). 
penchant (K S PO- 
pencher (Ju); se — (jU). 

pénétrer (T F), (L K M), (M 
DH). 

pensée (K' L). 

penser (CH K), (v-<.^). (^). 

pente (K S R). 

percnoptère ^S R'). 

perdrix (S K R). 

perdu, être — i^)' 

père (Jj). 

péril (OU DH). 

permettre (DJ), {^)- 

permis, être — ( J>-). 

personne (M N), (Jb-I). 

perle (jlft). 

pesanteur (ZI), (F DJ). 



petil(BRKHS),(MZG),(Gf 

H'), (^^); être — (M Z 

petitesse (M Z G). 

peu, un — (Js). 

peur(KSDH); avoir- (KSD 

pied (DH H), (J^j). 

pierre (D'R'R),(ZR),(ZK' 

pigeon (TH B R). ^., 

piquer (K' S). 

piquet (K' S). 

piqûre (K' S). 

pire (D' R), (^). 

pilié, avoir — (^j). 

place (^). 

placement (R S). 

plaindre (ISj:,); se — {^). 

plaine (NDJ),(J4-), (J^j) 

plaire (i_^). (iSy^)- 

plantation (Z Z). 

plante (G), — épineuse (^ 

planter (Z Z). 
i plat iR B), (Z OU', (K' CH 
! plein, être — (TCH Rj. 
I pleine, être — (J*^). (^if , 



GLOSSAIRE N" 4 



397 



plier (D Zi. 
plonger (o^U.). 
plus (Z G), (J R), ijS). 
poil (Z OU), (N Z D'). 
[point, être sur le — (R'), (K). 
ooisson (S L M). 

porte (OU R). 

pondre (R OU). 

porc (J G), (LF). 

portant, bien — (<*)• 

porter (D' M R'), (S), (K), (G), 

(OU I), ( J^), (Jisj) ; action 

de — (K). 
poser (R S); se — (BD), (D' S). 
posséder (a-j). 
possesseur {j>\). 
postérité (B R KH S), (R OU), 

pou(LK). 
poulain (^J^). 
poule (I Z DH). 
poulet (I Z DH). 



pour que (A), (R), (R'), (K), 
(M), (v). 

pourquoi (A), (K), (M), (.b). 

poursuivre (j^u-,). 

pourvu que (DJ G N CH). 

pousser (S G M). 

pouvoir (Z D R), (ZMR),(SK' 
M), (SKR),(G), (LKM),(H 
D').0). {<Sj^), (jrî=);n'en 

plus (jL). 

prairie (G D' L). 

précédent (Z R). 

précéder (Z R). 

précipiter, se — (F T), (M DJ). 

prédominance (Z R). 

préférable, être — (S G). 

premier (Z R) ; être le — (Z R). 

prendre (KH OU). (RM S), (S), 
(rF),(R-),(K'M),(OUI);- 
à l'écart (S S) ; — pour (K' L), 

préoccupation (DR D' B). 
préparatifs (D D), (D S), (D' R"), 
(R'MS), (Jii,). 

23 



398 



GLOSSAIRE No 4 



préparer (OU DJ). 

près de (TH R), (D R), (D' G), 

présent (F K); à — (M R). 
presque (L). 

prétendre, se — (R' T" Z). 
primitif (Z R). 

prince [(j\i). 

prise (R M S), {T F), (K S). " 

proche '^Ji]; être — (vj*^,' 

projet (L), (t^lj). 



promettre (M L), (Jicj). 
propre, être — (R^ D'). 

protéger (^). 
provenir (K K). 
puiser (G Mi. 
puisque (D), (S G), (M), 
puissant (Z M R.), être — 
puits (S R'), (M D), (M 
pur, être — (Z D' G). 
pureté (Z D' G), 
purger (Z D' G). 
purifier (Z D' G). 










quand (M). 
quant à ( Ul ) . 
quantité (G TH). 
que (GH). 
quel (ftb,). 
quelconque (K R). 
quelque (K R), ( jj« 



quereller, se — (N R'). 

questionner (S B L). 

queue (J H' N DH), (J F F) 

(J L L). 
qui (A), (M). 
quiconque (K R). 
quoi (M), (K). 



GLOSSAIRE No 4 



399 



R 



rabaisser (TH F), O^), (^jis). 
racine (Z R), (j^^). 
raccourcir (Z G H L). 
raccourcissement (Z G H L). 
railler (K' CH M Â). 

raison (^3^). 
ramasser [j^]. 
rapidement (P/^-), (J^)- 

rapidité (J^), (^). 

rappel (K TH). 

rappeler (K TH); se — (K TH). 

raser (S T' L;; action de — (S 

TL). 
rassasié, être — (R OU OU), 
rassasier (R OU OU), 
rassembler {^). 
rat (R' R D'), (M D' N S). 
ravin (R' Z R). 
rayon { m^i,). 
recherche ((^^), (R). 
rechercher ( *_Jls ) , ( ^^pis ) . 
réconcilier [J^]. 



reculer (Jj). 

réfléchir (G), (^).' 

refroidir (S M DH). 

refroidissement (S M DH). 

refus (G I). 

refuser (G I), (G M). 

regard (S K D'), (K' L). 

regarder (S K D'), (K' L), (G). 

réjouir, se — (^^). 

remettre, se — (r-'j)- 

rempli, êlre — (TH TH), (TGH 

Ri. 
remplir, action de — (TCH R). 
remuant (^_^). 
remuer, se — (^_;»-)- 
renard (R R R'), (K Â B), (I G 

M), (IH). 
rencontre (GR). 
rencontrer (G R), (liJ); se — 

(GR), (LL),-(UI). 
rendre (R R). 
renverser (R' L). 



400 



GLOSSAIRE No 4 



renvoyer (MGR), 
répandre (N R' L). 
repas (TCH). 

repentir, se — (v^*)? ((»■*'*)• 
répliquer (R R). 
répondre (vV)- 
réponse (vV)- 
reposer, se — (^'j)- 
représenté, être — (j^)- 
représenter (CH K). 
reprocher (r^), (v^)- 
reproches (Z G G), (DH Z). 
réservoir (L), {rj^)- 
résine (vl^sj). 
reste, être de — (|»t^)- 
rester en arrière (oaJU-). 
retenu, être — (K). 
retirer, se — (T F), (Z G R). 
retomher (N N DH). 
retour (R' L), 

retourner, se — l»^); s'en — 
(R'L),(MGR), (>!), (Jl^), 



réunir, se — (D' K L), (M N),f 

(UJ). 
réussir (L KM), (^). 
réveil (K). 
réveiller (N K R). 
revenir (jL), (Jj); — enarrièie 

(RID'). 
revêtir (RD). 
richesses (G L). 
rien (OU R), (K). 
rire (DH S). 
rivière (S F), (R' Z R). 
rocher (Z K' R). 
roi (G L D'). 
ronger (R' Z), (K R CH). 
rôti (K N F). 
rôtir (K N F). 
rouge (Z OU R'). 
rouge-gorge (Z OU R'). 
rougeole (L OU R'). 
rougeur d'érythème (J J R). 
rougir (Z OU R'). 
route (R R D'), (T R S). 
rue(R'L), (Jj). 



GLOSSAIRE N» 4 



401 



ine (JU). 
pture (K S). 



ruse (jL). 

ruser (M R T D), (jL). 



igner (D' M). 

•isie (K S). 

isir (R M S), (T' F), (M Z;, 

|lir (KHOU), (^). 
iluer (i^). 

|lut (L,). 
ing (D' M). 
iflglier (L F). 

is(v). 
it (J L B). 
lier (J L B). 

Iiterelle (B R OU), (M R R"). 
iiver(R ZM), (^), (vOL), 
■^); se— (^). 
rant (S N). 

i-oir(SN), (GJ), (^c). 
libieuse (Z OU L). 
lience (SN). 



scorpion (RTGH),(R'RD' M). 

sec (K' R) ; être — (K' R). 

sécheresse (K' R). 

secourir (^). 

secours (t/jà). 

seigneur (TCH F R'), (vj), 

(.L). 
selle (R K). 
semblable (CH K). 
sentiment (L). 
séparer, se — (CH D), (j^), 

sept (^). 

serpent (Z R M), (FR'R), (GR), 

serrer (M Z), (jl^T). 

servante (K' D' CH). 

servir (K^ D' CH). 

serviteur (K' D' CH), ((»ai), 

(ji^). 
seul (-^j)-. 



402 GLOSSAIRE N° 4 

seulement ( jl^). 
si (T OU R'), (DJ M R), (Mj, 
(MR),(o^), (^);- ce n'est 

signalement (M L). 

silence (S S Ml 

si'encieux (S S M). 

sincère (jJu^). 

singe (R K). 

sœur (L). 

soif, avoir — (F D'), (,^Jag), 

soif(R F), (FD'), (jU=p). 

soigner (M Z), (j»j). 

soin, prendre — ["x^)- 

sol (K L). 

soleil (T' J), (F). 

sommeil (S M M), (T'S), (G N). 

son («— lU). 

son (S). 

songer ('^). 



sortie (F R'). 

sortir (F R'), (Z G R). 

sot(FR'L)(Jl«j), (c'^);tr 

ter de — (^). 
souci (D R D' R), ( jt). 
soucieux (D R D' R). 
sourae(ZOUF),(DHOl]),(^l 
souffler (Z OU F); — viole 

ment (S DH], ((_«>?j). 
souper (N S). 
source (L), (N). 
sourd (M Z G). 
souris [M D' N S), 
souvenir (K TH); se — (K T 
squelette (R'. S), 
submersion (D D). 
suite, dans la — (D' F R). 
suivre (D' F R], (^). 
sur (R' F), (R'), iF), (F L), 

surprenant (il est) (t_*^). 



GLOSSAIRE N» 4 
T 



403 



tire, se — (S S M). 

:ndis que (M). 

,nt que (DJ K), (S G), (OU . 

.s de fumier (G OU D'); — 
de pierres (f^j). 

ureau (Z G R), (FN S), (I G), 

(^^). (^^!)- 
(K). 

llement que (L R'). 

moin (I N G). 

mps (M R). 

nir, se — (B D), (T OU R'), 

(K'L), (K), (^),(J^); se 

— en repos (^). 

nte (H N). 

rminer ( JiT). 

rrain (G R), (OU R TH). 

rrasse {f^). 

jrre (K L), (OU R TH), {^). 

[rrible (v^j). 

rrier {-^j^). 



tête(RDJN),(R'F),(K'ROU), 

lirer(SR}, (FR'), (:5b). 

tison (F). 

tissage (Z DH). 

tisser (Z DH). 

tissu fZ DH). 

toi (K), (M). 

toml)er (D' R), (R S), (R' L). 

(DH R), (OU TH), (OU DH). 
ton (K), (M). 
torrent (R' Z R). 
tortue (R CH G), (F K R). 
tôt (Z K). 
totalité {^). 
tourner (B R N) ; — autour 

(ZI); se — (vl^aJ). 

tout (OUN), (^), (K), (^Tj. 
trace (_;>-). 

trahir (M R T D), (joi). 

traîner (Z R'). 

traire (Z G); action de — (Z G). 



404 



GLOSSAIRE N" 4 



trempé, être — (B Z G). 
tranchant, (^Jas). 
tranquille , être — (TH L) . 
(Z TH). 

transporter (j^j). 

travail (,»JÛ.), ( Ji^). 

travailler (M Z), (^JbL), (Ji::). 

traverse (Z G R). 

traversée (Z G R). 

traverser (Z G R), ( Ja^)- 

trébucher (D' R K L). 

treille (J G G L). 

trembler (R G G), (K S DH), 



tremper (B Z G). 
triompher (R N). 
tromper (H' FD),(SRTCHS 

(MRTD},(R'D)(^a^),0 

trop {jS"); être de — if»^)- 

trou (KH B). 

troupeau (K DH R). 

trouvaille (F). 

trouver (F), (K S); se — 

OU R'), (D R), (R' L), (L ] 

(MTR),(^). 
tu (K). 
tuer (R' R S), (N R'). 



U 



un (I N). 
unir, s' - (W' 



vache (S). 

vaincre (R D'), (R N). 
vaincu (Ji); être — («-t^)» (I'^ 
D'), (N R). 



utilité (^al 



valeur (o-'j). if^)- 
vallée (R' H R). 
valoir (Jju;); mieux — (F). 
vanter, se — (F), (^?). 



GLOSSAIRE N» 4 



405 



autour ;'G D' E . wJu;). 

enctre (N Z). 

endu, être — i^N Zl. 

énir {D D OU), (S), (CHKL> 

'K K ' ; en — aux mains {'J^ ). 
ent (SMDH), (DHOU), (^ . 
ente (N Z). 

entre(KHS),(ÂBÏ'),(ÂDS;. 
enue (S). 
erdure (B R K' K'), (H' M. 

(OURTH^ (jU . ,j^^). 
erger (OU R TH). 
érité (D'), i^), {^[^). 
ers(D'G;, (S),(R'),(R'R),{G), 

(LR'), (N), (I), (Jj. 
ersant (exposé au soleil) (SMR). 
art (Z G Z). 
éléments (R D , [R K;, ^K" B 

CH), (LS), ^■^). 
êtir, se — (L S^. 
euf, être — (D G L). 
euvage (D G Lj. 
euve(D G L) 
iande(F J), (KTHM). 



victime [Z L), (R' R S). 
victoire (R N). 

vie (D R), (M N), {^\], (IJj). 

vieille (M R' R) 

vieillesse (M R' Rj. 

vieillir (M R' R). 

vieux (M IV Rs être — (OU 

SR^. 
ville (R R M>, ijju . 
violences ^G R), (M R). 
vipère (L F S), ((^?;- 
visage (D' M). 
vision (Z R). 
visiter (Z R), [^ij\ [Jj)', se 

-^GR). 
vivant (D R); être — (M J). 
vivre (D R), (j:.U). 
voicilTOUR'),(TH),(D'),(K'L). 
voirez R), (S KD'),(L),(LMN). 

(NH), (u-ij). 

vol (F G), (K R UH). 

voler (F G), (K RDH), (jU»). 

voleur (K R DH). 

23. 



406 



GLOSSAIRE N» 4 



volonté (OU L). 

vomir (R R). 

vomissement (R R). 

votre (OU N). 

vouloir (KH S), (R), (S G), ,CH 



KD),(FR), (K'i, iNHTCH 

vous (K). 

voyageur (T R S). 
vue (Z R), ^K' L). 



Y 

yeux (L) 



fT\ DE I.A DEU.KIEMK PARTIE 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages 
'RÉFACE VII 

sTRODUCTio?;. — La légende de Loqmàa xi 

PPENDICE I. —Textes des manuscrits de Berlin et de Tunis . . . lxxi 

PPENDICE II. — Éditions des Fables de Loqmâu i.xxxii 

PPENDICE 111. — Index des auteurs cités dans les notes des fables . lxxxvi 
PPENDICE IV. — Additions à la bibliographie des ouvrages publiés xciv 

sur le berbère 

PPENDICE V. — Comparaison des fables de Loqmân avec le recueil xcvi 

syriaque et le Syntîpœ fahulœ 

EXTES 1 

AELE I. — Le Lion et les deux Taureaux (Alzab, Zéuaga, Béni Mena- 
cer, Bot'ioua du Vieil-Arzeu, Harakta) 9 

ABLE II. — La Gazelle (.Mzab, Zénaga, Béni Menacer, Bot'ioua du 
Vieil-Arzeu, Harakta),. 13 

ABLE m. — La Gazelle (Mzab , Zénaga, Béni Menacer, Harakta, 
Beoi Iznacen, K'cour, Djerba, Djebel Nefousa, Zouaoua, Chaouia 
de l'Aouras, Chelh'a du Sous) 19 

4BLE IV. ~ Le Linn et le Renard (Zénaga, Béni .Menacer, Haiakta, 
Bougie) 26 

vBLE V. — Le Lion et le Taureau (Mzab, Zénaga, Béni Menacer, 
Harakta, K'conr, Bougie, Bel H'alima, Zouaoua, Doubdou, 
Ghdamès) 29 

VBLK VI. — Le Lion malade et le Renard (Zéuaga, Béni Menacer. 
Harakta, Bougie, Zouaoua, Cbaouia de l'Aouras) 39 

tBLE VII. - Le Lion et l'Homme (Zénaga, Beui Menacer, Harakta, 
bougie) , , 46 



408 TABLE DES MATIÈRES 

Pages 
Fable VllI. — La Gazelle el le Lion (Zénaga, Béni Menacer, Bougie, 

Tou.it) 50 

Fable IX. — La Gaztite el le llenard (Mztih, Zénaga, Beui Meuucer, 

Bougie, Tementit, Timisaklit, Djebel Nefousa, Ciiaouia de l'Aouras, 

. Chelh'a du Sous, Djerid, Ouarsenis) 53 

Fable X. — Les Lièvres et les Renards (Zénaga, Beui Menucer, Bongit-V 59 
Fable XI. — La Hase et la Lionne (.Mzab, Zénaga, Béni Menacer, 

Bouyie, Djebel Nefousa, Chaouia de'FAouras, Chelh'a du Sous) . 61 
Fable XII. — La Femn^e et la Poule (Zénaga, Béni Menacer, Bougie, 

Touat) 66 

Fable XIU. — Le Moucheron et le Tirurtau (Zénaga. Beui .Menacer, 

Bougie) 6S 

Fablk XIV. — L'iiomuie et ta Mort (Zèuaga, Beui Menacer, Bougie . 7S 
Fable XV. — Le Jardinier (ZénagH, Beui Menacer, Bougie, Zouaoua). 74 
Fable XVI. — L'Homme et Vldole (Zénaga, Beui Menacer, Zouaoua) . 71 
Fable XVII. — L'Homme et h Noir (Mznb, Zénaga, Béni Menacer, 

Touat, Djebel Nefousa, Chelh'a du Sous, Ouarsenit^) 8C 

Fable XVIII. — L'Homme et la Jument (Zénaga, Beui Meuacei', 

Bougie, Zouaoua) 84 

Fable XIX. — L'Honmie et le l'orc ^Zénaga, Béni Menacer, Buugiu . 88 
Fable XX. — Xe Lièvre tt la Tortue (Zénaga, Beui Menacer, Ouar- 

senis, Taroudaul, Haraoua) . • 92 

Fablk XXI. — Le Loup (Zénaga, Beui .Menacer, Bougit,, 96 

Fable XXII. — Le Riasson (Zénaga, Béni Menace.) 98 

Fable XXIII. — Le Nègre (Zénaga, Béni Menacer, Djerba, Djebei 

Nefousa, Djerid) 100 

Fable XXIV. — Le Frelon et l'Afjeille (Zénaga, Beui Meiiacer) . . . 104 
Fable XXV. — VEnfant (Mzab, Zénaga, Béni Menacer,- Djerba, Dje- 
bel Nefousa, Chaouia de l'Aouras, Chelh'a du Sons, Taroudant, 

Bougie) 106 

Fable XXVI. — L'En/ant el le Scorpion (Mzab, Zénaga, Beui Menacer, 

Touat, Djebel Nefousa, Taroudant) H3 

Fable XXVII. — /.a Co/ow/yR (Zénaga, I3ci,i .Mui.ccr) HT 

Fable XXVIII. — Le Chat (Zénaga, Béni Menacer, Taroudaul, . . . 119 



TABLE DES MATIERES 409 

l'ages 
BLE XXIX. — Le Forgeron et le Chien (Zéiiaga, Boni Aleuacer, 

TouaP 121 

.BLE XXX. — Les Ciiiens et le Renard (.Mzab, Zéiiaga, Beui .Menacer, 

Bougie, Touat, Djebel Nefousa, Chaouia de l'Aouras, Chelh'a du 

Sous, Ouarsenis) 124 

BLE XXXI. — Le Chien et le Lièvre (Zénaga, Béni .Menacer, Rit) 129 

BLE XXXII. — Le Ventre et les Pieds (Zéuaga, Béni .Menacer, Tonal, 

^haonia de l'Aouras, Chelh'a du Sous, Rif) i;il 

ÎLE XXXIII. — Le Furet et len Poules (Zénaga , Meni .Menact'i-, 

Touat, Rit) 13G 

BLE XXXIV. — Le Soleil et li Vent (Zéuaga, Béni Menacer, Bougie". 139 

LE XXXV. — Les Coqs (Mzab, Zénaga, Béni Menacer, Touat, 

)jebel Nefousa, Rif) 142 

LE XXXVI. — Les Loups i^.Mzab, Zénaga. Béni Menacer, Bougie, 

•rouat. Djebel Nefousa, Haraoua) 147 

BLE XXXVII. — LOie et l'Hirondelle (Zénaga, Béni .Menacer, Hii . 151 

LE XXXVIIl. — Le Chien et le Loup (Zénaga, Beui Menacer) 153 

SLE XXXIX. — Les deux Chiens (Zénaga, Béni Menacer, Tuual). . l,oS 

LK XL. — L'Homme et les deux Serpents (Zénaga, Béni .Menacer, 

'oiiat, Rif) lo9 

BLE XLI. — Le Cnien et le Milan (^Zéuaga, BuLii .Menacer, Haraoua, 

iourara) 161 

SSAIRK'^ . . .169 

3SSAIRE iN° 1 (par ordre de consonnes) . . 171 

3SSAIRE N" 2 (racines berbères) ... 227 

ssAiRE NO 3 (racines arabes) . 337 

3SSA1RE K" 4 (index des mots français cités dans les glossaire?) . . 3~S 



A.NGERS. IMP. ORIENTALE DE A. BURDIN c'e. RUE GAU.MKH, 4. 



EiiNE^T LEROUX, ÉDITEUR 

28, rue Bonaparte, 28 



RENÉ BASSET 

Professeur à l'Ecole supérieure des Lettres d'Alger. 

La poésie arabe antéislamique. In-18 elzevir .... 
Éludes sur l'histoii'e d'Ethiopie. Ia-8, de 316 pages . . 

La Chronique d' Etidopie est publiée dans ce volume en caractères 
éthiopiens. M. Basset a ajouté à sa traduction des notes historiques, cliro- 
nologiques, géographiques et bibliographiques extrêmement bien faites, 
qui présentent Un réel intérêt et rendent même intelligible le 'récit de 
certains événements, racontés avec trop de sécheresse dans la Chro- 
nique. {Revue Critique.) 

Contes arabes. Histoire des dix vizirs (Bakhtiar Naïueh) 
traduite et annotée. Elégant volume in-i8 



Relation de Sidi Brahim de Massât, traduite sur le 
texte Chelha. In- 8 

Notes de lexicographie berbère. 

iro partie. Dialectes du Rif, de DJerbah, de Ghat, de Kel- 
oai. lu- 8 

2» partie. Dialecte des K'çoiirs oraaais et de Fignig. Id-8 . 

3° partie. Le dialecte des Beni-Meuacsr. lo-S 

k"^ partie. Vocabulaires du Touat et du Gourara, Argot du 
iMzab/ dialectes des Touaregs Aoueliaimiden. lu-'s . . 

BARBIER DE MEYNARD 

Membre de l'Injtitut. 

Le Boustan, ou Verger, poème persan de Saadi," traduit 
pour la premièi'e foi? en français. In-18 de luse, papier 
teinté, encadrements rouges .' . 

GÉNÉRAL FAIDHERBE 

Langues sénégalaises. Wolof. —Arabe Hassan ia. — So- 
niuké. — Sérère. -^ Notions grammaticales, vocabulaires et 
phrases. In-18. '". 

S. GUYARD 

Professeur au Collège de France. 

Théorie nouvelle de la métrique arabe. Avec deux 
suppléments. In-8 ■* 



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ANGERS, IMPRIMERIE ORIEiNTALE A. BORDir; ET C'^ 4-, RUE GARNIËR 



PJ 
77a 

L8A52 



Luqme n 

Lo4men berbère 



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